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à leur entier développement. RS - ‘Si l’on fait usage de champignons dont on ne soit pas parfaitement sûr , il est quelques précautions qui peuvent diminuer les dangers d’une pareille imprus dence. Le vinaïgre dissout le principe vénéneux de l’amanite bulbeuse ét de la fausse oronge, de sorte que l’on emploie ces deux espèces sans inconvénient lorsqu'elles ont séjourné. pendant quelque temps dans de l’eau fortement vinaigrée. Les champignons! dont on peut suspecter la nature, et dont on veut, cependant se servir, doivent donc au moins être sou mis un certain temps à l'impression d’une eau acE dulée qu’on ne manquera pas de jeter. % * Malgré les exemples trop nombreux d’empoison? nemens causés par les champignons, on a uié les propriétés délétères de plusieurs espèces de cette pro= duction. Une pareille opinion ne mérite pas de réfu tation; mais quelques champignons vénéneux dans, ce pays ne le sont pas dans le nord : c’est peut-être ce qui a donné lieu à cette étrange assertion. -Ilest fort peu d'exemples d’accidens produits par les champignons à Paris , où il n’est permis de venz dre publiquement que l’espèce agaric ordinaire. On en fait une si grande consommation dans cette ville qu’on se la procure artificiellement au moyen d couches de fumier sur lesquelles on a projeté : blanc de champignon. | Les truffes, espèce de champignon , ont une save et un arôme qui les fait rechercher avec avidi Mais ce geure d’assaisonnement doit se mêler ra - ment à nos nets. Il est d’une difficile digestion, f6" excitant, détermine une vive chaleur dans l’estom L dans tout l’organisme, et une exaltation bien mat | quée des forces de l'appareil réproducteur (1-7
- - (4) Ces développemens artificiels de forces générales où d’éxal-
… Le miel, qu’on aurait pu indiquer parmi les sub- Istances puisées dans les matières animales , mais qui [teuve plus convenablement sa place à côté du sucre, est comme lui un excellent assaisonnement. Ces deux [substances , la première fournie par les abeilles, la seconde par la canne à sucre et par la betterave, : nous rendent les plus grands services. Elles commu- |niquent à beaucoup de matières alimentaires un goût flatteur qui ne saurait leur être donné par aucun au- [tre corps, et les rendent réellement d’une digestion | plus facile. Leur mélange avec les substances acides |ou mucilagineuses corrige les propriétés irritantes des unes , la fadeur des autres, et fournit les prépara- |tions et les rafraïchissemens les plus agréables. | Le citron donne un suc abondant, extrêmement [acide , dangereux s’il est employé pur, mais dont le mélange en petite proportion avec une certaine quantité de liquide ou avec nos mets n’a rien de nuisible.
Le safran est peu employé comme ‘assaisonnement | dans ce pays ; il est beaucoup plus-usité dans les con- | trées méridionales, ét principalement en Espagne. I] | a tous les inconvéniens des substances très-aromati- | ques. | DUR” À |» Le poivre est fort usité. Il est mêlé en grande quan- | tité à la plupart des viandes de cochon préparées pour être conservées, et ne contribue pas peu à les rendre échauffantes et dangereuses. Beaucoup de personnes ônt la mauvaise habitude d’user abondamment de cet assaisohnement incendiaire. Il ne faut quesentir avec quelle rapidité il met la bouche en feu pour savoir | quelle action ihdoit produire sur l’estomac. Il n’y au-
tation spéciale d’un organe sont fort dangereux et constamment suivis d’an abattement plus ou moins long. Cette surexcitation ajoute à la vie de-chaque jour une partie de celle du lendemain, et use.ainsi, à moitié perte, une existence dans laquelle tout | Se compense, et où tout ce qui est accidentellement en plus,
dans quelque partie de l’économie que ce soit, se trouve nécessirement en moins dans une autre.
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144. ELEMENS. RS rait certainement qu’avantage à bannir entièrement, le poivre de la préparatioh.de nos alimens.* En La cannelle , le girofle, le gingembre, la muscade,
la vanille, sont des productions exotiques qui naiss sent sous un soleil brûlant, et qui doivent à cette ins fluence les propriétés les plus actives. Toutes ces sub stances ne peuvent être mêlées impunément qu’en! fort petite proportion à nos alimens, ét mieux vau= drait les exclure tout-à-fait de leur préparation.