‹ Précis élémentaire de physiologieChapitre 40 sur 69 · DES SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

DES SÉCRÉTIONS

En parcourant les innombrables petits vaisseaux par lesquels les artères et les veines communiquent entre elles , une partie des élémens du sang se répand à toutes les surfaces extérieures et intérieures du corps , une autre est déposée dans de petits organes creux situés dans l’épaisseur de la peau et des membranes muqueuses ; une troisième enfin s’engage dans le parenchyme d’organes nommés glandes, y subit une élaboration particulière, et vient se répandre ensuite, dans certaines circonstances, à la surface des membranes muqueuses ou de la peau.

On donne le nom générique de sécrétions à ce phénomène par lequel une partie du sang s’échappe des organes de la circulation pour se répandre au dehors ou au dedans , soit en conservant ses propriétés chimiques , soit après que ses élémens ont éprouvé un autre ordre de combinaisons.

On distingue ordinairement les sécrétions en trois espèces : les exhalations , les sécrétions folliculaires , et les sécrétions glandulaires ; mais cette division, sous le rapport des organes sécréteurs et des fluides sécrétés , laisse beaucoup à désirer. Plusieurs organes qui sécrètent ne peuvent être rapportés ni aux follicules ni aux glandes , et ce qu’on appelle généralement glandes ou follicules sont des organes si différens les uns des autres , par leur forme , leur structure et les fluides qu’ils séparent du sang , qu’il eût peut-être été avantageux de ne pas les confondre sous la même dénomination. Toutefois , pour ne pas trop nous éloigner des idées reçues , nous allons parler des sécrétions d’après cette classification. Nous serons courts sur cet article ; car si nous lui donnions toute l’extension dont il est susceptible , nous dépasserions de beaucoup les bornes auxquelles nous nous sommes astreint dans cet ouvrage.

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