‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 42 sur 49 · DES DIVISIONS · texte numérisé non relu

DES DIVISIONS

ciusesincon. I ^ serait difficile d'assigner une raison plausible de certaines solutions de continuité avec lesquelles on voit naître quelques individus. Comme il est démontré que le fœtus n'est pas à l'abri des affections dont l'espèce humaine est susceptible, on pourrait penser que ces divisions sont le résultat de quelque accident ; et la chose pourrait paraître d'autant plus probable, que les bords de ces mêmes divisions présentent quelques caractères que l'on peut, à certains égards, comparer à ceux des cicatrices. Mais outre que ces difformités présentent souvent des circonstances inexplicables dans celle supposition , comme, par exemple , la division de la voûle palatine dans le bec- de-lièvre , la situation constante de ces solutions de continuité dans telle région exclusivement, porterait seule à conclure qu'il s'agit d'un vice de la première organisation.

Des solutions de continuité- accidentelles peuvent n'avoir pas été réunies, et laisser subsister

ainsi des divisions, qui nuisent plus ou moins à cw.vir. l'exercice de certaines fonctions, tout comme les Des'Uvisions-. divisions congénitales. Les parties molles et les parties dures sont également expose'es à cette espèce de difformité ; mais nous nous sommes suffisamment étendus en traitant des fractures, sur Ja formation des articulations contre nature , pour n avoir pas besoin d'y revenir ici.

L'état des parties, la formation du diagnostic Division du et du pronostic, les principes thérapeutiques re- SUJet' Iatifs aux affections dont il s'agit, peuvent être rapportés aux cas suivans : i°. le bec-de-lièvre; 20. les divisions de la paroi antérieure de la vessie ; 3°. celles de certains conduits excréteurs; 4°. les divisions des muscles qui n'ont pas été réuuies.

ARTICLE PREMIER

Du Bec-de-Lièvre.

On appelle ainsi une division perpendiculaire Définition, de la lèvre supérieure,, accompagnée quelquefois d'une fente dé la voûte palatine et du voile du palais, dans le sens de la ligne médiane. Cette difformité n'est jamais portée à ce dernier point, que •lorsqu'elle est congénitale. Elle est toujours bornée «la division de la lèvre, lorsqu'elle est le résultat •d'une plaie qui n'a point été réunie immédiatement ; il arrive même dans ce dernier cas, que l'angle supérieur de la division se réunit par une suite des phénomènes qui accompagnent la suppuration, en sorte que la .solution de continuité

Cm .'.p. vu. n'est jamais aussi étendue qu'a dû l'être la plaie; D.-sdmsions. Dails l'un et clans l'autre cas, les bords libres et

Du bec-de- . ,

lièvre. corrcspondaus de la division ne sont pas recou-

verts par un tissu dermoïde aussi ferme que celui de l'enveloppe commune du corps , mais par un lissu beaucoup plus délicat : une pellicule rougeâtre et comparable à celle du bord libre et naturel des lèvres, dans le premier cas; une véritable cicatrice , dans le second, .situation. La division accidentelle peut intéresser les deux Elendue' lèvres, et dans tous les points de leur étendue. Elle peut également être bornée à une proportion plus ou moins grande de leur largeur. Le bec-delièvre congénital comprend ordinairement toute la bauleur de la lèvre supérieure , plus ou moins près de son point central : tantôt la division correspond exactement à la cloison du nez; plus souvent elle est située vis-à-vis l'une des narines antérieures , et y pénètre plus ou moins.

Hec-He-tièvre La division n'est pas toujours unique, dans le douMe' becde-lièvre congénital : quelquefois les lèvres de la division paraissent placées à une grande distance entre elles ; et au lieu de former un angle aigu supérieurement, elles laissent un espace qui se trouve occupé par uu bouton cutané, une espèce d'appendice de la cloison du nez, qui semble sousdiviser la partie supérieure de la solution de continuité, de manière à lui donner la forme d'un Y. C'est ce que l'on a désigné sous la dénomiuaûoa de bec-dc-lièvre double.

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