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naissance que dans les circonstances" atmosphériques! où ils se sont montrés. La peste , la variole, se com-, muniquent par les miasmes renfermés dans des vêtemens, à quelque distance qu’ils soient transportés ; la fièvre jaune, au contraire, n’est plus contagieuse” lorsque les malades sont portés dans un air autre que celui où ils lesont devenus. Dans tous les cas, une at-W mosphère étendue, plus froide, plus seche, des pluies : violenteset continues, l’action desséchante des grands” vents, les détruiseut bientôt ; il suflit d’exposer les vé=# temens des pestiférés au grand air pour les assainir: Ces miasmes ne sont à craindre que daus des espaces” bornés, et dans un air calme; mais alors ils le sont» long-temps. Dans ce dernier cas on peut employer les fumigations à la Guiton-Morveau, qu’on fait dé law manière suivante : On mêle dans un vase 1° deux” parties d’oxide de manganèse pulvérisé, 2° dix parties de sel marin, 5° six partiès d'acide sulfurique” étendu d'eau. De ce mélange il se dégage du chlore ;ÿw sile dégagement paraît trop lent, on peut le chauffer. Lorsqu'on emploie cette fumigation, il faut fermer lan salle où on l’opère, retirer autant que possible tous les métaux, et en sortir soi-même , crainte d’asphy-W xie ou au moins de rhume. Et Ai 2 Lorsqu'on se trouve dans un lieu où règne une épidémie ou une contagion de ce genre, on doit porter une attention scrupuleuse à ne s’affaiblir par aucuns excès; on doit s’armer de courage et de gaîté sil faut
s'imposer un régime régulier, user médiocrement d’alimens échauffans ou irritansiporter la plus grandeat-w
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HR D'HYGIÈNE... pr tention à la manière dont le cerveau et l’estomac exécutent leurs fonctions; si l’on esttriste, on rappelle la gaîté par quelques excitans légers ;’si les digestions sout pénibles, Pappétit faible, la bouche mauvaise, on a recours aux boissons acidules et à une diète graduée. L’exercice modéré , lés bains, les lavages fréquens, seront misBusage ; enfin, quand on se sera Iis en rapport aVéerdes malades, on aura soin de se laver, de faire aérer ses vêtemens, de se livrer à exercice à cheval ou à pied. El sera utile, quand on sera près d’eux, d'éviter la respiration de leur haleine ‘ou l’odeur de leur lit, d’avoir dans la bouche une éponge imbibée d’eau vinaigrée, ou de respirer un flacon contenant quelque acide fort, ou le mélange guitonien. Dans ces moyens hygiéniques se trouve le secret de la santé des médecins au milieu des épidemies les plus redoutables : ce furémt ceux employés par M. Desgenettes, lorsqu'il se dévoua , en Egypte, à la conservation du courage moral de notre armée. | :
Dans les émanations qui agissent par” des irritations locales et l’absorption se trouvent la mitte et le plomb. Nous avons su comment létr présence s’annougçait à nos sens. Lorsqu'ils sont très-abondans, ils produisent l’asphyxie presque subitement ; et quand ou parvient à dissiper celle-ci, ce qui n'arrive pas toujours, il reste à É individu une maladie ordinairement très-grave : rien de plus commun que les inflammations des paupières et du globe de l'œil par suite de l'exposition à ces gaz. La mitte se fait souvent sentir dans les cabinets d’aisance même : e’est à une mauvaise disposition des fosses, des tuyaux, au défaut de courant d’air, qu'est dû cet inconvénient. On peut y parer momentanémènt par l'aspersion de la dissolution de chlorure d’exide de sodium, dont
nous avons parlé plus haut. |
“ MAUR de UE
2 ELEMENS . INFLUENCE DES LOCALITÉS , DIS SAiSONS ET DES CLIMATS.
- Cette partie de mon travail devrait être la plus in téressante ; mais elle aurait besoïn d’un développe- 3 Q . \@t le celui-ci ne me
ment qu'un ouvrage de la natu | À ait contenir et
permet pas de lui donner. Elle déWrait toire hygiénique des différentes populations du globe,« et, comme telle, être en même temps le résumé etlan preuve de ce que j'aivdit. ; * La puissance modificatrice du climat a été un sujet! d'observation pour tous ceux qui se sont occupés de. l’histoire sociale de l’espèce humaine. Elle ne peut être bien appréciée que par un médecin : aussi a-telle été souvent exagérée. L'homme, en effet, y est. soustrait, jusqu’à un certain point, plus que les. autres animaux , par les moyens artificiels que son in-telligence, ses habitudes et la civilisation mettent. en son pouvoir. L'influence dont il s’agit s'annonce. par un chañgement dans nos fonctions, dont nous. avons toujours la conscience : ainsi, quand nous passons de notfe zone tempérée dans un pays.
chaud , le besoin des alimens diminue; il y a chan-. gement du goût, désir extrême des fruits acidules . À dont il faut se défier; nos forces languisseut; nous * éprouvons un grand penchant au repos physique et . moral ; l'imagination seule reste active, mais elle est mobile ; on est porté aux plaisirs de l'amour “et sans force pour s’y livrer. Lorsqu’au contraire nous en- + trons dans une contrée froide, l'appétit, les fonctions. 4 augmentent d'énergie ; nous nous sentons capables de tous les excès ; nous voulons une nourriture forte ” et excitante; nous cherchons des occupations propres. à satisfaire nos forces; les désirs de l'amour s’étei- ji gnent. FINE. DS à | | l'est facile de comprendre que ces sensations sont relativés non pas à la latitude, mais au changement * réel que nous éprouvons dans nos rapports habituels ”
| D'HYGIÈNE. 75 avec les choses environnantes. Ainsi, pour un Barbaresque , la France est un pays froid , et pour un Norwégien elle est un pays chaud. Au reste, quelles que | soient les sensations que nos émigrations nous fassent éprouver, nous conservons toujours beaucoup du caractère natif de notre pays. Il est vrai qu'il se produit dans nos fonctions quelque modification , soit qu'elle arrive brusquement à la suite d’une maladie du climat, soit qu’elle ait lieu lentement; mais il s’en faut qu’elle nous assimilé complétement aux habitans mêmes de la contrée. Sous les tropiques, nous sommes toujours surpassés en sobriété >) en faiblesse musculaire, intellectuelle, etc., et dans les zones glaciales par les qualités contraires. Il faut une bien longue suite de générations pour rendre la similitude complète, si elle est possible. Nous n’en citerons que des exemples évidens à tous les yeux : les races juives dispersées en Europe depuis tant de siècles ont conservé un caractère particulier de physionomie reconnaissable; la race bohémienne, observée dans les contrées où elle existe nombreuse, en Moldavie et en Valachie, est encore ce qu’elle fut autrefois, Il est vrai que l’action du climat est en raison même du legré des agens divers qui le composent : ainsi, dans es zones tempérées, ses effets devront être beaucou lus lents à paraître que dans les casextrêmes. Cepenlant les Portugais depuis long-temps établis à la Chine, x Moluques, dans les Indes, à Angola, etc. , Sont -nCore loin de ressembler aux indigènes ; il n’en est as de même des Turcs, parce qu’ils se sont mélés tux habitans primitifs par voie de génération.
La nature des localités change les influences ou \ 'joute , quelle que soit la latitude. Rien ne le montre nieux que les rapprochemens brusques produits quel- (uefois par les inégalités du sol. Sur les sommets lu Liban, de l'Atlas, du Caucase, des Alpesdaléearennes, des Pyrénées, etc., on trouve des races très. malogues entre elles , Malgré les distances . quand les abitans de la plaine sont si différens. Cette opposi-