LA È A
| s'évapore qu'avec une extrême lenteur, et le doigt rempli | d’eau et exposé à l’air ne perdra que quelques grains en | vingt-quatre heures. (Voyez Transpiration cutanée. )
Influence du galvanisme sur
Pimbibition.
séreuse ; il faut beaucoup plus dé temps pour que. les tissus sous-jacents se pénètrent des substances absorbées.
Un fait très important qui a été observé par l’un de mes collaborateurs , M. Fodéra, c’est que le galvanisme accélère singulièrement l'absorption, ou plutôt l’imbibition. Du prussiate de potasse est injecté dans la plèvre, du sulfate de fer est introduit dans l’abdomen d’un animal vivant: dans les conditions ordinaires , il faut cinq ou six mi nutes avant que les deux substances se soient mises en contact par leur imbibition à travers le diaphragme ; mais le mélange est instantané si l'on soumet le diaphragme à un léger courant galvanique. Le même phénomène s’observe si l’un des liquides est placé dans la vessie urinaire , et l’autre dans l’abdomen ou bien dans le poumon et dans la cavité de la plèvre. (Voyez mon Journal de phy: siologie, tom. 3, page 35.)
La théorie que j'ai exposée sur l'absorption par les veines vient d’être confirmée d’une manière. remarquable par les observations pathologiques de M. le docteur Bouillaud. En étudiant avec attention les œdèmes partiels des membres , il a reconnu qu’elles coincidaient constamment avec l’oblitération plus ou moins complète des veines de la par-! tie infiltrée. Ce sont ordinairement des caillots fibrineux qui obstruent les vaisseaux ; quelquefois
les veines sont comprimées par des tumeurs circonvoisines. D’après quelques observations analogues, M. Bouillaud est porté à supposer que les hydropisies du péritoine sont dues à la difficulté du passage du sang à travers le foie; et en effet, il est bien rare que les ascites un peu considérables et anciennes ne soient pas liées avec une lésion apparente de cet organe (1).
(1) J’ai récemment ouvert, à hôpital de la Pitié , le corps d’un homme qui avait succombé à un cancer du foie; il y avait ascite peu considérable, ce qui rentre dans les idées de M. Bouillaud , et de plus, chose très remarquable, il y avait une très grande quantité de liquide dans l’intestin grêle ; on aurait dit qu'il y avait hydropisie en dehors et en dedans de cet intestin. Je fis introduire un tube dans la veine porte , et
r ce tube je fis pousser une injection d’eau à travers le foie ; e liquide arriva sans trop de difficulté jusqu’à l’oreillette droite ; le foie n’était donc pas complètement obstrué : mais aussi la désorganisation n’était pas très profonde ; On reconnaissait encore le tissu de l’organe ; çà et là se voyaient seulement quelques traces de dégénérescence lardacée; le reste du parenchyme était granulé et jaune, le foie était revenu sur lui-même , et comme racorni. Je ne regarde pas ce fait comme opposé à l'explication de M. Bouillaud , car il se à une injection d’eau, ait cessé , en tout ou en partie, de l’être au sang; or, d’après meswexpériences sur l'absorption, il suflit d’une simple dis-
peut que Île foie, encore perméable
tension des vaisseaux sanguins pour ralentir et même pour empêcher l'absorption , ou , en d’autres termes, l’imbibition
de leurs parois : il se peut encore que la force avec laquelle
Influence
de .
Pobstr uction des veines sur les …
hydropisies.
Et ra
Action des cavités droites du cœur.
Passage du sang veineux à travers les cavités droites du cœur.
Si le cœur d’un animal vivant est mis à découvert, on reconnait aisément que l'oreillette et le ventricule droits se resserrent et se dilatent alternativement. Ces mouvements sont tellement combinés que le resserrement de l'oreillette arrive concurremment avec la dilatation du ventricule , et, vice versà , la contraction du ventricule a lieu dans! l'instant de la dilatation de l'oreillette. Ni l’une ni l’autre de ces cavités ne peuvent se dilater sans être! remplies aussitôt par le sang, et, quand elles se resserrent , elles expulsent nécessairement une! partie de celui qu’elles contenaient. Mais tel est 1e! jeu des valvules tricuspides et sygmoïdes, que le sang est obligé de passer successivement de l’oreillette dans le ventricule , et de celui-ci dans l'artère: pulmonaire.
l'injection a été poussée à travers le foie ait été de beau- coup supérieure à celle qui faisait marcher le sang dans [a ? veine porte chez le sujet dont il est ici question. Dans tous : les cas on ne peut guère se refuser à penser qu’une lésion 0 À LM
générale du foie, dans laquelle son tissu est sensiblement ! modifié , ne soit un obstacle à la circulation du sang à travers : ce viscère.
Entrons dans les détails de ce curieux mécanisme.
J'ai dit que le sang des trois veines qui aboutissent
à l'oreillette droite fait un effort assez considérable pour y pénétrer. Si elle est Contractée, cet effort est sans effet; mais aussitôt qu’elle se dilate, le sang se précipite dans sa cavité, la remplit complètement , et distend les parois ; il pénéstrerait immédiatement dans le ventricule si celui- Ci ne se contractait pas à cet instant. Le sang se borne donc à remplir exactement la cavité de l'oreillette; mais bientôt celle-ci se contracte , comprime le sang, qui s'échappe dans le lieu où la pression est moindre; or, il ny à que deux issues : 1° less veines caves, 2° l'ouverture qui conduit dans le ventricule. Les colonnes sanguines qui arrivent à l'oreillette opposent une certaine résistance à son passage dans les veines caves où il reflue. Il trouve au contraire toute facilité pour entrer dans le ventricule, puisque celui-ci se dilate avec une certaine force , tend à produire le vide, et par conséquent aspire le sang de l'oreillette , loin de le repousser.
Tout le sang qui sort de l'oreillette ne passe pas cependant dans le ventricule ; l'observation à appris depuis long-temps qu'à chaque contraction de l’oreillette, une certaine quantité de liquide reflue dans les veines caves supérieures et
Action de l'oreillette droite.
Reflux du sang dans les veines caves.
Pouls VeIREUX,
Action du ventricule droit.
inférieures. L’ondulation pÉsiuue par cette cause se fait quelquefois sentir jusqu aux veines iliaques externes, et dans les jugulaires ; : elle influe sensiblement, comme on verra, sur le cours du sang dans plusieurs organes, etsurtout dans le cerveau.
La quantité de sang qui reflue de cette manière varie suivant la facilité avec laquelle ce “quid pénètre dans le ventricule. DS 4 lipétant de sa dilatation , le ventricule contient encore beaucoup, de sang qui n’a pu passer par l’artère pulmonaire, il ne pourra recevoir qu’une petite quantité de ce= lui de l'oreillette, et dès lors le reflux sera plus considérable et s’étendra plus loin.
C'est ce qui arrive quand le cours du sang dans l'artère. pulmonaire est ralenti, soit par quelques ; obstacles résidants dans le poumon, soit parceque ? le ventricule a perdu de la force avec laquelle il se contracte. Le reflux dont nous parlons est la: cause du battement qui se voit dans les veines: de certains malades, et qui porte le nom de pouls veineux.
Il ne peut rien se passer de semblable dans la veine coronaire, car son embouchure est garnie d'une valvule qui s’abaisse dans l'instant de la contraction de l'oreillette. ju
L'instant où l'oreillette cesse de se resserrer! est celui où le ventricule entre en contraction; le sang qu'il contient est pressé fortement, etl
| DE PHYSIOLOGIE. 291 tend à s'apher de tous côtés : il repasserait d'autant plus aisément dans l'oreillette , que , comme nous l'avons déjà dit plusieurs fois, elle se dilate dans cet instant ; mais la valvule tricuspide , qui garnit l'ouverture orieulo - ventriculaite , s'oppose à ce reflux. Soulevée par le liquide placé au-dessous d’elle, et qui tend à passer dans l'oreillette , elle cède, jusqu’à ce qu’elle soit devenue perpendiculaire à l’axe du ventricule ; alors ses trois divisions ferment à peu près complètement l'ouverture; et comme les colonnes charnues tendineuses ne leur permettent point d'aller plus loin, la valvule résiste à l'effort du sang, et l'empêche ainsi de passer dans l'oreillette.
Il n’en est pas de même du sang g qui, sen aitile dilatation du ventricule , correspondait à la face oriculaire de la valvule ; il est clair que dans le mouvement de celle-ci il est soulevé et reporté
dans l'oreillette , où il se mêle avec celui qui vient
des veines caves et coronaires.
Ne pouvant vaincre la résistance à la valvule tricuspide, le sang du ventricule n’a plus d’autre issue que l'artère pulmonaire, dans laquelle il s'engage en soulevant les trois valvules Syg-
s moides qui soutenaient la colonne de sang contenu dans l'artère pendant la dilatation du ventricule.
Action du ventricule droit.
Remsrques
sur action ‘des cavités
droites du cœur.
se ”., 202 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE “Je viens d'exposer les Shéboèn eme plus ap-
parents et les plus connus du passage du sang veineux travers les cavités droites du cœur ; il en
est plusieurs autres qui me paraissent mériter une
attention particulière.
À. On aurait une idée inexacte si l’on eroyait que, dans la contraction du ventricule ou de l’oreillette,.ces cavités se vident complètement du sang qu’elles contiennent : en observant le cœur d’un animal vivant, on voit bien dans l’instant la contraction , l’oreillette ou le ventricule diminuer sensiblement de dimension; mais il est évident qu'à l'instant où la contraction s'arrête, une certaine quantité de sang se trouve encore soit dans l'oreillette. soit dans leventricule.
“n’y a donc qu’une partie du sang de l’oreil- :
Jette qui passe dans le ventricule quand elle se contracte. Ilen est de même pour le sang du ventricule, dont une portion seulement passe dans l'artère pulmonaire lorsque le ventricule entre en contraction; et ces deux cavités sont donc reellement toujours pleines de sang. Comment déterminer la proportion du sang qui se déplace, et celle du sang qui reste? Elles doivent être variables suivant la force avec laquelle se contracte le ventricule ou l'oreillette , la facilité du passage du sang dans l'artère pulmonaire, la quantité de sang contenu dans l'oreillette ou le ventricule, l'effort des
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