‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 5)Chapitre 24 sur 64 · DE PRE · texte numérisé non relu

DE PRE

D ant deux 0 trouya une diminution d’un litre. à s

… En traversant successivement la bouche ou les Changements cavités nasales . le pharynx fdetlarynx., la trachée-artère et les bronches, l’air inspiré prend }*f inspiré. une température analogue à celle du corps. Dans

la plupart des cas, il s “échaulfe , et par conséquent %

se raréfie, de sorte que la même quantité d’airen . [ss occupe dans le poumon un espace beau- F @ coup plus considérable que celui qu’elle occupait « avant d'être introduite dans ce viscère. Outiéuce hangement de volume , l'air inspiré se charge | e la vapeur qui s'élève continuellement de ta à à

membrane muqueuse des voies aériennes , et de c’est ainsi que, chaud et humide, il arrive aux lobules pulmonaires ; enfin la portion d’air dont . nous parlons se mêle à celle que contenaient les poumons.

Mais l'expiration succède bientôt à l'inspiration : il ne s'écoule guère ordinairement entre elles plus de quelques secondes; l’air que contient lepoumon, pressé par les puissances expiratrices , s'échappe en parcourant, en sens inverse de l'air inspiré, le canal respiratoire.

« Il faut remarquer ici que la portion d’air EXPI- Renourellé: rée n'est pas précisément celle qui avait été inspirée "4 putiel édemment, mais une partie de la masse que %° contient ROT le poumon après l'inspiration ; et si l’on

le poumon.

physiques de

Propriétés physiques et chimiques de Pair des poumons.

Quantité d’oxigène absorbé.

940 | PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE | compare le volume d'air que contiennent habituellement les poumons ; avec celui qui est inspiré et expiré à chaque mouvement de respiration, on supposera avec raison que l'inspiration et l’expiration ont pour but de renouveler en partie la masse

considérable d’air renfermé dans les poumons.

Ce renouvellement sera d’autant plus considérable , que la quantité d'air expiré sera plus forte, et que l'inspiration qui suivra sera plus complète.

Propriétés physiques et chimiques de l'air qui sort des poumons.

À sa sortie du poumon, l’air a une température voisine de celle du corps ; avec lui s'échappe de la poitrine une certaine quantité de vapeur nommée

ds

transpiration pulmonaire; en outre sa composition

chimique est différente de celle de l’air inspiré. Au lieu de 0,21 d’oxigène et d’une trace d'acide carbonique que présente l’air atmosphérique , l'air expiré offre 0,18 ou 0,19 d’oxigène ; de 0,2 à 0,9 centièmes d’acide carbonique. En général, Îa quantité d’acide carbonique est inférieure à celle de l'oxigène disparu : d’après les dernières expériences de MM. Dulong et Despretz , cette différence pourrait aller jusqu’au tiers pour les animaux carnivores, et seulement au dixième, terme moyen ;

pour les animaux herbivores. # s Va

… par un homme adulte en 2/4 heures , il ne faut que

je

Pour évaluer la quantité d’oxigèene consumé

se rappeler la quantité d’air respiré pendant cet intervalle. D’après Lavoisier et H. Davy, 512 centimètres cubes sont consumés en une minute, ce qui, pour 24 heures, donne 745 décimètres cubes. E ANT

I n'est pas plus difficile d'apprécier la quantité ste d'acide carbonique qui sort du poumon dans le carbonique même temps, puisqu'elle représente au moins les deux tiers de l’oxigène disparu. M. Thomson l’éva-

lue à 655c. c., quoiqu'elle soit, dit-il, probable-

ment peu moindre: or, cette quantité d'acide carbonique représente environ 340 grammes de carbone.

Quelques chimistes disent qu'il y a disparition Exbalation

£ PEN À s de l’azote pa d’une petite quantité d'azote pendant la respiration; Le béni.

ce fait ne s’est pas vérifié dans les recherches ré-

centes. D’autres pensent, au contraire > que la quantité de ce gaz est sensiblement augmentée ; ce dernier résultat vient d’être mis hors de doute par les travaux de MM. Edwards , Dulong et Despretz . qui ont toujours trouvé un accroissement sensible de l’azote dans l’air où des animaux avaient res-

piré un certain temps.

Nous sommes avertis du degré d’altération ŒUÉ Instinct: qui

nous porte

subit l'air dans nos poumons par un sentiment ; respirer &

pri nous porte à le renouveler : à peine sensible

Transformation du sang veineux en sang artériel.

dans la respiration ordinaire, parceque nous nous

hâtons d'y obéir, il devient douloureux s’il n'est pass assez promptement satisfait; à ce degré, il est ac-

compagné d’anxiété et d’elirot , avertissement in-

stinctif de l'importance de la respiration.

Tandis que l’air contenu dans les poumons esi ainsimodifié dans ses propriétés physiques et chimiques , le sang veineux traverse les ramifications des l'artère pulmonaire, qui forment en partie le tissu des lobules du poumon ; il passe dans les radicules des veines pulmonaires , et bientôt parcourt ces veines elles-mêmes; mais, en passant des unes dans les autres, il change de nature, et de veineux il devient artériel.

Examinons les phénomènes de cette transforz mation.

Changement du sang veineux en Sang artériel. ©

Au moment où le sang veineux traverse dans les petits vaisseaux des lobules pulmonaires , il prend une couleur écarlate, son odeur devient plus forte , sa saveur plus prononcée; sa température s'élève d’environ un degré ; une parte de son sérum s'échappe sous la forme de vapeur dans le tissu des lobules, et se mêle à l'air. Sa tendance pour se coaguler augmente sensiblement, fait exprimé généralement en disant que sa plas-

ji.

4 ë Nà

SE TRE : " | , : 0. OR ticité devient plus forte ; sa pesanteur spécifique iminue ; ainsi que sa capacité pour le calorique.

PL sang veineux ayant acquis ces caractères est + du sang artériel.

Afin de rendre plus évidentes les différences du sang veineux et du sang artériel, nous les opposons

dans le tableau suivant :

Différences principales du sang veiueux et du sang artériel.

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