‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 5)Chapitre 7 sur 64 · NOURRITURE VÉGÉTALE. NOURRITURE ANIMALE · texte numérisé non relu

NOURRITURE VÉGÉTALE. NOURRITURE ANIMALE

1° Chyme extrait du duodénum. © Chyme extrait du duodénum.

Semi-fluide opaque, composé Plus épais et plus visqueux que d’une partie blanche-jaunâtre, mê- celui de matière végétale ; sa coulée à une seconde partie de même leur se rapproche davantage ,du couleur , mais de consistance plus rouge. 11 ne coagule pas le lait. considérable. Coagulant le lait complètement. Il est composé de

A se JD lol ateuo M TEA NE 80,2 B':Chyme, etc... . .. GO re eus se TT RE 15,8 De albuminenuse, . de 2. 2 ne 1,3 D Pamoipe biligires ue, Ge. 1215 + 0, Chou Ed 1,7 al: horo, - a 0 nine MUPAr A DS suite, PASSES ÈS D tx SE ROME SNS EX D 0,7 G. Résidu insoluble. O2 M nsc. te 0,3

Un aliment qui n'aurait pas été soumis à l’action de l'estomac et qui se trouverait sous l'influence de l'intestin grêle, serait-il digéré? J’ai tenté quelques essais sur cette question intéressante , particulièrement sous le point de vue médical. Et d’abord remarquons que les personnes dont l’estomac est complètement désorganisé vivent assez longtemps pour qu'on puisse supposer que la cessation de l’action de l'estomac n'interrompt pas tout-à-fait le travail digestif.

J'ai placé un morceau de viande crue dans le duodénum d’un chien bien portant : au bout d’une

Sy

Gaz contenus dans l'intestin grêle.

11/4 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE heure ce morceau de viande était arrivé dans le rectum ;son poids était peu diminué, et il n'était altéré qu à sa surface qui était décolorée. Dans une autre expérience , j'ai fixé le morceau de muscle avec un fil de manière à ce qu'il ne sortît point de l'intestin grêle ; trois heures après l’animal à été ouvert : le morceau de viande avait perdu environ la moitié de son poids , la fibrine avait particulièrement été attaquée ; ce qui avait résisté, presque entièrement cellulaire, était d’une fétidité extrême. ° qu'il en soit , la propriété dissolvante existe donc dans l'intestin grêle. | |

Il est rare que l'on ne rencontre pas de gaz dans l’intestin grêle pendant la formation du chyle. M. Jurine, de Genève, est le premier qui les ait examinés avec attention, et qui ait indiqué leur nature; mais, à l’époque où ce savant médecin a écrit, les procédés eudiométriques étaient loin de la perfection qu’ils ont acquise en ce moment. J'ai donc cru nécessaire de faire de nouvelles recherches sur ce point intéressant; M. Chevreul a encore bien voulu s’associer à moi pour exécuter ce travail. Nos expériences ont été faites sur des Corps de suppliciés, ouverts peu de temps après la mort, et qui, jeunes et vigoureux, présentaient les conditions les plus favorables à de semblables recherches.

Sur un sujet de vingt-quatre ans, qui avait mangé, deux heures avant son supplice , du pain et

Le o

du fromage de gruyère, et bu de l’eau rougie, nous avons trouvé dans l'intestin grêle : :

Diasene 0, . RC 6.50 Acide carbonique. . . . "he. .-93/200 nn droBcne Dur. . . NO 000 POUBELLE 2 CRM ME OR # Pôtah, … …. + OP ae

Sur un second sujet, âgé de vingt-trois ans , qui avait mangé des mêmes aliments à la même heure, et dont le supplice avait eu lieu en même temps, nous avons rencontré :

MO UN A LUUA SN Et 0,00 APRIECARDOnIQUe. 7 MEN SR Se Hydrogène pure 11813 SRI SIMETIETS, GT Macten 0. dun De O4 4 240000

DOM: lc tu. Nour 100,00

Dans une troisième expérience, faite sur un “ de . . .

* Jeune homme de vingt-huit ans, qui, quatre heures

avant d'être exécuté, avait mangé du pain, du

bœuf, des lentilles , et bu du vin rouge, nous avons

trouvé dans le même intestin :

4 ŒMBEREMEUE US OMPOIAARErAT-1500 Acidé carbonique: . .. : . :: . .,: 25,00 Hydrogtne pur. : . 21h ar 8sto do ed in: 66 6a

EN 0 RETENU EL 00e

Gaz contenus dans l'intestin

grêle.

Origine des gaz contenus dans Pintestin grêle.

Nous n'avons jamais observé d’autres gaz dans l'intestin grêle. .

Ces gaz pourraient avoir diverses origines. Il serait possible qu’ils vinssent de l'estomac avec Île chyme, il serait possible qu'ils fussent sécrétés par la membrane muqueuse intestinale , enfin ils pourraient naître de la réaction réciproque des matières contenues dans l'intestin : cette dernière source est sans doute la plus probable; car, d’après des expériences encore inédites de M. Chevillot, quand on recueille des matières de l’intestin grêle, et qu'on les laisse fermenter quelque temps dans une étuve à la température du corps, on obtient exactement les mêmes gaz que ceux qui se trouvent dans l'intestin.

D'ailleurs, si l’on voulait que les gaz intestinaux vinssent de l’estomac , il faudrait remarquer que cet organe contient de l'oxigène et trés peu d'hydrogène, tandis que nous àvons presque toujours rencontré beaucoup d'hydrogène dans l'intestin grêle, et jamais d’oxigène. Îlest en outre d'observation journalière que, pour peu que l’estomac renferme des gaz, ils sont rendus par la bouche, vers la fin de la chymification , probablement parcequ'à cet instant ils peuvent plus aisément s'enwager dans l’æœsophage.

La probabilité de la formation des gaz par la sécrétion de la membrane muqueuse ne serait tout

au plus admissible que pour l'acide carbonique et l'azote , qui semblent être formés de cette manière dans la respiration. “

Quant à l’action réciproque dés matières renfermées dans l'intestin , je dirai que j'ai vu plusieurs fois la matière chymeuse laisser échapper assez rapidement des bulles de gaz. Ce phénomène avait lieu depuis l’orifice du canal en ee 1 jusque vers le commencement de l’iléon ; on n’en apercevait aucune trace dans ce dernier intestin, ni dans la partie supérieure du duodénum , ni dans l'estomac. J'ai fait de nouveau cette observation sur le cadavre d’un supplicié, quatre heures après sa mort : il ne présentait aucune trace de putréfaction.

Le mode d’altération qu'éprouve le chyme dans l'intestin grêle est inconnu ; on voit bien qu'elle résulte de l’action de la bile (1), du suc pancréa-

(17 Un habile physiologiste anglais, M. Brodie, vient de faire des recherches sur l’usage de la bile dans la digestion. Il à lié à cet effet le canal cholédoque sur des chats nouveaunés, et il a remarqué que cette ligature s’opposait à toute formation du chyle. Le chyme passait dans l'intestin grêle sans y laisser déposer ce que j’ai nommé le chyle brut.

Les vaisseaux lactés ne contenaient point de chyle, mais seulement un fluide transparent, que M. B. suppose composé partie de la lymphe et partie de la portion la plus liquide du chyme.

J'ai répété cette expérience, qui est déjà ancienne, sur

Nature des changements que le chyme éprouve dans

l'intestin grêle.

tique , et du fluide sécrété par la membrane muqueuse sur le chyme. Mais quel est le jeu des affinités dans cette wéritable opération chimique, et pourquoi le chyle vient-il se précipiter à la surface des valvules conniventes, tandis que le surplus reste dans l'intestin pour être ultérieurement expulsé? Voilà ce qu'on ignore complètement.

On estun peu plus instruit sur le temps nécessaire pour que le chyme soit suffisamment altéré. Ce phénomène ne se fait pas très promptement : sur les animaux, trois ou quatre heures après le repas, il arrive souvent qu'on ne rencontre point encore de chyle formé.

D'après ce qui vient d’être dit, on voit que dans l'intestin grêle le chyme est partagé en deux par-.. ties : l’une, qui s'attache aux parois , et qui est le chyle encore impur ; l’autre, véritable résidu , est destinée à être poussée dans le gros intestin, et ensuite rejetée tout-à-fait au dehors.

Ainsi s’accomplit le phénomène le plus impordes animaux adultes; la plupart sont morts des suites de l'ouverture de l'abdomen et de la manœuvre nécessaire pour lier le canal cholédoque. Mais dans deux cas où les animaux ont survécu quelques jours, j’ai pu m'assurer que la digestion avait continué , que du chyle blanc avait été formé, et des matières stercorales produites ; ces dernières n'étaient pas colorées comme à l’ordinaire , et cela n’a rien de sur-

prenant, puisqu’elles ne contenaient point de bile: dureste. les animaux n’offraient aucune teinte jaune.

tant de la digestion , la production du chyle : ceux qui nous restent à examiner n’en sont que le complément.

Action du gros intestin.

Le gros intestin a une étendue considérable; il forme un long circuit pour parvenir de la fosse iliaque droite , où il commence, jusqu’à l'anus, où il se termine. G

On le divise en cæcum , en colon et en rectum. Le cœcum est situé dans la région iliaque droite ; il est abouché avec la fin de l'intestin grêle. Le colon est subdivisé en portion ascendante, qui s'étend du cœecum à l’hypochondre droit ; en portion transversale , qui se porte horizontalement de l’hypochondre droit au gauche ; et en portion descendante , qui se prolonge jusqu'à l'excavation du bassin. Le rectum est très court ; il commence où finit le colon , et se termine en formant l’anus.

Dans ce trajet, le gros intestin est fixé par des replis du péritoine , disposés de façon à permettre aisément les variations de volume. Sa couche musculeuse à une disposition toute particulière. Les fibres longitudinales forment trois faisceaux étroits. fort éloignés les uns des autres quand l'intestin est dilaté. Ses fibres circulaires forment aussi des fais- Ceaux , beaucoup plus nombreux, mais tout aussi écartés. Il résulte de là que. dans un grand nom-

Du gros intestin.

Structure du gros intestin.

Accurulation des feces duns le gros intestin.

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