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cominc lui, elles portent les animaux à agir selon les lois générales de la nature vivante.
Chez rhomme existent des passions qu'il a en commun avec les animaux, et qui consistent dans les besoins animaux exagérés ; mais il en a d'autres, qui ne se développent que dans l'étdt de société : ce sont les besoins sociaux très-accrus.
Les passions animales se rapportent au double but que nous avons indiqué en parlant de l'instinct, c'est-à-dire la conservation de l'individu, et la conservation de Tespèce.
A la conservation de l'individu appartiennent la peur, la colère, la tristesse, la haine, la faim excessive, etc. ;
A la conservation de l'espèce, les désirs vénériens devenus extrêmes, la jalousie, la fureur ressentie quand les petits sont en danger, etc.
La nature a attaché une grande importance à ce genre dépassions, qu'elle reproduit dans toute leur force chez l'homme civilisé.
Les passions qui appartiennent à l'état de société ne sont que les besoins sociaux portés à un degré très-élevé. L'ambition est l'excès de l'amour du pouvoir ; l'avarice, l'exagération du désir de la fortune ; la haine, la vengeance, le désir naturel et impétueux de nuire à qui nous nuit; la passion du jeu, presque tous les vices, qui sont aussi des passions, desvmoyens de sentir vivement l'exis-
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tence-; Tamour violent, une exaltation des désirs vénériens qui trouble , agite , pervertît et souvent anime notre vie d'un bien-être ineffable, etc.
Parmi les passions, les unes s'apaisent ou s etei- Lee payions gnent quand elles sont satisfaites, les autres s'irri- lebonheu/ou
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tent a mesure quelles sont assouvies : aussi le bonheur est-il souvent amené par les premières , comme on le voit dans l'amour et la philanthropie, tandis que le malheur est nécessairement attaché aux dernières : les ambitieux, les avares, les envieux, en fournissent des exemples.
Si les besoins développent l'intelligence, les passions sont le principe ou la cause de tout ce que l'homme fait de grand, soit en bien ou en mal. Les grands hommes dans tous les genres, les grands criminels et les conquérants , sont des hommes passionnés.
Parlerons-noufe du siège des passions? Dironsnous avec Bichat qu'elles résident dans la vie organique; ou bien, avec les anciens et quelques modernes, que la colère est dans la tête, le courage dans le cœur, la peur dans le ganglion semilunaire, etc.?
Maïs les passions sont des sensations internes ; elles ne peuvent avoir de siège. Elles résultent de l'action du système nerveux, et particulièrement de celle du cerveau : elles ne comportent donc au^ cune explication. Il faut les observer, les diriger.
Prétendu stége des passions.
les calmer ou les entretenir, mais non chercher à les expliquer (i).