‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource]Chapitre 12 sur 43 · IT · texte numérisé non relu

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CH,vr. II. portions. L.'nu et l'autre soûtimpossibles: le poumoa D..S corps est reufertné daus une sorte de sac dont la résis-

elr.ingcrs.

Caz iiuro. tance suffirait pour s'opposer à son développement, • quand bien même les conditions physiques propres à l'opérer ne manqueraient pas totalement; les côtes supérieures et moyennes ne sont pas capables d'ua rnouvement de rétrocession suffisamment étendu ; quelle est d'ailleurs la force qui pourrait l'opérer .? le diaphragme peut bieu être refoulé par les viscères abdominaux ; ceux que renferme le côté opposé de la poitrine peuvent bien par un léger déplacement occuper une partie de l'espace ; mais ces changemens sont encore insuffisans , et l'air peut être admis en grande quantité. La faiblesse qu'a nécessairement introduite une maladie aussi grave que la suppuration de la plèvre , doit rendre d'autant plus funeste l'impression du corps étranger sur les parois de la cavité j d'où résultent effet les mêmes conséquences que dans le cas précédent. Dans les ab- Lgs effets de Tintroduction • de l'air sout bieu

CCS froids et

dans les aii- plus fuucstcs , lorsqu il S agit dcs colIcctions puri-

cès par con- . , i i i ' • i

gestion. formcs qui s accumulent dans les abcès iroids vastes et profonds , ou autour des caries fort étendues. Dans ces maladies , dont la marche est toujours extrêmement lente -, la .nature n'établit point d'inflammation aiguë ; on pourrait même contester s'il existe la moindre condition inflammatoire dans les parois de semblables cavités : les parties molles y semblent, au contraire , plongées dans la débilité la plus profonde , et dans des conditions lout-à-fait

j DES CORPS ÉTRANGERS. l-L'}

c^pposees-à l'apliiude inflamiualoire. Cependant Cuap.ii. rt;lles qui forment l'enceinte de la cavité' sont ^.,^1,^^,^"'"'" .'palssies, plus consistantes que dans l'ëlat naturel, Caz imroot capables, a la faveur dp ces dispositions, de main- I tenir la cavité' après l'évacuation du liquide qu'elle I renferme. Ainsi , quelque profondément qué soit situé le foyer de ces collections, quelque élastiques que soient les parties qui les entourent , l'air remplace inévitablement le liquide évacué ; à moins que l'évacuation ne soit médiocre , en proportion; avec l'affaissement possible des parties , et- rju'elle né se fasse par une ouverture temporaire extrêmement étroite. Delà, le précepte de ne pësiâtteudre que la nature ait vidé de semblables collections , parce qu'elle petit mal placer l'ouverture, et la faire trop étendue ; de là aussi les préceptes de ne les vider que par un orifice tr6s-étroit , qaè rbii place le' plus loin possible du foyer primitif , et que l'on doit oblitérer le plus proraptement possible.

Si fjmte de ces précautions imporianies l'air pénètre dans la cavité , il ne tardera pas à signaler sa dangereuse influence par de nouveaux accidens , dont l'importance sera toujours en raison de la facilité avec laquelle il sera introduit : ainsi, l'air pénèlre-t-il difficilement et en petite quantité , la matière évacuée prendra de la fétidité , mais lentement et successivement ; la résorption d'une matière légèrepient putride minera le malade d'une manière insensible. Le dépérissement sera bien plus rapide si l'air est imrodnit plus librement. Enfin , lorsque

Cha.1': II. la lOlcîilé de la niallère conienue est vidée tout a Des corps coup par uiiG ouvcriure fort ample et placée trèsprès du foyer de la maladie , l'impression de l'air

Gaz miro- * '■

duils. qui la .remplace complètement et qui agit alors sur

toute l'étendue des parois de la cavité , est tellement violente , qu'il en résulte une gangrène immédiate de tout ce qui est soumis à son impression , et la mort la plus prompte, lusufflation De graudcs quantités d'air ont pu être poussées

violeme du , ^ ^

tissu ceiiu- de vive force et sans de grands inconvéniens , dans ' le tissu cellulaire sous-cutané. On connaît l'histoire d'un soldat que des bouchers soufflèrent de la sorte au point de rendre difficiles les mouvemens de la respiration , et qui guérit néanmoins avec assez de facilité. Il parait qu'en pareil cas, l'absorption peut faire disparaître assez promptement la plus grande partie de, l'emphysème. Celui-ci pourrait être plus dangereux si l'air avait pénétré jusque dans les viscères , et particulièrement dans le tissu du poumon. 11 pourrait devenir nécessaire alors de faire des incisions qui pénètrent jusques dans le tissu cellulaire , pom- obtenir de suite l'évacuation d'ime partie de l'air introduit.

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