‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 38 sur 181 · I08 DES PROCEDES QUI SERVENT · texte numérisé non relu

I08 DES PROCEDES QUI SERVENT

seule j on fera avancer la pièce qu’elle conduit de ~ — d’un de •es pas. De sorte qu’en supposant le pas d’un millimètre , le déplacement serait de la millième partie de cette quantité. Ce procédé est employé fréquemment dans les recherches de physique et d’astronomie. Il exige seulement, dans le travail des vis , une grande exactitude que l’on obtient par l’opération appelée le rodage , laquelle consiste à faire tourner long-temps , sur un tour , la vis dans l’écrou qu’on veut lui donner j en interposant entre deux de l’émeri pour que les surfaces en contact s’usent mutuellement , et deviennent ainsi parfaitement convenantes entre elles. Pour cela on compose l’écrou de deux pièces , qui d’abord n’embrassent pas tout le contour de la vis , mais que l’on serre de plus en plus contre elle, par des vis latérales , à mesure que le corps de la vis s’use et s’amincit par le frottement continuel.

La vis ainsi perfectionnée peut être encore appliquée avec un grand succès à la mesure des épaisseurs des lames j tel est le but de l’appareil représenté fig . 9. Cet appareil, d’abord imaginé par M. Cauchoix, pour mesurer la courbure des verres sphériques , a été nommé par lui s p], ’iâromè Lre. 11 est essentiellement composé de trois branches d’acier horizontales formant entre elles des angles de 120°. Aux extrémités de ces trois branches, et perpendiculairement à leur direction , se trouvent trois tiges d’acier, dont les bouts amincis en cylindre et tournés avec une précision extrême , sont terminés par trois plans d’une fort petite étendue. Au centre des trois branches est une vis parfaitement travaillée , dont la tête porte un cadran divisé. On conçoit comment on peut vérifier l’égalité de courbure des verres avec un pareil instrument : car si, ayant posé les pointes sur le verre , on tourne la vis jusqu’au contact, le moindre changement de courbure deviendra sensible , dès que la vis ou les pointes ne toucheront plus. Dans le premier cas, la rotation de l’instrument produira un frottement rude, et un son très-différent de celui qu’il rendait d’abord • et l’instrument n otant plus soutenu que par son centre , ballottera sur ses trois pieds , d’une façon que l’on ne pourra méconnaître. La précision de ces deux

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