DE LA SURABONDANCE DES PARTIES
Les difformités de ce genre , celles, surtout, dans lesquelles l'art de guérir peut être utile , sont Lien moins nombreuses ; aussi , ce Chapitre sera-t-il peu étendu.
j ARTICLE PREMIER.
Des Dents surnuméraires.
Dans l'ordre naturel , les premières dents sont Conservation
. . A , , des dents de
en partie caduques , et doivent être remplacées lait, par de nouvelles. Ces dernières peuvent bien , par leur disposition ,' contribuer mécaniquement* à la séparation des premières ; "mais cette cause ne paraît ni la seule, ni la plus importante du renouvellement des dents de lait : il paraît plus probable que , mal appropriées à leurs usages dans l'âge adulte , et tout à la fois incapables à raison de leur structure , de suivre le développement progressif des mâchoires , leur existence est bornée par une loi primordiale , à la durée de la. période de l'enfance. Quoi qu'il en soit , il arrive quelquefois que tandis qu'une dent primitive conserve toute sa solidité , celle qui devrait la remplacer se dévie , et se montre en perçant le côté interne ou le côté externe du bord alvéolaire. D'autres fois ; un phé-
fyl SECTION IV.
Cbap. in. nomcne semblable est produit par un simple défaut De la snra- des rapports naturels entre l'étendue du bord ajvéo-
bondancedes , • .
parties. laire et Ja largeur des dents ; mais dans ce dernier
Des dents sur- a i j r • • i, i 1 • î
numéraires, cas , tantôt la déviation d une ou de plusieurs dents Surabondait- est complàte , ce qui arrive rarement; tantôt, plu-
ce des dents , ,
par défaut sieurs d entre elles ont éprouve un mouvement de rotation , à la faveur duquel elles se sont placées dans le sens de leur épaisseur, lequel est moindre , a"u moins dans les dents iueisives, où cette déviation s'observe le plus souvent. On voit qu'il n'y a de véritable surabondance que dans le premieikcas : niais pour plus de commodité, nous traiterons des uns et des autres dans cet article.
Déviation II n'est pas bien démontré que la déviation d'un ' germe de la seconde dentition dépende de la résistance de la dent de lait parallèle , puisque l'on voit quelquefois celle-ci vaciller, dans son alvéole , et se séparer même complètement, pendant le développement de la dent secondaire , qui n'en reste pas moins déviée : cette cause mécanique ne peut être alléguée qu'autant que la mâchoire manque de l'étendue convenable.
indications. On conseille généralement d'arracher la dent de lait dont la chute paraît retardée , èt de profiter de l'espace de l>lvéole qu'elle abandonne , pour rendre à la dent sacondaire sa direction naturelle , à la faveur d'une compression constante. Ce procédé suppose plusieurs conditions favorables qui n'existent pas toujours : il faut, en effet, i°. que la dent de lait ne soit pas persistante ■ ; et le seul
moyen de le reconnaître c'est de s'assurer qu'elle Chap. m. vacille dans son alvéole ; 2°. que la cloison qui De,la suî"a"