IMMÉDIATEMENT À LA SURFACE DU CORPS. —| APPLICATA
Sous ce titre nous comprendrons 1° les habille- | mens; 2° les cosmétiques ; 3° les bains, lotions, etc. ; | 4° les frictions. Noustraiterons, dans une première! section, desqualités diverses de ces choses, examinées sous le rapport de leur influence sur l’économie; et dans la seconde , de l’usage que l’on en doit faire. Ib! serait inutile de donner l’histoire des applicata : car, elle se composerait et de celle de l’industrie qui con-\ court à les fabriquer , et de celle des modes diverses qui ont régné ckez les peuples. Evidemment de pas reilles considérations, quoiqu’elles ne soient pas d 4 pourvues d'intérêt, sont presque entièrement étrans | gères à notre sujet, ou ne s’y attachent que par des | liens bien faibles.
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PPOCTUSODANGIÈNE 85 * SECTION 1e. * | Ra cumer HYGIÉNIQUE DES APPLICATA.
ji Des Habillemens.
u | à Nous nous occuperons dans ce paragraphe r° des diverses pièces du vêtement employées soit comme moyens.de se couvrir, soit comme moyens de parure; 2° du lit, des couvertures, etc. Or l'influence des’ Vêtemenssur l’économie dépend de leur faculté plus ou moins grande de maintenir le corps dans l’isolement et de leurs actions mécaniques sur lui : nous allons donc les examiner sous cés deux aspects. L’isolement peut être obtenu par leur moÿen à . l'égard du froid, du chaud, de l'humidité, et même, jusqu’à un certain point, desmiasmes. Leurs qualités dans ces diverses circonstances dépendent des substances qui entrent dans leur composition, de leur coloration, et de la manière dont ils sont confectionnés. Les produits végétaux ou animaux, le chanvre, le coton, la laine, la soie, la peau garnie de poils, sont mauvais conducteurs du calorique et de l’électricité. Ainsi Duhamel et Tillet ont observé qué les animaux supportaient plus long-temps la chaleur du four lorsqu'ils étaient vêtus que lorsqu'ils ne l’étaient -pas. La non-conductibilité du calorique doit s’entendre également du calorique émané du corps vivant comme de celui qui rayonne dans l'atmosphère. Le fer, les métaux, sont, au contraire, très-bons conducteurs. Mais ondoit tenir compte à cet égard de la coloration du vêtement et de l’état des surfaces. Plus elles sont propres à réfléchir la lumière , plus elles sont isolantes. Lorsque les vêtemens sont colorés en noir, nous savons qu’ils admetteut le plus de calorique possible ; au contraire, lorsqu'ils sont blanes, ils en reflètent le plus possible. Ces faits sont connus expérimentalement de tout le monde, On sait qu’en
mettantsur uné couche de neige, dans unlieu, une couverture noire, dans un autre, une couverture blanche, et en comparant les résultats de l'action des rayons solaires dans les deux points, on trouve, dans celui où le noir a été appliqué, la neigefondüé,, pendant que dans l’autre nulle fusion n’a été obtenue. Les surfaces inégalés, rugueuses, sont Les plus favorables à l’admissioh du calorique. Il n’en est pas de même de celles qui sont lisses et polies, et par suite brillantes : elles le repoussent. En général,on peut dire que celles qui réfléchissent le plus de lumière, et dont la vue, par conséquent, est la plus fatigante, sont aussi celles qui sont les moins propres à se laisser traverser par la chaleur. Il résulte encore delà qu’elles sout aussi les plus capables de la conserver
dans le corps qu’elles recouvrent, lorsqu'elle est une fois admise, et par suite celles qui rendent le refroi-
dissement le plus lent. Nous n’avons pas besoin de dire que ces lois sont applicables aux surfaces internes et externes. Ainsi, Les casques, les cuirasses polies, sont capables de maintenir l'isolement à un degré
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suffisant en hiver comme en été; il en sera de même
des vêtemens blancs, etc.
L'air est un des plus mauvais conducteurs du calo- ”
rique et de l’électricité, lorsqu'il est sec. Aussi a-t-on observé que les vêtemens les plus chauds étaient ceux qui offraient la double condition de renfermer beau-
coup d’air , et d’être en état de le conserver à l'état. sec. Telles sont les peaux des animaux, peu perspira=
bles, et de plus chargées d’un poil touffn ; tels sont les habits composés d’ouates de diverses natures. L'expérience apprend que les corps chauds enveloppés de bourre de soie, de coton, de laine , se refroidissent beaucoup plus lentement que ceux renfermés dans des tissus serrés, quoiqu'ils soient formés avec les mêmes substances. Fur
Les vêtemens sont plus ou moins capables de se charger d'humidité extérieure, ou d’absorber la sueur. Ainsi! lestissus de laine , de poils ou de feutre,
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D'HYGIÈNE. | 87 les peaux non tannées, sont capables, au plus haut degré , d’absorber l'humidité de l'air et de la transpiration ; de plus, ils peuvent en contenir une grande quantité sans qu’elle soit sensible. Mais ils la perdent difficilement; d’ailleurs ils s'emparent et conservent les odeurs et Les miasmes ; il est quelquefois difficile de les en débarrasser. Cette dernière propriété est chez eux en raison directe de la graisse dont ils sont chargés, et dont la laine elle-même conserve toujours une certaine quantité, malgré les lavages répétés auxquelles elle est soumise avant d’étre tissée : de là aussi découle la nécessité de bien lessiver ses vêétemens quand on s’en est servi.
En seconde ligne vient le coton, considéré comme substance absorbante seulement. Il est dépourvu de inconvénient de s'emparer et de conserver les miasmes. Îl ne le possède guère que lorsqu'il est à l’état brut, en ballot, ou d’ouate. Les vêtemens de lin et de chanvre se mouillent plus ffilement peutêtre ; mais ils se sèchent également avec rapidité. L’eau qu’ils contiennent se réduit en vapeurs : de là abaissement de température très-bien senti par le corps vivant. En effet, lorsau’ils sont humides, ils deviennent très-bons conducteurs du calorique, et à cet état ils sont les plus froids de tous les tissus. En général ; les toiles formées avec ces substances ne sont propres à conserver la chaleur que quand l’é-, Yaporation ne peut avoir lieu à leur surface externe. Au contraire de celles-là, les tissus de soie se chargent très-dificilement d'humidité; celle-ci glisse sur les fils qui en composent la trame , et ne les pénètre pas : aussi la soie placée sur la peau est-elle très-malsaine ; elle maintient le corps dansuneespèce de bain de vapeur , et par-là ne tarde pas à rendre la transpiration difficile. Mais ellé est plus propre que les autres à isoler des miasmes et de l'humidité atmosphérique. D'ailleurs elle est un mauvais conducteur de la chaleur et de l'électricité, La toile cirée, le
88 : ÉLÉMENS ' taffetas gommé, sont des moyens d’isolement complet sous le rapport de l’humidité et des miasmes. |
Les portions de l’habillement destinées à couvri® les pieds doivent être le plus possible à l’abri de l'hu= midité. Les peaux qu’on destine à cet usage, quoi que tannées , s’en emparent cependant encore avé beaucoup de facilité. M. Rostan, d’après un auteu anglais, recommande le procédé suivant commé propre à les rendre imperméables : On mêle sur un feu lent une pinte d’huile siccative, deux onces de cire jaune, deux onces d’esprit de thérébenthine“ etune demi-once de poix de Bourgogne. Le mélangé terminé, on en frotte les chaussures au soleil, ou à quelque distance du feu. On répète ce procédé jus= qu’à ce qu’elles deviennent sèches et soient compléte= ment saturées. ;
Les vêtemens , indépendamment des qualités par= ticulières de leur tissu, contribuent à l’isolement sous le rapporte la température , en conservant en tre eux et le corps une couche d’air qui ne se renou= velle pas, une atmosphère à part. Cet air, s’il reste. sec, sera très-capable de maintenir l'isolement ; il est vrai que les vapeurs de la transpiration contri | buent à le rendre humide : alors s’il est maintenu én| contact avecun tissu qui ait pour l’eau plus d’afh-! nité que lui-même, il en sera bientôt privé, et se conservera à peu près à l’état sec. C’est positivement ce qu’on produit quand on place de la laine sur la! peau. Par ce procédé on s'oppose au refroidissement. du:corps, et dans les pays chauds on empêche l’action du calorique rayonnant. L’isolement a lieu de l'intérieur à l'extérieur , comme de l’extérieur à l’in=! térieur. Nous verrons plus tard pourquoi les vêtes mens lâches sont plus propres à produire le dernier effet dans les climats méridionaux. p
Les vêtemens, surtout ceux de laine, se chargent, en partie des diverses substances contenues dans l'humeur de la transpiration. Ainsi, les chemises des
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+ VS D'HYGIÈNE: 89 verriers, des tailleurs de pierre , etc. , sont roides des sels qui en proviennent ; les chemises des menuisiers sont difficiles à blanchir , elles acquièrent des odeurs variées; tout le monde connaît Fodeur des chemises de femmes en couche; ilen est de même du lit. Toutes choses égales d’ailleurs, les matelas formés avec du : :rin sont les moins propres à conserver des odeurs ; Ylennent ensuite ceux de paille ou de balle d'avoine, auis ceux de laine. Les lits de plumes, d’édredon, sont le tous les plus capables de conserver la chaleur; et, :omme ces plumes n’ont point été privées de leur graisse, ils absorbent et conservent avec tenacité les >deurs. N'oublions pas que les odeurs sont le signe de existence d’émanations souvent très-actives.
Examinons maintenant l'influence des vêtemens ous le rapport mécanique. Nous devons tenir ‘ompte ici 1° de.leur action sur la surface cuta- 1ée, en raison de l’espèce des fils qui composent leur issu; 2° des compressions diverses qui tiennent à eur forme.
L'irritation de la peau peut être produite soit par es frottemens exercés par les vêtemens sur certaines arties, soit par la nature des substances qui les comosent ou qu'ils contiennent. Il est impossible de se oustraire à l’influence du frottement ; les plus légers nouvemens, les seules contractions musculaires, peuentle produire. Elle est en raison de la sensibilité le la peau. Elle est diminuée par l'habitude et par ‘épaisseur de l’épiderme : c’est ainsi qu’une femme e ville ne pourrait porter sans douleur, et sans voir à redouter au moins des érysipèles légers, les rosses chemises de chanvre dont se servent les aysannes. Les tissus les plus capables de produire ce enre d’irritation sont ceux de laine et de poils de hèvre , puis ceux de coton, mais, danstous les cas : ‘autant moins qu’ils auront plus de finesse. Ils actient les fonctions cutanées, y appellent les fluides, la haleur; augmentent la transpiration : c’est pour ela que, dans les climats chauds, où la peau est
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d’ailleurs plus sensible, un pareil contact ne peut se supporter. On se sert utilement de cette propriété chez les personnes qui ont la poitrine très-irritable,, dans les rhumes chroniques ,- les rhumatismes, ete.
Les frottemens violens et étendus sont le résultat: des
grands mouvemens, Ils ont liéu ordinairement entre les cuisses , aux aisselles, sur Les jambes. De ceux-là résultent souvent des éruptions de boutons,-des écor chures: aussi est-il convenable, lorsqu'on porte des habits de laine, de garantir la peau contre leur action au moyen d’un tissu moins rude. + … k
La compression exercée par les pièces de l’habile lement, lorsqu'elle est portée à un certain degré , quelquefois des résultats graves. On sait expérimens talement que, prolongée et soutenue, elle empêché la nutrition des parties sur lesquelles on RÉ et arrête leur développement. Les méndiansoffrent asséz souVent des exemples de ses effets : ils pacl viennent par son usage à produire l’atrophie de quelques uns de-leurs membres, et se eréent ainsi un moyen de vivre. La compression ; quelle qu’elle soit, est rarement sans inconvénient, chez le enfans surtout. Ainsi, dans les premiers mois après la naissance, on peut les tuer en leur compri: mant la tête ou la poitrine ; l’usage du maillot nuit à la bonne conformation des membres et du COrps ; la compression qu’il maintient sur la poitrine fait fléchir la boîte osseuse qui renferme les poumons ; si elle agit sur la partiesupérieure, les côtes souvent sont enfoncées ou deviées, surtont vers les côtés. Lorse que son effet.se porte sur la partie inférieure , et c’ést Je lieu où’on l’applique ordinairement, la cireonfé rence du thorax , qui doit, dans ce point , étre plus grande que vers le sommet, est diminuée; la pois trine, au lieu d’être bombée, est aplatie, vice de con: formation assez commun. Detoutes ces modifications dans la forme résultent la gêne des fonctions de Ja respiration etde la circulation , etune PrédepetE particulière aux maladies de ces organes. Les os du
fe nt ADS ASP D'HYGIÈNE. | gt assin , les hanches, prennent aussi très-facilement ne direction vicieuse qu’il n’est pas rare de rencon-. rer. Elle a des inconvéniens graves chez les femmes, lont elle gène, et même peut empêcher l’accouchenent. L'usage de porter les enfans assis toujours sur > même bras produit souvent la déformation dont il agit. Mr | Chez les adultes , la compression a des effets variés t'très-remarquables ; cependant, comme ils ne sont aS ordinairement immédiats , ils attirent peu l’atention : aussi peut-être jamais ils n’ont donné lieu des changemens de mode. Lorsque le cou est trèsrré par des cols , des cravates , etc., la circulation st gênée dans cette partie , surtout dans la veine juulaire externe; la face rougit, s’échauffe ; les yeux eviennent saillans et brillans. À un degré de conriction de plus , la tête dévient pesante et douloueuse ; on a vu quelquefois l’apoplexie en être la iite. La compression exércée chez les femmes à aide d’un corset a des inconvéniens graves. Son Ction s'étend à deux cavités très-importantes. D’aord les mamelles sont comprimées : de là un déveppement moindre, et l’aplatissement des mamens. Souvent on leur imprime une direction plus ou oins contraire à celle qu’elles doivent avoir : de là ur allongement, leur flaccidité précoce. En même mps, la partie inférieure de la poitrine est contenue 17 une con$triction circulaire; les côtes ne peuvent us s'élever dans l'inspiration ; les fonctions de respiration sont incomplètes : d’où difficulté de spirer , toux, disposition à l’hémophthisie, aux 1évrismes. Ce n’est pas tout encore : l’abdomen taussi comprimé, et d'autant plus fortement qu'il t chargé de plus d’embonpoint. Quels en sont les sultats ? Les hanches acquièrent une largeur énore et ridicule ; il y a un surcroît de gène dans Ja Spiration par la diminution de l’action du dia- Wagme ; la circulation est embarrassée et se fait al dans l’aorte ventrale et les veines caves inférieu-
He, ÉLÉMENS res : de là des dérangemens dans la menstruation, des œdèmes ou infiltrations des membres inférieurs, des. varices, des syncopes. Enfin l’estomac est soumisà, cette pression prolongée, ainsi que tout le tube intes: tinal : aussi l'appétit est faible et promptement satin fait, les digestions laborieuses, Les irritations chro: niques habituelles. La-pièce du corset qu’on appel busc est une des plus propres à produire ces effets. 1 est beaucoup de femmes qui sont obligées de l’ôter pour pouvoir digérer; cependant c’est la pièce essen* tielle. Malgré tous ses inconvéniens, le corset devient avec l’âge une habitude puissante, au point qu'il semble aux femmes impossible de s’en passer ; elles souffrent quand elles ne le portent pas. En effet, l’éco: nomie a été modifiée par son usage imposé dans la jeunesse , d’une manière nuisible, il est vrai, mais telle cependant que le rétablissement de l’état nor mal, devenu en grande partie impossible, n’est jamais exempt de douleur. Cela s'explique par le peu de dé veloppement et d’énergie des muscles du dos, dés côtes, du tronc et. du ventre , par des adhérences anormales contractées.
L'emploi des corsets chez les hommes a des résul* tats non moins funestes , d’autant plus qu’on y a re=
cours ordinairement dans le but de rendre moïns ‘sensible le volume du ventre, et à un âge assez. avancé. On a vu la compression du ventre et des: jambes , chez des hommes replets, causer des atta= ques d’apoplexie. L'effet paraît bien éloigné de da cause, mais se comprend cependant facilement: en effet, en serrant le ventre, on comprimait les gros vaisseaux qui sont placés sur la colonne vértébrale, et on bornait violemment et brusquement la circulas, tion. Les ligatures sur les membres inférieurs , exercées soit par des jarretières , soit par des culottes qui se fixent sur le genou ou au-dessous, prédisposent aux varices, à l’œdème, aux ulcères des jambes. Il fut un temps , qui n’est pas très-éloigné , où on por: tait des culottes très-serrées au ventre, aux cuisses
| D'HYGIÈNE. 93 le scrotum et sur les genoux. Jamais on ne vit nt d'hydrocèles , de varicocèles, etc., produits parcompression du scrotum; les hémorrhoïdes, les névrismes dans le ventre et aux jarrets , les varices, œdème, n'étaient pas moins communs. Les change- 1ens apportés dans le vêtement ont rendu ces malaies bien moins fréquentes. La compression exercée ir les pieds par les chaussures a, dans le jeune 3e; pour effet de nuire à leur développement réguer. Les doigts des pieds sont resserrés les üns sur les utres ; il y a en quelque sorte chevauchement .etil ésulte de là un inconvénient assez grave, celui de € pouvoir faire une marche un peu prolongée,
Des Cosmeétiq ues,
Sous ce titre on comprend les substances dont ou > sert pour conserver aux diverses parties du corps s apparences de la santé et de la jeunesse, et leur onner la fraîcheur et le coloris qui les rendent agréales à la vue et au toucher. Nous n’en parlerons que ‘une manière abrégée, quoique le sujet soit assez tendu pour avoir fourni la matière de traités volu- 1ineux.
Les cosmétiques, considérés sous le rapport de leur ction sur Féconomie, se divisent en trois classes. La remière comprend ceux qui sont employés dans le ut de conserver à la peau sa fraîcheur habituelle 5 la -conde ceux dont on se sert pour rendre aux parties : fermeté dont elles sont privées ; la troisième enfin. eux qui sont destinés à revêtir le corps des appaences qui lui manquent, |
Les substances Les plus propres à conserver la soulesse et le brillant de la peau sont l’eau pure, le lait, s embrocations huileuses, les pommades de conombre, d'amandes douces, le beurre de cacao , la âte d’amendes , etc. Il est remarquable que toutes ont prises dans la classe des adoucissans; les eaux dis. fées de roses, de fraises, peuvent être considérées
94 | ÉLÉMENS Me comme étant du même genre. Les lotions avec des! corps huileux et graisseux sont particulièrement, propres à faire disparaître les gercures et ces légères! écailies furfuracées épidermoïques qui couvrent que# quefois la peau du visage, et lui donnent l’apparen e dartreuse. | Lu * On se sert encore, dans le but de conserver le bri lant de la peau, de la teinture de benjoin ou de sto rax Versée dans l’eau : celle-ci prend une coule laiteuse, répand une odeur aromatique agréable , ef acquiert des propriétés excitantes, mais à un degré si faible, que leur action doit être à peu prèsnulle. Cette* eau n'estautrechose quelelait virginal, auquel jepense* qu’on devra toujours préférer les lotions précédem® ment indiquées. :
La préparation suivante est présentée comme un moyen innocent de produire les effets qu’on recher che dans l’usage des substances dont nous avons . + 2
parlé. On preud baume de la Mecque, dix gouttes ÿ sucré, un gros; et un jaune d'œuf. On mêle et on bat le tout dans six onces d’eau distillée de roses, puis oi passe. On se sert de ce mélange pour se frotter le vis sage le soir, et on le laisse sécher ; le lendemain ma= tn on se lave avec de l’eau pure. : 4
L'état d’aridité, de sécheresse, de rugosité, d'ivre tation de la peau , auquel on remédie jusqu’à un cet= tain point par cès moyens, est ordinairement la suile du défaut d'exercice, du chagrin, des excès de veille, | d’une alimentation excitante, de l’abus des plaisirs de lPamour, des liqueurs et des épices. Chez les ou vriers de la campagne il est souvent le résultat de la misère, des travaux excessifs, et d’une nourriture malsaine. Il est bien différent du hâle, qu’on ac quiert au grand air: celui-ci est souvent uni à unes grande fraîcheur. | bus r1
Les moyens dont on use pour rendre à diverses pars ties du corps Ja fermeté dont elles manquent sont, Join d’avoir toujours les résultats qu’on en attend. IIS" se composent d’infusions et de décoctions de sub=
n 4 3L Et MERE NRC ANA L'NSRRESS D'HYGIENE. | 95 ances amères où aromatiques, d'applications d’eau oïde, de vinaigre et de liqueurs spiritueuses jp ant en dissolution diverses huiles essentielles. L'acon de ces divers moyens nest pas certaine , et n est Jujours que momentanéc. :
Les cosmétiques de la troisième classe, qui sont estinés à revêtir la peau des apparences qui lui manuent, comprennent le fard blanc et rouge , le rouge irginal , les différentes compositions propres à teinre les cheveux. ue he
Le fard blanc contient un mélange de craie de rançon et d’oxide de bismuth. Quelques parfuneurs remplacent ce dernier, par du blanc de baeine. Ce fard a l’inconvénient d'empêcher la tranpiration cutanée ; il ne tarde pas à donner à la peau ne couleur terne; il Ja jaunit et la ride. D’ailleurs, elui qui contient du bismuth, et c’est le plus comaun, noircit au contact du gaz hydrosulfurique qui : dégage des œufs pouris , des fosses d’aisance , etc.
Le fard rouge est composé d’un mélange de craie t de sulfure de mercure. Aussi son usage habituel Le tarde pas à produire les accidens qui résultent de ‘absorption de ce métal : la salivation , les ulcères de a bouche, l’ébranlement des dents et leur chute, la étidité de l’haleine, etc. En outre, il altère prompement la peau; il détermine souveut l’éruption de lartres et de boutons. pe VA
Le roage virgiual w’a ps ces inconvéniens ; sa coueur est due à une préparation. faite avec les étamines l’une espèce de safran, le carthame ; il n’entre dans a composition que des substances végétales.
Pour teindre les cheveux on emploie tantôt la s0ution aqueuse du nitrate d'argent, c’est ce qu’on apelle eau d'Egypte; tantôt un mélange de sulfure de >lomb et de chaux délayé dans l’eau. Il est facile de oncevoir combien ces-préparations, et surtout la remiére, sont dangereuses : on a.vu des maladies raves du cerveau être le résultat de Jeur emploi, w:,