PARA
Voici le peu de remarques que j'ai été à même de faire à cet égard.
A. Sur l’homme et les animaux vivants, il est très rare que les lymphatiques des membres, de la tête et du cou contiennent de la lymphe; seulement leur surface intérieure paraît lubrifiée par un fluide très ténu. Dans certaine cas, cependant, la lymphe s'arrête dans un ou plusieurs de ces vaisseaux. les distend, et leur donne un aspect fort analogue aux veines variqueuses , à l’exception de la couleur. M. Sæmmering en a vu plusieurs dans cet état sur le dos du pied d’une femme , et j'ai eu occasion d’en observer un autour de la couronne du gland. | |
On trouve plus fréquemment sur des chiens, des chats, et autres animaux vivants, des vaisseaux lymphatiques pleins de lymphe, à la surface du foie, de la vésicule du fiel, de la veine cave du tronc , de la veine porte, dans le bassin et sur les côtés de la colonne vertébrale. |
Les troncs cervicaux sont aussi assez souvent remplis de lymphe; cependant il est loin d’être rare qu’on les en trouve entièrement privés. Quant au. canal thoracique, je ne l’ai jamais rencontré vide, même quand les vaisseaux lymphatiques du reste du corps étaient dans l’état de vacuité le plus parfait.
B. Pourquoi ces variétés dans la présence de la
LA
lymphe dans les vaisseaux lymphatiques ? pourquoi ceux de l'abdomen en contiennent-ils plus souvent
ue les autres ? et pourquoi le canal thoracique en contient-il constamment ? Je crois impossible de répondre maintenant à aucune de ces questions. Le seul fait que je crois avoir observé , mais que je ne voudrais pas garantir, c’est que la lymphe se trouve plus fréquemment dans les troncs lymphatiques du cou quand les animaux sont depuis long-temps privés de toute espèce d’aliments et de boissons.
C. À mesure que l’abstinence se prolonge chez un chien, la lymphe devient de plus en plus rouge. J'en ai vu qui avait presque la couleur du sang sur des chiens qui avaient-jeûné huit jours. I] m'a paru aussi que dans ces cas sa quantité est plus considérable.
D. La lymphe paraît marcher lentement dans ses vaisseaux. Si l’on en pique un sur l’homme vivant ( je n'ai eu l’occasion de le faire qu’une seule fois), la lymphe ne s'écoule que lentement et sans former de jet. M. Sæœmmering avait déjà fait une observation semblable.
Quand les troncs lymphatiques du cou sont remplis de Iymphe , on peut aisément les isoler dans
1% une étendue de plus d’un pouce. On peut observer
alors que le liquide qui les remplit n’y coule que très doucement. Si on les comprime de manière à
Observations sur le cours de
la Iymphe.
Observations sur le cours de
la lymphe.
220 PRÉCIS ÉLÉMENTAIREL
5 € faire passer la lymphe qui les distend dans la veine sous-clavière , il faut quelquefois plus d’une demiheure avant qu'ils se remplissent de nouveau , ethg souvent ils restent vides.
E. Toutefois les vaisseaux lymphatiques ont la propriété de revenir sur eux-mêmes par l'effet de l'élasticité de leurs parois ; ils se vident souvent d'eux-mêmes quand ils sont exposés à l'air. Il est probable que c'est parcequ'ils se sont contractés
ÿ qu’on les trouve presque toujours vides, sans en excepter le canal thoracique , sur les animaux récemment morts. Cette faculté est sans doute l’une des causes qui déterminent la lymphe à s’introduire dans le système veineux. La pression que les lymphatiques supportent par l'effet de la contractilité du tissu de la peau et des autres organes, de la contraction musculaire , du battement des artères , etc. , doit être pour quelque chose dans le cours de la lymphe. Cela paraît évident pour les lymphatiques contenus dans la cavité abdominale.
nee de F. On ignore complètement l’usage des glandes.
phatiques, lymphatiques , et c'est peut-être pourquoi elles ont été l’objet de beaucoup d’hypothèses. Mal-
pighi les regardait comme autant de petits cœurs
qui donnaient à la lymphe son mouvement pro-
gressif ; d’autres auteurs ont avancé qu’élles ser-
vaient À affermir les divisions des vaisseaux Iym-
Te DE PHYSIOLOGIE 22"
| phatiques à (à s’imbiber, comme des éponges ,
sue nourrissant, à fournir la graisse, etc. ; enfin, chacun à donné un libie essor à son imagination CE}. - Nous n'en dirons pas davantage sur le cours de la Iymphe ; on voit combien il reste à faire pour éclaircir ce phénomène, et en général pour connaître tous ceux qui se der aux fonctions du système lymphatique et à à son utilité dans l’économie animale.
Si nos connaissances positives sur ce sujet sont aussi bornées , quelle confiance peut-on accorder
aux théories médicales dans lesquelles on parle de
l'épaississement de la lymphe, de l'obstruction, de l'embarras des glandes lymphatiques , du défaut d'action des bouches absorbantes lymphatiques , lequel donne lieu aux hydropisiés , ete. ? et comment se décider à administrer des remèdes quelquefois violents d’après des idées de ce genre ? Les changements de structure et de volume qui arrivent aux glandes lymphatiques par les progrès de l’âge, doivent faire présumer que l’action du SYS-
0 ) J’omets à dessein de parler du mouvement rétrograde des fluides dans les vaisseaux lymphatiques; ce qu’ont dit Darwin et autres sur ce sujet paraît imaginaire. Il ne peut ÿ avoir de mouvement rétrograde que par l’effet des anastomoses , et alors ce mouvement n’a rien que de très simple.
AT
es humeurs superflues , à été aux nerfs un. “ *
Re à, sd tème lymphatique éprouve des modifications aux Mn. æ wdifiérentes époques de la vie; mais rien de positif LT. ES connu sous Ce rapport. “À
2928 é PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE
1 je © COURS DU SANG VEINEUX.
sg à Transporter le sang veineux de toutes les par- | + {ies du corps aux poumons, tel est le but de la
ä& fonction que nous allons étudier. En outre, les | organes qui l'exécutent sont en même temps les * agents principaux de l'absorption qui s'exerce , soit à l'extérieur, soit à l'intérieur du corps ( l'absorption du chyle, de la lymphe , et celle qui se fait à la surface muqueuse du poumon exceptées ).
€ Du sang veineux.
On donne ce nom au liquide qui est contenu
dans les veines, le côté droit du cœur et l'arz à tère pulmonaire, organes qui, par leur réunion, forment l'appareil propre: au cours du sang vei- Ne Propriétés Ce liquide est d’une couleur rouge brun, assez | Re du foncée pour qu'on lui ait appliqué l’épithète in-: veineux. exacte de sang noir : dans quelques cas, sa COuleur est moins foncée, et même peut-être écar- late. Son odeur est fade, et sui genents ; sa saveur est aussi particulière * cependant on reconnaît qu’il contient des,sels, et principalement le!
sa
DE TR s 4
muriate de soude. Sa pesanteur spécifique us peu plus grande que celle de l'eau. Haller,l'a à
trouvée, terme moyen, :: 1,0927 : 1,0000. Sa k. “capacité, pour le calorique , peut être exprimée par 934, celle du sang artériel étant 921. Sa tempeé-
rature moyenne est de 51 degrés de Réaumur. à Vu au microscope dans le moment où il se meut ji dis à
dans les vaisseaux , le sang veineux présente un 4 +. +
nombre infini de petits globules, dont les dimen- ps dE :
sions, la forme et la structure ont été examinés EE | avec soin par MM. Prevôt et Dumas. (Voyez sapg artériel. ) J L
Le sang veineux, extrait des vaisseaux qui Jui ct
sont propres, et abandonné à lui-même forme, au bout de quelques instants, une masse molle. * Peu à peu cette masse se sépare spontanémenten #.
deux parties : l’une liquide, jaunûtre, transpa- à rente, appelée sérum ; l’autre molle, presque s0- g: *
. À r °\ Le 4 3 lide ,sd’un brun rougeâtre foncé, entièrement, #
opaque ; c’est le cruor réuni au caillot. Celui-ci occupe le fond du vase, le sérum est placé au-des- EE sus. Quelquefois il se forme à la superficie du sérum * une couche mince, molle, rougeâtre, à laquelle on à donné fort improprement le nom de couenne ou croûte du sang. | + Ô Dans l'instant où il se coagule , le sang laisse dégager quelques petites bulles de gaz qui, pour arriver à la superficie, se creusent un petit canal
| Propriétés chim ques du
sang
vein. eux.
ee
35%, É Mnicrs ÉLÉMENTAIRE à travers le caillot. Ce phénomène est beaucoup plus apparent dans le vide.
Cette séparation spontanée des éléments du sang n’a lieu promptement qu autant qu'il est en repos#Si on l’agite, il reste liquide, et conserve beaucoup plus long-temps son homogénéité.
Mis en contact avec le gaz oxigène ou l'air atmosphérique, le sang veineux prend une teinte rouge vermeille; avec l’ammoniaque , il devient rouge cerise ; avec l'azote , rouge brun, plus foncé, ‘etc. (1) : en changeant de couleur, il absorbe une quantité assez considérable de ces différents gaz; | CONSeTvÉ quelque temps sous une cloche placéesur lé mercure, il exhale une assez grande quantité d’acide carbonique. M. Vogel vient tout récemment de faire de nouvelles recherches à ce sujet (2).
Le sérum est un liquide transparent , légèrement jaunâtre , ce qu'il doit à une matiere colorante ; son odeur et sa saveur rappellent l’odeur et la saveur du sang , son alcalinité est très prononcée. À so° il se prend en masse comme l’albumine ; il forme , en se coagulant, de nombreuses cellules qui contiennent une matière très analogue au mu-
(1) Voyez, pour les changements de couleur que subit le sang veineux avec les autres gaz, le tome IT de la Chimie de M. Thenard, page 513. *
(2) Annales de Chimie, année 1816. ;
+ dd DE PHYSIOLOGIE. | Fi
eus. Il conserve encore sa propé tige: à se Led
ler en une seule masse, bien. qu'il soit se D * d'une grande quantité d’eau. D’après M. Brande,
le sérum serait de l’albumine liquide presque pure
unie à la soude , qui la maintiendrait liquide. Par
se
suite tout réactif qui enléverait la soude au sérum Me produirait sa coagulation, et par l’action de la L. chaleur la soude transformerait une partie de l’al- . bumine en mucus. L'action de la pile galvanique coagule le sérum et y développe des globulesiqui ont beaucoup d’analogie avec ceux du sang. x ÿ D'après M. Berzelius, 1000 parties de sérum de Composition sang humain contiennent : du Sérum.
Un, À RUN COURTES LS AMOR Dr PR 80,0 Substances s0- ( Lactate de soude et matière | « bu RÉRR ans extraGtivVe 4 is 0 o + l'alcool. Muriate de soude et de poeus one ne. C0 Substances s0-{ Soude et matière animale, 7 lubles dans phosphate de soude. TL 70 FT l’eau. PER 7 ie. 8. 9 . d Total. - sporibe noble 1000 08
Quelquefois le sérum présente une teinte blanchâtre, comme laiteuse, ce qui a pu faire croire qu'il contenait du chyle : la matière qui lui donne cette apparence paraît être de la graisse (1).
(1) Le docteur Hewart Traill a analysé le sérum du sang
#4 PRE # Puf
LE
Composition Le caillotidu sang est essentiellement formé de
chimique du cailot:
4% # re Matière.
% &- ET # à 4 & LA
fibrine et de matière colorante.
Séparée de la matière colorante, la fibrine est
solide, blanchâtre, insipide , inodore , plus pe-
… sante que l’eau, sans action sur les couleurs vègétales ; élastique quand elle est humide, elle devient cassante par la dessiccation.
Elle fournit, à la distillation, ed de carbonate d’ammoniaque, etc., et un charbon tres volumineux, dont la cendre contient une grande quantité de phosphate de chaux, un peu de phosphate de magnésie, de carbonate de chaux et de carbonate de soude. Cent parties de fibrine sont composées de
Carboneie Di Le NN SAME ROD AE
OxiBeNC, UPS tree ee 19,685
Hydrogène..." © ‘4. "007 ,021