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faire des détours ; mais il importe que l'ennemi n'exagère pas ses droits sous ce rapport au point de violer la convention de Genève (art. 3). L'article 2 de la convention additionnelle de 1868 garanti i aux médecins et aux pharmaciens leur traitement intégral tant qu'ils sont retenus par l'ennemi ; le manuel d'Oxford (art. 16) dit : traitement convenable.
Malgré l'occupation de l'ennemi, les ambulances qui suivent les troupes sur le champ de bataille conservent leur matériel ; mais il n'en est pas de même des hôpitaux à demeure fixe, dont le matériel est soumis aux lois de la guerre, et devient la propriété de l'occupant (art. 4).
Avec les grandes guerres de notre temps, le personnel officiel ne peut suffire à venir en aide à tous les blessés. Les simples particuliers peuvent donc, en vertu d'une disposition spéciale de la convention de Genève, constituer chez eux des ambulances qui les dispensent, dans une mesure équitable, du logement des troupes et d'une partie des contributions de guerre. Ils peuvent même venir sur le champ de bataille panser les blessés et veiller à leur transport dans les ambulances (art. 5).
Les médecins militaires des nations neutres, des infirmiers volontaires appartenant à différents Etats ont aussi le droit de rendre des services à la cause de l'humanité. Mais des conflits naissent souvent entre ces personnes qui ne sont pas groupées, dans une action commune, sous une autorité hiéiarchique. De plus, les infirmiers volontaires sont trop souvent des paresseux et des ivrognes, pratiquant le vol en gens expérimentés, « véritables pirates des champs de bataille, dépouillant plus volontiers les morts qu'ils ne soignent les vivants * ». Le docteur Lefort, qui en fait ce triste tableau, leur oppose avec raison le dévouement admirable des ordres religieux. Il faut, pour éviter ces conflits et ces abus, que le personnel volontaire des hôpilaux et des ambulances soit, pendant la guerre, soumis à la discipli ne,
1 Revue des Deux Mondes, 1er novembre 1871. Le service de
santé dans les armées nouvelles.