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A EP OP Cine me UM ee Maire 14 pis | . D'HYGIÈNE. : 505 gréles et mous se raffermir. Leur .peau brünira, leur vigueur sera ,: *s grande ; cette jeune population sera soustraite par des soins pareils à tous les accidens qui la déciment, ou la mutilent, où la rendent pour foute sa vie indolente ct paresseuse dans les pays du hord , ou partout, dans les quartiers bas et privés de Paction du soleil. ï:
Nous ne saurions trop le répéter, les exercices gymnastiques sont beaucoup trop négligés de nos jours, et on ne conçoit pas que les sages eflorts faits depuis quelques années pour en faire comprendre toute lim portance aient eu jusqu’à présent si peu de résultats. On sent fort bien l'utilité de perfectionner l’action de la pensée: pourquoi ne peut-on pas sentir de même celle de perfectionnerle mouvement ? Chacun de nos organes n’a-t-il pas besoin d’une éducation particulière, et n’est-ce pas lorsqu'elle est attentive, bien dirigée, et convenablement répartie, qu’elle met l’homme à même d’user de tous ses avantages, d’avoir une plus large existence , et, partant, plus de jouissances ?
La gymnastique est bien plus cultivée que chez: nous et produit les résultats les plus heureux en Allemagne, où elle aufait’encore de plus larges effets sans les persécutions dirigées constamment par les gouvernans contre ces sortes d’établissemens, qui sont en effet des écoles de force et de liberté: Ce sont ces persécutions qui ont détruit le bel établissement en ce genre du professeur Janb. Dans un pays tout voisin du nôtre, la Suisse, on compte un grand nombre d’écoles de gymnastique. Dans celle d'Yverdun, dirigée par le vénérable Pestalozzi, on s'applique à exercer à la fois, et par des moyens appropriés à chaque âge et à chaque constitution, toutes les faenltés des enfans. On ne saurait apprendre sans ad- Mmiration, et sans être en même temps ému de pitié ét de douleur pour nous-mêmes, que l’état sanitaire de cet étaDhssement est tel, qu’en onze ans aucun
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306 ELEMENS | enfant n’ya péri, quoiqu'il y eût habituellement cent ‘cinquante élèves. | 4 #40 À Berne, un enfant parvenu à l’âge de trois ans pouvait à peine se soutenir ; à cinq, il ne marchait . qu’à l’aide de lisières. Cene fut qu'après sept ans qu’il commença à marcher sans soutien; mais il tombait fréquemment et ne pouvaitserelever. A dix-sept ans, les reins et les extrémités inférieures pouvaient à peiné supporter le haut du corps; les bras étaient d’une fai blesse extrême, les épaules rapprochées en avant, la poitrine étroite, la respiration gênée ; on n’aperce= vait aucun signe de puberté ; l'intelligence était fais ble. En novembre 1815, cet infortuné fut admis dans l’académie de M. Clias, à Berne. On mesura ses forces : celle de pression des mains appliquées au dy= namomètre égalait l'effort des enfans de sept à huit ans; les forces de traction, d’ascension ét d’élan : étaient nulles. Il parcourait avec une peine infinie une étendue de cent pas dans l’espace d’une minute deux secondes, et ne pouvait plus se soutenir en atteignant le but. Un poids de quinze livres le faisait chanceler ; et un enfant de sept ans le terrassait avec une incroyable facilité. Cinq mois après qu'il eut été soumis au régime du gymnase, la force de pression de ses mains était doublée; au moyen de ses bras, il s'élevait à trois pouces de terre, et restait ainsi suspendu pendant trois secondes; il sautait trois pieds en largeur, parcourait cent soixante-trois pas dans une minute, et portait pendant le même espace de temps un poids de trente-cinq livres sur ses épaules. En 1817, ilgrimpa, en présence de plusieurs milliers de spectateurs , jusqu’au haut d’un câble isolé de vingt pieds ; il répéta la même manœuvre au mât de cocagne , franchit avec élan six pieds en largeur, et parcourut cinq cents pas en deux minuteset demie.
En 1818, il avait de l’embonpoint, et faisait cin lieues sans se gêner; les exercices avaient tout-à-fait modifié sa constitution, et fait succéder tous les avan
PT EEE RER E To ESA RE où à ‘, à : è | ra 2 D'HYGIÈNE. 507 M. Ari 2 = tages d’une bonne santé à l’état de langueur dans lequel il avait toujours vécu. LS
Un pareil exemple a lieu de nous étonner, parce que nous ne nous adonnons nullement à des tentatives de ce genre. Avec moins d’indolence , nous fe- rions vivre une partie de la population qui meurt en bas âge ; souvent des enfans faibles deviendraient des citoyens vigoureux et bien portans. Nous avons étendu , avec intention, nos réflexions à cet égard, ‘sans croire nous être écartés de notre sujet, Nous passons maintenant à l'examen des exercices passifs auxquels s'appliquent également les considérations ‘qui précèdent. # . On donne le nom de gestation ou d'exercices pas- sifs à ceux pendant lesquels le corps reçoit le mouvement d’une cause qui lui est étrangère , telle que le cheval, la voiture , la balançoire, etc. Dans les exercices actifs, on distingue deux effets : 1° les contractions musculaires et l’action qu’elles ont sur la circulation, la respiration, etc. ; 2° les secousses. Ce dernier effet est le seul qui soit bien marqué dans les exercices passifs. En effet, dans les gestations , tout le système locomoteur est en repos, ou du moins son activité est presque nulle. Aussi sont-elles infiniment moins propres que les mouvemens que nous venons d'examiner à augmenter la vigueur, et à opérer de salutaires révulsions. Mais si elles produisent moins de résultats , elles causent aussi moins de | pertes, et peuvent souvent avoir plus d'avantages ! que les exercices actifs. Elles conviennent particu- lièrement aux personnes faibles, que la marche fa- | tiguerait trop, aux femmes, aux malades ou aux ! convalescens. Telle personne serait fort incommodée de la promenade à pied , qui se trouve fort bien de l’exereice du cheval ou de la voiture. L'usage exclusif des mouvemens passifs produit un embonpoint * remarquable. Les personnes qui marchent peu, mais qui vont souvent à chevalou en voiture, engraissent 2 beaucoup.
GANT EO CEE DIRES TRES A *, ÉUÉMENS, | L’équitation est de tous les exercices passifs celn
qui s'éloigne le moins des exercices actifs (1). Elle présente en effet deux sortes de mouvemens bien dis: | tincts : ceux qui résultent du choc que le cheval communique à l’homme , et ceux que celui-ci est forcé de faire pour se-maintenir. Cet exercice n'est pas’ le‘même, selon qu'il est pris au pas, au trot ou & au galop, sur un cheval léger où pesant, Si Jen cheval va au pas, ses mouvemens sont doux, les secoussés presque nulles : ce mode convient tout-à-". fait aux convalescens encore faibles. Les personnes : bien portantes retirent-un très-bon effet de lagi-.. tation du trot modéré ; mais le grand trot est très- ! fatigant. Le galop cause moins de secousses; mais la. respiration est génée par la rapidité de la marche. L’équitation est un excellent moyen de santé , quiper- | met facilement à un malade trop faible pourse prome- ? ner long-temps à pied d’aller au milieu de la cam=: pagne y respirer un air pur. Toutefois, il n’est pas’ : indifférent de s’y livrer à tous momens. La promenade au trot, immédiatement après le repas, trouble la digestion, ainsi que le font les mouvements actifs.”
uiase du cheval expose au froissement des testicules et à de graves affections de ces organes. Les Personnes qui s’y adonnent fréquemment agissent sagement en portant des suspensoires.
Les voitures sont loin de procurer le même mode d'exercice, selon qu’elles sont suspendues ou qu’elles ne le sont pas. Dans la charretteoule chariot, les succussions sont très-fortes, très-multipliées , et presque insu pportables sur un terrain inégal, Ces ébranlemens | - peuvent causer, chez des. personnes faibles, des cé-. ! phalalgies, des vomissemens, des syncopes ; mais s’ijs. sont peu durables, ils ne peuvent qu'être salutaires aux hommes vigoureux. Ils sont presque RS RE RS EEE RES ES RE ME PAS Wa
(£) Nous avons déjà dit pourquoi nous n'avons pas fait une di-
vision des exercices mixtes, parmi lesquels nous n’aurions pas. La ' e manqué de placer l’équitation. pou.
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