‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 27 sur 181 · DU PENDULE · texte numérisé non relu

DU PENDULE

l’on retire de sa position naturelle d’équilibre, et qu’on abandonne ensuite à elle-même. Ce mouvement et tous ceux de ce genre , qui sont ordinairement fort rapides , ont reçu le nom de vibrations. Nous aurons plus tard l’occasion d’en étudier quelques-uns par l’expérience.

Enfin, pour achever de réunir ici les résultats les plus usuels des mouvemens , nous dirons un mot de celui que peut prendre un corps solide libre, lancé par une impulsion primitive. Si cette impulsion passe par le centre de gravité du corps, et si elle est la seule cause de mouvement qui agisse sur lui, il prend seulement un mouvement de translation suivant la direction que cette impulsion lui imprime , et toutes ses parties se meuvent uniformément dans ce sens, parallèlement les unes aux autres, avec une vitesse commune; mais si l’impulsion ne passe pas par le centre de gravité du corps, il prend un mouvement composé, i°. d’un mouvement de translation uniforme commun à toutes ses parties • 2°. d’un mouvement de rotation également uniforme autour d’un axe passant par son centre de gravité, mais dont la direction , dans l’intérieur de sa masse, peut être variable ou constante. Dans tous les corps solides on peut mener trois droites rectangulaires entre elles, qui sont autant d’axes de rotation permanens y c’est-à-dire que, si la rotation a commencé à se faire autour d’un de ces axes , elle continuera toujours autour de lui, pourvu toutefois que le corps Réprouve ni résistance, ni choc, qui vienne troubler la liberté que nous avons supposée à ses mouvemens. Tous ces résultats se démontrent par la mécanique mathématique.

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