‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 131 sur 181 · ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

ÉLECTRIQUES

raient par se joindre. Mais la torsion s’oppose à leur rapprochement • et la résistance augmente à mesure que l’aiguille s’éloigne de son point de départ b pour aller vers l’autre houle. Or , au-delà d’une certaine distance , cette résistance ne croît plus assez vite pour vaincre l’accroissement de la force d’attraction • de Sorte que l’équilibre devenant impossible , les boules arrivées à ce point se précipitent l’une vers l’autre, et finissent toujours par se joindre. Un calcul trèssimple peut mettre ceci en évidence et déterminer les limites d’écart où il faut s’arrêter.

Il arrive même qu’elles se joignent encore dans des cas où l’équilibre est possible d’après le calcul. Cela vient de ce que la flexibilité de la suspension permet à l’aiguille d’osciller quelque temps autour du point d’équilibre où elle doit enfin se fixer. Si les amplitudes de ces oscillations amènent la boule mobile assez près de la boule fixe pour que l’attraction croisse plus rapidement que la torsion , celle-ci ne suffit plus pour ramener l’aiguille , et la boule mobile est entraînée jusqu’au contact.

Coulomb a encore déterminé la loi des attractions électriques par un autre procédé que je rapporterai ici , parce qu’il offre une vérification du précédent, et qu’il nous servira encore dans la théorie du magnétisme. Il consiste àsuspendre horizontalement, par un fil de cocon, une aiguille de gommelaque , dont l’extrémité porte un disque de clinquant que l’on électrise. Devant cette aiguille, à quelque distance , on place un globe chargé d’une électricité différente, qui l’attire et la fait osciller en vertu de son action. On détermine ensuite par le calcul la force attractive , à diverses distances, pour divers éloignemens du globe électrisé , d’après le nombre des oscillations exécutées par l’aiguille en un temps donné • de même que l’on détermine la force de la pesanteur terrestre d’après les oscillations du pendule ordinaire. Les résultats ainsi obtenus confirment la loi du carré des distances que la balance de torsion nous avait fait découvrir.

La même méthode servirait encore à déterminer la loi des répulsions 5 car , en communiquant au globe et au disque des

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