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a" D'HYGIÈNE. 4 2 "7 ns boudin blanc a paru plus dangereux que le noir. Ce
. n’est guère que vingt-quatre heures après l’ingestion
. de cet aliment, etsouvent plus tard’, que les accidens
se manifestent. La mort arrive du troisième au hui-
tième jour Dans le cas de guérison , la convalescence
est très-longue. De: à FE PRES BEA Les chairs des animaux malades sont très-malfai- %. santes, et l'autorité déléguée par les citoyens pour veiller à leur conservation ne saurait apporter trop de’surveillance à éloigner cette cause de destruction. : Une dysenterie épidémique ravagea V énise etPadoue, en 1599, parce que les habitans avaient fait usage de * la chair des bœufs malades que des bouchers avaient amenés de Hongrie. Les habitans des bords des lacs ou des rivières sont quelquefois victimes de limprudence qu’ils ont de se nourrir de poisson mort. Certains peuples, il est vrai , né se nourrissent guère que d’alimens de cette nature, et ont même soin de soumettre à un commencement de putréfaction le pois-
‘son qu'ils prennent vivant. Mais ce sont les popula- , tions glacées des contrées septentrionales, dont la vie paresseuse ne s’éveille qué faiblement sous de pareilles influences, et qui sentent à peine l’action de substances qui nous tueraient rapidement.
Nous ne pouvons ométtre de mentionner ici diffé- \ rens genres d’altération qu’on fait subir à l’un des | assaisonnemens le plus généralement employés. -
Le vinaigre de vin est préférable X tout autre. Le mélange du vinaigre de cidre avec celui de vin à souvent déterminé des accidens graves. Le bon vinaigre n’est pas une préparation simplement acide, qui puisse être remplacée par les liquides mon alcoholiques. Celui qu’on obtient du bois ne Peut pas être substitué sans inconvénient à celui de vin. Ce dernier est jaunâtre ou rouge ; s’il a été distillé, il est blanc. 11 peut être altéré par le poivre, la moutarde, les graines de paradis, le garou, la pyrètre, l’arum , substances dont on constate la présence
par l'évaporation jusqu’à consistance d’extfait. Cet
extrait sera âcre et amère si le liquide est ainsi frelaté; dans le cas contraire il sera simplement acide. . Le vinaigre est quelquefois plus dangereusement altérépar certains acides minéraux, tels que les acides | sulfurique et nitrique qu'on y mêle pour le rendre : plus acide. Pour y reconnaître la présence de l'acide
sulfurique, on le mêle avec autant de chaux vive bien …
pure ou de carbonate de chaux qu’il en faut pour saturer tout l'acide : il se produit del’acétate de chaux | soluble et du sulfate de chaux peu soluble ; ce dernier est évidemment formé par l’acide sulfurique libre du vinaigre.
Lorsqu'il renferme de l'acide nitrique, si on le sa- | ture par de la potasse à l’alcohol, et qu’on le fasse … évaporer jusqu’à consistance de sirop épais, il se for me de l’acétate et du nitrate de potasse. #
$ 5.— BoIssoNs. ne.
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On donne le nom de boissons aux liquides qu’on » introduit dans l'estomac pour réparer la perte denos » fluides et pour favoriser la digestion des alimens. Le … besoin des liquides s’annonce par la soif, sensation 4 vive , impatiente d’être satisfaite, beaucoup plus in-
supportable que la faim.On a. voulu lui assigner trop
rigoureusement un siége exclusif. La soif, après l'ingestion des alimens surtout, se fait au moins autant | ressentir à l'estomac qu’au pharynx. Mais celle qu'on ” éprouve dans les fortes chaleurs, etaprèsun exercice fatigant, est beaucoup plus vive et s’annonce principalement à la bouche et à la gorge. On peut. même, dans ce cas, la calmer, soit en humectant simplement ces parties, soit en produisant sur elles, un sentiment de fraîcheur par le contact de quelques. substances particulières, soit en sollicitant, au moyen” de certains liquides ou solides, les sécrétions des glan-, des salivaires et de toute la bouche: car la membrane,
| muqueuse qui revêt cette cavité est alors ardente et.
recouverte d’un enduit épais.et desséché qui.gêne ses
Des
fonctions; elle a besoin d’en être débarrassée pour les reprendre avec liberté (1): *
Le médecin utilise cette connaissance acquise, tou-
tes les fois que la soif est vive, et qu’il y aurait quel-
que inconvénient à porter une grande quantité de li-
quide dans l’estomac.
Mais nous n’avons à nous occuper ici que des besoins de la santé. Dans cet état, on ne satisfait vraiment la soif et les besoins généraux qu’elle exprime qu'en humectant la membrane muqueuse de la bouche, les organes de la déglutition et l'estomac, parun liquide aqueux qui ne tarde pas à être absorbé et à réparer, en passant dans la circulation, les pertes continuelles de nos évacuations.
Les boissons sont simplement aqueuses , et remplissent alors fort bien leur but principal; ou bien elles contiennent des principes acides , mucilagineux, su= crés, aromatiques, alcoholiques, etc. Ces dernières sont toutes le produit de l'art; mais, bien qu’on en Faëse généralement abus, on ne saurait contester leur utilité lorsqu’on en use modérément. Nous les examinerons successivement, aprèsavoir fixénotre attention ur la première et la plus précieuse de toutes les DOÏSSONS. AE
L'eau est répandue dans la nature avec une im! nénse profusion. Rien ne pourrait vivre sans elle. Moyen principal de la végétation, elle pénètre tous es corps organisés, et se trouve en plus ou moins rande quantité dans toutesles substances qui servent | leur conservation. C’est un liquide transparent , in: olore, inodore, susceptible de-mouiller et de dissou-
TER mo
(f) Lorsque la bouche est desséchée, les mucosités dont ellé st enduite y forment une sorte de vernis sur lequel les liquides lissent sans rafrafchir la membrane buccale ; la soif n’est pas paisée, Il faut, pour la satisfaire, détruire la cohésion de cet nduit en agitant avec force le liquide dans la bouche, et en ÿ Conservant quelque temps avant de l’avaler, Il est alors en ontact immédiat avec la membrane ‘altérée, la rafraichit et orise la sécrétion suspendue des glandes salivaires. He?