DE LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
énergiques. On verra plus tard encore d’autres exemples de cette faculté. Maintenant, lorsqu’un conducteur électrisé se présente devant une partie quelconque de notre corps , il se fait en cette partie une décomposition de nos électricités naturelles, et celle qui est de nom opposé à celle du conducteur, se condense à l’extremité qui en est la plus voisine; ce mouvement intérieur , le départ de cette électricité , ou l’introduction de celle qui vient du dehors , ne doivent-ils pas produire en nous quelque sensation ? et le seul contact de l’air qui se renouvelle et s’électrise sur les parties de notre peau où l’électricité est devenue libre , ne doit-il pas y exciter aussi quelque frémissement ? Or , si cela doit être ainsi , il n’y a aucune raison d’aller imaginer des causes particulières pour produire ces effets ; et il n’y a par conséquent aucune vraisemblance à en faire dès propriétés physiques attachées à la nature de l’électricité.
En variant la marche et les scintillations de la lumière électrique , on l’a employée à plusieurs jeux de physique intéressans , que j’ai décrits dans le Traité général.