‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 43 sur 49 · DES 1) I F F O 11 M I T É S · texte numérisé non relu

DES 1) I F F O 11 M I T É S

La division s'étend quelquefois à toute la Ion- CaA1'' VIL

1 , A , . . , ., Des divisions.

gueur de la voûte palatine, et même «lors au voile Du bcc-dedu palais : il semble que la suture maxillo-palaline 'Division de ne se soit pas formée, et que les os qui, dans î^^'"'^ du l'ordre naturel, devaient être articulés, soient restés tlu ra"

' lais.

à une certaine distance. L'intervalle est plus ou moins considérable , et quelquefois suffisant pour permettre de distinguer le bord inférieur de la cloison du nez. Dans ce dernier cas, le nez est large , épaté , les ailes semblent avoir partagé le mouvement latéral de chacun des os maxillaires. Il arrive aussi communément alors , que la partie moyenne de l'arcade dentaire supérieure présente quelque difformité : la plus ordinaire, est celle d'une portion osseuse particulière, placée eulre les deux côtés de la division palatine, appartenant à l'un de ces mêmes côtés ou bien totalement libre entre eux, ordinairement saillante et à un point plus ou moins marqué, et portant les deux dents incisives moyennes ou un plus grand nombre de ces organes, lesquels ont. rarement la direction naturelle, mais sont d'ordinaire déjetés eu devant. On dirait que les os iutermaxillaircs , étrangers à notre espèce, ont existé isolément, et qu'ils ont formé une interposition qui s'est opposée au rapprochement mutuel des antres pièces osseuses.

Uue pareille difformité rend souvent la face In- Effets aE deuse, gêne l'ariiculation des sous, et rend quel- d'"or" qix.Mois même la déglutition difficile ou impossible. Ce dernier effet est facile à concevoir par la divi-

65o 'section iv.

Chat. vu. sion de la voûle palatine et du voile du palais , et Dits dissions, le libre passage des liquides de la bouche dans le

Du bt:c-dc- , „ '1-' ' "L

liisre. nez; aussi, quelques enfans meurent -ils en bas âge, pay l'effet de cette vicieuse conformation. Cependant, cette dernière n'a pas toujours des conséquences aussi graves; elles ont même heu assez rarement ; et l'on pourrait s'en étonner , si l'on ne considérait qu'un mamelon volumineux et prolongé peut être engagé fort avant dans la bouche et verser le lait assez près du gosier. Effets de la Lorsque, par les suites d'une solution de conti-

division aoci- . , , . 11 nr •

dentelle Je la nuité non reunie , la lèvre inférieure se trouve lïuL infé" divisée dans toute sa hauteur , outre la difficulté que l'articulation des sons peut en éprouver , la salive est mal contenue , et s'écoule habituellement cd plus ou moins grande quantité ; ce qui peut nuire beaucoup à la digestion, et produire un amaigrissement considérable, n n'y a ja- H est démontré qu'il n'y a point de perte de Séance! substance, même dans le bec- de -lièvre le plus étendu : on peut vérifier que le rapprochement des côtés de la division des parties molles peut être fait sans effort, et qu'alors la forme de la bouche est très-régulière ; excepté daus le cas où la voûle palatine étant fendue , les côlés de cette dernière division ont été portés à une grande distance. Daus ce dernier cas, on voit par l'élargissement du nez, par celui de la face, par l'écariemen t des pommelles, par la largeur des deux moitiés séparées du palais , que rien n'est perdu , que toute

la substance nécessaire existe, et que la division Cn*.r.vn.

» , Des divisions.

est ie seul trait qui s écarte des formes naturelles. Du bec-ds- La réunion est l'indication manifeste qu'il s'agit ' Titjteroèçt de remplir. La chose est aisée dans les suites d'une jjïT„,£j£ plaie dont les bords n'ont point été tenus rapprochés, ainsi que dans le bec-de-lièvre simple, celui qui ne" consiste que dans la division de la lèvre: il suffit, dans ce dernier cas, de rafraîchir les bords de la division, de les mettre, par une rescision récente, dans les conditions d'une plaie nouvelle, et de les maintenir dans un contact exact. La nature opère alors une réunion, dont la perfection est égale au soin avec lequel l'opération a été faite.

Mais les difficultés peuvent être bien plus gran- Onnepent des , lorsque la difformité est. plus étendue : il est tlTdu^akds impossible d'agir sur la voûte palatine, et surtout nilev0llede travailler à la réunion du voile du palais; la rescision et Je rapprochement des parties seraient évidemment impraticables. Si Ton en croit certains observateurs , il suffit de la réunion des parties molles extérieures pour que la nature opère d'une manière insensible le rapprochement des parties osseuses, celui des côtés de la division du voile du palais , et qu'elle parvienne à faire disparaître en entier la solution de continuité intérieure; cependant, d'autres praticiens très-dignes de foi ont. nié cet étrange phénomène , ce qui prouve au moins qu'il n'est pas constant. Néanmoins , la réunion des parties extérieures offre encore de grands avantages , cl mérite bien les soins que peu-

fi" 2 SECTION IV.

c.xp.vrr. vent couler les difficultés que l'état des parties r V >°n«- molles ou celui des parties dures présente. . lièvre. Lorsqu'il existe un boulon culané fixé au bas de

Conduits a

tenir par rap. Ja cloison du nez, la distance des bords de la divi-

poi t an bouton nasal. sion est grande , même à la partie supérieure : ces

bords lieunenl quelquefois, chacun à l'aile du nez correspondante ; la division pénètre de part et d'autre dans les narines , et le bouton moyen occupe l'espace intermédiaire. La conservation de ce mamelon charnu a paru importante : il peut remplir un espace quelconque entre les bords de la division ; en l'unissant à ces derniers par une cicatrice commune, on peut éviter l'extrême rapprochement des parties, celui des ailes du nez, et l'oblitération presque complète des nariues antérieures. Mais le bouton mitoyen n'est pas libre ; il lient par toute son étendue à la mâchoire supérieure ; on ne peut le comprendre dans la réunion , qu'après l'avoir isolé en grande partie , et l'on réduit d'autant les moyens de sa nutrition ; il faut encore que ses côtés éprouvent une rescision suffisante, soit pour les mettre daus les conditions d'une plaie récente, soit pour donner au bouton lui-même une disposition cunéiforme, à la faveur de laquelle il puisse être engagé commodément enlre les côtés de la division principale : or , ces manœuvres ne peuvent être exécutées sans compromettre de plus en plus l'existence de ce peû* lambeau , dont la conservation est cepeudaut d'une grande importance. Ces considérations ont engagé

les praticiens les plus exercés à procéder d'abord Chap. vu. à la réunion du mamelon mitoyen avec l'un des Desdivisionscotes de Ja division principale, et à n'en venir lièvreque secondairement à la réunion de celte dernière, en y comprenant le côté opposé du bouton nasal. Quelque inconvénient, que puisse avoir d'ailleurs ce procédé, nous le considérons comme avantageux ; et nous pensons même qu'il serait prudent de ne détacher le bouton mitoyen de la mâchoire supérieure, qu'après avoir obtenu sa première réunion.

La portion osseuse intermajcillaire et les dents Conduite à qu'elle porte, peuvent faire des difficultés d'un SpSî autre genre : ces dents sont ordinairement déviées, 28ÎSÏ et quelquefois dirigées horizontalement en devant; JSiie ptt quelquefois aussi elles ont la direction naturelle, mais elles sont situées plus ou moins en devant , hors de la ligne dentaire supérieure. Le boulon nasal qui existe constamment alors, est plus ou moins soulevé et dirigé en haut, selon la saillie antérieure formée par les deuls et l'os intermaxillaire, auquel le mamelon est adhérent dans toute son étendue. Enfin, celte pièce osseuse peut être vacillante entre les os maxillaires , et ne tenir à ces derniers que par un tissu fibreux peu consistant. La saillie formée par les parties dures, gêne extrêmement les procédés de la réunion , surtout lorsqu'il en résulte une déviation considérable du bouton nasal : cependant la perle des dénis incisives n'est pas indifférente ; et leur arra-

Dur. vu. chement que l'on a conseillé sans restriction, scJ Des divisions. r^t inutile dans les cas où leur déviation ne serait

Du bec-de- , , ,

Vèvre. pas extrême , et serait impraticable dans ceux ou ces mêmes dents tiendraient à une pièce osseuse v mobile. D'un autre côté, la section de la pièce Osseuse saillante, que Ton a également conseillée, suppose d'abord l'arrachement des dents , n'est pas toujours exécutable , et ne peut être accomplie qu'en compromettant beaucoup le bouton nasal, qu'il faut alors commencer par isoler en entier.

D'après ces considérations, on ne doit pratiquer l'arrachement des dents qu'autant qu'elles sont dirigées horizontalement, fort saillantes , et qu'elles rendraient la réunion extérieure absolument impraticable. On doit les conserver lorsqu'elles ne s'écartent pas trop de leur direction naturelle. Les dents étant arrachées, on ne doit procéder à la résection de la saillie osseuse qu'autant qu'elle est fort gênante et solide : une saillie médiocre de la part d'une pièce osseuse mobile , mériterait d'autant moins d'égards , que la compression peut engager cette même pièce plus avant eutre les os maxillaires, ou changer jusqu'à un certain point sa direction. Il faudrait de grandes raisoas pour se déterminer à enlever la totalité d'un os iuTermaxillairey jouissant d'une mobilité bien sensible : il reste trop de doutes sur l'oblilération consécutive de la fente du palais , pour compter sur ce phénomène pour la réparation delà perte de substance. Principes de r>ans i0us les cas , le rapprochement des partes

lu réunion

de? parties

extérieures.

extérieures doit être fait avec le plus grand soin , CnAr- virpour obtenir une réunion exacte. Le plus souvent. De^,lv£!°X il existe des adhérences prolongées des côtés de llèvrela division avec la surface des os maxillaires, qui peuvent nuire à cette condition : il est indispensable alors de diviser la membrane interne de la bouche dans une plus ou moins grande étendue , sous ces mêmes bords , afin de leur donuer toute la liberté convenable. Celle dissection doit être poussée , dans quelques cas, jusque près du nez, pour en retirer tout l'effet qu'on se propose.

On a fait des tentatives nombreuses et réitérées , La sntnreen-

. . tortillée est

dans 1 intention d éviter i usage de la suture pour indispensaopérer la réunion des parties extérieures : elles ont servi à mettre hors de doute que ce moyen est indispensable ; qu'il est le seul capable do réunir , avec la perfection désirable , des parties entièrement isolées et dépourvues d'un point d'appui convenable ; il a été également démontré que la suture entortillée est celle qui réunit au plus haut degré les conditions qu'il s'agit de remplir en pareil cas.

D'après ce que nous venons d'exposer touchant On neJoît le traitement du bec-de-lièvre , on peut sentir ai- enfa^ènbas sèment combien est peu fondée l'opinion de ceux a°e" qui ont pensé que la guérison peut être entreprise dés l'âge le pins tendre : il faut beaucoup de docilité de la part du malade , pour réussir dans le traitement d'une maladie qui exige l'emploi de la suture la plus sujette aux inconvéniens que l'on

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