D'HY
argent se ternit, c’est une preuve que le vin a été ndamment soufré, Re... HSE
Le cidre peut être altéré par diverses matières coorantes , telles que les fleurs de coquelicot , les baies lyèble ; de sureau : sa couleur est alors foncée, ce ui le fait paraître plus fort, [addition de ces subances est, en général, sans inconvénient, Si on y iêle de l’eau-de-vie, on reconnaît cette fraude à la: aveur qu’elle communique au liquide,
JÈNE, NUS A
rgent pur, qu’on y laisse pendant douze heures 3e
La chaux ou la craie, mélées au cidre pour le ren-
re moins acide, y sont toujours en trop faible proortfon pour pouvoir être malfaisantes , et il serait ificile d’y constater leur présence. ,
\Pour y retrouver la céruse, la litharge, il faut ire évaporer six à huit kilogrammes de cidre, inciérer l’ext ‘ait et lexposer à une vive action du feu h ile combinant dans un creuset avec du carbonate ? potasse et du borax : on obtient alors le plomb us.forme métallique. | On 5e sert des mêmes procédés pour reconnaître s mêmes oxides mélangés quelquefois à la bière. 2lle de bonne qualité est transparente, et nullement )conneufe, d’une saveur aigrelette, alcoholique, Bèrement amère. Ille contient une assez grande lantité de gaz acide carbonique pour produire une € effervescence lorsqu'on ‘la débouche. Elle rou- Blégèrement le papier de tournesol; lorsqu'elle tfortement sur cette couleur , et qu’elle ne pro- UE point d’écume quand on la transvase , elle a FOUMÉ la fermentation acide, et sa saveur est désa=. ‘éable, L’oxalate d’ammoniaque, l’acétate de plomb Je nitrate de baryie doivent y déterminer des pré- Pités peu abondans. L'hydro-chlorate de platine it la troubler à peine, parce qu’elle ne renferme l'une petite quantité de sels à base de potasse. L’eau-de-vie et les liqueurs alcoholiques sont sount mélées à du poivre, du poivre long, du stra-
{il Nl | Ê }
NE A ER OR E RRRTSS SS TA à ER REP Parti 1 GS SAM © is ns a à
156 é 7. ÉLEMENS, à UN moine, de l’ivraie. On reconnaît cette fraude € faisant évaporer la liqueur. Si ‘elle est pure, sa s: veur uen à et finit par disparaître
mesure que .lalcohol se dégage. Si elle contient di
principes amers ou âcres , la saveur qui lui est con
. muniquée est d'autant plus marquée que l’évapore
si}
tion est poussée plus loin. Le laurier-cerise, qui n’e pas nuisible en très-petite quantité, se trouve que quefois abondamment dans l’eau-de-vie de grai ou de pommes de terre, pour masquer son mauve goût. Il peut alors déterminer des accidens grave: on s'assure de sa présence par l’odeur d’amand amères qu’exhalent les liquides, et par la proprié qu’ils ont de précipiter du bleu de Prusse, quelq heures après avoir été mêlés avec de la potasse N sulfate de fer et de Pacide sulfurique. L’eau-de produite par la distillation du vin diffère de ce qu’on obtient par le mélange de l’alcohol et de le en ce qu’elle rougit le papier de tournesol. à
sf à.
$ 8. — EFFETS DES ALIMENS ET DES BOISSONS SUI L'ÉCONOMIE. — ALIMENTATION: =
Lorsqu'un espace de temps plus ou moins consi rable, selon la constitution et surtout selon l’ha tude contractée par chaque imdividu , s’est écoulé!
puis le dernier repas , la faim se manifeste. C’est: bord une sensation vague de chaleur et de vide & région de l'estomac, puis un malaise qui s’acct pagne de fatigue, de faiblesse et souvent d’une " table tristesse. Cet accablement est-il le résultat besoin de tous les organes , qui, soumis à des p& continuelles par l'exercice de la vie, réclament matériaux réparateurs ? Nousne le pensons paÿ la faim s'accompagne d’un malaise général, si muscles, le cerveau, sont influencés par sés attein c’est à cause des vives sympathies de lestomaca toutes les parties de l’économie. La souffrance
< g 13 se Ÿ RL Le À en-être de cet organe s’irradient avec une prompude remarquable sur tous les autres. On peut satisre: Ja faim par l'injection de substances peu ou int alhbiles, dont la présence ne tarde pas, il est ä, à fatiguer les organes gastriques, mais seuleent parce qu’elles se refusent à leur action. Les liides peuvent aussi atténuer, même faire césser la um , et-éloigner pendant long-temps, en humecnt l'estomac et en se mêlant au sang, l’état de madiéqui ne manquerait pas d’être la suite d’une abs- 1ence prolongée, Ce: | La faim est donc déterminée par la vacuité de l’esmac. À peine le repas est-il commencé et la plus tite portion d’aliment vient-elle d’être ingérée, que iccablement et la tristésse ont déjà fait place à une nsation de-force et d’hilarité. Assurément rien n’a icore été élaboré : ce changement ne peut être dû Vau contact des matières alimentaires, qui mettent stomac à même de s'exercer sur elles... =» Fo Les phénomènes de l’animalisation commencent ès que l’aliment est dans la bouche. En même temps d'ilest mâché, divisé par les dents , ilse mêle à Ïa live, qui ne contribue pas peu à le ramollir et à fofaire subir une première modification. Arrivé ans l'estomac, il ne tarde pas à être réduit par les es qui l’y délaient, et par l’action même de cet orane , en une bouillie épaisse à laquelle on a donné nom de chyme. Après un temps plus ou moins ng, selon Ja nature, la quantité et la préparation es alimens, ou la disposition individuelle, le chyme escend de l'estomac dans le duodenum, où son méinge avec la ile (1) lui imprime un nouveau caracre et l’animalise tout-à-fait. C’est [à que se fait le
MES 42 : TOM UM ARENE LUS Ci COURSE DCS = (1) Nous ne voulons négliger aucune occasion de combattre erreurs d'autant plus funéstes qu’elles sont plus accréditées.. Les croyances populaires , propagées autrefois par les humostes et encore pleinement répandues aujourd’hui dans la s0ëté, sont certainement une de ses plaies les plus profondes, Le
FA
En ER aRCe k x RARES : # US
PM à 198 1 4 : ; "ÉCBMENS : 2) 1 chyle ; c’est à que les vaisseaux absorbans puise! dans la masse alimentaire ce liquide blanchâtre, 1 peu ‘variable dans les divers animaux, et selon. genre d'alimentation, qui, versé dans le canal th! racique, va se mêler au sang, circuler avec lui , | - cevoir son complément d'organisation ; par l’imprt sion de l'air dans les poumons, et fournir désormi les élémens de réparation de nos organes. Le reste substances ingérées, dépouillé de la plus grande pil tie de sa matière nutritive, s'écoule avec la bile da les intestins, revêtus cà et là, et de moins en moin mesure qu'ils approchent de leur fin; de bouches a sorbantes qui en expriment ce qu’ils peuvent y re contrer encore de propre à la vie. Le résidu est#
+ jeté par les sélles. Ainsi, une partie de cette ma
alimentaire , quelques héures auparavant inerte ,
“l public a proscrit la bile ; il la regarde comme un liquide m faisant : il ignore qu’elle est le véhicule principal de la dig tion, Qu'il apprécie donc toute son utilité; qu'il sache que qu'il entend par humeurs en général et ce qu’il regarde’con | nuisible à la vie n'existe pas; qu’il n’y a pas d’autres humë chez nous que les précieux liquides excitateurs et conservate! de la vie, tels que le sang, la bile, la salive, etc. Les médeë ne devraient jamais caresser les croyances déraisonnables) leurs malades, et il leur arrive journellement au moins dé pas les combattre. Un vésicatoire suppure-t-il ? c’est l’humt qui sort, à laquelle on a facilité un débouché. Il serait vrai ml temps d'admettre le public à la discussion de ses intérêts) lus chers, et de le mettre à même de se débarrasser de se Fables préjugés. Apprenons-lui donc ici, puisque l’occas - s’en présente, qu'un vésicatoire suppure tout simplement a qu’on a fait une plaie à la peau, comme toute partie accide tellement entamée suppuré pour se cicatriser *, Il saura ali que ce n’est point l'humeur de organe malade qui s’écoule, cet exuloire, mais qu’on s’est proposé en l’établissant de st stituer une irritation à une autre, d'irriter la peau pour qué poitrine, ou l'œil, ou toute autre partie souffrante, le soit moi et dé profiter, en un mot, de cette vérité constatée, que & se compense dans l’économie, et qu’un travail en plus, en qu
que lieu que ce soit, implique nécessairement ailleursu moindre activité.
* Si le vésicotoire ne se cicatrise pas, c’est qu’on s'y oppose constamm\ par des applications irritantes,
cs y Î . É
a Pa D'HYGIÈNE. Li 169 sormais vivante. Elle circule, elle se meut, bien- : elle sent la douleur, elle agit à son tour sur jes Ppsinanimés qui viennent de ja fournir. ' Ce changement des alimens en nous-mêmes est is contredit le phénomène le plus propre à modi- & organisme. Aussi les différences qui peuvént se narquer dans son accomplissement imprimentes de nombreuses variétés aux constitutions. L’efdes alimens sur l’économie est immédiat ou conutif. Le premier est l’impression produite par les »stances ingérées sur les organes digestifs, selon M quantité, leur qualité et les différentes circonnces qui peuvent accompagner leur ingestion. Le ond est l’action beaucoup plus profonde et plus rable qu’exercent, à la longue, sur les tissus en aéral , les alimens habituellement confiés à la dition. :
Nous sommes persuadés qu'un grand nombre 10mmes, peut-être la plupart, prennent une antité de nourriture beaucoup plus considérable e ne l’exige la conservation de leur santé. Une pa- Ile habitude peut produire deux résultats très-difens , l’un et l’autre fâcheux. Si le ventricule et Le odenum se débarrassent promptement de la masse mentaire trop considérable qui leur est confiée, e faible partie seulement est assimilée, le reste bavec les excrémens, les selles sont très-abondanordinairement inégales. L’individu est maigre, l'excès de fatigue imposé aux intestins y détermine fn des irritations chroniques, souvent mortelles. au contraire l'estomac et ses annexes acquièrent asd'énergie pour agir convenablementsur la grande oportion de substances qu’ils reçoivent, un pareil veloppement ne peut se faire qu'aux dépens des tres organes ; la force musculaire en est affaiblie . vigueur cérébrale en souffre. L’ingestion des alins est suivie du besoin du sommeil , toutes les for- | étant nécessairement appelées sur l’organe en vail. Les moyens de réparation étant supérieurs
; mn a & à d 199 * à c | aux pertes, l'emboupoint devient excessif, imprime
n Pa É na
de la gêne et de la lenteur aux mouvemens (1), et
des espaces de temps considérables : les fonction
sommeil analogue à celui de quelques animaux en: gourdis pendant tout l'hiver. Le repos et le soin d’hu mecter l'estomac peuvent mettre dans le cas de se sou. mettre fort long-temps à l’abstinence des solides Cette connaissance acquise est d'un grand secoüh dans les maladies, et fournit leur principal moyÿet de guérison. Non seulement alors on soustrait àäk artie malade la portion d'irritation qu’elle rece Ç
de l'excitation gastrique ; mais le sang, étant privé di matériaux réparateurs que lui fournit habituellemei le chyle, en puise dans le tissu même des organes et débarrasse ainsi d'autant celui qui souffre et qwp; prime un excès de vie. Les effets de l’abstineñei forcée sans aucune précaution pour en atténuer Je effets sont affreux : ilne faut qüe lire, pour les con naître , les histoires de famines, de siéges ,etc.} elle exerce, lorsqu'elle estpeu durable ou incomp uneinfluence remarquablesur les facultés cérébrales
7 PALIER EN s EL EN qi tr = à
(4) Un embonpoint considérable est une condition très-dé vorable dans l’état de maladie. L’absorption étant peu active les inflammations ne peuvent être énergiquement combattués. D diète a peu de prise, la graisse accumulée dans le tissu cellu laire suppléant aux alimens pendant le moment le plus précieu
et souvent le setl propre à assurer la guérison. Me À
de
D'HYGIÈNE. OL n même temps qu’elle épuise les autres parties de économie , elle exalte les forces de l'organe producur de a pensée, et jamais il-n’a plus de vigueur , mais l’imagination n’est plus vive, qu'après un assez ng état de vacuité de l’estomac. Nous ne conseilus cependant à personne d’user d’un pareil moyen e perfectionnement de l'intelligence, et d’rmiter les iacérations déraisonnables, les jenes forcés et Les bstinences extatiques des bramines, des fakirs et es anciens anachorètes. L'excès et la privation sont lâmables. Il fout dans la santé , et pour sa conservaou, que nos fonctions soient dans un rapport aussi arfait que possible ; que tout ce qui se perd par nos xercices soit remplacé ; que les alimens soient conehablement élaborés par l'estomac, le ducdenum tles autres intestins ; que les absorbans enlèvent au hyme la plus grande portion de ses principes nutri- HS, et:que nos tissus se les approprient. Si lindividu ait des. pertes nombreuses , les répare promptément ar une bonne digéstion, rend peu d’excréinens,, Jors ses organes se décomposent et se réparent avec né grande facilité. Une pareille rapidité des mou- ‘emens orgaviques fournit seule la preuve d’une nurition active. ET RER
Les alimens résistent à l’action gastrique en raison le leur densité ou de quelques qualités spéciales qui eur sont propres où communiquées. Il ne‘faut pas xoire que les chairs des animaux, parce qu’elles ont >eaucoup: plus d'analogie avec les nôtres que les maières végétales, soient d’une assimilation plus facile, zar les principes déjà existans dans les premières sont loin de passer de ‘toutes pièces dans la composition de nos tissus. Elles sont plus riches ,ilest vrai, en. matériaux réparateurs, mais exigent beaucoup plus de force dela part des organes digestifs. [AN
… Tous les alimens devant être réduits, avant lassimilation , en une pâte homogène , ceux qui,. par leur nature, évitent à l'estomac une partie de ce trayail, sont les plus faciles à digérer. Tels sont la
192. . ÉLÉMENS es plupart des fruits, les substances aqueuses, | de légumes cuits, les fécules : ces derniers alimens ont vraiment subi par leur cuisson un COnMeRGES ment de digestion, et demandent peu dé labeur à! l'estomac. Viennent après eux, mais déjà avec de! grandes différences , ceux qui, moins faciles à ré duire en bouillie, ou ne se préparant pas sous cette
forme ; sont cependant d’une texture molle et fort peu résistante. Alors la mastication fait presque 4 que la cuisson avait déjà effectué pour les autres. SÈ elle est exactement faite, il reste dans le bol aliment: taire avalé peu de parties qui conservent leur forme tellés sont les chairs de quelques poissons, celles de jeunes volailles bien tendres et bien cuites, D’aus tres substances alimentaires ont un tissu presqu aussi tendre, et facile à diviser , le lapin , par exem ple, le veau. Enfin les matières animales colorées dont la fibre est résistante et demande une long cuisson, exigent pour leur digestion le développ ment de toute Pénergie du ventricule, et y détermi nent une chaleur considérable, Il est bien clair q ce travail sera d’autant plus long que la cuissot aura moins altéré les propriétés excitantes de
viandes. Celles qui sont encore saignantes, comm on le dit, ne sontchymifiées qu'avec peine et à grands! frais. FEAT | Lui 1
Mais, outre les caractères généraux des substance
alimentaires , il en est de particuliers qui mettent de grandes différences entre celles de la même es pèce. Certains fruits ou légumes , par exemple ; qu que äqueux, sont d’une digestion pénible, au moit pour quelques personnes, à cause de la présen d'un principe aromatique, ou âcre, ou amer. Il des estomacs qui sont incommodés par le melon, les navets , les choux, etc. Certaines productions gétales sont autant et quelquefois plus rebelle les matières animales les plus denses : le champign et la truffe en fournissent des exemples. H est aussi des poissons qui doivent être mis , pour les conditions
D'HYGIÈNE. hs Co ‘de digestibilité, sur la même ligne que les chairs les: plus excitantes. | 164; CRANSRRE
. Le mode de préparation contribue, ainsi quenous Pavons déjà dit, à rendre faciles ou difficiles les mémes substances. L’abondance des assaisonnemens et des aromates de différens genres excite vivement les voies gastro-intestinales, et les met quelquefois dans un véritable état morbide. Nul doute qu’on ne fasse réellement abus de ces substances dans la préparation des mets. Il y aurait de l’exagération à faire nettement cette question : Ne pourrait-on se passer d’assaisonnemens ? Nous avons voulu en tenter l'expérience : notre estomac a parfaitement digéré, sans que notre palais ait préalablement trouvé désagréables les mets qui semblent communément exiger le plus d’être assaisonnés. Nous sommes loin toutefois, ainsi que nous avons déjà dit à Varticle des condimens, de vouloir les proscrire, et nous pensons au contraire qu’ils peuvent-réellement être utiles, au moins dans un grand nombre de cas. l'e n'avons voulu qu’indiquemaux personnes qui Ont l'estomac fort irritable qu’elles peuvent quelquefois se troùver bien de renoncer, dans la préparation de leurs mets, à l’emploi de toute espèce de substance propre à en exalter les propriétés excitantes. |
Il est facile de conclure de tout ce qui précède qu'on peut reconnaître différentes espèces d’alimenlations plus ou moins convenables à chaque consti-
lution (1); mais comme chacune d’elles ne peut guère
We Le 1
Wie: : ë | Î
à (4) M. Rostan, dont le Cours d'hygiène nous a été d'autant plus utile qu’il est le seul ouvrage de ce genre dont/les principes soient en rapport avec l’état actuel de la science; reconnaît septespèces d’alimentation , savoir : 1° l'alimentation rafrafchissante, produite principalement par les fruits, et fort utile pour remplir certaines indications ; 2° l’alimentation /relâchante et peu réparatrice, déterminée par les substances mucilagineuses où grasses; 3° l'alimentation produite par les substances gélatineuses, ayant beaucoup d’analogie avec la précédente, mais plus réparatrice ; 4° l’alimentation tonique et médiotrement répara-
NS u Q
fa LAS ÉLÉMENS. nn | être exclusivement employée que pour remplir des | indications morbides, nous ne devons pas nous occu- | per. ici. de leur examen. Nous ne pouvons toutefois « nous .dispeñser de jeter un coup d'œil sur quelques | généralités importantes. ë L RUE . Les principes alibiles, quelle que soit leur pature, | intime, sont en plus ou moins grande proportion dans | les différentes substances alimentaires. En général ; | plusils sont étendus d’eau, moins ils sont excitanss\ Nous trouverons ici deux termes de comparaison dans | les végétaux et les viandes. Æ| L'usage exclusif des substantes végétales ou ani=| males imprime à la constitution, à la coloration de. la peau, aux forces musculaires, aux organes repro= ducteurs , aux penchans, à l'énergie cérébrale, desi caractères particuliers et dignes de la plus grande atal tention. [/habitude extérieure et le naturel de l’hom=| me qui ne vit que de riz, et de celui qui se nourrit de chair presque crue, offrent les plus grandes différen= | ces. On a cependantbeaucoup exagéré cette influence | lorsqu'on l’a considée , dans l’histoire des peuples comme cause d’asservissement et de domination. Le, régime végétal est peu favorable au développement de la vigueur musculaire; mais ilest loin de contras) rier l'action de la pensée, et voilà la principale force | de l'homme. Une nation de pygmées à gros cervea
trice, fournie par certains végétaux qui contiennent un prins cipe amér ou àcre, où qui acquièrent par la fermentation des!
opriétés excitantes, tels que le sauer-kraut ou choucrouteÿ bo l'alimentation moyenne, c’est-à-dire plus ou moins réparas trice, mais aussi peu tonique que peu délayante , principale af | due à l'usage des fécules, de lalbumine; 6° l'alimentation très, réparatrice ét tonique, obtenue par l'usage des viandes , et prit cipaléement celles de bœuf, de mouton, de chevreuil, et; 7° enfin une autre espèce, produite par les- substances qui pa laissent ‘exercer une action spéciale sur un système MAS
rRostan, 77üité élémentaire d'hygiène, tom. 1°", pag: A 5e ‘ant aux personnes qui désireraient à cet égard de pl
| détails le soin de consulter l’ouvrage indiqué. x |
suivantes.) Nous ne faisons qu’indiquer ici cette division, 18 us: amples J a
a J Den D'ANGIENS LION servirait aisément un peuple de géans à petite tête. L'homme bien portant doit faire usage de éubstan. :s végétales et animales. Il trouve de cette manière s principes les plus réparateurs convenablement élangés avec des corps propres à atténuer leurs proiétés excitantes. Dans les climats chauds et chez les rsonnes faibles ou dont l’estomac est fort irritable, régime végétal a de grands avantages. L’habitude 5 matières animales convient, au contraire > Mieux ins les pays froids ou aux hommes qui exercent aucoup leurs muscles, qui se livrent à la marche, la chasse, etc. L'usage exclusif dés végétaux est ès-propre à éteindre l’ardeur des passions ; au atraire, celui de la chair des animaux, des boisns. fermentées et des excitans en général, augmente tonicité des tissus, rend les passions plus impéeuses, dispose à l'amour, à la colère. Les animaux rnassiers sont plus forts et plus féroces que les hervores. : | Plus un organe est exercé, pourvu qu'il ne le soit s jusqu’à une grande fatigue, plus il acquiert de veloppement. La faiblesse musculaire des gens sé-
é diminution notable. L’estomac et le cerveau sont
1x grands organes qui ne péuvent être vivement
upés en même temps. L'action forte de
ux a besoin de toutes les ressources de t’é@
us les campagnes où lintellig
ins exercée, moins constamment active, on voit l'équens exemples d’un développement extrême
facultés digestives. La , les excès de table sont peu
agereux : la compensation s'établit aux dépens du
Veau. Mais dans nos grandes villes, où les rela-
7 plus fréquentes, les inquiétudes plusnombreuses
| | à | et plus vives, les intérêts plus graves et plus difficiles,
tiennent ce dernier organe constamment en arrêt , le moindre excès développe un état morbide. La sobriété ÿ est une condition nécessaire de conservation. Mai! quoique ses avantages y soient mieux sentis de no! jours qu'autrefois, ils n’y sont pas encore -suffisam- . ment appréciés, et l’on y trouve de nombreux exem ples d’excès de table qui ne manquent pas de porte à la longue leurs tristes fruits. Déjà une réforme señ sible s’est opérée dans une grande portion de la so. ciété. Espérons que les conseils qu’elle doit donner! l’autre seront entendus : les idées saines et entrai vantes publiées, depuis quelques années surtout ; su le régime alimentaire, doivent leur assurer un grande puissance. | 4 Une partie des réflexions que nous venons de fait eut s'appliquer aux boissons. Parmi les liquides
il en est qui calment simplement la soif et faciliter la digestion des alimens, en aidant l’estomac à # mollir et à diviser leur tissu. Il en est d’autres qui doués d’une saveur plus ou moins agréable , excit à différens degrés directement l'estomac, sympat quement le cerveau, et produisent dans toute l’é nomie des effets très-remarquables. Lx:
L'eau introduite dans l'estomac est absorbée pari veines mésaraïques, et ne tarde pas à se méler, sang, qu’elle délaie et dont elle augmente le volum On à demandé si elleétait nutritive, et cette ques \ “est encore indécise. Nul doute qu’elle ne soit un ment notable de l’accroissement des végétaux; cenep un motif rigoureux pour lui reconnäi
les mêmes propriétés par rapport à nous, et en Si posant qu’elle en soit douée, ce n’est qu’à un dé très-faible. | en 1
Nous avons dit qu’elle est incontestablement” meilleure boisson, la seule indispensable, Nous fero à l'égard des autres la même réflexion que toucha les assaisonnemens, c’est-à-dire que nous nous €1 presserons de reconnaître leurs qualités agréables
«+ AHPRERT
D'HYGIÈNE. 19% eurs propriétés utiles dans un grand nombre de cas: L'eau unie à un principe acide étanche mieux la oif que lorsqu'elle est pure. Les soldats romains poraient en campagne unc fiole de vinaigre qu'ils méiient à l’eau. La limonade, l’orangeade, l’eau de. roseilles, etc. , sont des préparations rafraîchissantes ussi utiles qu'agréables, pourvuqu’elles soient faiblenent acidulées. REA - Nous avons parlé des avantages et des inconvéniens e quelques préparationsaromatiques, telles quelethé tle café. Ces liquides, commie tous ceux qui sont timulans, conviennent mieux dans les pays froids et lumides que dans ceux qui sont chauds et secs. Leur bus éloigne le sommeil , exalte la sensibilité du cer- ‘eau , y appelle le sang et dispose aux congestions de ét organe. Toutes les personnes irritables, faiblenent organisées, celles quiexercent beaucoupleur tête &iqui y éprouvent fréqueminent de la chaleur, deraient s’en abstenir absolument.
Les boissons alcoholiques prises en ceftaine At ité agissent d’une manière toute spécialé sur l’écoiomie. Maïs leurs proportions variables d’alcohol tablissent entre elles de grandes différences. Sinair distingue les vins selon qu’ils sont 1° acides, doux et sucrés, 5° légers, 4° âpres et astringens. es premiers, mêlés à beaucoup d’eau, étanchent bien a soif. Ceux qui sont doux et sucrés sont d’une digesion peu facile et fort excitans. Ceux qu'on regarde ‘omme légers, tant à cause de leur couleur qu’à fause de leur saveur agréable, sont assez alcoholijues, mais fort peu nourrissans. Enfin ceux qui sont ipres et astringens exercent une action fàâcheuse sur “estomac et sur les intestins. Mais toutes ces propriétés malfaisantes peuvent, ainsique nous l’avons déjà dit, être corrigées par l’eau. Le mélange d’une petite quantité de vin avec une grande proportion de ce liquide est un breuvage agréable, non malfaisant et rés-propresà calmer la soif; le vin pur est loin de remplir les mêmes conditions, etl’habitude de le boire
198 | ÉLÉMENS 110 ainsi n’a rien de convenable à la santé, À peine est-il | introduit dans l’estomac qu'il stimule ses parois. On! en est averti par un sentiment de chaleur qui n’est! pas sans agrément. Si la quantité du liquide bu est
assez considérable, ou le vin très-alcoholique, où l'individu très-impressionnable, ce sentiment de cha leur s'accompagne de sécheresse à la bouche, d’ars.
deur à la peau, d’une pesanteur générale. Bient + lés mâchoiress’engourdissent, la langue s'embarrasse, l’élocution est péniblé, on éprouve le besoin du soi 4 meil. Si l’on ne s'arrête, l'hilarité, la loquacité, u joie bruyante, l'expression des passions les plus ten dres, ne tardent pas à constituer le premien degré de l'ivresse. Dans le second degré un véritable délire# aussi variable que l’est celui de la maladie, se man feste par la joie la plus vive ou par de la colère, par dl la tristesse, un rire immodéré, ou par une sombr@ fureur. Lorsque l'ivresse est arrivée à ce degré ét souvent long-teimps avant, l'estomac fatigué rejette le liquide excitant qui cause tous ces désordres, et cebti agitation et cette ggue qui viennent de consum les forces de plusieurs jours sont suivies d’un lor épulsementet d’un état tout-à-fait maladif. L’a des liqueurs fermentées est beaucoup plus prompie l'estomac est vide que s’il contient déjà des alime ou des liquides non excitans. Leur usage est ak très-dangereux, et c’est une mauvaise habitude que celle d’en prendre à jeün , même la plus pet quantité. | EUR Si les effets immédiats de livresse ne présentenh qu’un hideux tableau, ses résultats éloignés nv rien que de déplorable. L’apoplexie, les malad | organiques du cœur ou de l'estomac, l’aliénation, sol souvent les suites de livrognerie (1). Lorsque.
(£) « M. Muret, ayant eu la curiosité d'examiner dans les gistres mortuaires de la Suisse combien de HOT PONS imputées à l’ivrognerie, en trouva le nombre si grand Se? timait qu’elle tue plus de monde que toutes les maladies: Il à
| D'HYGIÈNE. 190 nos organes ont été altérés dans leur énsemble par de Mongs excès, ils sont souvent également aptes à ma- Mifester leur malaise. Il peut se faire alors que ce ne “soit pas celui qui a souffert le premier qui devienne le plus malade. NERO PERTE EN 8 Elus les liqueurs fermentées sont alcoholiques , et plus elles sont malfaisantes. L’ivresse déterminée par Peau-de-vie est souvent affreuse, et quelquefois immédiatement suivie de la mort. ARE Est-il nécessaire de combattre ici cette croyance erronée, qu'un pareil excès peut être parfois utile. De semblables absurdités sont d'autant plus difficiles
à déraciner, que chacun est plus disposé à leur trouver.
une origine respectable. Un nommé Jean de Milan donna, vers la fin du 19e siècle, au nom de l’école de’ Salerne, différens préceptes déraisonnables que
les gens du monde attribuent journellement au père |
de la médecine, ou au célèbre médecin de Leyde. Ontrouve dans ce recueil grossier les conseils diététiquesles plus contraires à la santé. Tâchons de terminer ce chapitre par quelques règles plus salutaires. - Il est impossible , au milieu de nos occupations, de m'avoir point d'heures déterminées pour nos repas, Celles que l'usage leur consacre aujourd’hui dans notre pays nous paraissent convenables. Deux repas “suffisent ordinairement. Le premier, dans la matinée, quelques heures après le lever; le second, ordi- Muairement plus copieux, lorsque l'esprit est libre et . les occupations du jour terminées. À la campagne, où Ja dissipation de forces est plus grande , on est dans Vusage, et on a raison, de faire trois et même quatre
ajouter que les registres mortuaires de la Suisse sont beaucoup mieux/tenus que les nôtres. Ici un médecin qui n’a pas vu le malade atteste qu’il est mort de telle affection, ce qui n’est
presque jamais vrai; en Suisse, c’est le médecin qui a soigné le
malade, qui donne lui-même les renseignemens. Ainsi la réflexion
de M. Muret acquiert beaucoup de poids. Et des gens ont 056
“faire l'éloge de ce vice! » ( Rostan, Cours d'hygiène, tome 4° pag. 550.) | |
200 ÉLÉMEN S
repas, , mais tous plus légers. Celui du soir, connu sous le nom de souper , ne vaut rien. Le commencement de la digestion se fait mal pendant le som= meil. L’habitude d’un seul est encore plus nuisible. | L’estomac reste trop de temps dans l’état de vacuité, | et agit ensuite avec peine sur une masse alimentaire. trop considérable. i Une mastication exacte est une des premières con-. ditions d’une bonne digestion. Il faut éviter de mau-. ger au moment d’une grande agitation. La tranquils lité du cerveau et des autres organes est nécessaire à. l’action gastrique. La satisfaction et la gaieté la faci… ditent : les repas de société se digèrent bien plus aisé-" ment que ceux de la solitude. | n À La quantité d’alimens est relative à chaque personne, Presquetous les hommes mangent et boivent trop; un grand nombre de maladies sont la suite de cet excès (1). ‘x Lorsqu'on a fait un excès de table , il est prudent. d'observer l’abstinence pendant un ou deux jours. | Il convient de boire quand on a soif ; mais à moins.
({) « D’après Chcyne, l’homme bien portant a besoin par. jour de huit onces de viande, douze de pain ou de quelque autre nourriture végétale, et seize de liqueur fermentée. Mais Cornaro se contentait de douze onces de nourriture solide et -quatorze de vin, et l’on pourrait vivre avec beaucoup moins. Louis Cornaro était un noble vénitien qui, après avoir vécu jusqu’à l’âge de 40 ans sans prendre soin de sa santé, se trou vant alors accablé d’infirmités, prit la résolution de réformer entièrement son régime, et vécut dès lors avec la plus grande sobriété, ce qui lui réussit si bien qu’il recouvra complétement. toutes ses facultés et devint plus que centenaire. Il mourut sans“ agonie à Padoue , Le 26 avril 1566. Sa femme, qui était à peu près du même âge que lui et qui avait dû suivre le même ré gime, mourut de la même manière, peu de temps après. Cor“ naro a publié quatre ouvrages sur la tempérance. Il avait 83 ans lorsqu'il fit paraître le premier, et 95 quand il publia le der nier, qui est une lettre adressée à Barbaro, patriarche d’Aqui= iée, dans laquelle il décrit avec beaucoup de chaleur, de senti ment et de naïveté, le bonheur dont il jouissait encore à cet âge. » ( Rostan, ouvrage cité, et Sinclair, traduction d’Odier.)
D'HYGIÈNE. 201 d'exercice immodéré, de chaleurs considérables, cette sensation ne se manifeste que pendant les repas. … Il faut que celui qui se porte bien, s’il veut assurer Ja conservation de sa santé ,-suive un régime régulier ; qu’il s’écarte le moins possible des habitudes qui ont influencé sa constitution depuis son enfance; qu’il ne coùfie d’alimens à son estomac que lorsqu'il éprouve le sentiment d’une faim bien réelle, et qu’il s'arrête dans l’exercice de cet acte dès que son appétit ne se fait plus ressentir ; que ses repas soient légers, ses mets simples , et qu’il évite de mettre son cerveau en
action immédiatement après l’ingestion des alimens.
En se conformant à un pareil plan de conduite, sil a reçu de la nature une bonne constitution , il en goùtera les bienfaits dans toute leur intégrité, et fera heureusementle voyage de la vie, sur le cours duquel Pintempérante déchaîne communément tant d’orages. Mais éi, dédaignant, contre toute raison, de s’astreindre à des règles qui lui semblent incommodes et gênantes, il fait un dieu de son ventre , sil irrite par des excès continuels ses organes réparateurs , s’il fait succéder par l’art des assaisonnemens les illusions d’une faim mensongère à son appétit satisfait, il ébranle à chaque instant les ressorts de la constitution la plus vigoureuse , il épuise insensiblement leur énergie, les brise, et descend prématurément dans
“"d'empressement.
“{e CHAPIERE :1V. °° 714
EXCRÉTIONS. — ( EXCREFA OU EXCERNENDA. )
$ 127. DÉJECTIONS, URINE, TRANSPIRATION, PERSPIRA- TION PULMONAIRE , LARMES, SALIVE, ETC.
. Nous comprenons sous le nom d’excrétions toutes
la tombe, vers laquelle il s’est acheminé avec tant
Le
ES
à 0 21 ER dau ÉLÉMENS les pertes qui sont le résultat de nos mouvemens or ganiques. Cette dénomination générale est complexe et se rattache à l’action de plusieurs tissus et appa: reils fort différens les uns des autres, tels que les in: testins , la peau, les reins, etc. dE 2 - Les fluides excrétés se composent du résidu des alt mens et de la portion de nos tissus qui très-probable ment se détache sans cesse de nous-mêmes pour fair place à de nouvelles molécules organiques. L'épura tion des alimens subit divers degrés avant d'arriver: son complément. Avant leur introduction dans bouche , ja vue, le toucher, nous aident à leur ôte ce qu’ils jugent ne pas convenir à l’alimentation: comme les os, les enveloppes dures dés fruits, ete Dans ia mastication , la langue et les dents exécuten un second triage par la séparation üe tous les petit corps résistans , tels que noyaux, pépins etc., qu peuvent être mêlés au bol alimentaire. Une troisiènt épuration, la principale, se fait dans l'estomac et L
” duodenum , où la masse alimentaire est séparée et deux , le chyle et les matières fécales. Mais le chyl conserve encore avec -lui dans le sang beaucou de parties impropres à la nutrition, dont les autre excrétions ne tardent pas à faire justice. Ainsi, le urines, la matière de la transpiration , lPexhalatio intestinale etc. , entraînent, par une quatrième épu ration , tout'ce qui ne peut convenir à Ja réparatioï des organes, et probablement en même temps’, ains que nous l'avons indiqué plus haut, les portions de ces mêmes organes qui viennent d’être renouvelées excrétion diffère de la sécrétion : cette dernièr
est l'acte de formation , tandis que la première sl l'acte d'expulsion pour ceux de nos produits qui son destinés à être promptement rejetés. Mais ces dem phénomènes se touchant quelquefois si immédiatement, qu'ils semblent se confondre , il est tin possible d'examiner l’un sans donner quelque alténtionmé .Vautre. PET f RUN RAS ME Trois sortes d'organes président à l’accompisse-
D'HYGIÈNE. | n : 1655 ment des sécrétions : les appareïls-exhalans , les fol- ‘Jicules et les glandes. Les matières excrémentitielles - sont versées par les organes qui les produisent sur les surfaces externes du corps, c’est-à-dire sur la peau ‘ou sur les membranes muqueuses (1), sorte de peau
. intérieure qui communique avec la première par des
ouvertures naturelles. Elles sont donc dedeuxsortes, celles qui ont lieu par les membranes muqueuses, et : celles qui se font par la peau. Parmi ces matières excrémentitielles, les unes sont évacuées en mêmetemps qu’elles sont formées, les autres sont déposées dans des réservoirs d’où elles s’écoulent par intervalles. Nous allons d’abord jeter successivement un coup d’œil sur chacune d’elles , après quoi nous examineons les influences réciproques qu’elles exercent les unes sur les autres. | | Les déjections alvines, excrémens, matières fécales
ou fèces, se composent 1° en grande partie du résidu
* de la digestion ; 2° d’une certaine quantité de bile,
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dont la présence excite l’action intestinale; 3° de fluides exhalés par les intestins pour favoriser le glissement des matières dans leur cavité. Ce mélange, après s'être laissé enlever dans son trajet tout ce que les vaisseaux absorbans ont pu rencontrer encore en lui de nutritif, se rassemble dans le gros intestin , qui s’en débarrasse de temps en temps par la défécation.
* Ce dernier acte est soumis jusqu’à un certain point à
* la volonté , qui en règle le moment. | Cetie excrétion correspond tout-à-fait à l’ingestion, à la digestion des alimens, et en suit toutes les
Ed
‘conditions. Elle est, dans l’état de santé et à moins
| - d'anomalies, d'autant plus fréquente et plus considé-
rable que les repas ont été plus rapprochés et plus copieux. Son produit conserve même souvent une
… (D s membranes muqueuses tapissent toutes les cavités ii .ont une issue directe sur la surface extérieure du corps, telles que la longue cavité digestive, celle. des, voies urinaires, du nez, etc. LS ; RE): din
204: ÉLÉMENS | partie des caractères physiques des matières alimen- , taires : il reçoit des unes une coloration verte, .des autres une teinte rouge, etc. Il ne faut pas croire cependant que cette excrétion soit suspendue par l’abstinence : elle n’est que diminuée. La bile continues alors à couler dans l'intestin, et l’exhalation de la” membrane muqueuse qui le tapisse devient même! plus considérable. Des diarrhées très-abondantes ont lieu , et persistent sans aucune ingestion d’alimens (1).
: Certaines substancés produisent une grande quantités
d’excrémens, soit qu’elles ne contiennent qu’une faible proportion de principes ‘alibiles, soit qu’elles augmentent, par une action particulière, l’exhala-w tion intestinale. | re L’urine correspond aussi à la fonction de la digestion. Elle est à peu près, pour les liquides, ce que» les excrémens proprement dits sont pour les alimens w solides. Elle émane du sang artériel , et est formée par « un appareil glandulaire, les reins, qui élaborent le » sang que leur apporte l’artère rénale et en secrètent. un fluide de couleur citrine d’une composition chi- ”
-mique fort complexe. Ce sang artériel arrivant con- \
tinuellement au rein, la sécrétion de l’urine se faitsans interruption ; deux canaux nommés uretères la M déposent d’une manière continue dans la vessie, Lors- | que ce réservoir en contient une certaine quantité, il & devient le siége d’un sentiment qui annonce lebesoin & de s’en débarrasser. L’acte de l'expulsion de l’urine w est, comme celui de la défécation, soumis jusqu’à un certain point à la volonté, qui peut en avancer ou en retarder l'exercice, et même le suspendreune foisqu’il «
est commencé. 1 Quelques boissons exercent une action spéciale sur w
(4) La plupart des gens sont, à cet égard, dans une erreur + complète : aussi ne répondent-ils jamais directement si on les interroge sur la fréquence de leurs selles. Leur première … réponse est celle-ci : Je ne mange point, dominés qu'ils sont
par cette idée qu’il n’y à pas de défécation sans alimens. ra
D'HYGIÈNE. : 205 les organes urinaires. Ce sont en général celles qui sont simplement aqueuses , surtout celles qui sont légèrement acides. La promptitude avec laquelle le besoin d'uriner survient après l'introduction dans l’estomac d’une certaine quantité de liquide, de vin blanc principalement, a été depuis long-temps l’objet de l’attention des physiologistes, ce qui les a engagés à distinguer deux sortes d'urine, celle de la boisson, claire et presque purement aqueuse, qu’on rend fort peu-de temps après avoir bu, et celle de la nutrition', beaucoup plus animalisée , dont l’émission se fait de temps en temps après un séjour plus ou moins long dans la vessie. On s’est demandé et on n’a pas encore pu décider si ces deux sortes d’urines sont le produit de la même élaboration. AS
Plusieurs substances impriment à ce liquide des caractères particuliers : tout le monde sait que les émanations de térébenthine lui communiquent une odeur de violette, et l'usage des asperges une odeur extrêmement désagréable.
La transpiration insensible ou perspiration cutanée a été distinguée de la sueur. Celle-ci ne paraît cependant différer de la première que par son abondance, et si les résultats de leur analyse n’ont pas été identiques, c’est que l’une et l’autre n’ont pas été recueillies par les mêmes procédés. La première est con- . imuelle, la seconde est un phénomène accidentel. Bette exhalation a lieu à la surface de la peau. Cette aste membrane est très-riche en vaisseaux capilaires, dont les extrémités exhalantes continues aux 1ombreuses ouvertures de l’épiderme l’humectent ans cesse d’une sérosité albumineuse à l’état de yaeur. Cette excrétion est la plus considérable de toutes; elle est d’une nature particulière et d’une 1bondance remarquable dans certaines parties du :orps. Éllese fait sans interruption, mais devient beauoup plus active en certains momens, comme après e repas. Les boissons chaudes, les frictions à la peau, es bains , la favorisent. ane
S66 0 ÉLÉMENS ii Nous devons placer ici l'humeur sébacée, qu’on. a considérée récemment comme un résidu dela tran- | spiration vaporisée. Cette matière grasse el onctueuse est déposée fort abondamment aux lieux qui sont ex-" ‘posés à de fréquens frottemens, comme dans lés ar. ticulations et dans les plis, ou au voisinage des che veux et des poils. : D Or “#6 La membrane muqueuse qui revêt les voies respi= ratoires exhale à chaque expiration une vapeur abon# dante à laquelle on a donné le nom de perspirati pulmonaire. Cette vapeur s’unit, dans l'expiration, ‘la portion d’air inspiré qui n’a pas été employée l’oxigénation dusang, ne paraît plus faire qu'un av. elle, et-est rejetée avec ce résidu. sa % L’excrétion des surfaces muqueuses avait toujour été distinguée de leur exhalation. On vient récems ment deles regarder comme la fnême fonction, pois tée seulement à un degré supérieur d'activité. Ai la transpiration pulmonaire qui s'échappe sous for de vapeur ne serait que la partie la plus fluide mucosités laryngiennes, trachéales et pulmonaire il en serait de même de lexhalation intestinale des produits plus abondans de cette surface qui mêlent aux matières fécales. Ces mucosités sont d’être identiques sur les diverses membranes m queuses : il y a beaucoup de différence entre le:muc nasal versé sur lamembrane olfactive, luiconserval
te
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dité qui lui sont nécessaires pour qu’elle exerc ‘rat, dont elle est le sié
‘enfin celui de Te solide, destinée à entretenir l'intégrité du cond auditif externe. M |
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D'HYGIÈNE. 207 * Les larmes fournies par la glande lacrymale, et versées sur toute la surface antérieure de l’œil pour äbsterger cet organé, maintenir sa lucidité et faciliter les mouvemens des paupières sur lui, ne sont r'ejetées directement au-dehors qu’accidentellement, par l’effét d’impressions plus ou moins fortes. Dans l’état ordinaire, leur excédant est dirigé dans le nez par les voies lacrymales , et mêlé au mucus de cette cavité. Dans le pleurer, très-fréquent dans l'enfance et chez la plupart des femmes, fort rarechez l’homme adulte, leur sécrétion étant beaucoup plus abondante queleur absorption par les points lacrymaux, elles coulent en partie sur le visage. " La salive est à peu près dans le même Cas. Ce liquide albumineux, fourni par les glandes salivaires et versé dans la bouche pour y entretenir une humidité favorable à l’action des organes du goût, pour faciliter la mastication et la dissolution des alimens, n’est que fortrarement rejetée directement au-dehors, et le plussouvent par l'effet d’une mauvaise habitude contractée. | re Enfin, nous devons tout au plus nommerici le sue pancréatique et la bile, puisque ni l’un ni l’autre ne sont rejetés en nature dans l’état de santé. Ces deux liquides prennent la plus grande part à la chylification des alimens; une grande partie du dernier s’écoule, ainsi que nous l'avons dit, avec le résidu de la digestion. 5 » Toutes les excrétions que nous venons d’énumérer Sont très-variables dans leurs proportions par rapport à l’âge, au sexe, aux dispositions individuelles ou aux modifications particulières. Elles sont en “sénéral fort abondantes chez les enfans. À cet âge ‘1 mouvement de composition et de décomposition est très-actif; la circulation et la respiration Sont rapides, les digestions promptes, la peau perméable et plus souple qu'aux autres époques de Ja vie. Elles sont rares, au contraire, dans Ja vieillesse, où la nutrition est affaiblie comme toutes les
autres fonctions. Elles ont moins d’activité chez la | femme que chez l’homme, à cause des différences de | capacité digestive, de vigueur, de stature, d’exer= C1CE. dE MUR OU . Mais c’est surtout dans leur examen particulier et | dans leurs rapports entre ellés.qu’elles offrent les phé- | nomènes les plus dignes d’attention. Solidaires les | unes des autres, elles se modifient réciproquement ,. se compensent et se remplacent. L'action de chacune, | d’elles , souvent troublée par l'impression de tous les” modificateurs qui nous entourent, est suppléée par une autre. C’est ainsi que peut se maintenir la vie aus milieu de toutes les causes de destructfon qui la me=? nacents pourvu toutefois que les atteintes portées às l'organe agissant ne soient ni trop brusques n1 trop" ‘violentes. Ces alternatives et ces échanges d'activités dans l'organisme offrent à la santé ses plus puissans moyens de conservation; leur appréciation me
connue doit assurer unenouvelle certitude à la science
qui guérit les maladies. | < 10 Toutes ces excrétions sont loin d’être également, liées entre elles: il en est dont les rapports sont nuls ou faibles; il en est au contraire qui syripathiscnil étroitement les unes avec lesautres, et n’agissent que tour à tour. On trouve à cet égard deux termes gé-. néraux de comparaison entre les membranes mu queuses et la peau. | "1 Les membranes muqueuses semblent limiter l’animal en dedans comme la peau le limite en dehorsÿs
elles paraissent constituer ne peau interne qui cons prend, entre elle et la peau externe, toutes les autres.
parties du corps. Il y a une analogie réelle de text et de fonction entre ces deux membranes , et tandis, que l’une est le siége d’une exhalation aériforme. iommée perspiration cutanée, l’autre fournit cons, stamment une vapeur analogue. L’abondance de ces, deux exhalations est rarement simultanée. Le trouble de l’une-retentit promptement sur l’autre :, l’action, du froid sur la peau active à l'instant même ou Ja
D'HYGIÈNE. 209 perspiration pulmonaire, et enrhume, ou la perspi-: ration intestinale, et alors détermine la diarrhée. Dans cet état de maladie la peau devient sèche(r).
La transpiration cutanée et la sécrétion de l'urine équilibrent également, et si l’une augmente ou diminue son action, on voit alors l’autre se modifier d'une manière inverse. La chaleur de l’éte active la peau, provoque la sueur; l'urine devient plus rare dans cette saison. Le phénomène opposé se fait remarquer en hiver. È . Les proportions relatives des différentes excrétions iont soumises à de nombreuses variétés individuelles. Dhez certaines personnes, la perspiration cutanée est xtrémement abondante et souvent portée au degré le sueur; d’autres excrètent une très-grande quanité d’urines. Il est des hommes qui fournissent une zande proportion d’excrémens, quelques uns qui Ven rendent que très-peu. |
La membrane nasale, celle des voies aériennes , qui n’exhalent communément qu’une légère humilité, rendue insensible par l’action de l'air, fournisent parfois au contraire un produit abondant, ofrant plus ou moins de consistance. à
La nature des matières évacuées est variable. Les irines, plus ou moins colorées, selon la durée de leur jour dans la vessie , le sont aussi à différens degrés, elon les personnes ; le produit de la transpiration #t plus ou moins odorant; les excrémens, qui, après 'être dépouillés de tout ce qui leur restait d’alibile, ont communémentune certaine densité et conservent ä forme du tube qui les contenait, sont au contraire loujours mous et même liquides chez quelques gens. Celan’a cependantguèrelieu que chez lesgourmands, chez ceux qui se livrent à de fréquens excès de table Ou à une alimentation trop succulente et trop riche ‘1 matériaux réparateurs.
(4) Cutis laxa, alvus densa. (Hipp.)
be. | 210 . “ÉLÉMENS je
L’exhalation pulmonaire est moins abondante nuit que le jour ; elle le devient davantage le mätin : ! c'est à ce moment de la journée que les personnes chez | lesquelles elle a été habituellement augmentée par des rhumes fiéquens éprouvent le be$oin de cracher. Réciproquement, la perspiration cutanée est plus co sidérable Ja nuit. Lorsque les alimèns viennent d’être introduits dans l'estomac, elle est d’abord diminuée, les tégumens éprouvent une sorte de crispation ; me
CYAdRE
quand la chymification s’accomplit, la peau deviet +
très-rapide ; il est des personnes qui sont prises der vie d’uriner au moment même où elles plongent leurs mains dans l’eau froide, ou en entrant, pendant l'été
dans une cave (1). Toutefois, les agens les plus puiss
sans de cette fonction sont l'introduction d’une gratid quantité de liquide dans l’estomacetl’immersion dans Veau. Le refroidissement accroît souvent aussi l’abons dance des excrémens : la constipation est en général beaucoup plus fréquente en étéet dans les pays
chauds qu’eu hiver et dans les climats froids. L’exh& lation dela membrane nasale, presque insensible dans Ja saison chaude, est habituellement active pendant les temps froids. di Rat
L'exercice musculaire, une forte action intellecs tuelle, certaines impressions cérébrales, augmentent la pérspiration cutanée et produisent quelquefois dés résultats sübits; la terreur couvre, au moment més me, le corps d’uue sueur froide. La même impress
Se
(4) Ces sortes de suppéditations d’un organe qui vient -ment au secours de l’antre étaient bien nécessaires dans u économie si sensible et si continuellement exposée à l’infl des corps qui la touchent , l’échauffent, la refroidissent , a0t: lèrent , retardent ou suppriment ses diflérens actes
| D'HYGIÈNE. 211 siôn peut accroître avec la même rapidité l’exhalation intestinale et causer subitement la diarrhée, Le riré fait souvent couler. involontairement l'urine ; chez quelques personnes la colère produit le même résultat. Plusieurs odeurs agissent sur les glandes salivaires et remplissent la bouche du fluide qu’elles secrètent. Le travail du cerveau, l'impression fâcheuse que lui cause une mauvaise nouvelle, le cha-
grin , arrêtent où troublent la digestion. . *-
… L'étatde perfection de l’économieserait sans doute celui où toutes ces fonctious seraient tour à tour exercées dans des proportions convenables; mais cette perfection, vraiment fictive, ne se trouve jamais, à cause des influences générales à l’action desquelles tous les Hommes sout soumis, et des influences particulières qui sont le résultat de leurs habitudes et de leurs professions. On a cependant voulu trouver des données moyenués, et savoir quelles étaient, chez la plupart-des hommes, les proportions relatives des différentes pertes. Les belles expériences de Sanctorius, qui a découvert la transpiration, celles de Dodart, Keil, Lavoisier, n’ont pif, et de pareilles expériences ne peuvent jamais fournir que des évaluations fort imparfaites, les résultats n'étant pas les mêmes dans des saisons et des pays différens, et selon qu’on les obtient le jour ou la nuit, après ou avant le repas, etc. Toutefois, ces expériencesnous ont fourni quelques données communes qui ne sont passans'importance. Elles nous ont appris que les excrétions les plus abondantes sont les perspirations cutanée et pulmonaire. Sanctorius, qui passa presque sa vie entière dans une balance, trouva qu’elles for- IMaient à elles seules les cinq huitièmes de nos éva- Cuations, et qu’elles étaient de douze grains par minute pendant Île repas, et de trente-deux grains dans le même espace de temps pendant la digestion. Sauvages calcula, dans le midi de la France, que, Sur 60 onces d’alimens, 5 étaient dissipées par les déjections alvines, 22 par l'urine et 55 par la tran-
212 PRE ÉLÉMENS | à:
spiration. Keil, en Ecosse , établit la perspiration cutanée inférieure à l'urine; mañs les mêmesexpériences répétées en Angleterre par Rye fournirent, en hiver, 55 onces de perspiration et 42 d'urine; au printemps, 60 de perspiration et 40 d’urine; en été, 63 de l’une et 37 de l’autre; en automne, 50 de la première et 37 de la seconde. Dans la Caroline méridionale, Linnings trouva pendant cinq mois la perspiration cuta-
née supérieure à l’excrétion de l'urine, et pendant.
sept mois le contraire. Lavoisier et Séguin apprécièrent pour la première fois séparément les perspi-" rations cutanée et pulmonaire, etreconnurent qu'elles” s'élevaient réunies de.11 à 32 grains par minute, unes once 7 gros par heure, 2 livres 15 onces’par jour :; savoir, 15 oncés pour la perspiration pulmonaire, et une livre 14 onces pour celle de la peau. | Ces travaux sont curieux, mais , nous le répétons,. peu concluans. Les individualités , les circonstances! différentes dans lesquelles se trouve la même per=, soune, l'extrême facilité avec laquelle les excrétions” se suppléent, ne permettent aucune ‘évaluation rigoureuse de leurs quantités respectives. "+ Les phénomènes que nous venons d’examiner peus, veut être génés ou retardés par certaines circonstances, et ont souvent besoin d’être favorisés par des soins particuliers. | : | 7 Le froid s'oppose à la liberté de l’action de la peau; et gêne la perspiration cutanée. Les vêtemens plus ou moius chauds, selon le climat et la saison, remés dient à cet inconvénient. Nous renvoyons , à cet égard, au chapitre qui leur est consacré. 1 La perspiration cutanée laisse, en se vaporisant, UD: résidu gras qui, mêlé à la poussière, forme la crasse euduit la peau , et nuit à l'exercice de la fonction qui vient de le produire. Cet enduita besoin d’être enlevé par deslotions pluson moinsfréquentessur les différentes parties ducorps. Nousmne Voulons point répéter ici ce que nous avous dit en traitant des bains. Les frictions sont aussi très-propres à activer les fonctions de s:
: D'HYGIÈNE. 215 la peau. Elles conviennent parfaitement lorsque cette membrane est aride et écailleuse, comme chez quelques enfans-dont le tissu cellulaire esttrès-développé. : Lorsque la peau a été saisie par le froid , et que la membrane muqueuse pulmonaire, tout à coup forcée à un surcroît d'activité, s’est irritée, on se trouve fort bien d’exciter promptement la surface du corps par des applications chaudes : on fait souvent ayorter ainsi un état maladif à son début. La peau fait alors, à l’égard des voies respiratoires, ce que ces dernières venaient de faire par rapport à elle (1).
Il est dangereux de retenir pendant long-temps ceux de nos produits dont l’excrétion est soumise jusqu’à un certain point à notre volonté. Le long séjour de l’urine dans la vessie peut déterminer les accidens les plus graves. Cet organe , à force d’être distendu, perd sa contractilité. L’impossibilité, ou au moins une grande difficulté d’uriner, sont souvent la suite d’une longue résistance à ce besoin. Il est donc essentiel d’y obéir dès qu'il se fait sentir.
Les excrémens doivent aussi être expulsés à mesure de leur formation. Si on les retient long-temps dans l'intestin, leurs parties les plus liquides étant
continuellement absorbées, ils deviennent de plus en plus consistans, et la constipation s’accroit ainsi
d'elle-même. Mais elle peut être aussi et est le plus
“souvent le résultat de la manière de se faire de la digestion. Il convient alors d’y remédier par une ali-
-mentation plus facile et moins abondante, par des
“boissons mucilagineuses, et surtout par, l'injection
“des lavemens. La nécessité de-ce moyen est si com-
mune , etse lie si souvent à un état de santé fort peu
altéré, que nous n’hésitons point à en parler ici plu-
.… (1) On ne manque pas de dire alors qu’on fait sortir une ” sueur rentrée. On trouble tout simplement un travail à son . début par une action plus forte, comme l’action cérébrale arrête la digestion, comme le travail de l’estomac suspend quelquefois nn mal de dent ,comme un yésicatoire enlève une douleur, etc.
EEE
tient souvent la prompte résolution de cette irrita-A
214 ÉLÉMENS à tôt comme voie de conservation que de guérison. | Ainsi que nous le verrons plus tard, plusieurs pro- | fessions , celles qui exercent peu les mouvemens , re-. tardent la hbre expulsion des matières fécales, Les | femmes sédentaires sont exposées à de fréquentes | constipations. Les lavemens sont alors une nécessité , | et il ne faut pas être reienu par la crainte d’en con-! tracter l'habitude. Le meilleur moyen , añ contraire, | de rompre une tendance vicieuse, c’est de porter re- | mêde à sa cause; et, enfin, s’il n’est pas possible de | la détruire, mieux vaut encore l’habitude gênante | que la maladie. Exercez tour à tour tous vos organes: donnez alternativement à votre estomac , à votre cerveau, à vos muscles, etc., la part d'activité qui leur convient : toutes vos fonctions se feront bien; mais si | vous voulez concentrer, au contraire, toutes vos forces sur un seul appareil, facilitez au moins l'exer- | cice de ceux qui souffrent d’une pareille manière de vivre, et acceptez, dans l'intérêt de votre santé, les ” désavantages de votre position. 0 fe:
L’exhalation de la membrane muqueuse du nez est fréquemment augmentée par le froid à la tête , Sans que cette incommodité altère assez. profondément la santé pour que nous la regardions comme une mala- « die (1). Elle est cependant fort gênante, et dispose : d’ailleurs beaucoup la membrane pulmonaire à se * prendre ‘plus tard par voie de continuité, On ob-
tion par un bain de pieds très-chaud , ou par un ca-w taplasme irritant de farine de moutarde entre les deux épaules. A TU ST US Ur grand nombre de personnes activent par l’u . sage de quelques substances, telles que le tabac," l'exhalation des membranes muqueuses du nez et de”
(4), C’est. celte incommodité qu’on appelle impropreme rhume de cerveau. Une affection du cerveau est une bien gravé, maladie, tandis qu’un rhume de nez ou coryza n’est qu'une, | fort petite indisposition. iv Hi de TN, à
A | À E Y- ki WF
ss
bouche. Cette habitude entraîne souvent des inmyéniens. Lorsqu'il n’est introduit que dans le nez, tabac produit ordinairement des résultats pen fàeux, €t est quelquefois réellement utile. On a vu s névralgies opiniâtres céder à son usage; mais il nousse à la longue le sens de l’odorat. La fumée 1 tabac produit souvent des résultats beaucoup us fâcheux. Elle détermine d’abord des vertiges , 5 céphalalgies, des défaillances, une véritable resse , le vomissement ; mais, indépendamment * ces effets, qui cessent de se manifester lorsque iabitude est contractée, le tabac fumé augmente iction de la membrane muqueuse de la bouche , it perdre une grande quantité de salive, et rend asi les digestions pénibles. Cette habitude est vieuse, et l’on peut à bon droit contester les bons ef ts qu'on lui attribue. Le tabac mâché exerce Le ême mode d'action, et plus fortement encore que rsqu'il est fumé. Son usage sous ces deux formes isse une haleine fétide, et cause-la carie des dents, on introduction fort abondante dans le nez déveppe aussi une odeur assez désagréable. Cependant
aite dans le nez, a quelquefois plus de dangers que un usage. Les personnes quis’en servent depuislongmps supporteraient moins sa privation que celle # alimens. Sa cessation subite pourrait causer des aladies, et lorsqu'on veut y renoncer, il faut le faire ec les plus grandes précautions.
Quelques personnes sont dans l’usage d'augmenter
temps en temps lexhalation de la membrane muheuse intestinale par des purgatifs, dits de précau-
ces fausses qu’on s’est faites des purgatifs. IL.faut on sache bien que nous n'avons pas besoin, d’être Aigés comme de nous promener, de manger, , de priif , etc. ; que l’irritation intestinale peut être 1elquefois, bien rarement, un moyen utile de ré- 1lsion, comme l’est l'application d’un vésicatoire.à
C'est une funeste habitude que perpétuent les
déshabitude de cette substance, surtout intro=
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316 + ÉLÉMENS #0 la peau; mais que c’est de tous le plus hardi, le plu dangereux , s'il est mal employé. Îl est bien pénibl de Voir tous les jours d'excellentes mères, et le sages-femmes et les garde-malades, qui ‘sont, pa leurs préfügés grossiers et par leur présomptueus! ignorance, l’unedes plaies les plus profondes de la so ciété, détruire la santé des enfans par l’emploi de substances les plus propres à ruiner leurs jeunes or anes. Ces malheurs sont souvent irréparables , ets Er résultats n’en sont pas instantanés, ils préparent pour l'avenir une santé misérable et languissante: M Nous devons aussi dire un mot des évacuation sanguines de précaution. Le sang peut incommode par sa quantité; cetteincommodité, dont on a de fa ciles avertissemens par une pesanteur générale ouun chaleur particulière vers l'organe le plus impressior nable, ne constitue pas d’abord un état de maladie et l’on peut alors presque toujours en prévenir les con
séquences. Le meilleur moyen consiste dans la aol
de lui-même de son excès de vie par des hémorrki
fication du régime alimentaire. Des repas légers, dé
alimens végétaux, fourniront un sang moins abondan et moins riche. Une abstinence rigoureuse est souven nécessaire, mais ne suffit pas toujours. Il faut quel quefois recourir à des émissions sanguines plus/@ moins abondantes. L'organisme peut se débarrassé A.
gies de différentes membranes muqueuses. Si cela pas lieu, il faut venir à son secours, et n'être f plus retenu ici par la crainte de l'habitude qu’à : gard des lavemens. Il est peu de personnes, nous vons déjà dit, dont tous les organes se balancent. faitement. L’une doit une surveillance continuel sa tête, l’autre à son estomac, une troisième à sa trine, etc. Chacun de ces appareils, selon qwil doué d'une plus grande sensibilité, sera trop € dès que le cœur aura à s'exercer sur une trop grantl quantité de sang. Il faut alors en diminuer la. | tion, Certains individus ne mènent une longt Le tence qu’en recourant de temps en temps à celte sag
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GIE D'HYGIÈNE. où précaution, et l’on parvient souvent, par üne con-
stanceiufatigable, à rom pre et à détruire l’irritabilité
excessive d’un organe , et à le replacer dans les con-
ditions normales (1).
Le sang peut, au contraire, quelquefois être trop peu abondantou trop aqueux chez quelques person es:qui se nourrissent mal ; Où trop exclusivement de Végétaux. Il faut alors modifier l'alimentation , et Yecourir à dés préparations plus riches en matériaux réparateurs. | Le À
(2. — ExcRÉTIONS DES onGANES GÉNÉRATEURS,
Fes excrétions dont nous venons de traiter se font ous Îles âges (2). Celles qui nous occupent en ce noment ne commencent qu'à une certaine époque le la vie, et cessent ou doivent cesser. long-temps want le terme de l'existence. Ce sont, chez l’homme, e fluide séminal, et chez la femimne > T°le flux menuel ou règles, 2e les lochies et le lait après l’aceonbement. Sn FRE ja À Cen’est que vers l'âge de 14 on 15 ans pour lhom-. ae , ct de 12 ou 15 pour la femme, que se manifes-
RE Rance PAR RENE ON
Lorsqu'on n'obtient pas un pareil résultat, au moins t-on prolonger long-temps son existence, Je connais une sonne affectée d’une maladie du cœur fort avancée, et qui, uis quatre ans, W’existe vraiment qu'à force de constance. ne boit qu’une.tasse de lait chaque jour, et se fait saigner : tes les semaines. De cette manière un cœur fort malade aulon ne donne que peu à faire peut continuer d’agir sans n étatide maladie augmente beaucoup. A'la vérité une e vice est incomplète, mais:elle. peut encore avoir des atpour beaucoup de monde; et s’il est.possible de maintenir,
ce de soins, une santé si débile, à plus forte raison Pourraconserver celles qui seront moins altérécs.
us nous proposions de consacrer à l’examen des fonctions génération une des divisions du chapitre Action céré- mais presque tout ce qui s’y rattache ayant été exposé à
e du tempérament qui se distingue par la prédominance l'appareil reproducteur, ce qni nous reste à dire nous sem e aussi bien placé à la suite des excrétions.
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