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dre une quantité innombrable de corps. À la tem- 7 pérature de quatre degrés au-dessus dé zéro (cent.), un décilitre d’eau pèse un gramme. Lorsqu'on la chauffe, elle s'élève en vapeur à la température” de 100 degrés au-dessus de zéro. (cent.), de 8o de grés (R.), et à la pression moyenne de 28 pouces, Elle passe à l’état solide si on la fait refroidir à la” température de zéro environ. On la tronve dans la” nature à l'état solide, liquide et gazeux. Elle ue pa="
raît pas tout-à-fait incompressible , et réfléchit une” grande partie des rayons lumineux qui tombent sur. sa surface: aussi peut-elle servir de miroir” Ces rayons. sont réfléchis dans un angle égal à celui d'incidence; ceux qui ne le sont pas traversent le liquide ense rap, prochant de la perpendiculaire : c’est pourquoi um bâton’ plongé dans l’eau paraît brisé. Elle est compo”
sée de 88,29 d'oxygène et de 11,71 d'hydrogène: Plus! sieurs corps la décomposent, tels que le carbone, lé.
facilite la digestion , et répare les liquides perdus par Jes évacuations. : D Pour être bonne, elle doit contenir de l'air, ce dont on peut s'assurer en élevant sa température: Vair 6e dégage alors sous forme de bulles. L'eau distilléé, Ot qui à bouilli, est désagréable, et ne reprend ses qua: lités qu'après avoir été agitée pendant quelque temp dans l'atmosphère. Elle doit être fraîche, vive, lim à
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FR D'HYGIÈNE: à #65 pide, inodore, et ne contenir qu’une fort petite quantité de sulfates, d’hydro-chlorates et de carbo- nates. On aura la preuve que ces différens sels y sont fort peu abondans si elle se trouble à peine par le nitrate d'argent ét par la solution d’hydro-chlorate de baryte. Par la même raison, l’eau qui dissout mal le savon et durcit les légumes au lieu de les cuire ne vaut rien. Elle ne doit pas non plus contenir de matières animales ou végétales corrompues : on ne doit donc la puiser ni dans les marais ni dans les étangs.
Ces matières délétères peuvent y être en assez petite quantité pour que leur présence n’y soit pas sensible; mais l’usage de pareilles eaux ne peut qu'être nuisible à la longue, et détermine souvent des engorgemens des viscères abdominaux et des altérations qui s’annonçent par la fièvre intermittente.
L'eau de mer ne’pourrait servir de boisson qu’autant qu’elle aurait été débarrassée, par la congélation ou par la distillation, de sa grande proportion desel. L'eau de source et de puits contient ordinairement beaucoup trop de sels pour être salubre, bien qu’elle soit limpide et même savoureuse. ”
Celle de pluie n’est mauvaise que lorsqu’elle a entraîné avec elle des corps étrangers , tels que des insectes, de la poussière. AU . Celle de neige , de grêle et de glace, a été regardée à tort comme insalubre. ŒÆlle est, à la vérité, dépue d'air; mais on le lui rend facilement par l'agitation. Elle n’a pas les inconvénièns qu’on lui a supposés de produire le goître. Cette maladie est in- ‘connue dans ka vallée de Chamouny , dont les habitans nelfont usagé que d’eau de neige ou de glace. C'est aussi sans fondement qu’on a condamné l’eau des lacs. La limpidité de ceux de la Suisse a quelque chose de surprenant. He
L'eau de rivière, surtout celle qui coule rapidement sur un lit de sable, de roc ou de gravier, est la plus pure, la plus légère, etconséquemment la plus salubre. Mais elle peut être souvent altérée par son
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164: - ÉLÉMENS 0 passage dans les grandes villes, où ellereçoitune foule de matières organiques, Dans ce cas elle a besoin. d’être filtrée pour se dépouiller de la boue qu’elle, tient en dissolution. Celle qui est destinée à la con sommation des citoyens dévrait toujours être puisée. au-dessus des villes. Ÿ és CL
L'eau est la base d’un grand nombre de boissons. uon fermentées dont on fait un fréquent usage. Celles’ qui sont acides et légèrement sucrées, comme la li monade , l’orangeade, l’eau de groseilles et les différenssirops de cette nature, ont l'avantage d’étancher, fort bien la soif sous un petit volume. Les boissons. mucilagineuses, tels que les sucs de cucurbitacées l’infusion légère degraine de lin , la décoction d’orgei! . l’orgeat , sont aussi très-rafraîchissantes par leur ae: tion vraiment sédative sur les organes altérés. L’hy2! dromel non fermenté est un mélange simple d’eau et de miel assez agréable. 27
Ici vient se placer, à cause de l’analogie dé ses’ propriétés plutôt que de sa composition, le petitlait, dont nous avons déjà dit quelques mots en par lant du lait: c’est un liquide animal qui plaît à beau: coup de personnes et est très-rafraîchissant. DR
Quelques préparations par infusion contiennent un principe aromatique excitant et une partie extracw tive colorante. Le thé est fort usité, surtout dans les pays froids et humides , tels que l'Angleterre et là Hollande. Cette infusion, très - malfaisante pou beaucoup de personnes, chez qui elle détermine de, vives douleurs à l'estomac où un tremblement géné, ral, produit chez d’autres de bons effets en activant: l'exercice des organes digestifs (1). Les mêmes obser=
(1) Le thé peut, en effet, être utile en excitant la contracti= lité de l’estomac, favoriser une digestion difficile et atténuer les. effets d’un excès de table, Mais outre qu’il serait fort dangereux de se soumettre fréquemment à la nécessité de ce moyen, il importe d'y recourir en temps opportun, et non comme on le fait ordinairement, lorsqu'il ne peut que faire beaucoup plus. de mal que de bien. Si l’irritation qu’il détermine sur le ven=
1 Mise D'HYGIÈNE. "1168 vations peuvent s'appliquer au café, dont une foule de personnes font abus dans notre pays. Cette préparation stimule fortement l'estomac, exerce une réaction très=vive sur le cerveau, éloigne le sommeil et ne convient nullement aux constitutions irritablés. - Nous avons maintenant à nous occuper des liquides fermentés, du vin et de toutes les boissons alcoholiques. EU Las Tous les vins ne sont pas composés des mêmes prin-
cipes. Ceux quis’y trouvent constamment sont l’eau, en très-grande proportion ; lalcohol, qui leur dénne une force plus où moins grande; du mucilage, une matière végéto-animale, un peu de tannin,, de l'acide acétique. D’autres principes manquent à beaucou de vins .ou y sont en infiniment petite quantité, tels que la matière colorante, le sucre, le tartrate acidule de potasse ou tartre, lé tartrate de chaux, l’hydrochlorate de soude, le sulfate de potasse. Certains vins renferment probablement un principe particulier, une espèce d’huile à laquelle ils doivent-léur qualité supérieure, leur bouquet, plus qu’à la combinaison des principes qué nous venons d’énumérer. Ilen est qui sont doués d’un parfum suave, tandis que d’autres exhalent:une odeur désagréable ét-n’ont qu'une saveur plate et repoussante.
Plusieurs vins mis en bouteilles avant que la fermentation soit achevée contiennent de l’acide carbonique qui les fait mousser. Tel est le vin de Cham- Pagne.. : ,
. Tous les liquides de cette nature reçoivent du sol Rs tm
3 è ’ : 24 < tricule peut être avantageusement compensée par le résultat, ce n'est que pendant la digestion de l'estomac , C'est-à-dire pendant les premières heures qui suivent le repas. Plus tard on irrite cet organe sans aucun avantage, À quoi bon chercher à favoriser la digestion d’une masse alimentaire dont il s’est débarrassé par le Yomissement ou qu’il est parvenu à digérer. Dans l’un comme dans l’autre cas les boissons mucilagineuses propres à éteindre
cêtte surexcitation sont beaucoup plus convenables que toutes les autres. :
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