‹ Précis élémentaire de littératureChapitre 46 sur 64 · Des lettres de recommandation. — Une · texte numérisé non relu

Des lettres de recommandation. — Une

lettre de recommandation est celle par laquelle nous sollicitons en faveur d'une personne la protection d'une autre personne auprès de laquelle nous jouissons de quelque crédit. Dans une lettre de demande on sollicite pour soi-même, tandis que dans une lettre de recommandation on sollicite pour autrui. Cette différence de position indique par là même la différence de ton et de caractère qu'il doit y avoir entre ces deux sortes de lettres. Dans une lettre de recommandation on peut mettre plus d'aisance et de hardiesse, et l'on doit moins se gêner pour exposer le mérite et les titres de son protégé que les siens propres. Le meilleur conseil qu'on puisse donner à l'égard de ces lettres, c'est de ne recommander jamais que des personnes que l'on connaît bien et dont on croit être sûr. Alors l'intérêt qu'on leur porte et l'amitié qu'on a pour elles inspirent toujours le cœur. Si l'on ne connaît une personne que sur le témoignage d' autrui, il faut en avertir celui à qui on la recommande, et l'on ne doit pas alors la soutenir avec autant de chaleur que celle si on la connaissait par soi-même. Quoiqu'on ne puisse pas se considérer comme meilleur juge qu'un autre, cependant l'expérience est là pour nous convaincre qu'il n'est pas toujours prudent de s'en rapporter aveuglément au témoignage d'autrui en pareille matière. Ce n'est pas trop exiger que de désirer voir et connaître par ses propres yeux ; ces précautions de prudence n'empêchent pas qu'on ne soit encore bien souvent trompé.

Nous citerons comme un modèle en ce genre la lettre suivante du cardinal Ganganelli.

Monsieur le marquis,

Permettez-moi de vous exposer <iue le nommé Jacques

PRÉCiS DE LITTÉRAIURE. 8. 15

Piovi est dans la dernière misère. Je ne vous dirai pas qu'il est soldat du pape, ce serait un pauvre titre de recommandation auprès d'un militaire autrichien ; mais je vous rappellerai qu'il a six enfants, qu'il garde le lit depuis neuf mois, qu'enfin il est votre filleul.

La générosité qui vous caractérise singulièrement et qui ne cherche que les occasions de donner, a ici un champ pour se satisfaire. Si vous étiez une de ces âmes ordinaires qui n'obligent qu'à regret, je ne m'aviserais pas de vous importuner. Je n'aime pas à arracher des bienfaits ; s'ils me paraissent désirables, c'est lorsqu'ils coulent de source et qu'ils ont pour principe la magnanimité.

J'entrevois cette lettre parmi celles que tant de militaires vous écrivent journellement, comme une bigarrure qui vous amusera. La signature qui la termine ne peut avoir de mérite à vos yeux qu'autant qu'elle se trouve au bas du profond respect avec lequel, etc.

8. Des lettres d'excuse. — Les lettres d'excuse sont celles qii'oif écrit pour faire l'aveu de ses torts dans le but d'en obtenir le pardon. Quand on a fait une faute, on ne doit jamais craindre de l'avouer. L'aveu quand il est complet et généreux est toujours la marque d'un grand cœur. Nous ne pouvons pas déterminer de quelle manière on doit présenter ses excuses. Ceci dépend de la nature de la faute, du caractère de la personne qu'on a offensée et de la position dans laquelle on se trouve. Il faut donc prendre conseil des circonstances et aller droit au but sans chercher aucun détour. On doit s'exprimer avec franchise et demander sa grâce sans y mettre de bassesse.

Dans une correspondance, on a souvent l'occasion de s'excuser pour le retard qu'on a mis à répondre ou à donner de ses nouvelles. Pour se justifier il

suftît de rappeler les raisons qui ont empêché d'écrire. Si c'est à un ami rpron s'adresse, on peut mettre de Tenjouement et de la gaieté.

Boileau s'excuse ainsi près de M. Brossette.

Auteuil, 15 août 1699.

Si vous comprenez bien, monsieur, quel embarras c'est à un homme de lettres qui a des livres, des bijoux, des tableaux, que d'avoir à déménager, vous ne trouverez pas étrange que je sois demeuré si longtemps sans faire réponse à votre dernière lettre. Eh ! le moyen de se ressouvenir de son devoir, au milieu d'une foule de maçons, de menuisiers et de ciocheteurs, qu'il faut sans cesse gronder, réprimander, instruire, etc. Il y a tantôt trois semaines que je fais cet importun métier, et je n'en suis pas encore dehors. Ainsi, bien loin de croire que vous ayez raison de vous plaindre, je prétends même que je dois être plaint, et qu'il faut que je •vous aime beaucoup pour trouver , comme je fais aujourd'hui, le temps de vous faire mes remercîments sur toutes les douceurs que vous m'écrivez et sur tous les présents que vous me faites. Tous me direz peut-être que ce discours n'est que l'artifice d'un homme qui a tort et qui le premier fait un procès aux autres, afin qu'on n'ait pas le temps de lui faire le sien. Peut-être cela est-il véritable. Je vous assure pourtant qu'on ne peut pas être plus touché que je le suis de toutes vos lx)ntés, et que, s'il y a en moi de la paresse, il n'y a assurément point de méconnaissance, (Ce dernier mot était alors usité.)

O. Des lettres de reproches. — Quand on a à se plaindre de quelqu'un , on peut lui écrire pour lui témoigner du mécontentement ; c'est ce qu'on appelle une lettre de reproches. Il ne faut pas écrire ces lettres sous la première impression ; on risquerait d'aller trop loin, et plus tard l'on pourrait regretter ce que Ton aurait écrit. Si l'on ressent

de rindignation en apprenant tel ou tel défaut de procédé, telle ou telle trahison de la part d'un parent ou d'un ami, il ne faut pas lui écrire quand on est vivement ému. On doit se faire un devoir d'attendre que rémotion soit passée et que Tàme redevienne plus calme. Alors on mesurera mieux ses expressions, et Ton ne dépassera pas les limites dans lesquelles on doit toujours se renfermer.

Quand c'est un supérieur qui parle à un inférieur et qu'il veut reprendre en lui un travers de conduite ou un vice quelconque, il faut qu'il mêle à l'austérité de sa réprimande des conseils qui la rendent utile. Madame de Main tenon écrivit la lettre suivante à sa nièce :

Je vous aime trop, ma nièce, pour ne pas vous dire des vérités; je le dis hier aux demoiselles de Saint-Cyr, et comment vous négligerais-je, vous que je regarde comme ma propre fille ? Je ne sais si c'est vous qui leur inspirez la fierté qu'elles ont, ou si ce sont elles qui vous donnent celle qu'où admire en vous. Quoi qu'il en soit, vous serez insupportable si vous ne devenez humble. Le ton d'autorité que vous prenez ne convient point.

Vous croyez -vous un personnage important parce que vous êtes nourrie dans une maison où le roi est tous les jours ? Le lendemain de sa mort, ni son successeur, ni tout ce qui vous caresse, ne vous regardera, ni vous, ni Saint-Cvr. Si le roi meurt avant que vous soyez mariée, vous épouserez un gentilhomme dépourvu, avec peu de bien et beaucoup d'orgueil. Si, pendant ma vie, vous épousez un seigneur, il ne vous estimera, quand je ne serai plus, qu'autant que vous lui plairez ; et vous ne lui plairez que par la douceur, et vous n'en avez point. Je ne suis pas prévenue contre vous ; mais je vois en vous un orgueil effroyable. Vous savez l'Evangile par cœur, et qu'importe, si vous ne vous conduisez point par ses maximes!

Songez que c'est uniquement la fortune de votre tante qui a fait celle de votre père, et qui fera la vôtre, et moquez-vous des respects qu'on vous lend. Vous voudriez vous élever même au-dessus de moi : ne vous flattez point ; je suis trèspeu de oliose et vous n'êtes rien.

Je vous parle comme à une grande fille, parce que vous en avez l'esprit. Je consentirais de bon cœur que vous en eussiez moins, pourvu que vous perdissiez cette présomption ridicule devant les hommes et criminelle devant Dieu. Que je vous retrouve, à mon retour, modeste, timide, douce, docile ; je vous en aimerai davantage. Vous savez quelle peine j'ai à vous gronder, et quel plaisir j'ai à vous en faire.

tO. Des lettres de conseils. — Quand on a des conseils à donner, si Ton veut les rendre fructueux, il faut avoir soin de montrer qu'on n'a pas d'autre désir que d'être utile à celui à qui on les adresse. Si on parle à un égal, il faut éviter tout ce qui aurait à ses yeux un air de domination ou de supériorité. En écrivant à des inférieurs, il est même bon d'user quelquefois de petits artifices pour ne pas irriter Tamour-propre qui est toujours si sensible. Quelquefois, au lieu de leur parler directement, il faut mieux louer dans les autres les vertus qu'on désire trouver en eux-mêmes ; pour être indirecte la leçon n'en est pas moins efficace. Il y a cependant des circonstances où l'on peut parler d'autorité sans avoir besoin de recourir à toutes ces précautions.

Racine écrivait ainsi à son fils.

Paris, le 3 juin 1699.

C'est tout de bon que nous partons pour notre voyage de Picardie. Comme je serai quinze jours sans vous voir et (pie vous êtes continuellement présent à mon esprit, je ne puis m'empécher de vous répéter deux ou trois choses que je crois très-importantes pour votre conduite.

La première, c'est d'être extrêmement circonspect dans vos paroles, et d'éviter la réputation d'être un parleur, qui est la plus mauvaise réputation qu'un jeune homme puisse avoir. La seconde est d'avoir une extrême docilité pour les avis de monsieur et de madame Vigneron, qui vous aiment comme leur enfant.

N'oubliez point vos études, et cultivez votre mémoire qui a grand besoin d'être exercée. Je vous demanderai compte, à mon retour, de vos lectures, et surtout de l'histoire de France , dont je vous demanderai à voir des extraits.

Vous savez ce que je vous ai dit des opéras et des comédies : on en doit jouer à Marly ; il est très-important pour vous et pour moi-même qu'on ne vous y voie point, d'autant plus que vous êtes présentement à Versailles pour y faire vos exercices et non point pour assister à toutes ces sortes de divertissements. Le roi et toute la cour savent le scrupule que je me fais d'y aller, et ils auraient très-méchante opinion de vous, si, à l'âge où vous êtes, vous aviez si peu d'égards pou^" moi et pour mes sentiments. Je devais, avant toute chose, vous recommander de songer t-oujours à votre salut et de ne point perdre l'amour que je vous ai vu pour la religion.

Le plus grand déplaisir qui puisse m'arriver au monde, c'est s'il me revenait que vous êtes indévot, et que Dieu vous est devenu indifférent. Je vous prie de recevoir cet avis avec la même amitié que je vous le donne.

Adieu , mon cher fils, donnez-moi souvent de vos nouvelles.

tt. Des lettres de famille ou d'amitié. — Nous comprenons sous ce titre toutes les lettres qu'on écrit à un parent, à un ami, à propos de tous les petits détails dont la vie se compose. On ne peut pas donner de règles pour ces sortes de lettres ; l'amitié les doit dicter, et quand on les écrit de l'abondance du cœur, on les écrit toujours bien. La correspondance entière de madame de Sévigné est

lin modèle surtout sous ce rapport. Elle épanche constamment son cœur dans celui de sa fille, et cette effusion lui donne cette chaleur de sentiment qui la rend si éloquente. Nous citerons ici la lettre qu'elle écrit à madame de Grignan quelque temps après ravoir quittée.

Montélimart, jeudi 5 octobre 1673.

Voici un terrible jour, ma chère eufant, je vous avoue que je n'en puis plus. Je vous ai quittée daus un état qui augmente ma douleur. Je songe à tous les pas que vous faites et à tous ceux que je fais, et combien il s'en faut qu'en marchant toujours de cette sorte, nous puissions jamais nous rencontrer ! Mon cœur est en repos quand il est auprès de vous, c'est son état naturel, et le seul qui peut lui plaire. Ce qui s'est passé ce malin me donne une douleur sensible, et me fait un déchirement dont votre philosophie sait les raisons. Je les ai senties et les sentirai longtemps. J'ai le cœur et l'imaginalion tout remplis de vous ; je n'y puis songer sans pleurer, et j'y pense toujours ; de sorte que l'état où je suis n'est pas une chose souttnable : comme il est extrême, j'espère qu'il ne durera pas daus celte violence. Je vous cherche toujours, et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez. Mes yeux qui vous ont tant rencontrée depuis quelques mois, ne vous trouvent plus. Le temps agréable qui est passé rend celui-ci douloureux, jusqu'à ce que j'y sois un peu accoutumée; mais ce ne sera jamais assez pour ne pas souhaiter ardemment de vous revoir et de vous embrasser. Je ne dois pas espérer mieux de l'avenir que du passé : je sais ce que votre absence m'a l'ait souffrir, et je serai encore plus à plaindre, parce que je me suis fait imprudemment une habitude nécessaire de vous voir. Il me semble que je ne vous ai pas assez embrassée en partant. Qu'avais- je à ménagef ? Je ne vous ai point assez dit combien je suis contente de votre tendresse ; je ne vous ai point assez recommandée à M. de Grignan ; je ne l'ai point assez remercié de toutes ses politesses et de toute

l'amitié qu'il a pour moi : j'en attendrai les effets sur tous les chapitres. Je suis dévorée de curiosité ; je n'espère de consolations que de vos lettres, qui me font encore bien soupirer. En un mot, ma fille, je ne vis que pour vous. Dieu me fasse la grâce de l'aimer quelque jour comme je vous aime. Jamais un départ n'a été si triste que le nôtre ; nous ne disions pas un mot. Adieu, ma chère enfant, plaignez-moi de vous avoir quittée. Hélas ! nous voilà dans les lettres!

1». Des lettres de récit. — On appelle ainsi les lettres qui ont pour objet de raconter quelque chose. Elles rentrent dans la narration et sont soumises aux mêmes règles. Quand la narration est légère et badine, la lettre devient amusante et récréative. Cette gaieté qui caractérise si éminemment le génie français peut néanmoins s'unir à un certain sens philosophique, comme dans la lettre suivante que Franklin écrivait à son neveu.

Mon cher neveu.

Quand j'étais gamin, un jour de fête, mes amis garnirent mes poches de menue monnaie. Je courus à une boutique de joujoux, empressé d'y devenir possesseur d'un sifflet dont le son m'avait charmé et que j'enviais à un petit garçon. Je proposai l'échange de ma richesse au marchand contre un sifflet pareil. Il accepta et je l'emportai joyeux bientôt à la maison; j'assourdis tout le monde de l'agréable mélodie de mon instrument. Mes frères, mes sœurs, mes cousins, ayant appris l'onéreux marché, me répétèrent à l'envi que j'avais fait une sottise et se moquèrent de moi. Je compris ma folie, j'en pleurai amèrement, et la réflexion me donna plus de chagrin que le sifflet ne m'avait causé de plaisir.

Ce souvenir me fut utile. Chaque fois que j'étais tenté d'acheter quelque superfluité, je ^me disais : <( Prends garde de payer trop cher un sijflet. v Et j'épargnais mon argent.

En grandissant, je vins dans le monde, et j'observai les hommes : j'en rencontrai qui payaient trop cher un sifflet.

Quand je voyais quelque ambitieux de courtes faveurs, sacrifiant son temps aux levers de cour, son repos, sa liberté, sa vertu et peut-être ses amis, pour y assister, je me disais : Cet homme paye trop cher un sifflet.

Quand je voyais un homme amoureux de popularité, constamment mêlé aux afl'aires publiques, négligeant les siennes et les ruinant par cette négligence : Il paje, disais-je. Sien trop cher un sifflet.

Voyais-je un misérable se passer de toutes les commodités de la vie, se priver du bonheur d'être utile aux autres, de l'estime de ses concitoyens et des joies d'une consolante amitié , pour amasser , accumuler des richesses. Pauvre homme,dhais-]e, vous payez trop cher, trop cher un sifflet.

Rencontrais-je un homme de plaisir, abandonnant la culture de son espi it, les soins de sa fortune, pour des jouissances et des voluptés corporelles : Homme égaré, disais-je encore, TOUS thésaurisez des peines et non des plaisirs ; et vous payez trop cher un sifflet.

Voyais-je encore quelqu'un amoureux d'habits, de bijoux, d'équipages au-dessus de sa fortune, s'endetter par là et finissant en prison: Hélas! me disais-je, c'est payer bien cher, trop cher un sifflet...

En un mot, je conçus qu'une grande partie des misères humaines venait de la fausse estime du pi ix des choses et de l'excessive valeur qu'on suppose à des sifflets.

QocsTioififAiRE. — 1 . Ya-t-il une grande variété de lettres.' Quels sont les genres principaux qu'on peut distinguer? 2. Quel caractère doivent avoir les lettres d'aflaires ? Quels sont les défauts à éviter? Quel doit être le style des lettres d'administration? Quelles précautions exigent-elles? 3. Que doit-on observer dans une lettre de demande ? Qu'est-ce qu'une lettre d'offre ? Comment répond-on à l'une et à l'autre ? Comment doit-on faire une lettre de réclamation? 4. Est- on obligé de

faire des lettres de remercîment ? Comment doivent-elles être conçues ? Peut-on faire des promesses en retour du service qu'on a reçu ? o. Quels sont les motifs à faire valoir dans une lettre de fclicitation? En quel cas ces lettres sont-elles faciles? Comment faut-il faire les lettres pour le jour de l'an ou pour un jour de fête ? De quelle manière peut-on tourner la difficulté qu'elles présentent? 6. Quel est le but des lettres de condoléance ? Quelles sont les réflexions sur lesquelles on peut appuyer avec le plus d'avantage? 7. Qu'est-ce qu'une lettre de recommandation ? Quelle différence y a-t-il entre cette lettre et une lettre de demande? Quelles sont les personnes qu'on doit recommander ? 8. Qu'entend-on par lettre d'excuses? A-t-on besoin de s'excuser souvent? Comment doit-on le faire? 9. Quel caractère doivent avoir les lettres de reproches? En quelle circonstance faut-il les écrire? Peut-on y mêler quelquefois des conseils? 10. Comment les conseils doivent-ils être donnés pour être fructueux? Quels sont les ménagements qu'on doit prendre? Ces ménagements sont-ils toujours nécessaires ? 11. Que comprend-on sous le nom de lettres de famille? Quelles sont îes meilleures règles à suivre à ce sujet? 12. Qu'est-ce qu'une lettre de récit ? A quelle espèce de composition se rapporte-t-elle ? Peut-on mêler aux lettres badines des réflexions sérieuses? Citez un exemple.

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