NOTIONS FONDAMENTALES
absolus, mais relatifs, parce que la terre à laquelle nous les rapportons comme à un centre fixe , a réellement un mouvement de rotation diurne , et un mouvement annuel de circulation autour du soleil. Meme lorsque par le calcul, nous
avons conclu de ces observations les mouvemens réels des
astres tels qu’on les verrait du centre du soleil, nous ne saurions encore affirmer que ce soient là les mouvemens absolus , parce qu’il se peut que le soleil et tout notre système planétaire se déplacent ensemble dans l’espace.
D’après l’idée que l’expérience nous a donnée de l’inertie, nous devons envisager l’état de mouvement et celui de repos comme de simples accidens de la matière , qu’elle ne peut pas se donnera elle-même, et qu’elle ne peut pas changer une fois qu’elle les a reçus. Conséquemment, lorsque nous la voyons passer d’un de ces états à l’autre, nous devons concevoir ce changement comme produit et déterminé par l’action de causes extérieures. Ces causes , quelles qu’elles puissent être , se désignent généralement par le nom d e forces. La nature nous en offre une infinité qui sont , au moins en apparence , de différentes espèces. Telles sont les forces produites par les muscles et les organes des animaux vivans , dont l’exercice dépend , pour la plupart, uniquement de leur volonté. Telles sont encore cellesque produisent les agens physiques, comme l’expansion des corps par la chaleur, leur condensation par le refroidissement , etc. Il y en a d’autres qui semblent inhérentes à certains corps , telles que l’attraction de l’aiiîiant pour le fer et celle qui s’exerce entre les corps électrisés. Ce sont encore des forces du même genre qui produisent la chute des corps vers le centre de la terre , les affinités chimiques et la circulation des planètes autour du soleil. On ignore absolument la nature intime de ce genre de forces , et l’on ne saurait décider si- elles sont étrangères à la matière ou propres et attachées à son essence ; néanmoins il est utile et philosophique de les en séparer par la pensée, afin de n’avoir plus à considérer dans la nature physique que des masses inertes sollicitées par des causes de mouvemens.
On caractérise et ou défiait chaque force d’après les circons-