‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 40 sur 105 · TA · texte numérisé non relu

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| \ EE 74 . ÉLEMENS tion de caractère existe sous tous les rapports. Bata-, via, ville basse , où la chaleur, la Inmière, l’humi-: | dité, les miasmes, se trouvaient réunis, avait une at-fil mosphère mortelle. Ses habitans sont pâles, cachecti-1 | ques, maladifs, vivent peu; les équipages des vais-… seaux qui y séjournent sont moissonnés par des épidé-1 mies; le scorbut esi moins dangereux. Près de là” existent des colines élevées. où il n’y a plus que l’in-M fluence de la chaleur et de la lumière; elles sont habitées par.une population vigoureuse et bien por-*« tante. Fr + Une série de rapprochemens semblables pourrait | être faite sur.beaucoup de points du globe et serait pleine d’intérêt. 11 nous suflira de savoir ici que les localités, faisant changer les élévations, peuvente sroduire sous la zone torride les tempéramens sanguin et lymphatique qu'on observe dans nos climats ;# en unmot, qu’elles peuvent amener dans les qualités de l'atmosphère la plupart des combinaisons dont nous avons parlé. ; av |

SECTION Ill.

DES MOYENS ARTIFICIELS DE L'HOMME A L'ÉGARD DES. CHOSES FORMANT LA MATIÈRE DE CE CHAPITRE. |

Ces moyens se. composent de la construction des! habitations, des lois de police applicables aux col-| lections. d'habitations’, des -vêternens.. Ces. derniers! seront traités dans un chapitre à part, où il s'agira des choses appliquées immédiatement à Ja surface

- du,corpsess re | |

Habitation.s de in Un CET CM

‘ De F ve LÉ PÉRCE Ce ; j : | . Profiter des choses qui sont avantageuses à la cb

se soustraire à l'influence de celles:qui jui-sont-nuisié bles, tel.est le but de l’homme. Daus, cet intérêt, à!

Le sert de divers moyens:.Les plus généraux; sous le!

D'HYGIÈNE. 75 rapports qui nous occupent en ce moment, sont les constructions dont il forme son habitation. Par-}à il cherche à se former une atmosphère particulière où il puisse vivre à l'abri de toutes les variations que nous avons décrites. Mais l'habitation destinée à nous soustraire à une partie des actions nuisibles des circonstances extérieures d evient souvent elle-m éme, par la nature des matériaux qui la composent par son exposition , Sa situation et sa distribution, une Cause nouvelle d’incommodités. Ainsi » les construe tions neuves, surtout celles où le plâtre entre en grande proportion, sont humides et par suite malsaines. La fraîcheur des peintures est un autre incon vénient grave; il peut en résulter une maladie don = loureuse , la colique des peintres. Le choix des matériaux et la manière dont on les emploie ne sont point des choses indifférentes : les pierres nouvellement ex. traites des carrières, les moellons, les plâtres, s’emparent facilement de l'humidité ctla conservent lougtemps. Au contraire, les briques scellées avec le mor. üer à la chaux sont plus propres à Conserver [a sécheresse ; mais les maisons Construites cn bois de chêne, et recouvertes de chaume ou de roseau > Sont peut-être les seules capables de mettre l’atmosphère du dedans à l'abri du froid ;" du chaud et de Phumi. dité extérieure.

Dans nos contrées, l’exposition au nord et à Pouest ést malsaine. Lesol y estplus froid et plus humide; les Maisons qui y sont construites ont en partie ces inconvéniens. Aussi remarque-t-on dansles Montagnes une rande différence entre les habitans du revers mérilional et ceux qui vivent sur le côté septentrional. 2hez ces derniers dominent le tempérament lymphaique , la disposition aux Scrophules, tandis que les uires sont secs et vigoureux. La nature des surfaces arcourues par les vents habituels n°a pas moins d’inluence : ainsi, lorsque l'habitation est sous le vent de narécages , on est soumis à tous les inconvéniens qui ssiégentles individus qui vivent au milieu; de inême,

76 ÉLÉMENS quand elle est exposée à des vents de montagnes , elle acquiert une partie des avantages des habitations situées à leur sommet, etc. L’exposition la plus favo- | rable est sans contredit celle du midi et de l’est, parce | qu’elle est la plus sèche, la plus éclairée et la moins froide. |

Une habitation située près d’un courant d’eau, dans 4 une vallée étroite et basse, est toujours humide; les} brouillards durent pour elle plus long-temps que dans | un lieu plus élevé; l'air, moins renouvelé, est plus | chargé d'émanations étrangères ; la chaleur est trop | grande. Dans cette position, on a à craindre les acci- : dens gastriques, les maladies catarrhales, les scro- | phules , ete. Ainsi, à Guyaquil, en Amérique, presque sous la ligne, les voyageurs signalent des hommes | châtains, le tempérament lymphatique , les scrophules, Toutes choses égales d’ailleurs, le voisinage, des étangs, des eaux stagnantes ou lentement renouvelées , est nuisible. Les individus qui habitent leurs bords sont sujets aux fièvres intermittentes; quelques | pas plus loin, ils en seraient exempts. Les jardins, dont la terre, fortement fumée, abondante en terreau, | est fréquemment remuée par la culture, les amas de | fumier, ont le même inconvénient. Il est remarquable, à Paris que les jardiniers cultivateurs de l’espèce de, terres qu'on appelle marais forment une proportion | considérable dans le nombre des malades admis dans les hôpitaux pour cause de fièvre intermittente, Les! maisons construites dans des jardins anglais, et sur-| tout celles entourées d'arbres, sont humides, et leur! situation prédispose aux affections rhumatismales et catarrhales. Aussi l’habitation doit être autant que, possible placée sur le penchant d’une colline, ou sur. une hauteur médiocre, éloignée de l’eau, séparée, des arbres par un espace assez considérable pour lais-| ser un libre accès à la lumière, à l'air et aux vents! du sud ét de l’est. Lorsqu'on n’est pas éloigné de quelque grand étang, il est convenable de le masquer! par des plantations d’arbres élevées : les émanations ;

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D'HYGIÈNE. #7 montant ordinairement à une faible hauteur, sont arrétées par celte espèce de muraille, Quelque avantageuse que soit la position , elle peut être annihilée par la distribution intérieure. Ainsi, des fenêtres étroites, des salles dont la grandeur est hors de proportion avec celle des fenêtres, nuisent à la bonne distribution de la lumière. Des appartemens peu élevés au-dessus du sol sont toujours humides ; trop petits, leur atmosphère est promptement altérée. L’usage des cheminées est préférable à celui des poêles , parce qu'il renouvelle davantage l'air, et donne de la lumière en même temps que de la chaleur; enfin , une atteution particulière doit présider à la construction et à l'emplacement des fosses d’aisance et des égouts des plombs ; ils doiventtoujours être assez éloignés des lieux habités pour que leur présence ne soit pas perçue par l’odorat. +e

L’habitation est rarement lé résultat du choix; on la place là où les occupations appellent. Aussi on doit la considérer comme un des moyens les plus puissans employés par l’art pour opérer dans l'atmosphère des modifications avantageuses. En effet, qu’elle soit construite de bons mâtériaux, bien exposée à la lumière et aux vents chauds et secs, composée d’appartemens isolés du sol, soit par leur élévation, soit par des caves aérées, on pourra créer une atmosphère intérieure fréquemment renouvelée à laide du feu de cheminée , et jamais humide. On ne recevra l’air du dehors que vers le milieu du jour, époque où il est le Plus pur, et hors des temps de pluies. /

Les collections d'habitations particulières qui forment les villages et les villes exigent des soins particuliers d'hygiène publique, d’autant plus que leur position souvent est la plus malsaine qu’on ait pu choisir. L'air , il est vrai, y est plus chaud, la température plus constante; les grêles, les foudroiemens, les épidémies, plus rares que dans les campagnes. Mais l'atmosphère est moins salubre, parce qu’elle est moins pure. Lorsque les maisons sont hautes et sé-

78 ÉLÉMENS | parées par des espaces étroits, chaque rue devient un foyer d'infection; l’air est difficilement renouvelé ; | la lumière n’y pénètre pas; le sol est toujours humide. Aussi la population de ces lieux est détériorée; … elle se compose de lymphatiques, de scrophuleux , … d'êtres chétifs, pâles, bouffis ou maigres, vivant peu, M etsouvent malades. Là, ceux qui se portent le mieux « sont les locataires des étages les plus élevés. L’in- k fluence du séjour dans des rues semblables est surtout remarquable chez lés enfans : à Paris, presque tous sont scrophuleux. Les rues irrégulières, qui forment # un grand nombre de coudes, offrent dans chacun de leurs angles un obstacle au vent, et ainsi conservent une almosphère particulière, calme et impure. Les * rues droites, capables de laisser un libre accès aux # vents, celles qui sont larges et qui permettent à la lumière d'arriver jusqu'aux plus bas étages, seront donc les plus saines. « pN Le sol des villes reçoit constamment une multitude # de débris végétaux et animaux, qui sont conveîtis en boues dans les temps humides. Il° s’en élève des miasmes très-bien perçus par Lodorat. Les ruisseaux # | qui servent à l’écoulement des eaux sales donnent ! lieu à des émanations encore plus fétides. Il est inu-# tile d’insister sur leur danger : elles ne sont pas seu-". lement désagréables au nez, mais elles influent à la longue sur la Constitution des hommes qui sont sounus à leur action. Il est certain qu’elles causent des maladies ; que là où elles existent, la mortalité est plus considérable, les contagions plus fréquentes. Aussi l'enlèvement des boues et des tas d’ordures ne doit point souffrir de retard; les ruisseaux doivent avoir une pente telle , que Peau ne puisse séjourner ; : enfin, les ruës doivent être régulièrement lavées. Des soins dé ce genre supposent que le sol est pavé. S'il en était autrement, la propreté ne serait pas possible , ét la térre, recevant continuellement des débris de toute espèce, deviendrait un foyer d’infection. Nul doute que le pavage des rues n’ait beau-

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À DT DEN GIÈNE. | 79 eoup (contribué à la santé individuelle des habitans des villes; du moins, depuis qu’il est établi, la mortalitésa diminué, et certaines maladies sont devenues très-rares. La fréquence des: places etfdes jardins publicsest un grand moyén de salubrité pour les citadius. Il en résulte une grande facilité à se livrer à la promenade, même dans les ‘plus courts-instans de repos; et là, Pair est plus pur ; la lumière plus abondante. On peutainsi corriger en partie les effets d’une habitation mal saine. Les hôpitaux pour les malades sont des moyens de police et d’utilité générale.

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sw Des Moyens dans les ‘cas de contagion et | | +" d’épidemies.

»* L'état de l'atmosphère n’est point sans relation “avec le danger et la production de plusieurs des maladies contagieuses. Ainsi, la peste cesse dans les grands froids et par. les longues pluies d'hiver. La variole ést particulièrément redoutable en été eten automne ; c’est dans ces saisons ordinairement qu’elle est'confluente. Enfin, des émanations échappées du corps des malheureux atteints de ces maladies empoisonnent l’air qui les entoure,'et portent le venin dans de corps de ceux qui le respirent. Les maladies: épidémiques naissent toutes dans une constitution don mée de l'atmosphère, soît propre à une localité en- “ière, soit particulière aux salles d’un certain bâtiment, et ce n'est que dans ces circonstances mêmes qu’elles peuvent devenir contagieuses:telle est entre autres la fièvre jaune; changez d’air, la contagion n’est plus à craindre. Ainsi, on voïtsouvent, dans une ville, la population des quartièrs bas, humides, non aérés, ravagés par cette terrible. maladie, tandis que les quartiers élevés, secs, bien exposés au vent, ensont exempts : la largeur d'une rue sépare le lieu infecté du lieu sain , et suffit pour'borner la contagion. Les. précautions à adopter dans dés circonstances

80 ÉLÉMENS | semblables à celles dont nous venons de parler va- | rient en raison de la position individuelle de chacun. | Ainsi, tantôt on est obligé d'approcher des malades, ! tantôt on ne l’est pas : d’où résulte une différence immense dans les dangers et dans les soins à prendre. Dans le premier cas le citoyen, s’il ne peut s’éloi- | gner du lieu où règne la maladie, doit ne pas chan- | ger brusquement de régime, mais éviter ces excès | ces passions tristes dont nous avons parlé, et qui sont | si propres à favoriser l’absorption. Il ne sortira que | pendant le jour, évitera le froid'et l'humidité; les bains frais dans les temps chauds, tièdes dans les temps froids, seront avantageux. Il devra porter une | attention particulière aux soins de propreté soit dans | les vêtemens, soit dans le lieu qu'il habite. L’expérience à appris que l’usage modéré du tabac dans ces ! circonstances était très-utile. Dans le second cas, In- *dépendamment des soins généraux dont nous avons parlé à l'instant ou plus haut, on devra éviter tout séjour trop long auprès des malades, et pendant ce | temps rejeter sa salive; n’entrer, s’il est possible, nullement en contact avec leur personne et leurs habillemens ; on évitera leur haleine, et si on est obligé de les découvrir, on ne s’approchera du lit que quelque | temps après cette opération faite; en les quittant, on. se lavera les mains, le visage; on se rincera la bouche avec quelque liquide acidulé ou spiritueux; on boira un peu de vin. Enfin on devra se hâter, après avoir changé de vêtemens, et les avoir exposés au grand air ou mis dans l’eau, de faire-une promenade afin de provoquer la sueur. Il est important de changer souvent d’habillemens , d’user.de bains { de lotions générales; mais dans les grandes contagions, dans la peste, par exemple, onse trouvera bien de soins plus minutieux encore. Ainsi, on aura des. gants de taffetas vernissé, et un habillement semblable propre à couvrir tout le corps; la visite terminée, l'habillement sera plongé dans l’eau. L'usage

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d’un pareil moyen estun préservatif puissant; cependant il ne dispense d’aucun des autres dont nous avons parlé. Il ne fautpas oublier que les émanations de la variole et de la peste s’attachent aux habits, et peuvent être portés ainsi dans des familles encore saines.

L’habitation du malade, dans les temps de contagion , mérite aussi une attention particulière. La salle où il est couché devra être grande, bien aérée et sèche ; en hiver, un feu de cheminée contribuera à renouveler l'air. Le lit, sans rideaux, sera tenu trèspropre, les draps changés souvent, les couvertures exposées au vent; les linges, couvertures, etc. , ne devront servir à personne à moins d’avoir été lavés ; et, aussitôt retirés, ils seront plongés dans l’eau pour n'en être Ôtés qu'après avoir passé sur le feu ; les vases qui serviront au malade devront être rincés chaque fois ; les restes de ses alimens et deses boissons éloignés avec soin ; les déjections reçues dans une grande quantité d’eau, et emportées promptement ; enfin, si le malade meurt, le cadavre sera enterré sans retard, et les fumigations guitoniennes employées. L’accumulation des malades devient à elle seule, dans certains états de l'atmosphère, l’origine de maladies épidémiques, donne aux épidémies la fureur des contagions, et augmente le danger de cellesci. De là la nécessité, dès qu'une épidémie est con- Statée , de se pourvoir de locaux vastes et bien aérés, distribués de telle sorte que les individus qui y sont renfermés soient séparés, le plus possible, les uns des autres, que les convalescens ne soient pas confondus avec les malades, ete. Mais, si l'épidémie existe déjà dans l'hôpital, il faut alors empêcher les communications au-dehors, et, à cet égard, adopter une partie des mesures dont nous allons parler.

Autrefois, la petite vérole était aussi redoutable que la peste; mais, grâces à l’usage -de la vaccine à elle n’attaque plus guère que des individus isolés.

Cependant, il y a peu de temps encore, en Sibérie ,

et, sans rompre cet isolement , les choses dont ils au-

£a ÉLÉMENS “14

on l’a vue anéantir la population de villages entiers et sur de longs espaces de pays. Lorsqu'elle apparaît au | milieu de populations non vaccinées, on doit adopter, | à son égard , les mesures qu’on emploie, dans les temps | de peste. La fièvre jaune est moins à craindre sous cé \ rapport; on sait aujourd’hui qu’elle ne se communique d'homme à homme que dans certaines localités ; | un malade transporté hors du lieu d’origine n’est plus à craindre : ainsi, dans ce cas, l’empêchement des communications avec des contrées qui présentent des qualités atmosphériques contraires n’est qu’une barbarie brutale et inutile. En définitive, la contagion est toujours à craindre 1° dans la peste; 2° dans la variole, si la population n’a point été vaccinée ; : 3° dans la fièvre jaune, si le lieu est bas, humide, chaud , voisin de marais, etc. Le danger étant constaté, dès Papparition de la maladie, on séparera sans délai les habitans non malades de*ceux qui le sont; et, les considérant comme suspects, on les enverra dans un lieu d'observation. Cependant, ‘avant d’y ;| être introduits, ils seront baignés, changés de linge et d’habits, leurs effets désinfectés. Arrivés dans la : maison d'observation, ils seront privés de toute com-# | munication au-dehors pendant vingt jours; la durée ” de cette réclusion sera augmentée de cinq jours par chaque personne qui tombera malade. Le temps de mise en observation écoulé , les précautions suivies à | l'entrée seront répétées à la sortie. Quant aux mala- | des, ils seront également maintenus dans l'isolement,

ront besoin leur seront envoyées du dehors. Les per= sonnes qui les soigneront ne les quitteront que lorsqu'ils seront guéris ou morts, et dans ceeas ellésseront soumises à laquarantaine dont nous venons deparler: Lorsque la maladie est répandue; les mesures changent et veulent être plus générales. Les arrondisse- \ mens infectés ; la ville entière, s’il est nécessaire ,'$e- | ront eutourés d’un cordon destiné à les isoler ‘des | lieux sains cnvironnans. Toutes les personnes en santé |

FE D'HYGIÉNE. 6

ii voudront sortir de la ville seront admises à une

iätantaine telle que nous l'avons décrite déjà. Si

les la subissentsans accident , elles auront la liberté

quitter l'enceinte du cordon; mais nul effet, ex-

pté les métaux , ne pourra ensortir, à moins d’avoir

é désinfecté; les animaux même seront soumis à la

larantaine; leurs poils pouvant servir d’asyle à la

ntagion. Cependant, dans l’intérieur de la ville,

ute réunion dans les lieux publics, dans les boutires, ateliers, etc. , sera interdite. Les hardes, malas , lits, etc., qui auront servi aux malades, deint être désinfectés , et, s’il est possible , brülés, les

ipiers etmarchands de meubles dévront être souis à une surveillance particulière ; enfin les maisons “effets abandonnés seront mis sous le scellé. La poalation sera divisée en malades, en suspects et en nvalescens, qui seront séparés les uns des autres et nfermés dans des habitations particulières ou dans s leurs propres. Les malades seront, sans exception, ansportés dans les hôpitaux. Le service de la ville se ra à l’aide de différentes compagnies d'hommes af- :ctées chacune à un office spécial, et organisées de lle sorte qu'il y ait entre elles le moins de commuications possible. Ainsi, il y aura des médecins charés du service de chaque arrondissement séparé; des harmaciens qui délivreront leurs médicamens à traers une barrière ; des infirmiérs dans les hôpitaux ; les gardiens qui surveilleront l’entrée des lieux infecés, d’autres quiferont la police; des voituriers pour ransporter, les uns les malades, les autres les morts ; les pourvoyeurs chargés d’acheter les vivres; des nessagers occupés à distribuer ces vivres et à mainteir les communications indispensables. Dans aucun emps la surveillance n’est plus nécessaire sous tous es rapports, et surtout à l'égard du vol, qui tend à ‘épandre la contagion. Les personnes chargées d’un érvice, surtout les médecins, les infirmiers et les voituriérs, devront user de toutes les précautions indiquées plus haut.

Les cimetières seront placés dans des lieux éloigné des habitations ; les cadavres, enveloppés de taffetas ciré ou de toile goudronnée , devront être enlevésà l’aide de grapins de fer, placés dans des chariots dou. blés intérieurement en fer-blanc, et à bascule capa a de verser dans des fosses profondes remplies de chatx vive. Les marchés placés aux portes de la ville, € bien surveillés, Seront pourvus de barrières à travers, lesquelles passeront les objets vendus, de manière ce que tout contact entre les personnes soit em péché!!

Telles sont les principales précautions qui doivent être usitées en paréil cas. On trouvera les détails les plus étendus sur ce sujet dans la médecine légale de M. Foderé, qui m’a servi de guide, et dans les relas!

tions historiques despestes de Marseille et de or CHAPITRE II. |

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