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Les vins rouges sont généralement les plusex citans,
à cause de leur alcohol plus abondant et de la prés sence de la matière colorante. Mais il y a les plus grandes différences entre eux, et par exemple entre le vin plat et acide des plaines de la Brie et les vins chauds et généreux des contrées méridionales. : Fa Les vins paillets sont plus légers, en général plus: agréables, et faciles à l’action de l’estomac. à: Les vins blancs sont légers, ténus, étanchent bicu!
la soifsi on les mêle avec une certaine quantité d’eau; et sont remarquables par l’action prompte qu'ils exer= cent sur Les voies urinaires. AT AU FO Ceux qui sont sucrés et aromatiques, tels que les vinsjaunes , le muscat, ceux de Hongrie, de la Grèce, sont très-alcoholiques et ‘excitans. Ceux qui sont épais, fortement colorés, ont la propriété d’apaiser la faim, et sont d’une digestion pénible. EH Les vins acides. et piquans sont rafraîchissans et ont
de l’analogie avec les boissons acidules. Ceux qui sont confectionnés avec le raisin qui n’a pas acquis une maturité. parfaite sont âpres, acerbes, et irriten$ l'estomac. bol # ; Les vins doux doivent cette propriété à ce qu’on à empêché la fermentation par l’ébullition , ou bien à leur mélange avec une portion du moût évaporé jus-
PES . . g: la f era « , qu'à €onsistance sirupeuse avant la ermentation
c’est ainsi que se font les vins de Malaga, de Rotas Jls sont. loin d’être aussi innocens qu’on le croit généralement, et les convalescens et les personnes dont l'estomac est souffrant en font, dans la plupart des cas, un usage tout-à-fait aveugle et dangereux. FAR
4 #1 K F0 7 \ % D Ve, is Ne Ÿ RS QE “4e à ki : L Le mélange de l’alcohol aux vius peu généreux ne produit qu'une combinaison malfaisaute qui enivre promptement. Les vins de cabaret, qui sont souvent ! des mélanges de vins aigres avec de l’eau-de-vie et des vins très-chargés de matières colorantes, produisent le double effet d’enivrer rapidement et de causer des indigestions. |
On peut dire d’une manière générale queles vins sont d'autant plus excitans qu’ils sont plus riches en alcohol, et que ce principe, la matière sucrée et l’arome, y sont d'autant plus abondans qu’ils sont tirés d’un pays plus voisin des tropiques. * HE
Les plus généreux, ce qui veut presque toujours
dire (1) les plus agréables au goût, mais aussi les plus capables d’user promptement la vie, sont, parmi les exotiques, ceux d’Alicante, d’Albe, de Canarie, deCan-
die, de Chypre, de Chio, de Malaga, de Marciminien, de Montefiascone, du mont Vésuve, connu sous le
‘nom de lacryma-christi (2), de Moscadelle, de Pérouse, de Rota, de Schiras, de Stanchiou, de’ Ténédos, de Tinto, de Tokai, de Verdée, de Xérès.
Le midi de la France produit des vins qui ont plas . ou moins d’analogie avec ces derniers. Tels sont éeux de Côte-Rôtie, de Frontignan, de l’Hermitage + de Lunel, de Tavel, de Cannes, et d’une grande par-
‘tie dela Provence. LC ER à Tous ces vins ne peuvent être pris qu’en fort petite :
quantité, et sont bien plus propres à flatter la sensua-
1"ité qu’à étancher la soif.
Il en est d’autres qui, contenant moins d’alcoho)! ,
; (4) Les qualités agréables d’un aliment ou d’une boisson sont … loïn d’être toujoufs en rapport ayec leur digestibilité. Qu'on se
pénètre bien de cette vérité, dont l'ignorance a donné lieu à tant
d'erreurs qui pèsent sur la société tout entière, et la déciment à force d’indigestions.
D C’est en buvant de ce vin, qui croît au pays de Naples, au milieu des débris et des cendres du mont Vé
ésuve,. qu'un Polonas s’écria : O Domine, cur non etiam in terris nostris lacrymalus es?
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. ; LE phf e TE LU Le EE ME dr, à 174 CEE a ME | LS ‘d’arôme et de matière sucrée, sont loin de stimuler
aussi vivement nos organes, et sont cependant fort
‘agréables. Tels sont , en Bourgogne, ceux de Baune,.
dé Nuits, de Chambertin, de Clos-Vougeot, de Chassaigne , de Pomard ; de Montrachet, de Meur-
.. sault, de la Romanée. Les vins de Champagne , ‘ex= cepté celui qui tient d’une préparation particulière la,
propriété de mousser et ses qualités enivrantes, doi= vent venir immédiatement après ces derniers, et nous" devons comprendre dans le même article les diverses. espèces de vins de Bordeaux, pourvu qu'ils soient un. peu vieux, ceux du Rhône, du Doubs et du Jura, tels: que les vins de Condrieux, de Salins, de Troischâté,s de Château-Châlons et d’Arbois. Mais, bien qu'ils
soient tous infinimént moins excitans que ceux ques
nouûs avons désignés plus haut, tous ces vins ne peu ventservir de boisson habituelle et de rafraîchissement» favorable à lasanté qu’étendus dans une certaines quantité d’eau. En général, à moins de dispositions, particulières, qui doivent être considérées comime desh indications thérapeutiques, ét qui sont presque tous jours le résultat de mauvaises habitudes, le mélanges le plus convenable pour étancher la soif sans altérer law santé consiste dans un quart ou un tiers au plus des vin pour deux ou’trois parties d’eau. : | À
La bière contient beaucoup moins d’alcohol que le“
vin, et en outre un peu de matière sucrée, de l'acides
acétique, un extrait amer et aromatique, de la fé Û cule , une matière végéto-animale assez abondantes qui précipite par la noix de Galle et paraît être du ferment, un peu de phosphate de chaux et plus ow moins d'acide carbonique, selon que cétte boisson a* été mise en bouteilles plus ou moins promptément après sa fabrication. + 543 21 0 Les proportions de l’alcohol y varient beaucoup” selon Les pays où elle est confectionnée. Dans ceux, qui sont privés de vin, comme l'Angleterre, la Flan de et la Belgique, on apporte plus de soin à sa fa= brication , ou plutôt ou se propose d’avoir une bois-
son plus excitante. La bière de ces*pays, le porter
d'Augleterre, sont très-alcoholiques ; d’une couleur foncée , enivrent facilement. Lalbière de Paris est au contraire très-légère et très-rafraîchissante.
: La bière légère étanche très-bien fa soif, et agit promptement sur les voies urinaires. Cette boisson est nourrissante, surtout quand:élle-est forte ;. comme le porter et l’aile ou ale d'Angleterre et d'Écosse à mais son usage donne quelquefois lieu à un singulier accident , surtout chez les personnes peu habituées à en prendre, et qui boivent tout-à-coup une certaine quantité de bière forte > Comme celle de Flandre ét de Belgique : une irritation très-vive se fait sentir à la vessie, au canal de l’urèthre , avec
envie et difhculté extrême d’uriner; l’irvitation de
lurèthre est souvent assez vive pour y déterminer an écoulement, etsimuler tout-à.faitla blennorrhagie. Dans la plupart des cas, ces accidens se dissipent en ringt-quatre ou quarante-huit heures, d'eux-mêmes u par le repos etles rafraîchissans. On dit qu’en pa- ‘eille circonstance les Belges recourent avec succès à ‘eau-de-vie en petite quantité. |
En somme, la bière peu forte, ou légèrement tendue d’eau, est une boisson fort salutaire, trèspropre à rafraîchir, et à facilitew la digestion.
Le cidre proprement dit se prépare avec le sue de pommes , le poiré avec celui de poires. L’un et l’au- 6 contiennent beaucoup d’eau, plus de matière surée.et plus d’alcohol que la bière, beaucoup d’acide nalique, qui ne se trouye pas dans cette dernière 0isson , et point detartre. Le poiréest plus acide , noins sucré, un peu plus alcoholique, et se conserve pendant moins que le cidre. Il faut le boire peu de €mps après sa préparation, tandis que le bon cidre € conserve deux ou trois ans, pourvu qu'il soit dans les caves dont la température soit toujours au-dessus le zéro, car il se congèle facilement, et alors il est
erdu.
Îly a les plus grandes différences entre les cidres
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sb \ © “ÉCEMENS | des différens pays: Ceux de Normandie, où on en
N: fait un usage général, sont infiniment supérieurs aux autres. Ceux du Gatinais sont aussi assez bons.
La plupart de ceux qu'on! boit à Paris, confection: nés avec des fruits secs, sont épais, douceâtres et | | d'assez mauvaise qualité. Cette boisson exposée à l'air
rit
s'altère d’une masière dangereuse, et il convient peu, pour celte raison, de la puiser à la futaillé même. Lorsque celle-ci est vidée en partie, la portion qui reste devient très-acide et cause de violentes cohiqu'és, cemblables aux coliques minérales. Cet effet est évidemment dû à l’altération suscitée par l’action de l'air, car il n’est jamais produit par ce liquide mi en bouteilles. "2.10 ". L'usage modéré de cette boisson n’a ordinairement rien de nuisible + elle désaltère bien, nourrit moins que la biere, mais détermine, chez quelques person nes , des coliques et de la diarrhée. Prise avec excès. elle cause assez promptement l'ivresse. Le poiré pro quit aussi sur quelques personnesle même agacemeti et la même mobilité que le vin blanc. DALEE Outre le mélange simple d’eau etde miel dont not ivons parlé, on prépare une solution de miel dan l'eau, à laquelle on fait subir la fermentation vi neuse. C’est cette préparation que Îles anciens nom maient hypocras. Elle contient un peu d’alcohol. Tousles vins donnent à la distillation une plus 0 moins grande quantité d’alcohol. On donne lé not d'eau-de-vie au produit de la première distill tion, Celle que fournissent plusieurs graminées çoit en Europe le nom de rack (r). Celle qu
. (4) On confond plusieurs liqueurs sous le nom de rack! celle que les habitans de J'Indostan tirent par la fermentatic
et la distillation du suc des cannes mêlé avec l'écorce aromät sue d’un arbre appelé jagra ; 2° celle.que les Anglais rapporte
à de D'HYGIÈNE. - à 171 retire des cerises, qu’on aromatise avec plusieurs semences , est connue sous le nom de kirchenwaser. La distillation de la mélasse du sucre de canne fournit le rhum ou taflia; celle du riz fermenté donne l’arack des Arabes. On obtient aussi de l’eau-de-vie de la pomme de terre, du suc du palmier, ete. “ad L'eau-de-vie est incolore, volatile, composée d’eau ét d’alcohol. Prise en fort petite quantité, et de manière à agir exclusivement” sur la membrane muqueuse de la bouche et sur les organes salivaires h elle fait souvent cesser la soif, et peut alors être quelquefois d’une très-grande utilité. Mais ce n’est pas ainsi qu'on en use généralement. Si l’introduction d'une fort petite quantité de ce liquide dans l’estomac peut. être réellement utile chez quelques per-
sounes qui se sont mises dans Je cas de ne pouvoir digérer qu’à l’aide de cette stimulation , iln’en est pas inoins vrai que son usage immodéré cause des ivresses affreuses , souvent mortelles , ou , à la longue, laruine des organes digestifs. Les hommes qui font abus des liqueurs spiritueuses (1) perdent l'appétit, digèrent mal, chercheut à trouver dansun usage de plus en plus fréquent de la liqueur qui les tue un remède à leur malaise, parce qu’en effet son ingestion est suivie d’un moment d’excitation qui les trompe, et finissent par succomber à des affections Organiques dont ils ont développé la cause et hâté les progrès.
+ Les ratafias ou infusious aromatiques et sucrées : les liqueurs de toute espèce, sont des mélanges d’eau - “de-vie avec une certaine quantité d’eau ct d’aromatés toujours plus ou moins excitans , tels que Ja va-
nille, la canelle, l’absinthe x où ayant une action
à | jé
(4) L'abus est relatif. Beaucoup de pérsonnes qui ne prennent qu’une fort petite quantité de ces liqueurs, un petit verre cha- » 4 jour par exemple, en font un grand abus, tandis que
autres en prennent sans danger bien davantage, Mais qu'on y fasse attention : il Y 4, en pareil cas, comme dans ‘beaucoup
Wantres, grand péril à user, et pas le plus léger inconyénient à s'abstenir. À ,
172 + ELEMENS |” Re particulière sur le système nerveux, comme la partie aromatique des amandes amères et des noyaux en général, Nous pensons cependant, quoiqu'on en evoie généralement, que la plupart de ces liqueurs ,
préparées à l’eau-de-vie, et non à l'esprit de vin, . sont, malgré les substances aromatiques qu’elles con- | liennent, un peu moins dangereuses que l’eau-de- * vie pure, à cause de leur mélange avec Veau etle sucre qui entrent dans Jeur composition. Nous placerons ici le punch, et nous ferons à son égard les mêmes observations : son mélange avec l’eau et le sucre le rend moins malfaisant que l’eau-de-vie pure; . | nrais on le boit ordinairement en trop grande quantité, et cette préparation, qui pourrait êtreparfois | utile à quelques personnes , fait beaucoup de malàa un grand nombre, et est une source féconde d'irri- | tations gastriques. | |