DES PROCEDES QUI SERVENT
qui doivent servir de mesure, ou en general les dimensions homologues de deux corps , soit pour s’assurer qu’elles sont égales, soit pour mesurer exactement leur différence , si elles en ontune. Il existepourceîa un instrument très-utile que l’on appelle le comparateur , fig. io. Il est essentiellement composé d’une règle métallique T R, qui doit être bien droiteei assezforte pour ne point se fléchir sensiblement. Cette règle, à l’une de ses extrémités, porte un talon fixe T, qui sert à appuyer un des bouts des mesures que l’on compare. Un châssis mobile RR parcourt la surface delà règle, et peut se fixer à volonté sur un quelconque de ses points, au moyen de deux fortes vis de pression. Ce châssis forme la partie essentielle du comparateur. Il porte un tourillon fixe c autour duquel tourne le levier coudé bcbr r dont les deux branches bc , b'c ont des longueurs inégales, qui sont entre elles, par exemple , comme i à 10. Il suit de là que si l’on pousse le sommet b du petit bras d’une quantité quelconque fort petite, le bout du grand bras b décrit, autour du centre commun c, un arc dix fois plus considérable. Pour mesurer ce mouvement , on applique sur le châssis un arc circulaire DD , divisé, par exemple, en cinquièmes de millimètres , et l’on fixe à l’extrémité du grand bras bf un vernier qui permet d’évaluer lesdixièmes de cette division , par conséquent les cinquantièmes de millimètre. Comme les mouvemens du point b ’ sont décuples de ceux du point b , on voit que chaque partie indiquée par le vernier répondà de millimètre ou l-^0 .
Maintenant , quand on veut comparer avec cet instrument les longueurs de deux règles B , B' très-peu différentes l’une de l’autre , on place l’une d’ellesB , par exemple , sur le comparateur, de manière qu’elle repose librement sur sa surface , et que l’une de ses extrémités soit appuyée contre le talon T • puis on amène le châssis vers l’autre extrémité de B , et on le presse contre cette extrémité jusqu’à ce que le vernierVV réponde à peu près au milieu de la division. Alors on serre les vis de pression du châssis et l’on note exactement la division précise à laquelle répond l’index du vernier. Cela fait , sans toucher davantage au châssis , on enlève la première règle B, on