‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 28 sur 105 · DE L'ÉTAT HYGROMÉTRIQUE (DE L’ATR · texte numérisé non relu

DE L'ÉTAT HYGROMÉTRIQUE (DE L’ATR

Nous nous occuperons ici dés divers'états de sééheretse et d'humidité atmosphériques que Von peut'ordinairement mesurer avec l’hygromètre, :et de‘tout ce qu'on désigne sous le nom de météorés aqueux. . k | + L'air estsuscéptible de se charger d’une quañitité d'eau qui est relative à son degré de température ét dedensité. Plus il'est échauffé et dense, plus sa faculté dercontenir de l’eau à l’état de vapeurs est grande. Dans une température de 18 à 20°, la vapeur aqueuse est invisible, n’altère pas la transparence de l’atmosphère , n’agit pas sur l’hygromètre; mais sa densité étant à celle de l'air comme 620 est à 1,000 , le volume de l'air est augmenté’et son poids est dirninué. A

Lorsque la saturation est complète , ou lorsque la température descend à 9 ou 10°, la vapeur aqueuse devient visible, marque à l’hygromètre et pèse sur le baromètre. Elle est alors sous forme vésiculaire : c’est

44 ÉLÉMENS à cet état qu’elle se rencontre dans les brouillards , dans les nuées. | L À

Dans les temps chauds, les couches inférieures qui , le jour, avaient, en raison de l’élévation de leur température, absorbé une quantité de vapeur considérable , se refroidissent successivement vers le soir et au commencement de la nuit. La vapeur devient sensible d’abord sous forme vésiculaire : dans cet état elle : forme leserein. Mais bientôt, le refroidissement augmentant, elle se précipite et donne lieu à la rosée. Dans l’appréciation de l’abondance de la rosée il faudrait tenir compte de la transpiration des plantes.

La pluie n’est que la chute des vapeurs contenues dans l'air et converties en gouttes d’eau par le refroidissement. Aussi est-elle plus abondante le jour que la nuit, l’été que l’'hyver, dans les pays chauds que dans lés pays froids, sur les montagnes que dans les plaines , dans les lieux boisés que dans les terres dépourvues d'arbres, etc. Remarquons qu’il ne faut pas avoir égard ici à la durée des pluies, mais à la quantité d’eau versée. Ainsi, à Saint-Domingue il tombe en une année cent quatorze pouces d’eau, quoiqu'il y ait moins de jours pluvieux ou couverts qu’à Paris, où dans le même espace de temps il n’en tombe que dix-neuf pouces; à Upsal, en Suède, il n’en tombe que seize pouces. Sous ce rapport de la quantité, il existe un fait étonnant au premier aspect: c’est que, dans une pluie, sur un espace donné, l’endroit où 11 tombe le plus d’eau est celui qui s’abaisse le plus vers le niveau de la mer. Ainsi, à Paris iltombe moins d’eau sur le haut de l'Observatoire qu’en bas dans la cour. Cela s'explique par la différence de densité atmosphérique et de capacité pour l’eau. Nous avons dit que, plus l'air était dense, plus il dissolvait d’eau, Cette faculté l’abandonne dès qu’il devient rare : aussi est-il très-sec dans les hautes régions. M. Gay-Lussac, emporté en ballon jusqu’à 3,600 toises, remarqua avec l’hygromètre que la sécheresse de l’atmosphère allait en augmentant avec l'élévation.

D'HYGIÈNE. Te Met

Les nuages eux-mêmes ne dépassent pas une hau-, teur de 4,000 toises. | Fit

L’air froid peut être humide quoiqu'il contienne peu d’eau : la plus petite quantité de vapeurs est alors rendue sensible; mais si le froid descend audessous de zéro , la vaporisation cesse et il y a sécherésse/complète: |: EE

‘Au reste, les vapeurs en suspension dans l’air sont toujours les véhicules d’une partie des qualités des eaux d’où elles proviennent. ‘Ainsi , les vapeurs qui s’élèvent de la mer, suivant la remarque de M. Fodéré, emportent avec elles une certaine quantité de sel marin oud’hydrochorate de‘soude. Lorsqu’elles se condensent, elles ont sur l’économie une action irritante ; qui tient au mélange qu’elles ont subi, etc. Nous terminerons en faisant remarquer que l'air est d'autant meillenr conducteur du calorique et du fluide électrique qu’il est plus humide.

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