‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 7 sur 181 · SUR LE REPOS ET LE MOUVEMENT · texte numérisé non relu

SUR LE REPOS ET LE MOUVEMENT

tances particulières à son mode d’action. Il faut d’abord assigner îe point materiel auquel elleest appliquée, et la direction suivant laquelle elle s’exerce. Il faut ensuite faire connaître son énergie, ou suivant l’expression technique , son intensité . A cet effet, on choisit arbitrairement une certaine force dont on prend l’intensité pour unité , et on exprime par i celle de de toute force égale à celle-là , c’est-à-dire , qui , étant appliquée en sens contraire au même point matériel , détruirait exactement l’effort de. la première. On conçoit ensuite deux ou plusieurs forces pareilles agissant ensemble et dans un même Sens sur un même point matériel , et l’on dit que la force composée qui en résulte a une intensité double , triple , quadruple ou, en général , multiple de la première , selon le nombre de ces forces dont elle est formée , de sorte que les intensités se trouvent exprimées par ce nombre • ou si l’on veut , on peut aussi les représenter par des lignes droites de diverses grandeurs , suivant les rapports que les nombres indiquent. Il est vrai que pour réaliser ces comparaisons , il faut savoir déterminer, pour chaque force, le rapport de son intensité avec l’énergie des mouvemens qu’elle est capable d’imprimer à un même corps. Nous considérerons plus tard cette nouvelle question ) mais en attendant , la seule définition du rapport des forces et de leurs intensités relatives , suffit pour fixer plusieurs lois générales qui s’observent constamment dans leur concours.

Enfin , pour achever de définir une force , il faut faire connaître si son action est .subite et instantanée comme un simple choc qui ne se répète point , ou si elle est réitérée et durable comme la pesanteur qui, ainsi qu’on le verra par la suite , continue d’agir sur le corps qui tombe avec autant d’énergie que lorsqu’il commence à se mouvoir. Ce second mode d’action peut évidemment se ramener au premier , en substituant à la continuité de la force une succession d’actions séparées les unes des autres par des intervalles de temps insensibles, et toutes égales entre elles , si l’énergie de la force qu’il faut représenter est constante , ou progressivement, variable d’intensité , si celle de cette force varie. Par

COMPOSITION DES FOftCËS.

cet artifice , qui n’ôte rien à la rigueur des conséquences , on' n’a plus à considérer que l’effet d’impulsions subites impri— mées à des molécules matérielles absolument inertes , soit en repos , soit en mouvement.

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