‹ Précis élémentaire de l'histoire d'AngleterreChapitre 84 sur 140 · JACQUES · texte numérisé non relu

JACQUES

1 . Caractère de Jacques i^'. — Avec Elisabeth s'éteignit la dynastie des Tudors. Son plus proche parent, Jacques VI, fils de l'infortunée Marie Stuart, monta sans oppositionsurle trône de la Grande-Bretagne sous le nom de Jacques i",et l'Ecosse se trouva dès lors unie à l'Angleterre par l'élévation de la maison des Stuarts. Pour détruire ou paralyser l'antipathie de caractère qui avait toujours divdsé ces deux nations,il eût fallu un prince habile et ferme, sachant avec adresse plaire à tout le monde. Jacques I" était un théologien très-instruit, un argumentateur subtil, qui pouvait défier le premier des docteurs, mais ce n'était pas un politiqueprofond.il indisposâtes Ecossais en se déclarant contre le presbytérianisme,

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déplut aux puritains anglais par son luxe affecté, et irrita les catholiques par ses persécutions horribles.

2. Conspiration des poudres (1605). — Parmi les viclimes de ces odieuses persécutions, un gentilhomme anglais, sir Robert Catesby, conçut le barbare projetde déUvrerTAngleterre de celui qu'ilappelait un fléau infernal. 11 communiqua son dessein à quelques-uns de ses amis, et leur proposa de faire sauter le roi et le parlement en minant le château de Westminster. Des poudres furent placées dans une des caves du palais, et les conspira leurs allaient exécuter leur eflroyable complot, quand lord Cécil fut averti de ce qui se passait. On examina les dépendances de la salle des séances. Tout fut découvert, et les conjurés reçurent la peine de leur crime. On avait voulu rendre les jésuites complices de cet attentat; mais il fut prouvé qu'ils ne l'avaient appris que par la confession, et qu'ils avaient fait tous leurs efforts pour en détourner les auteurs.

3. OppositiOx\ des parlements contre le roi (t60o- 1625). — Dehvré de ce danger, Jacques l«' trouva dans l'intérieur de ses Etats une opposition constante à toutes ses mesures administratives. Lanation était fatiguée du despotisme que lesTudoi-s avaient exercé, et le premier parlement qu'il convoqua fit entendre des plaintes contre les prérogatives royales, réclama contre l'usage qui donnait aux proclamations du souverain force de loi, et se montra si opiniâtre qu'il fallut le casser (1610). Jacques I«' essaya vainement de se créer des ressources en vendant des titres de noblesse et des moiîopoles{i)y

(1) On appelait de ce nom le droit qu'avaient quelques particuliers de faire exclusivement dans Londres certains négoces.

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