tonuancedes
sépare les alvéoles de la dent primitive et de la parties.
1 Des dents sur-
dent secondaire ne soit pas trop épaisse et puisse numéraires.
se prêter facilement au déplacement successif de la dernière ; or la chose est peu probable quand la déviation de celle-ci est extrême ; 3°. que la largeur de la dent secondaire n'e dépasse pas l'étendue de l'espace que l'on peut obtenir par l'arrachement de la dent primitive.
Une seule de ces conditions ne saurait tenir lieu des autres : aussi arrive-t-il souvent , ou que l'on arrache inutilement la dent de lait , ou que celleci s'élant séparée on est obligé de procéder à l'arrachement de celle qui aurait dû la remplacer , pour éviter la difformité ou les inconvéniens d'une déviation extrême. En effet , l'une ou l'autre lèvre est habituellement soulevée par une dent j^ui s'est développée dans une direction plus ou moius horizontale 3 et le plus souvent ces parties ou la langue en sont ulcérées.
Il est doue évident que l'arrachement de la dent de lait ne doit être fauxju'autant qu'elle sera ébranlée , que la déviation de la dent secondaire sera médiocre , et que l'espace destiné à la recevoir sera manifestement suffisant. Dans tout autre cas, l'arrachement de la dent secondaire est préférable , pourvu toutefois qu'il *soit possible.
Lorsqu'après l'accomplissement de la secoude Délation
, . .. tles dents
dentition., lune des dents nouvelles se trouve par défaut
d'espace.
Chai>.iii. déviée par défaut d'espace , on espérerait vaî- De la sjira- nement que dans le développement ultérieur dix
bondaucedes i 1 1
parties. corps , la mâchoire pût acquérir l'étendue néces-
Des dents sur- . i- rr • / f\
numéraires, saire : cette difformité est déjà manifeste vers l'âge de sept à huit ans , et presque toujours elle augmente jusqu'à ce que les couronnes des dents soient entièrement dégagées de leurs alvéoles.
indications. L'arrachement d'une ou plusieurs dents est inévitable en pareil cas , si l'on veut faire disparaître la difformité ; et si cette opération est faite de bonne heure , l'arrangement des autres peut devenir beaucoup plus régulier qu'il n'arrive d'ordinaire alors*
Quels que puissent être d'ailleurs les motifs de préférence , c'est toujours la dent qui se trouve hors de rang qu'il convient d'arracher : la forme , les dimensions, la couleur, pourraient faire souhaiter de la conserver de préférence à celle qui pourrait tenir sa place , et l'on pourrait être séduit par l'espérance de ramener ensuite celle qui est déviée. Mais il s'en faut de beaucoup que l'on soit sûr de changer la direction d'une dent , par une compression constante , et dans l'exécution d'un semblable projet , on s'expose à faire une brèche inutile par l'arrachement d'une dent bien placée , et abaisser subsister toute la difformité.
Nous devrions traiter ici du prolapsus linguœ , si comme un' erand nombre d'auteurs, nous cbnsidér-ions celte affection comme le résultat dun véritable accroissement de la langue. Nous démon-
tuerons ailleurs que c'est un véritable déplacement, Chai», m. déterminé le plus souvent par l'œdème de l'organe , bonda^eX» et nous en traiterons à l'article des déviations. ÇartJ?*:'
Des dents sur-
Quant aux observations de doubles langues , tout numéraires. démontre qu'elles sont inexactes , et que les faits dont il s'ogit ne concernent que des tumeurs développées autour de cet organe.
ARTICLE IL
Intumescence des Amygdales.
C'est toujours à la suite de nombreuses esqui- Ganses et
1 1 J i t symptômes.
naucies que les glandes amygdales acquièrent un volume plus ou moins considérable , qui peut aller jusqu'à oblitérer la plus grande partie du détroit connu sous le nom d'isthme du gosier : de là , une altération particuKère du son de la voix , et surtout de quelques sons articulés , la difficulté de respirer , la déglutition gênée et douloureuse , une toux gutturate et fréquente , accompagnée d'expuition et quelquefois d'expectoration, l'otalgie ou la surdité, le retour fréquent de l'esquinancie. Les sujets forts, cloués d'un tempérament sanguin , ceux auxquels les fluxions inflammatoires sont familières , les chanteurs , les déclamateurs , sont les plus exposés à l'affection dont il s'agit.
D'après l'observation , il paraît que cette inlumes- Etiologin. cence consiste, tantôt dans un simple oedème du tissu cellulaire sous-muqueux , ou de celui qui rassemble les lobes de la glande amygdale , tantôt
Chap. m. dans un véritable accroissement de la glande elle- LondinceUdes" même- ^ paraît aussi que rien n'est plus rare dans parties. cet organe , que le squirrhe ou le cancer.
Intumescence * x
des amygda- L observation n'a point appris jusqu'à présent , OEdème^eia ^ reconnaître a priori , le premier des deux cas daîedeamyg nous venons de distinguer ; mais il est certain que l'on a réussi fréquemment à résoudre l'engorgement chronique des glandes amygdales , en les couvrant de scarifications et les exposant ensuite à l'action de topiques fortement résolutifs ; ce qui ne peut être conçu qu'en admettant un simple œdème. On ne peut donc que présumer cette dernière affection dans les .cas d'engorgement médiocre , et sur cette conjecture , tenter la méthode de traitement que nous venons d'exposer : elle peut réussir et ne peut avoir d'autre inconvénient que Tinutilité , si elle se trouve insuffisante. Cas où lares- Lorsque l'intumescence est considérable, ou
cision de la . ' . . , . . ...
glande estin- compterait vainement sur Ja résolution , quand bien dlïuee- même on reconnaîtrait l'existence d'une cause générale , qu'il serait au pouvoir de l'art de détruire : il semble qu'un accroissement de nutrition ait ajouté à la masse primitive de la glande. Quoi qu'il en soitr l'expérience prouve que la résection partielle et plus ou moins considérable de l'organe , est le seul moyen par lequel on puisse rétablir alors l'ordre naturel dès fonctions.
Les seuls dangers qui accompagnent celle. opération , sont l'hémorragie et l'inflammation consécutive de la gorge. La première est presque toujours
nulle , si l'opération est convenablement exécutée : Chap. ni; il ne faut pas perdre de vue qu'il ne s'agit point de 1r)c1la su™"
r i •» ai bouoaucecles
l'amputation de la totalité de la glande amygdale , parties.
1 t t ° ~ ° Intumescence
mais bien de sa rescision , au niveau des piliers du des amrgda-
' . . les.
voile du palais. Dans le premier cas , on couperait des vaisseaux sanguins , dont la section est plus à craindre à cause de la profondeur de leur situation que par rapport à leur diamètre ; on ne pourrait mettre en usage que le cautère actuel , et son emploi serait plein de difficultés. En coupant , au contraire , dans la continuité de la glande , pour en retrancher ce qui excède le niveau des piliers du voile du palais , on n'intéresse que des vaisseaux capillaires , qui ne donnent presque pas de sang. Quant à l'inflammation , elle est d'autant moins à craindre que l'opération a été exécutée avec plus de facilité , et que l'on a retranché avec plus de soin , la portion de la glande amygdale et de son enveloppe qui étaient le plus exposées à l'inflammation.
ARTICLE III
Intumescence de la Luette.
Le retour fréquent" des inflammations catarrhales Canses ,
1 < marche ,
de la gorge , laisse communément une infiltration symptômes, du tissu cellulaire de la luette, et un prolongement plus ou moins considérable de la. membrane muqueuse qui l'enveloppe. Dans l'intervalle des périodes inflammatoires , cet œdème se dissipe en partie , la gaîne muqueuse en est affaissée , ridée \
Chap. m. de sorte qu'il est évident que le tissu musculaire De k sura- Q»e Ja luette n'a point souffert d'allongement. Cepen-
.bondance des A o i
parties. dant les rechutes se succèdent , la résolution est
Intumescence . .
de la luette, chaque fois moins complète, la gaine muqueuse retient quelque chose de l'infiltration i l'inflammation chronique donne à cette dernière quelque consistance , le petit sac muqueux ne se flétrit pas , ne se plisse plus, et la tumeur, en augmentant de jour en jour, devient plus ou moins dure. L'effet de cette intumescence est de prolonger la luette; paria elle n'est plus isolée , elle traîne sur la base de la langue , et y cause des sensations incommodes, comme celles d'un besoin continuel d'avaler , un embarras qui excite à tout instant des efforts de toux gutturale ou de vomissement. Enfin , la voix est altérée , et la déglutition et la respiration peuvent être gênées.
OEdème de Comme dans l'intumescence médiocre de la glande
la luette. r
amygdale , on peut réussir dans le principe de celle de la luette, en usant de gargarismes fortement résolutifs , aidés ou non par des scarifications pro- Cas de resci- fondes. Mais lorsque les suites de l'inflammation
sion de la
luette. laissent chaque fois un engorgement plus considérable , lorsque la luette traîne constamment sur la base de la langue , ou même autour de répiglotte > lors surtout que l'engorgement a pris de la cousis-8 tance , on ne peut plus espérer la résolution , et ta résection de la portion surabondante de l'organe devient indispensable. Dans cette opération il est très-rare que l'on intéresse le muscle connu sous
le nom d'azygos : presque toujours il est étranger à Cifi.p.111. î'engorgenfent , et la rescision ne porte que sur la b^d^cseudr^ membrane muqueuse. parues.
•i Intumescence
de la luette.
ARTICLE IV
Prolongement du Prépuce.
Chez presque tous les enfans mâles bien conformés , le prépuce paraît prolongé outre mesure : cette disproportion apparent* paraît tenir au développement tardif de la verge. Mais il est dès cas où l'étendue de la double enveloppe du gland est vraiment extraordinaire , et nuit jusqu'à un certain point à la copulation : l'entassement d'un grand Effets, nombre de plis de cette portion de la peau autour de la base du gland , pendant les violences du coït , produit de fréquentes inflammations , et même des ulcérations, Nous ne parlons point ici de l'allongement accidentel du prépuce , déterminé par l'étroitesse de son ouverture et l'impulsion de l'urine : ce n'est là qu'une conséquence du phjmosk , dont îjous traiterons ailleurs.
On ne doit pas se presser de prononcer sur l'excès indications, de longueur du prépuce , puisqu'il ne peut nuire dans l'enfance , qu'on ne peut juger de ses effets que dans l'âge adulte , et qu'il est impossible <fe prévoir où s'arrêtera l'accroissement de la verge. Ainsi, le développement du corps étant terminé 7 et les facultés viriles s'éiant manifestées , on pourra juger avec certitude de l'influence que cette diffor-
Chai*, m. mité peutavoir sur les fonctions de la reproduction ; De la sma- a\ovs aUssi , on peut de'terminer l'uiilite.de la cir-
Londaucedes m
parties. concision , seul moyen par lequel on puisse rétament du pré- blir le rapport naturel des organes dont il s'agit. Il ne faut pas perdre de vue , quand on se décide pour cette opération pure et simple , que pour qu'elle ait un plein succès en pareil cas , il faut que la difformité consiste seulement dans la surabondance du prépuce.
ARffICLE V.
Prolongement des Nymphes.
Cette difformité a quelques rapports avec la précédente : comme cette dernière on serait tenté de la supposer dans tpus les enfans nouveau-nés, où cette partie paraît être un repli cutané , mis en réserve.pour le développement ultérieur de la vulve; en effet , cet excédant disparaît à mesure que le sujet approche de l'adolescence f Cependant il se maintient quelquefois, tautôt par une suite de l'organisation première , tantôt par l'effet d'un engorgement successif et accidentel.
Effets. Le prolongement des nymphes peut être tel , qu'elles dépassent plus ou moins le niveau de la vulve , et qu'elles soient ainsi exposées dans la rSarche, ou dans tout autre exercice, à des frotlemens douloureux ,,d'où peuvent résulter l'irritation , 1'inQanimation , des . excoriations , et même des ulcérations profondes. Le retour périodique des menstrues , les sécrétions muqueuses qu'elles
entraînent , favorisent ces effets ; mais ceux-ci sont ClUP. ni. long-temps passagers ; et toutes les fois que l in- De ja suraflammatiou se dissipe, que les ulcérations se cica- pSeTd" trisent, il reste un engorgement qui ajoute encore S au volume des petites lèvres : ainsi , ces replis qui njrmPhes' étaient d'abord prolongés au-delà de leurs proportions naturelles , deviennent dans la suite épais et durs, en raison du nombre et de la durée des inflammations dont ils ont été le siège. Ainsi changées de forme aussi bien que de volume , les nymphes nuisent à l'excrétion des urines qu'elles rendent défectueuse et incommode , au coït qu'elles rendent douloureux ou impossible , et même à l'accouchement, qu'elles peuvent rendre difficile.
Au reste , sans aucun prolongement congénital , Prolonge, les petites lèvres peuvent éprouver la même altéra- j/ntei ?£ tion, par l'effet de tout accident capable d'y entre- nymPlïestenir long-temps une inflammation chronique , ou d'y rallumer fréquemment l'inflammation aiguë. On a observé, par exemple,, le prolongement et l'intumescence des nymphes , à la suite des chancres vénériens opiniâtres et fréquens, ayant leur siège sur ces parties. Nous en avons vu des exemples , et nous avons pu vérifier cette autre observation , qu'en pareil cas, l'engorgement suffit pour reproduire l'infection spécifique.
L'action des causes capables d'entretenir ou de indication,, renouveler l'irritation, est inévitable; on ne peut donc espérer Ja résolution de l'engorgement ; et quand bien même ce résultat serait au pouvoir de
De la suraho
Prolongement des nymphes.
Cni.p. m. l'art j on ne parviendrait jamais à rétablir les proie la sura- p0l.tjous naturelles, dans le cas où la difformité
tndauce des 1 '
parties. esl congénitale. On ne peut donc éviter la rescision des nymphes , dans ce cas, tout aussi bien que dans celui de leur intumescence accidentelle , ancienne et permanente. Cette mutilation est exempte de tout danger , et n'entraîne la lésion d'aucune fonction.
ARTICLE VI
Prolongement du Clitoris.
Doué d'une sensibilité exquise , placé à l'extérieur, comme pour avertir les organes les plus profonds de l'appareil reproducteur des plus légères impressions , et pour les préparer aux fonctions importantes que la nature leur a confiées, le clitoris doit être borné à des dimensious médiocres. Il arrive rarement , mais on observe quelquefois un vice de conformation qui consiste dans un prolongement excessif de cet organe, conformation qui dépend de l'organisation première. L'habitude de la masturbation quand elle est contractée de bonne heure, et avant que le développement , du corps soit accompli, peut bien ajouter au vice de conformation ; mais l'observation ne prouve pas que cette cause puisse suffire , sans le concours de la prédisposition dont nous venons de parler. Effet». Cette conformation vicieuse, si elle est fortement prononcée, nuit physiquement au vœu légitime de la nature ; et lors même qu'elle est mé-
diocre , elle peut être suffisante pour faire contracter cHAP. ni. des habitudes coupables , à moins qu'elle ne soit D" ¥ *™ puissamment balancée par l'éducation. Rien ne SSî" ^ prouve que celte circonstance suffise pour amener la fureur utérine; maladie nerveuse terrible, qui clU°ris' paraît indépendante de toute cause extérieure.
L'hygiène , la politique , la morale , se réu- indications, mssent pour conseiller l'amputation du clitoris, quand son développement dépasse les dimensions naturelles, lors, toutefois, qu'à son développement excessif, il joint la sensibilité dont il doit être doué dans l'ordre naturel. Quaud bien même le prolongement de cet organe ne serait pas énorme, il suffirait qu'il fût tel qu'il en résultât des sollicitations fortuites et fréquentes , pour que l'opération fût indiquée : l'éducation est un frein trop léger pour des passions de cette nature.
Le danger de l'hémorragie accompagne l'opération dont il s'agit : mais le feu et la compression sont des ressources assurées.
ARTICLE Y H
Doigts et Orteils surnuméraires.
Il est au moins deux variétés de cette diffor- Diffër mité , bien différentes entre elles, et qu'il importe de ne pas confondre dans la pratique : dans la première , un doigt , ou un orteil surnuméraire , articulé sur le côté du premier ou du dernier des o-s du métacarpe ou du métatarse , paraît privé de
■euces.
Chat, in? l'organisation des autres dpigls , et ne leur resscni- De la sura- ^er „ue par ]a forme ; aussi , ces espèces d'appen-
fcoudaiice des 1 1 ,„*... ,
parties. dices sont-elles tout-a-fait mutilés , embarrassantes ,
Doigts et or- j j -i.' ' • ' r\ a
teds surnmné- ei privées de tout mouvement quod Ubetaire. paus la seconde variété ) la surabondance de parties ne se borne pas aux phalanges d'un doigt ou d'un orteil, et comprend, au contraire, tout l'appareil nécessaire aux autres organes semblables : ainsi, il existe un sixième os du métacarpe ou du métatarse , sur lequel le doigt surnuméraire est articulé, avec autant de solidité et de mobilité que les autres; un nombre égal de muscles lui impriment les, mêmes mouvemeos; et la conformité des deux doigts qui se suivent est telle, qu'il est impossible de dire quel est le surnuméraire, si ce n'est au moyen de la dissection , et en examinant la conformation du enrpe ou du tarse.
Dans le dernier cas , la partie surnuméraire peut contribuer à l'utilité du membre auquel elle appartient : un doigt surabondant, mais complètement organisé , ne nuit pas à Ta dextérité de la main ; un orteil , dans le même cas , peut ajouter à la solidité de la station et de la progression , sans nuire à l'agilité. Le seul iuconvenient de cette. conformation extraordinaire , est la difformité.
On sent-aisément que cette raisou n'est, pas suffisante pour autoriser une opération douloureuse , conseillée pour tous les cas indistinctement, et qui doit être accompagnée de difficultés dans celui qui nous occupe : U ne suffirait pas , en effet ,
Effets.
Indications.
de retrancher un doigt surnuméraire dans son ar- cw. lii. ticulatioii métacarpienne; car la difformité en se- ,De11:i su,ra*
honuiince des
rait rendue plus choquante. Il s'agirait, dans ce parties.
1 , Doigts et or-
cas , pris pour exemple, d'amputer en même teils surnumé-
v J ' 11 'aires.
temps 1 os du métacarpe correspondant , dans son
articulation carpienne. De même, au pied, l'orteil surabondant devrait être retranché avec l'os du métatarse qui le soutient. Or, avec celte circonstance l'opération dont il s'agit est bien autrement, importante que la désarticulation pure et simple d'uu doigt ou d'un orteil. D'ailleurs, le premier embarras serait de choisir la partie à retrancher; car, si l'anatomie a démontré que , le plus souvent, un doigt ou un orteil surnuméraire est terminal , elle fait aussi douter qu'il en soit toujours ainsi. Fondé sur ces motifs, nous regardons comme contraire aux principes de la saine chirurgie , l'amputation d'un doigt ou d'un orteil surnuméraire, lorsqu'il est pourvu d'un os métacarpien ou métatarsien , et de toutes les autres circonstances de l'organisation complète de ces parties.
Jl en est autrement du cas opposé : lorsqu'un doigt ou un orteil surnuméraires, sont, pour aiusi dire , entés sur un os métacarpien ou métatarsien qui ne leur est pas propre , lorsqu'ils sont dépourvus de muscles et de tout mouvement déterminé par la volonté, la partie surabondante constitue seule la difformité, elle ne peut cire d'aucune utilité, elle nuit au contraire à l'exercice des fonctions des parties environnantes, en embarrassant
au*, irr. les mouvemcns des autres doigts , etc. L'amputa- De la sura- yon est donc alors indiquée, et son exécution est
bondance des <
parties. simple et facile .