‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 44 sur 181 · DE IA BALANCÉ · texte numérisé non relu

DE IA BALANCÉ

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quent l’aiguille ne deviendra mobile que lorsque Fon atirâ ajouté dans l’un des plateaux ou dans l’autre , l’excès de poids nécessaire pour la surmonter.

C’est afin de diminuer cette inertie que Fon fait le couteau à tranchant vif, et qu’on lui donne, ainsi qu’au plan qui le porte, le poli le plus parfait. Pour que ces pièces rie s’altèrent point en pressant continuellement Furie sur l’autre , on dispose sous les bras du fléau deux fourchettes FF', qui, dans les intervalles des expériences , le saisissent et le soutiennent dans une position horizontale , sans le soulever. Ces fourchettes sont mobiles au moyen d’une manivelle. Quand on veut se servir de la balance, on les abaisse j le fléau devient libre , et les branches se mettent en mouvement • cesse-t-on d’observer , on relève les fourchettes , le fléau LL' est ramené à l’horizontalité et au repos. Enfin * pour éviter les mouvemens accidentels produits par les agitations de l’air , on enferme tout l’instrument dans une cage vitrée , où l’on pratique seulement les ouvertures nécessaires pour placer les poids et les corps que Fon veut peser • il est utile de placer dans cette caisse une capsule remplie de chaux vive , de muriate de chaux , ou de quelque autre sorte de sel propre à attirer 1 humidité de l’air , et que l’on a soin de renouveler de temps en temps ; par ce moyen , l’intérieur de l’instrument est toujours sec , et les pièces d’acier qui le composent ne se rouillent pas.

On voit aussi que pour diminuer son volume , il convient que l’aiguille soit dirigée de haut en bas , comme dans la jig. i3 , où l’on a représenté tout l’appareil. Cette disposition €i encore l’avantage de rendre l’observation de ses mouvemens plus facile. Pour les apprécier exactement , on trace sur le pied de l’instrument, et perpendiculairement à la colonne qui le porte , une division horizontale de parties égales , au-dessus de laquelle l’extrémité inférieure de l’aiguille oscille quand elle est prête à se mettre en équilibre ; car cet équilibre ne s’établit qu’après une longue suite d’oscillations très-lentes. Le zéro de la division est placé dans la verticale du point C7 et Ton juge que la balance est en

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