‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 5)Chapitre 26 sur 64 · SR · texte numérisé non relu

SR

546 | PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE Il ne faut pas croire cependant que toute la vapeur qui sort dans l'expiration provienne du, ‘4 sang de l’artère pulmonaire; je ferai voir plus Ée tard qu’une partie assez considérable de cette va= | peur est formée aux dépens du sang artériel qui est distribué à la membrane muqueuse des voies aériennes. Ë ace, Dans ses premières recherches sur la respiration, transpiration Lavoisier avait cru qu'il pouvait y avoir combus- PR io d'hydrogène dans les poumons, et formation d’une certaine quantité d’eau. Cette eau aurait formé une partie de la transpiration pulmonaire. Mais cette idée n’est plus admise aujourd’hui, et la transpiration du poumon est considérée, ainsi qu'il vient d’être dit, comme le résultat du passage dans les vésicules bronchiques d’une partie ! du liquide qui parcourt l’artère pulmonaire.

L'anatomie met sur la voie de ce phénomène.

Une injection d’eau poussée dans l’artère pulmo=: naire passe sous la forme d’une innombrable quan-: tité de gouttelettes presque imperceptibles dans les : cellules aériennes , et se mêle à l’air qu’elles con-: tiennent.

Expériences Sur les animaux vivants , on augmente à volonté

sur 1a

transpiration la quantité de la transpiration pulmonaire, en

pulmonaire. , À : Abe tr \ S injectant de l’eau distillée, à une température voisine de celle du corps, dans le système veineux, ; comme le prouve l'expérience suivante : prenez ua

DE PHYSIOLOGIE. sn 0

L chien de petite taille, injectez à diverses reprises un wolume considérable d’eau : l’animal sera d’abord dans un état de véritable pléthore, ses vaisseaux seront même tellement distendus, qu'il aura peine à se mouvoir ; mais, au bout de quelques instants, | les mouvements respiratoires s’accéléreront sensiblement, et de tous les points de la gueule coulerx en abondance un liquide dont la source est évidemment la transpiration du poumon, considérablement augmentée.

Ce n’est pas seulement la partie aqueuse du sang qui s'échappe par la transpiration pulmonaire : jai montré, par des expériences particulières, que plusieurs substances , introduites dans les veines par l’absorption ou par une injection directe, ne tardent pas à sortir par le poumon. De l’alcool faible, une dissolution de camphre , de V'éther, ou autres substances odorantes, introduites dans la cavité du péritoine ou ailleurs, sont bientôt absorbées par les veines, transportées au poumon; elles passent dans les vésicules bronchiques, et se font reconnaître par leur odeur dans l'air expiré.

Le phosphore se comporte de même ; non seulement son odeur est sensible dans l'air expiré , mais sa présence est facile à constater d une mamière encore plus positive.

Injectez dans la veine crurale d’un chien une

Expériences sur la transpiration pulmonaire.

Quantité de la

demi-once d’huile dans laquelle du phosphore:

aura été dissous : à peine aurez-vous fait l’injec= tion , que l'animal rendra par les narines des flots; d’une vapeur épaisse et blanche, qui n’est autre» chose que de l'acide phosphoreux. Si vous faitess l'expérience dans l'obscurité, ce sont des flots de:

lumière qui s'échappent avec l’air expiré (1).

Il résulte d'expériences intéressantes faites par! M. le docteur Nysten, que les gaz se comportent! à peu près de Ja même manière, c’est-à-dire qu’après avoir été injectés dans les veines, ils sortent avec l'air expiré.

Quelques tentatives ont été fales pour détermi-:

transpiration ner la quantité de vapeur qui s'échappe du pou-

pulmonaire.

Formation de l’acide

carbonique.

mon d’un homme adulte en vingt-quatre heures. Les dernières, qui sont dues à M. Thomson, la mettent à environ 590 grammes ; Lavoisier et Séguin l'avaient estimée autrefois à 560 grammes ; il est probable qu'elle doit être très variable , suivant une multitude de circonstances.

ss

On n'est pas d’accord sur la manière dont se: forme l'acide carbonique que contient l’air expiré. | Ceux-ci croient qu'il existait tout formé dans le: sang veineux, et qu'il est exhalé au moment du

(1) L'idée de faire cette expérience dans l'obscurité appartient à M. Armand de Montgarny, jeune médecin de beaucoup de mérite, que la mort vient de frapper au inilieu de ses premiers travaux.

DE PHYSIOLOGIE. 3/9 | passage à travers le poumon ; ceux-là pensent | qu’il résulte de la combustion directe du carbone du sang veineux par l’oxigène : ni l’une ni l’autre di | de ces deux opinions ne sont suffisamment démon- de | trées; peut-être les deux effets ont-ils lieu en | | même temps. Par la raison qu'on n’est pas instruit

| sur le mode de formation de l'acide carbonique ,

| on manque de données sur le rôle que joue l’oxi- di | gène dans la respiration. Les uns disent qu'il est Action

| 4 PU à N L de loxigène.

| employé à brûler le carbone du sang veineux; les L

| autres veulent qu’il passe dans les veines pulmo-

| naires, et d’autres enfin pensent qu'il remplit à

| la fois les deux offices.

Toute cette partie de la chimie animale de-

| mande de nouvelles recherches.

Tant qu'on n’aura pas des notions plus positives xsarton | sur la formation de l'acide carbonique , et sur la ne

| disparition de l’oxigène, il sera difficile de se me. \ A 1 | à es poumons, rendre raison de l'élévation de température. qu’é-

Le:

| prouve le sang en traversant ces organes. Cependant, comme il est très probable que l’oxigène se | combine avec le carbone du sang, et comme | toute formation de ce genre est accompagnée d’un

{ dégagement considérable de calorique , il devient probable aussi que c’est là la source de la chaleur plus grande du sang artériel. En supposant même {que l’oxigène soit absorbé et passe dans les veines pulmonaires, et qu'il se combine ensuite directe-

ment avec le sang, on pourrait encore concevoir l'élévation de température du sang; Car toute combinaison de l’oxigène avec un corps combus tible est accompagnée de dégagement de cha leur (1).

La diminution légère dans la pesanteur spéci: fique et la capacité pour le calorique tiennen probablement à la perte d'eau qui s’est effectuée à la surface des vésicules pulmonaires.

Quant aux autres propriétés qu'acquiert le sanÿ veineux en traversant le poumon, telles que d: plasticité , l'odeur, et la saveur plus forte, pou arriver À des notions satisfaisantes sur ce point, 1 faudrait qu’une analyse exacte et comparative di sang veineux et du sang artériel en eût fait con! naître très exactement les différences : or la phy| siologie attend encore ce service de la chimie.

Respiration des gaz auires que l'air atmosphérique

On ne s’est point contenté d'étudier les efleti de la respiration de l'air atmosphérique , on voulu savoir quels seraient les résultats de la rest piration des autres gaz. Des animaux y ont ét) plongés, des hommes en ont volontairement où involontairement respiré, et il a été bientô reconnu que Fair SUR PREHSSE Cul peut servi

(1) Voyez Particle Chaleur animale.

: Va, : n ù “ in % +

à la respiration; tous les autres gaz font périr

plus ou moins promptement les animaux ; l’oxi-

p gène lui-même, quand il est pur ; est mortel ; et | son mélange avec l'azote, mais dans des propor- ; | tions différentes de celles de l'air, finit tôt ou tard

| par produire la mort des animaux qui le res- | pirent. cé ,

| En faisant ces diverses expériences, on est ar- 1 rivé à distinguer les gaz, sous le rapport de lasres- | piration, en deux classes : 1° les gaz non respirables,

2° les gaz délétères. | "7 Les premiers, auxquels il faut rapporter l’a- Action des {à : E s LT gaz not | zote, le protoxide d'azote, l'hydrogène , etc. , font respirables. 1 périr les animaux seulement parceque leur action F1 | ne peut remplacer celle de l’oxigène; parmi ces A dé

| gaz, il en est un, le protoxide d'azote, qui pro-

| duit des effets singuliers, qui peut-être devraient

| le faire rapporter à la seconde classe. # ” | UM. Davy est le premier qui ait osé en étudier Gaz non

1 les effets sur lui - même : après avoir expiré l'air F | de ses poumons il respira environ quatre litres de

gaz protoxide d'azote. Les premiers ‘sentiments

| qu'il éprouva, furent ceux du vertige et du tour-

| noiement ; mais, au bout d’une demi-minute, con-

| tinuant toujours de respirer , ces effets diminuerent

Léa degrés > et furent remplacés par une sensation

| analogue à une douce pression sur tous les muscles,

| accompagnée de frémissements très agréables, par-

# ® Gaz

délétères.

- les animaux qui les respirent purs, ou même mêle

Influence

des nerfs de HE s 1 lahuitième nerfs cérébraux qui envoient des filets dans | paire sur la respiration.

ticulièrement dans la poitrine et les extrémités. Lee objets environnants lui parurent éblouissants , et

son ouie devint plus fine; vers les dernières respirations l'agitation augmenta, sa force musculaire devint plus grande, et il acquit une propension irrésistible au mouvement. Ces effets cesserent dès que M. Davy eut discontinué de respirer le gaz et dans dix minutes il se retrouva dans son étal naturel. \

Ces effets ne sont cependant pas constammen les mêmes. MM. Vauquelin et Thenard, qui on aussi respiré ce gaz , n’ont pas ressenti tous les phé nomènes décrits par M. Davy , mais d’autres phé: nomènes analogues. L

Les gaz délétères sont ceux qui, non seulemen ne peuvent entretenir la respiration , mais tuent avec plus ou moins de promptitude l’homme 0:

en certaines proportions à l’air atmosphérique. D ce nombre sont tous les gaz acides , le gaz ammoi niac, l'hydrogène sulfuré, l'hydrogène arseni qué le gaz deutoxide d'azote, etc.

Influence des nerfs de la huitième paire sur la respiration.

& 1 Les nerfs de la huitième paire étant les seu.

tissu des poumons , il a dù se présenter à l’espri

DE PHYSIOLOGIÉ. 399

des physiologistes d'en faire la section , afin d’examiner les effets qui en résulteraient. Cette expérience facile à été faite plusieurs fois parles anciens, etilest peu de physiologistes modernes quine l’aient répétée.

Tout animal auquel on coupe simultanément les deux nerfs dont il est question , périt plus ou moins promptement, quelquefois même immédiatement après la section. Jamais il ne survit au-delà de trois où quatre jours. La mort avait été attribuée tour à tour à la cessation des mouvements du | cœur, au défaut de digestion , à l’inflammation des poumons, etc. On doit aux travaux de plusieurs physiologistes, eten dernier lieu à ceux de MM. Wil- à son Philipp et Breschet , etc. ,; des éclaircissements à précieux sur ce sujet. Je vais donner un résumé général de leurs recherches et des miennes. | La section des nerfs de la huitième paire au cou , à la hauteur de la glande thyroïde ou même plus bas, influe, 1° sur le larynx , 2° sur les

poumons. Ces deux genres d'effets doivent être distingués.

En traitant de la voix > NOUS avons dit ŒUCMX Influence . » 0 . k de Ja section section des nerfs récurrents produit subitement des nerfs de

l’aphonie : le même phénomène à lieu par la section de la huitième paire, ce qui est aisé à con- leryrx: cevoir, puisque les récurrents ne sont que des divisions de ces nerfs. Mais, outre l'abolition de la

— EE = mo

des nerfs de la huitième paire sur le

larynx,

voix, il n’est pas rare que la section des nerfs de la huitième paire détermine un rapprochement tel des bords de la glotte, que l'air ne puisse plus pénétrer dans le larynx, et que la mort arrive aussitôt, comme cela a lieu toutes les fois qu'un animal ne peut renouveler lair de son poumon.

Dans les cas ordinaires, le rapprochement est assez inexact pour que l'air s’introduise dans le larynx pour entretenir la respiration ; mais comme la glotte a perdu ses mouvements propres, l’entrée et la sortie de l'air de la poitrine sont toujours plus ou moins gênées.

À l’époque où ces observations ont été faites, il n’était guère possible de se rendre rigoureuse ment raison de ces divers phénomènes ; mais, depuis que j'ai fait connaître la manière dont les nerfs récurrents et laryngés se distribuent aux muscles du larynx , cela ne présente plus de difficulté. Par la section de la huitième paire à la partie inférieure du cou, les muscles dilatateurs de la glotte sont paralysés ; cette ouverture ne s’élargit plus dans l'instant de l'inspiration , tandis que les consiricteurs, qui reçoivent leurs nerfs des laryngés supérieurs, conservent toute leur action, et'ferment plus ou moins complètement la glotte.

Quand la section de la huitième paire ne déter-

mine point un resserrement tel de la glotte que la Mae 2 de : s e la section mort arrive immédiatement , d’autres phénomènes des nerfs de

‘ … Jlahuitième se développent , et la mort ne vient le plus souvent paire sur 1e : : ; poumons, qu'au bout de trois ou quatre Jours.

La respiration est d’abord génée , les mouvements d'inspiration sont plus étendus, plus rapprochés , et l'animal paraît y donner une attention particulière ; les mouvements de locomotion sont peu fréquents, ils fatiguent évidemment ; souvent même les animaux gardent un repos parfait : tou- Phénomènes : $ Ve ; " qui suivent tefois la formation du Sang artériel n’est point em- à section des pêchée dans les premiers moments; mais bien- Pape tôt, le second jour par exemple, la gêne de la Paire respiration augmente , les efforts d'inspiration deviennent de plus en plus considérables. Alors le sang artériel n’a plus tout à-fait la teinte vermeiïlle qui lui est propre ; il est un peu plus foncé , sa température baisse ; enfin, tous les Symptômes s’accroissent, la respiration ne se fait qu'avec le secours de toutes les puissances inspiratoires ; le Sang artériel est d’un rouge sombre, et presque semblable au sang veineux , les artères en Contiennent peu ; le refroidissement est manifeste , et l’animal ne tarde pas à périr. À l'ouverture de la poitrine , on trouve les cellules bronchiques s les bronches, et souvent la trachée elle-même , s” remplies par un liquide écumeux , quelquefois 7, Sanguinolent ; le tissu du poumon est engorgé, * ®

La

Influence de la section des nerfs de

la huitième

556 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE volumineux ; les divisions et même le tronc de l’artère pulmonaire sont fortement distendus par

paire sur la un sang très foncé et presque noir : il s'est fait des

respiration,

épanchements considérables de sérosité ou mème de sang dans le parenchyme du poumon. D'un autre côté, les expériences ont appris qu'à mesure que cette série d'accidents se montre , les animaux consomment de moins en moins d’oxigène, et

qu’ils forment de moins en moins d'acide carbo-

Effet de la section d’un seul nerf de la huitième paire.

nique.

On a conclu avec raison que, dans ce cas, les animaux périssent parceque Îa respiration ne peut plus s'effectuer, le poumon étant tellement altéré que l’air inspiré ne peut arriver jusqu'aux lobules bronchiques. Je crois que l’on doit ajouter à cette cause, la difficulté du passage du sang de l'artère dans les veines pulmonaires , difficulté qui me paraît être la cause de la distension du système veineux après la mort, et de la petite quantité de sang que contient le système artériel quelque temps avant qu'elle ait lieu.

La section d’un seul nerf de la huitième paire, ne produisant ces divers effets que sur un poumon , et la vie pouvant continuer par l’action d'un seul de ces organes, ne fait point périr les animaux.

Plusieurs auteurs dignes de confiance ont avancé, sur la section de ces nerfs, des faits que Je

F( n'ai jamais pu vérifier. Laisse-t-on, disent-ils, un mois ou deux d'intervalle entre la section d’un nerf et la section du second, les animaux sur-

vivent , il s’est formé une réunion entre les bouts”

divisés, et cette cicatrice transmet, comme le nerf lui-même, l'influence nerveuse. Coupez cette cicatrice, divisez une seconde fois le nerf, et au même instant les effets de la section simultanée des deux nerfs se manifesteront. Je ne préterids pas nier ces résultats, mais j'ai cherché à les voir par moi-même sans pouvoir y réussir. J’ai coupé à des chiens la huitième paire d’un côté, trois mois après j'ai coupé celle du côté opposé; les animaux sont morts trois Ou quatre Jours après cette dernière section. À l’ouverture j'ai trouvé le poumon auquel appartenait le premier nerf coupé dans un état d’altération tel qu'il ne pouvait servir à la respiration. Comment la section du second nerf n’aurait-elle pas produit la mort? |

Selon quelques physiologistes , la simple section de la huitième paire diffère beaucoup , quant à ses résultats, d’une section où une certaine longueur du nerf est retranchée , et un intervalle plus ou moins considérable laissé entre les bouts divisés. En général, disent-ils, les effets sont beaueoup plus prononcés, et les animaux meurent plus vite. Il en est de même si, sans retran-

cher une portion du bout inférieur du nerf, on se FF

Respiration artificielle.

N/2h LA Le pe *

contente de la renverser, afin de l’éloigner du bout supérieur. Enfin, ici comme pour la digestion , on assure qu'un courant galvanique remplace.

l'influence nerveuse. Mes expériences ne s’ac-

cordent point avec ces divers résultats.

De la respiration artificielle.

Les mouvements du thorax ont pour principal objet d'attirer l'air dans les poumons, et de l’expulser ensuite de ces organes. Toutes les fois que ces mouvements s'arrêtent, l’air du poumon n'étant pas renouvelé, la respiration ne se fait plus , et Ia mort ne tarde point à arriver. Mais on peut suppléer pour un certain temps à l’action du thorax, en introduisant artificiellement de l'air dans les poumons. Plusieurs fois les anatomistes anciens et modernes ont mis ce moyen en pratique. L'air a été tour à tour introduit avec un soufflet, une vessie, etc. Maintenant on se sert d’une seringue percée d’un petit trou sur les côtés de son eanon. L’extrémité du canon est d’abord introduite dans la trachée artère, et fixée par une: ligature ; ensuite on tire le piston , afin de remplir d’air la seringue , puis on applique un doigt sur le petit trou, pour empêcher l'air de sortir; le piston est alors poussé, et l’air de la seringue passe dans le poumon ; on retire bientôt le piston,

et l'air du poumon vient remplir la seringue. On Æ

DE PHYSIOLOGIE. 999 lève le doigt placé sur le trou, et on pousse le piston pour chasser en dehors l'air qui a servi à la respiration ; on le retire immédiatement afin de remplir l'instrument d’air pur, et on bouche le trou, etc.

En répétant convenablement ces mouvements, on parvient à entretenir vivant un animal dont le thorax est devenu immobile, soit parcequ’on a coupé la moelle épinière derrière l'occipital , soit parcequ'on a tout-à-fait retranché la tête ; mais il ne remplace cependant qu'imparfaitement la respiration naturelle, et ne peut être prolongé au-delà de quelques heures. Le plus souvent les poumons s’engorgent par le sang, ou bien ils sont déchirés par l’air; ce fluide s’introduit dans les veines pulmonaires, et s’'épanche dans le tissu cellulaire de manière à empêcher la dilatation des lobules.

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