CHAPITRE VIII
Comme tous les êtres vivants , les vers à soie sont exposés à des accidents et à des maladies : les accidents sont les blessures que peuvent recevoir les vers pendant les diverses manipulations qu'on leur fait subir, ou les rares chutes qu'ils font en quittant les tablettes durant les derniers âges, et particulièrement à Tépoque de la montée. Les maladies qui les atteignent sont : les unes sporadiques, les antres endémiques ou môme èpidémiques ; un certain nombre de ces dernières sont contagieuses.
Une once (de 31 gr. 25) d'œufs de vers à soie fournit à Téclosion , en moyenne , quand elle est bonne^ 40,000 petits vers ; en supposant l'éducation réussie , sans invasion d'aucune maladie endémique, ou épidémique , ces 40,000 vers ne produisent , en moyenne, que 30,000 cocons; il y a donc eu, par accidents ou par maladies sporadiques, une perte de un quart ou 25 pour 100 en nombre. Mais le plus souvent, et dans les éducations vulgaires, le produit ne s'élève qu'à 25,000 cocons, soit une perte de 37,50 pour 100. S'il survient une endémie ou une épidémie, la perte qu'elle détermine est à ajouter à celle-ci.
Dans des expériences faites au commencement de ce siècle, en 1806 et 1807, à une époque où, conséquemment, Tépidémie actuelle ou pébrine n'était pas connue, Nysten a constaté les pertes suivantes :
CAUSES DES PERTES. "^?cm""
pour 100.
Perdus dans les litières
oa autrement 16.25
Perdus par grasserie. . 1.90
Perdus par jaunisse. . . 2.40
Perdus par la mue. • . 0.80
Perdus par flacherie. . 2.50
Perdus par muscardine . 0.10
Vers courts 1.90
Maladies indéfinies, accidents 1.80
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