Dans tous les cas, une certaine quantité de
liquide répandu autour de l'enfant, renfermé Chap.IV.
1 1 • r 17 r ' -^^^ corps
1 dans les membranes qui forment lœui, et par ^irang. onséquent contenu dans la matrice avec le reste ^^^^f^J^
ornes.
'bctus
j du produit de la conception , favorise singulière- e.tdes seconh ment le travail de l'expulsion du fœtus, et le rend tout à la fois moins dani,^ereux pour ce dernier. Les contractions de la matrice , le pi incipal mobile de la fonction dont il s'agit, déplacent d'abord la liqueur de Vamnios, et lui font exercer un effort progressif sur le contour de rorifice : en sorte que, d'un côté, ce liquide contenu parles membranes, et représentant une tumeur conique, molle, élastique, s'engage de vive force dans l'orifice qu'il dilate et 4ont il suit les progrès en s'accommodant toujours au degré de son extension^ tandis que, d'un autre côté, cette masse de liquide sur laquelle la matrice se contracte, sert, pour ainsi dire , à cet organe de poulie de réflexion , et fait agir de la sorte ses propres parois sur le contour de l'orifice, d'où résulte une nouvelle cause de dilatation. Enfin , tant que la liqueur de l'amnios • n'est pas évacuée , la tête est écartée de l'orifice de la matrice ; elle n'est pas employée à la dilatation de cette ouverture, elle n'est pas exposée aux violences inséparables de ce travail, et le corps de l'enfant ne supporte pas immédiatement les efforts que la matrice exercerait sur lui.
Des proportions convenables entre la quantité ^ti^'^é
d,. . , , , . d'une quan-
e ce liquide et la masse du corps de l'enfant tit« suin-
"constiluent une des conditions les plus impor- ^''^T^J^t
ramnios.
a84 SECTION V.
Chap.IV. tantes pour la plus grande simplicité possible ctr;u!g.'^°or- tlâns l'acte de l'accouchement. Nous venons d'ex- ^'^^'T'/a-tus V^^^^ combien il est utilequèlaliqueur deTamnios etdessecon- soit cn asscz grande quantité, et il est facile de concevoir les désavantages de son défaut absolu on relatif : la tête devra opérer la dilatation de l'orifice de l'utérus , en raison inverse d,e la part que le liquide pourra prendre à cette partie de la fonction ; et malgré la forme conique de l'occiput, cetle partie est loin de réunir les conditions avantageuses de ce que l'on a appelé la poche des eaux. On voit maintenant combien est blâmable la pratique d'évacuer de bonne heure ce liquide en ouvrant la tumeur qui *le renferme, avant qu'elle ait pu produire tous les effets dont elle est capable : non-seulement l'orifice de la matrice peut en être dilaté au point d'admettre la tête sans efforts, mais encore la dilatation du . vagin et de la vulve peut être opérée par cette même cause et dans le même temps, ce qui peut # abréger beaucoup le travail et le rendre bien moins dangereux pour l'enfant.
Inconvé- Une quantité excessive de ce même liquide a nîeiis d'une • inconvéuiens. En tenant les parois de la
quantiti; ex-
cessive de matricc troD éloignées de la surface du corps de
liqueur de ^ ■. i, . i •
ramuios. l'enfant j les. eaux de l aramos laissent une trop grande liberté aux mouvemens de ce dernier; libre d'obéir à toutes les impulsions qu'il reçoit, il peut changer d'attitude à chaque instant, et se trouver dans tme po?ition désavantageuse au mo-
ment où le travail de l'accouchement se déclare. Chap.IV.
r,-, T •> 11 J Des corps
lelle est la première et la plus commune de ^trang. ortoutes les causes capables d'altéref la marche na- ^'*^',J"J^^„, turelle de l'accouchement : car la première de etdessacontouies les conditions, c'est une position favorable de l'enfant j et l'on vient de voir quelles précautions la nature a prises pour l'assurer. La position L'accoula plus commune est celle ou la région occipitale peutètrenase présente la première ; cependant la nature s'est J.g^g"" réservé une assez grande latitude j et l'accouche- geantparles
• . . , parties iufé-
ment ne s accomplit pas moins spontanément rieures. lorsque l'enfant se présente à l'orifice de la matrice par l'extrémité opposée de la masse ovoïde qu'il représente. Ainsi l'accouchement peut être naturel ^ lorsque d'ailleurs rien ne trouble sa marche , soit que l'enfant présente la région occipitale, soit qu'il s'engage par les pieds, les genoux ou les fesses. La seule différence de ces trois Comparaîderniers cas comparés au premier sous le rapport î'*"^ de la facilité de la fonction , c'est que l'enfaut ne naturels par
' -Il latêteetpar
S engageant pas aaijorapar la partie la plus vo- toute autre lumineuse de son corps , la dilatation de Torilice i***^'*^' de l'utérus est le pfiis souvent incomplète j les froilemens et» la résistance doivent se prolonger autant que la durée entière de l'accouchement j et la, totalité du corps ayant été expulsée, la masse que forme la tête seule est trop peu de chose pour que les contractions de la matrice puissent exercer sur elle des efforts aussi ellicaces , que • lorsqu'ils sont transmis à celle mêmcpartie par la
Chap.IV. totalité du corps. Au contraire, lorsque- la tête étrang."^°or- s'eii^^agc la première, elle opère de suite une digamques., laiatiou telle , true tout le reste peut être admis
Vu Jœtus 1
etdessecoip- sans difficulté. Mais il est une différence plus
dines. . • r i i i •
importante, qui résulte de cette marche inverse de raccoucliement : à moins que la poche des eaux ne se soit conservée très-loug-temps , et qu'elle n'ait opéré une dilatation extrême de l'orifice de la matrice, la lête de l'enfant, qui est la dernière à franchir celte résistance, y est arrêtée quelque temps et jusqu'à ce que la distension soit suffisante. Or, le cordon ombilical répond nécessairement alors à l'un des points de la circonférence de la tête embrassée par l'anneau de ^orifice utérin, et ne peut éviter d'y être comprimé notablement. Si le retard de la tête n'est pa-s long, il peut n'en résulter aucun inconvénient ; mais I4 circulation réciproque du fœtus et de la mère étant interrompue par cette compression , le danger de l'enfant est égal à la durée de ce phénomène j car, jusqu'après sa naissance et le développement de la respiration , l'existence de l'enfant d.épend de la liberté de ses communications avec la mère par le placenta. • Espèces D'après ces considérations , nous allons exposer J'accouche- séparément la marche de l'accouchement naturpt mens natu- ^^us Ics cas où la têtc se présente la première ,
rels. ^
et dans ceux où c'est l'extrémité opposée du corps de l'enfant. Nous ne décrirons pas en particulier l'accoucheraent par les pieds et celui par les ge-i
Moux , ces deux cas étant comparables ; sous près- Ciap.iv.
, 1 . , 1 r Des corps
que tous les rapports, a celui ou les tesses se ^trang. ovprésentent les premières j et cette dernière posi- ^'^^IJ^^^tj, tion offrant de plus l'intérêt du volunje de la partie ejdes seconpar laquelle l'enfant s'engage. Ainsi , nous exposerons le mécanisme de l'expulsion de l'enfant par la tête et par le siège , comme le tableau de Tac- Goucliement le plus aisé et celui de l'acco.uckement le plus prolongé, sans sortir néanmoins de Tordre naturel.