LA BOUTEILLE DE LE Y DE
Dans les deux paragraphes précédens , nous avons examiné les phénomènes que produisent les deux électricités vitrée et résineuse , lorsqu’elles sont dissimulées l’une par l’autre , en vertu de leur action à distance. Nous avons vu que, lorsqu’elles sont dans cet état, si on leur présente des corps conducteurs qui communiquent de l’une à l’autre , elles s’y précipitent avec force, se rejoignent et retournent ainsi à leur état naturel de combinaison.
Les expériences que nous allons parcourir tiennent encore au meme genre d’action , et s’expliquent exactement par les mêmes principes ; mais elles sont intéressantes à examiner , parce qu’elles fournissent des moyens puissans d accumuler la force électrique , et qu’elles donnent naissance à une foule de phénomènes qui exigent cette accumulation.
On tient à la main un vase de verre en partie rempli d’eau. On y plonge un conducteur métallique communiquant à la machine. Après quelques tours de plateau, si on essaye d’oter le conducteur d’une main en tenant toujours le vase de l’autre , on reçoit une commotion d’autant plus énergique ,