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les voitures suspendues, dans lesquelles l'exercice n'est vraiment favorable que par le changement d'air et la rapidité de la marche. Ce dernier mode de promenade est très-convenable aux individus fai- | bles et mal portans. Beaucou p de personnes ne peuvent tourner le dos aux chevaux sans être prises d’envie de vomir et de vomissemens; quelques unes même ne peuvent nullement supporter la voiture. Il estrare que l'habitude ne change pas de pareilles dispo- | sitions. : fre | -: Ayant constaté les bons effets de l'équitation et de | la voiture, on a imaviné, pour les personnes qui ne | peuvent pas sortir de leur chambre, des construetions mécaniques capables d’en imiter les mouvemens. Les secousses du trémoussoir et du fauteuil de | Vabbé de Saint-Pierre ressemblent à celles qu’en | éprouve dans une chaise de poste ; elles ont lieu de | devant en arrière, de droite à gauche et de haut en bas; on peut à son gré les rendre plus brusques ou | plus douces, plus promptes ou plus lentes. Par le ta- >oureét, ousiége d'équitation, on a voulu imiter ke mouvement du cheval, et, à volonté, ses différentes allures. Maïs on sent aisément que les conditions les plus avantageuses manquent à ces sortes d’exercices, l'agrément, l'air extérieur, le changement d’impres- | sions. Au reste, ils peuvent être de quelque utilité, comme simples moyens de mouvement, aux vieillards trop infirmes pour se livrer à la promenade. La litière et la chaise à porteur ne peuvent convenir qu’au transport des malades. FE .… La balançoire et l'escarpolette sont de bonsmoyens d'exercice pour les enfans faibles, et qui ont besoin d’être agités. Il faut prendre garde cependant de favoriser l’afflux du sang à la tête par des mouvemens | trop rapides et trop étendus (1).
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| « (1) Nous ne croyons pas devoir parler des machines aérostaltiques , ce genre d'exercice n'étant ni ne devant être habituel,
de Y ‘à :
310 : * ÉLÉMENS Ici nous trouvons l’occasion de parler de l’habi tude de-bercer les enfans. Si le mouvement commu niqué au berceau est léger , il ne peut en résulter aucun inconvénient; cet exercice paraît même être agréable à l'enfant. Mais si pour se débarrasser de ses” cris on l’agite fortement, on parvient en effet à l’endormir, moins d’un vrai sommeil qué par un com-, mencement de congestion cérébrale. On ne saurait donc trop recommander aux nourrices de s'abstenir, de cette mauvaise habitude , et de se contenter d’im-! primer au berceau de légers mouvemens ondula-. toires. ra Le bateau ne peut assurément produire aucun effet par Les succussions qu’il imprime, car elles sont. vraiment nulles. Cependant les promenades sur l’eau éveillent l'appétit, et sont souvent fortsalutaires. Ce bon effet est probablement dû à l'air frais qu’on res pire et à l'agrément de ce moyen de récréation, à moins, toutefois, que les personnes qui se promènent | ainsi ne se donnent beaucoup de mouvement en ramant et eu dirigeant le bateau. AN | La navigation produit des effets bien différens. Les : mouvemens du vaisseau déterminent chez la plupart des personnes des nausées, des vertiges, des vomis- | semens, un malaise extrêmement pénible. L’habitude modifie ordinairement cette disposition. Si le corps n’est presque nullement impressionné par la promenade sur une rivière , il n’en est pas de même sur la mer. Aussi peut-on distinguer deux effets bien distincts de la navigation : ceux qui résultent des mouvemens du navire , et ceux que produisent l’action d’un air plus vif, le changement de climat, d’habitudes, de rapports, les nombreuses impressions morales qui en naissent. Toutes ces circonstances sont très-propres à causer un grand changement! dans l’économie, et font de la navigation un puissant qe A mais réservé seulement à des expériences scientifiques ou offert! à la curiosité publique. Moby
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11 D'HYGIÈNE. 511 moyen thérapeutique. Les voyages , en général , Ont des résultats incontestables dans certains états morbides , bien plus à cause des impressions variées qu'ils font naître que par le mouvement des moyens de transport, soit qu’ils s'effectuent sur mer , Soit qu'ils tent lieu sur terre , en voiture ou à pied. Il n’est pas rare de voir des affections mentales disparaître sous eur heureuse influence ; mais ils seront d'autant plus alutaires qu’ils seront plus lointains. Et quel moyen, :n effet, plus capable d’affecter le cerveau vivement :t d’une manière inusitée que le trajet des mers, leurs langers , un pays nouveau, d’autres hommes , d'au res mœurs à explorer. Beaucoup de personnes d’une Nauvaise santé ont dû à des voyages de long cours ous les avantages acquis d’une bonne constitution. sa navigation a plusieurs fois dissipé l'ennui , la méancolie, les tourmens d’un amour malheureux.
Il est facile de tirer plusieurs conclusions des obervations ci-dessus. Es
Les exercices ont une très-grande influence sur outes les fonctions , principalement sur la digestion, es sueurs, l'urine. Pour produire un bon résultat, ils loivent être modérés , et l’être d’autant plus qu’ils ac- ‘ompagneront un travail organique plus :considéra-le ; ceux qui suivront le repas ne seront jamais vioens. Comme ils causent une dépense plus ou moins jrande , il faut qu’elle soit réparée : aussi sont-ils sui- Hs du besoin du repos et du sommeil, auquel on doit tecorder d'autant plus de temps que la lassitude se lait plus ressentir. Il est convenable qu’ils soient allernés autant que possible , afin de ne pas exagérer la sensibilité d’un appareil anx dépens des autres , et le ne point user promptement la vie. Tous les orga- Les ont besoin d’agir plus ou moins, selon le développement primordial propre à chacun d’eux. C’est Hone une erreur que de regarder le repos comme nalurel à l’homme. Ce qui ne-lui est nullement convehable, c’est l’occupation continuelle ou l'inaction fans fin. Dans l’un comme dans l’autre cas, les orga-
nes se détériorent, la vie ecssé; où netsé fait st qu ’imparfaitement. Elie s’entr tient, au contrairé dans toute sa perfectiontet toute son aisance, à! moyen des alternatives continuellés du travail et du repos. Tous les organes ont leur temps d’intermis= sion ; il n’est pas jusqu’à ceux dont le mouvement eït le plus incessamment utile à la vieyle poumon ,p r exemple, qui n'aient un petit intérvalle,Be quiétud et de témps en temps même une longue diminutio d'activité (1). Mais si cette oisiveté “est coutinuelle . l’économie souffre et ne tarde pas à le: manifester. ! Les gens qui ne marchent pas engraissent bear | coup , ét cet embonpoint excessif est Ab d’ indiquer une bonne santé : c'est au contraire un état maladif qu’on développe à à volonté chez ceitains animaux sa: crifés aux plaisirs de nos tables, et privés préalables ment de tout mouvement et de l'impression de la lus mière. L’inaction est tout-à-fait débilitante (2); il convient que l’homme s’agite. En cela la satisfaction de ses besoins, qui exige du travail de sa part, est parfaitement d’ accord avec la conservation de sa santé ; et l’activité continuelle de la société, les rapports et les échanges non inter rompus sur * lesquels elle repose, ne sont que ARNO de cette loi de l'organisme. il … Après avoir traité des mouvemens d'u une manièré générale, nous pourrions examiner ici ceux qui som propres à chacune des professions , voir en gags elles sont favorables à la constitution des individus, à leur santé, en quoi elles peuvent nuire , comment les plus AE à la généralité des citoyens Ron quelquefois pé rilleuses pour ceux qui les exercent, et quels sont let moyens les plus propres à faire disparaître ) Où &
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(1) Pendant le sommeil, la respiration est “beaucoup plus lénii que pendant la veille. “PR
(2) Aussi est-elle fort utile dans le traitement des Ne aiguës ,en favorisant la résolution. ‘à
OR" : D'HYGIÈNE. ESS Moins à atténuer leurs dangers. Mais nous avons pré- Héré renvoyer à l'article des préceptes particuliers tout ce qui concerne les professions.
à S 4. SOMMEIL.
*. Nous avons déjà dit que la vie était une alternative continuelle d'action et de repos. La sensibilité s'épuise et a besoin d’être réparée; mais les momens d’inaction sont plus ou moins Jongs, selon que le mouvement de chaque organe peut être plus impuuément suspendu. La respiration et la circulation, qui ne peuvent s'arrêter d’une manière durable, ont cependant des intermittences : un léger intervalle sépare chaque inspiration et chaque battement du cœur , et cet intervalle devient de temps eu temps plus long que de coutume.
.: Le sommeil est l’inaction plus où moins complète étiplus où moins durable des fonctions qui nous mettent en relation avec les objets extérieurs. L’homme endormi cesse d’être impressionné par les corps qui l'entourent. Le sommeil diffère du repos : ce dernier état n’est que l’inaction musculaire ; le sommeil est à la fois l’inaction des sens , de la pensée et du mouvement(i).. a
Après un espace de temps plus où moins lon elon la constitution , les habitudes, la nature des oc- ‘upations, un sentiment de lassitude se manifeste ; les mouvemens deviennent difficiles ». les sens pareseux ,- la pensée lente et confuse. L’œil cesse le premer d’être affecté, puis les autres sens par leurs excitans spéciaux; mais tous ne sont pas soumis au hême degré à la puissance du sommeil. L’ouÿe et le
—— EE ET Or es RE PRET «{1) L'absence d’une de cesconditions n'empêche point du tout que cette définition soit exacte, car dans ce cas le sommeil n’est pas complet. Ilest rare, il esf vrai, qu'il. lé soit dans nos villes, heause des tourmens et de l'agitation de la veille, qui se font ncore ressentir dans,les momens consacrés au repos,
314 . ÉLÉMENS - * 450 br jact restent beaucoup plus accessibles que les autre: à l’action des corps, et à moins d'habitudes contractées, ou de dispositions individuelles assez rares, Ces. deux sens s'éveillent facilement , et c’est le plus sou vent par eux que leurs congénères cessent de dormir et que le sommeil finit. | a 20 Le jour est le moment d'activité de nos organes, la nuit est celui de leur repos. C’est lorsque Pobscurit succède à la lumière que le besoin du sommeil se fait sentir. Celui de la nuit est infiniment plus réparateur que celui du jour, et ce n’est jamais impunément qu’on. cubstitue l’un à l’autre. L’obscurité n’est pas la seulet raison qui doive faire préférer le sommeil nocturne :% pendant la nuit, l'atmosphère est loin d’être favorable à la santé , et le meilleur moyen de se soustraire à. son influence est de se livrer au repos dans des appar-. temens à l’abri de son action. Les professions qui exi+ gent des travaux de nuit sont toutes dangereuses (1). Peu de besoins sont plus impérieux que celui du ‘sommeil : ilest difficile d’y résister, à moins que Pabus de la pensée n’ait exalté la sensibilité cérébrale d’uve manière presque morbide. Les effets du somimeil sont promptement sentis : à l’accablement et à la fatigue qui le précédaient succèdent un sentiment de bien-être (2), une grande activité, plus de
(4) Sinclair rapporte que deux officiers avaient eu entre eux une discussion pour savoir s’il convenait mieux, dans une longue marché, au milieu de l'été, de se reposer la nuit ou le jour. Comme la chose était, sous un point de vue militaire , assez in= téressante , ils obtinrent la ermission d’en faire essai, Ils para tirent lun. et Vâutre avec leur escadron ,' et firent deux cen lieues. Celui qui marchait le jour et se reposait la nuit arriva sa destination sans aucune perte d'hommes ni de chevaux, tan dis que celui qui avait cru préférable de marcher la nuitet des reposer le jour perdit un certain nombre des uns et des autres
(2) On ne peut pas dire que le sommeil soit une jouissance
isqu’il exige pour être parfait linaction absolue dés ‘sens'4 des sensations. Ce n’est pas dans le moment où on s’y livre qu’ en goûte les bienfaits, mais bien au reveil, par le sentim d’aise , de force et de santé qu’il laisse après lui. QU
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: AIT MES D'HYGIENE. 515 erfection dans toutes les facultés. Jamais l’oranisme n’est mieux disposé, jamais les mouveiens ne sont plus libres , la pensée pluf juste et plus ‘conde qu'après le sommeil. Il est d'autant plus répaiteur qu'il est plus profond et plus complet : il l’est ujours à la suite d’un grand exercice musculaire. action intellectuelle, au contraire, l’éloigne ou le ouble. Celui des gens qui réfléchissent beaucoup it léger , imparfait, et n’est réellement qu’une diinution d'activité. Ces personnes s’éveillent avec la lus grande facilité, au moindre bruit , au plus léger uffle, et avec la même liberté intellectuelle, avec même aptitude que si elles venaient de raisonner. ussi peuvent-elles, à l'instant même, et comme au ilieu de la veille, répondre à la première question ai leur est faite. Les hommes , au contraire, dont le mmeil est profond, s’éveillent très-difficilement ; 1elquefois il est impossible d’y parvenir ; le bruit, mouvement, les tractions, sont inutiles , et, si on ÿ ussit , on les voit conserver long-temps l'air éton- ; ils ressaisissent à grande peine l’usage de la pene, et après avoir lentement parcouru des yeux tout qui les entoure; ou bien ils retombent accablés r le sommeil qui les domine, et ne gardent sount pas le moindre souvenir des tentatives qu'on a ites pour les éveiller.
Le sommeil complet, dans lequel il n’y a ni moument ni pensée, est assez rare, et il est peu de rsonnes qui ne changent plusieurs fois de situation ndant le repos. Il est aussi très-ordinaire que queles parties de l'intelligence veillent tandis que les tres dorment, ce qui donne lieu à des pensées im-
rfaites, et plus ou moins bizarres : ce sont les
ves.
Un certain nombre d’heures doit être accordé
aque jour au sommeil : il est relatif à chaque in-
vidu. Les enfans, les femmes et les personnes fai-
es ont besoin d’un long repos ; les vieillarüs dor-
ent peu.
d * ET ÉRIPSETRUPE EURE Pa Er EVSCE TE La. ÉLÉMENS :
L’habitude peut assurément modifier beaucoup cet égard les besoins naturels; mais ce n’est jamai impunémentiu’on abrège le temps qu'il faut accok der à ce puissant moyen de réparation , et on se trompe en voulant ainsi doubler l'existence. Les veil les prolongées l’abrègent constamment. Les fonction digestives se font mal; la maigreur survient ; des af fections cérébrales se développent; le caractère s’af grit ; des pertes nombreuses ne sont pas assez répa rées ; l’économie ne peut long-temps se mainteni dans uu pareil état. Tels sont souvent les résultats d deux genres d’excès bien opposés, ceux de l’étudeé des plaisirs. Les bals, en particulier, contribue puissamment à user la santé des jeunes filles. Un trd long sommeil a aussi beaucoup d’inconvénient :4 ruine les facultés intellectuelles et les organes loco moteurs, par défaut d'exercice. L'existence peut ain: se continuerlong-temps, mais imparfaite, et peu d gne d'envie. Six ou huit heures de sommeil convier nent communément au plus grand nombre des pe sonnes. Nous ne parlons que des gens en bonne santé les malades doivent dormir davantage. L'heure } plus convenable pour se coucher serait celle de neu et on devrait alors se lever entre quatre et cinq hex res du matin (1). Cette habitude serait surtout cor venable dans la beile saison. À La nuit est communément plus fraîche que le jou la chaleur du corps est aussi un peu moins considér ble : ces deux raisons doivent engager à se couvr plus, couché que levé. Ilest peu de personnes aya Ja tête nue tout le jour qui n’éprouvent le besoin
(4) On a vu des gens dormir plusieurs jours de suite après! grandes fatigues.Les femmesdorment quelquefois très-long-teñr après les lassitudes du bal. L’ivresse est presque toujours sui d’un long sommeil. Les convalescens dorment aussi beaucoë mais il ne doit être question ici que de la durée habituelle cette fonction.
DURE SUR LURLE LE Le