I. Dans tout accouchement naturel, la marche Accouche
1 1 \ VI • HT ment natu-
de la tete est surtout ce qu il importe a observer rel par la avec le plus grand soin. Les phénomènes qu'elle présente sont différens , selon que la "face répond en devant ou en arrière du bassin. Nous suivrons I cette distinction dans l'exposition que nous allons faire dit mécanisme de l'accouchement naturel, l'enfant présentant la région occipitale. La pré- Signes de
j . j " • ^ V •/' J 1 présence
: sence de cette aerniere partie a 1 orilice de la ma- de la tête à
^ • 11 .^1 l'orifice.
irice peut être reconnue par le volume et la coiiisistance de la tête, la forme ti'iangulaire de la. fontanelle occipitale , et les rapports des sutures lambdoïde ■ et sagittale. La situation respective ide ces mêmes objets, et surtout la direction de la suture pariétale , peuvent faire connaître la direction de la face. Dir reste, que cette dernière partie Positions
. , , ^. , diverses de
i soit dirigée en devant ou en arrière, le diamètre la tête. iéintéro -postérieur de la tête ne peut rester longitemps parallèle au même diamètre du bassin, et H'accouchcment ne peut presque pas s'accompAii;
Chap.iv. dans cette position. Ce n'est pas que l'espace ne étrai4.*^°or- suffisàut dans la plujiart des cas j mais le front ^""oT/ttus l'occiput présentent une convexité trop maretdessecon- quée , pour rcsicr en contact avec celle de la
aines. i j
Mse an sacrum; Jes contractions de la matrice, qui tendent à l'expulsion de l'enfant, ont des intervalles durant lesquels le moindre mouvement doit déplacer le plus mobile des deux corps convexes qui se touchent. En effet, le plus souvent le front ou l'occiput glissent alors versTun ou l'autre côté, et le diamètre vertical de la tête se place selon l'un des diamètres obliques du bassin , ou selon le diamètre transversal. Si un pareil changement n'a pas lieu dès le début de l'accouchement , celuici ne diffère qiie par cette circonstance, des cas les plus ordinaires. Nous pouvons donc exprimer la distinction des deux variétés que nous allons décrire par les deux phrases suivantes : Accouchement naturel par l'occiput ^ la face répondant à Vun des points de la moitié postérieure du bassin. Accouchement de la même espèce j la face étant dirigée vers l'un des points de la moitié antérieure du bassin.
AccoucLe- (A). Dans cette première variété, c'est ordi-
ment natu- . ' , , .|. . .
reJ par foc- naifcment vers la symphyse sacro-aïaque droite ciput,iafRce que la face de l'enfant se dirige, et l'on'croit awir
tournée en ^ '
arrière. observé que les accouchcmeus où les choses se passent ainsi sont les plus faciles. L'inclinaison ordinaire de la matrice en devant donne à ses cotttractions l'effet d'une impulsion générale.
eomraiiniquée cà la masse de l'enfant , parallèle- Ckap. IV.
1 .11- coi"ps
ment à Taxe du détroit supérieur du Lassin ; éu-^n-^. 01mais, dans l'altitude que 1 enlant garde encore, ^ dÙ fœtus cette impulsion n'est transmise à la tète que par eulessecon-
r . aines.
la partie antérieure du thorax , sur laquelle ajîpuie la mâchoire inférieure : la flexion de la tète sur le tronc en est donc d'abord augmentée, et l'occiput en est conduit plus près du centre du détroit, ou de l'espace par lequel l'expulsion de l'enfant doit avoir lieu.
Les efforts alternatifs de Vutérus conduisent ainsi la tête à travers le détroit abdominal et jusque dans l'excavation du bassin. Le col et l'orifice de la matrice, amincis et distendus^ l'y accompagnent ,• ce n'est que dans ce lieu, et après l'évacuation de la liqueur de l'amnios, que la tête se dépouille entièrement. Ce dernier phénomène est moins l'effet des nouveaux progrès de la tête , qui dans ce moment subit un changement de position, que d'une véritable rétrocession de Torilice de la matrice : le contour de cette ouverture , dilaté par la poche des eaux au point d'admettre la tête, est rappelé en haut par les contractions de la totalité de l'organe. Cependant , la tête du fœtus a déjà parcouru la hauteur de l'excavation du bassin, l'espace intermédiaire des deux orifices; elle appuie déjà sur le détroit périnéal ; on observe alors un mouvement de rotation qui s'exécute lentement, et à la faveur duquel la face se dirige en arrière et l'occiput se place vers II. 19
aQO SECTION T.
Chap.iv. la région pubienne. Il est probable^ comme on I
Des corps , i • i
étrang. or- pcnsc , quc la ruison de ce mouvement, qui met ^''nT fœtus rapport l'un des grands diamètres de la tête et etdessccon- la plus grande étendue du détroit périnéal, se
amas. ^ '
trouve dans la concavité de la face antérieure de l'os sacrum , et dans l'obliquité du plan que présente à la tête le côté de l'arcade des os pubis , sur lequel elle vient appuyer durant chaque douleur (i). Ce mouvement de rotation qui place l'occiput vis-àvis l'arcade des os pubis , donne à cette partie ' de la tête la liberté de se placer dans l'échancrure
que forme cette même arcade. Cette circonstance, ainsi que le changement de direction de la tête, tandis que le reste du corps de l'enfant est encore contenu dans la matrice et partage l'inclinaison naturelle de ce dernier organe , produisent un léger degré d'extension ou de renversement de
(i) Des physiologistes dignes de la plus grande céle'brité n'ont pas trouvé dans ces i-apports mécaniques des raisons suffisantes du mouvement dont il s'agit ; ils ont pensé que ce phénomène , ainsi que plusieurs autres de la même nature , que l'on remarque pendant l'accouchement , devaient être attribués à une contraction ondulatoire, et dans tel ou tel sens déterminé , des parois de la matrice , ou à l'action de tels ou tels muscles du cou de l'enfant , en vertu de déterminations convenables du principe vital. Quelque respectable que nous paraisse une pareille opinion, par le crédit de ceux qui l'ont émise, nous ne saurions l'adopter sans des preuves suffisantes ; et jusqu'ici ille ne présente que les caraclcrcs d'une conjecture.
la tête. Ce changement en entraîne un autre dans CnAP.iv. le sens des impulsions que la tete reçiot par les ^trang. orcontractions de la matrice : le terme de Ces efforts ^"^'|"y^i„s était l'occiput; ces mêmes impulsions viennent se etdesseconperdre alors dans un point d autant plus rapproche du front ou de la face , que l'extension de la tête ou du cou est plus grande, et que la mâchoire inférieure s'éloigne davantage du thorax. Il en résulte que l'occiput est poussé par chaque douleur sous l'arcade des os pubis j que le sinciput, le front, la face, glissent successivement sur le plan incliné que l'os sacrum et le périnée leur présentent, et que , dans ce mouvement, la tête semble rouler sous la symphyse des os pubis , en prenant la nuque pour le point central de l'espèce de révolution circulaire qu'elle semble exécuter. Ce dernier phénomène , qui termine le travail de l'accouchement proprement dit, ne s'accomplit pas sans une résistance plus ou moins prolongée , et proportionnée à la lenteur avec laquelle le vagin et la vulve se prêtent à la distension nécessaire pour admettre la tête d'un enfant à terme.
Le plus souvent, dans l'espèce d'accouchement que nous venons de décrire, les épaules s'engagent dans le détroit abdominal du bassin, selon le diamètre oblique opposé à celui auquel correspondait le plus grand diamètre de la têtej c'est-à-dire que le front s'étant placé devant la symphyse sacro-iliaque droite ^ et l'occiput der-
CiiAP.lV. rière la cavité cotyloïde gauche, l'épaule droite étMug.*^°ôr- pi'ésente derrière la cavité cotyloïde droite, et ^"z;' gauclie devant la symphyse iliaque opposée. etdessecon- Cependant il arrive quelquefois que, tandis que la tete éprouve le mouvement de rotation qui dirige la face en arrière, les épaules sont entraînées dans le même sens , et qu'elles se présentent au détroit supérieur, d'abord en travers, puis selon le diamètre oblique que la tête vient de pratiquer. Les hanches suivent l'une ou l'autre direction, selon celle que les ^épaules ont prise j mais l'une et l'autre région ne franchissent le détroit périnéal qu'en se conformant à la courbure du bassin :-.en sorte que le tronc de l'enfant subit toujours une inflexion latérale en parcourant la longueur du canal osseux.
Accouclie- (^B). Nous prendrons pour exemple dans la
ment natu- .... - , • r r -x ^
reiparPoc- description de la secoiiue vanete des accoucuetournir^^en mens naturels par l'occiput, cette position de la devant. lête daus laquelle la nuque répond devant la symphyse iliaque droite, et le front derrière la cavité cotyloïde gauche. Celte même position est la plus fréquente de toutes , parmi celles où la face de l'enfant répond à l'un des points de la moitié antérieure de la circonférence du bassin.
L'inclinaison naturelle de la matrice donne alors une telle direction à l'effort de ses contractions, qu'elles pressent l'occiput contre le côté droit de Yossacrum; la flexion de la tête et celle du tronc en sont augmentées, et avec elles Tobliquiié
de Vanille sous lequel l'occiput est pressé contre Chap.iv.
. 1 \ 1 , • r ' • ï^"*' corps
ce point d'appui. Par-la , 1 extrémité supérieure éuang. ordu diamètre oblique de la tête se rapproche du ^"p^J'y-,!,,,, point central du bassin , et plonqe sans obstacle ^^^g"^'^""" dans Texcavation de ce conduit. La concavité de la face antérieure du sacrum attire l'occiput de ce côté ; ce mouvement et l'obliquité de la branche gauche de l'os pubis déterminent le glissement du front, qui se place alors vers l'arcade du même nom. Cette partie est plus volumineuse que la nuque, elle ne peut se loger aussi commor dément dans l'arcade ; elle en est au contraire retenue , tandis que l'occiput avance en suivant le plan incliné que lui présentent le sacrum et le périnée. La nuque de l'enfant étant parvenue jusque devant la commissure postérieure de la vulve, la tête abandonne la flexion extrême dans laquelle elle avait été placée , l'occiput se renverse du côté du périnée, le front est moins pressé contre les os pubis, il s'engage sous leur arcade , et les divers points de la face se développent successivement au-devant de cette même région. La marche des épaules et des hanches suit des lois analogues à celles que nous avons tracées en faisant le tableau du cas précédent. On sent que dans celui que nous venons de décrire la vulve doit éprouver une bien plus grande distension, car elle doit donner tout l'espace perdu par le défaut de proportions convenables entre le volume du front et la largeur de la partie supérieure
2f)4 SECTION t.
Chap.iV. de l'arcade des os pubis. Dans le cas précédent, ctrInV°or- la nuque occupe complètement cette échancrure j ^^loT/à-tus ^^"^ celui-ci , il reste un espace libre, dans lequel etdessecon- le front uc peut s'engager. D'un autre côté, lors-
dines. i r i • • • \ i *
que la lace se dirige en arrière, la tete avance dans l'excavation du bassin, à la faveur de son extension ou d'uii renversement progressif; mouvement toujours facile, parce qu'il n'a pas besoin d'être extrême. Au contraire, Iprsque la face est tournée en devant, chaque progrès de la tête doit augmenter sa flexion j mouvement qui a déjà été porté aussi loin qu'il est possible, puisque la mâchoire inférieure est en contact avec le thorax. Il n'y a donc que la flexion du tronc qui puisse augmenter l'inclinaison de l'occiput vers le centre du bassin , et cet effet ne peut être obtenu qu'au moyen de forces considérables. On sent maintenant combien les accouchemens de cette espèce doivent être plus lents que ceux de l'espèce précédente, puisqu'il faut obtenir à la fois, et une flexion extrême du tronc de l'enfant , et une distension bien plus grande des parties sexuelles de la mère.
Accouclie- II. On ne peut constater la présence du siège siiîge. ^ de l'enfant à l'orifice de la matrice qu'après l'évacuation de la liqueur de l'amuios ; et c'est surtout l'anus et les parties sexuelles qu'il faut s'attacher à reconnaître , pour avoir une idée exacte de la position du fœtus.
Ces accouchemens sont ordinairement longs,
DES CORPS ÉTR\NGERS. SQJ
surtout si, faute d'une consistance suffisante ou Chap.1v.
, Des cor|is
par impéritie, les membranes sont rompues de ^tmiig. orbonne heure, et si la dilatation de l'orifice est privée par-là des secours de la tumeur conique "Jf^l'^^""""'' qu'elles forment, distendues par les eaux. Quoique le volume des fesses ne soit pas comparable à celui de la tête, leur forme les empêche de s'engager avant que l'orifice ne soit complètement de'veloppé , et à raison de leur consistance elles ne peuvent servir que difficilement à la dilatation.
Nous admettrons , dans la description des accouchemens naturels par les fesses, la même distinction que dans celle des accouchemens naturels par l'occiput, et nous exposerons séparément ceux où les parties antérieures du corps de l'enfant répondent en arrière , et ceux où elles sont dirigées en devant. Lé siège et les épaules peuvent bien parcourir la totalité du bassin en gardant une direction transversale, quoique la chose arrive rarement j mais il est encore plus rare, pour les raisons que nous avons exposées ci-dessus, que le diamètre antéro-postérieur de la tète reste parallèle au diamètre correspondant du bassin : presque constamment elle se dévie d'un côté ou de l'autre. Ainsi nous prendrons pour exemple, dans notre description, le cas où l'abdomen de • l'enfant est tourné vers la symphyse iliaque droite, et celui où cette même région. correspond à la cavité cotyloïde gauche.
29^ St'CTION V.
CnAp.lv. (|A). Dans la première de ces deux positions , ctra!ig.*^°or- lianclie droite de l'enfant est placée devant la, ^""bTjLius sympliyse iliaque gauche de la mère, et la hanche ejeiessecon- gauche vers la cavité cotyloïde droite. Les membres abdominaux doivent, dans la durée du
Accouclie- . ^
ment natu- travail , être placés devant l'abdomen et la poi-
rel par le • • i i •
sii'gejaface l^i'nie ; en sorte que ces parties et le tronc doivent IrSe! ^° ^^'^^ expulsés ensemble, et que l'enfant naît , pour ainsi dire , en double.
A peine le siège a-t-il franchi le détroit supérieur, que les hanches changent de direction : la droite se porte devant le sacrum, et la gauche derrière la symphyse des os pubis (i.). Cette dernière cesse d'avancer, tandis que la droite glisse
(i) Le mécanisme de ce mouvement, dont le sens varie comme les diverses positions de l'etifant, mais dont le but et le résultat sont toujours les mêmes , dépend sans doute des mêmes causes qui impriment à la tête les mouvemens de relation dont nous avons parlé précédemment. Ce phénomène , dans les accoucliemens où l'enfant s'engage par les parties inférieures du corps , renferme de grands argumens contre le système des contractions ondulatoires de la matrice, aidées de l'action des muscles de l'enfant : dans ces derniers cas , les muscles en action devraient être ceux de l'abdomen, des lombes, etc. En considérant- le nombre de cas totalement différens qui peuvent se présenter, et la variabilité du concours des organes musculaires qu'ils nécessiteraient dans celte supposition , on voit qu'il faudrait admettre la faculté de délibérer dans la cause destinée à coordonner ces mouvemens ; ce qui ne saurait être soutenu.
lentement le Ions de la courbe prolongée que Chap.iV.
" ^ ^ . Des corj)3
Vos sacrum et le périnée représentent ; ce qui ne étrang. oi-
peut avoir , lieu qu'à la faveur d'une inflexion ^''/jlly^
œtus
latérale et violente du tronc. Les deux fesses etdessecon-
aines.
ayant été amenées sur le même niveau, elles avancent de front, et franchissent ensemble le détroit que forme la vulve.
Les éj|aales se présentent en même temps au détroit abdominal , dans un sens pareil à la direction selon laquelle les hanches l'ont parcourue; par conséquent, la rotation que ces dernières ont éprouvée avant de franchir le détroit périuéal , a lieu à la faveur d'une véritable torsion des lombes. Cependant les bras se relèvent, et se placent sur les côtés du cou et de la tête; les épaules franchissent le détroit abdominal, et viennent exécuter dans l'excavation du bassin une rotation semblable à celle des hanches , pour se placer l'une devant le sacrum, l'autre derrière la symphyse pubienne, et franchir ainsi le détroit inférieur.
La tête arrive enfin au détroit supérieur pendant l'expulsion des épaules , et s'y engage de telle sorte, que la fj^ce correspond à la symphyse iliaque droite, et la nuque à la cavité cotyloïde gauche. Si la flexion de la tête n'était pas sufiisante en ce moment, elle augmenterait' par la résistance que l'occiput éprouverait de la part du pubis gauche. Ainsi la face avance d'abord , et jusqu'à ce que le front ait dépassé le niveau de
agS Section t.
Chap.IV. ]a marge du bassin : dès lors rotation de la tcte , ctr^ng.^°or- inclinaison du front vers la concavité du sacrum, ^^^oT^^tus ^^'^'if ce\.\.& même partie ne se présente au etdessecon- détroit périnéal (i). Enfin, tandis que la tête ne
cimes t
peut plus obéir aux impulsions de la matrice qu'en suivant la courbe prolongée du sacrum et du périnée, l'occiput est arrêté par la partie supérieure de l'arcade des os pubis. Ainsi la téte roule au-dessous de cette même arcade , la nuque devenant le point central de ce mouvement circulaire j et la face se montre successivement audevant de la commissure postérieure de la vulve, après avoir distendu suffisamment le périnée.
Presque aussitôt que les épaules sont expulsées, les bras se dégagent, et, en abandonnant ainsi les côtés de la tête, ils facilitent les mouvemens par lesquels cette dernière se met en rapport avec les diamètres les plus avantageux du bassin. Accouche- (B). Dans le second exemple d'accouchement ixl^par^'k naturel par les fesses, l'abdomen de l'enfant résiege,laface p^^^^j ^ cavité cotvloïde gauche de la mère. Le
tournée en r j a
devant. grand diamètre des hanches se présente alors de manière que la droite répond vers la cavité cotyloïde droite , et la gauche à la symphyse iliaque
( I ) La tête n'est presque plus renfermée dans l'utérus : alors comment les contractions ondulatoires de ce dernier pourraient-elles agir sur elle? Comment les muscles du cou pourraient-ils agir sur la tête, tandis que le tronc de l'enfantest entièrement dégagé , et n'a plus aucun point d'appui ?
qaiiclie. Apres avoir franchi de la sorte le détroit Chap.IV.
, 1 Des corps
abdominal, elles éprouvent un mouvement de
étrang. or-
rotation qui amène la première derrière la sym- ^"^^"J-^^,,^ pliyse des os pubis ^ et la seconde dans la conca- eidesseconvité du sacrum. C'est dans ces nouveaux rapports qu'elles franchissent le détroit périnéal, comme dans le cas précédent. Les épaules suivent la même marche dans l'un et l'autre détroit. Quant à la tête, elle s'engage dans le supérieur, de manière que la face correspond à la cavité cotyloïde gauche , et la nuque à la symphyse iliaque droite. Au moment où l'occiput a dépassé la marge du bassin, il s'incline vers l'excavation du sacrum j se loge dans cette cavité, tandis que le front se place derrière la symphyse des os pubis. Une partie de la face est bientôt à découvert audessous de l'arcade de ce même nom ; mais la largeur du front retient encore cette partie lorsque l'occiput suit rinclinaison du sacrum, jusqu'à ce que la nuque soit parvenue au-devant de la commissure postérieure de la vulve. Alors , à la faveur de la distension des parties molles , la tète éprouve un léger déplacement de totalité en arrière, le front se dégage, et la tcte est totalement expulsée, en roulant, pour ainsi dire, sur la nuque et le périnée.
<le la \déli vrance.
Chap.IV. .
Des corps §• H. De Ici Délivrance à la suite de VAccou~ étraiig. or- ckement naturel
gauiques.
Du fœtus
etdes'secon- On doiiiie cc iioin à l'expulsion du placenta et des membranes à la suite de celle de l'enfant. Cette partie de l'accouchement tient à des causes semblables à celles qui déterminent l'expulsion Mécanisme de l'enfant lui-même : les contractions de la matrice opèrent la séparation et l'expulsion des secondines. Si l'on considère les difficultés extrêmes qui accompagnent la séparation du placenta dans line époque peu avancée de la gestation, la violence du travail par lequel la nature parvient à l'isoler, la simplicité et la facilité de ce même travail au terme naturel de la grossesse , on ne peut guère se refuser à croire que, durant le temps- que la nature consacre à compléter le développement du fœtus , les moyens d'adhérence du placenta avec la matrice se relâchent insensiblement : comme si, aux approches du terme de la gestation, les secondines devenaient caduques , et se préparaient à quitter leurs rapports avec Vutérus.. Quoi qu'il en soit , il est au moins certain que le même travail qui tend à expulser l'enfant, altère notablement ces mêmes rapports, et que plus le travail de l'accouchement a été long et pénible, .surtout après l'évacuation des eaux , plus aussi celui de la séparation du placenta se trouve avancé. Telle est , sans doute la source des hémorragies que l'on observe communément lorsque le travail de l'ac-
DES CORPS ÉTRANGERS. 3oi
concliement ayant déjà été loiiff et violent, quoi-
J > ^ , 1 , IJ^^ corps
qu'il ne soit pas terminé, la matrice est tombée éhang. ordans l'état de relâchement qu'amène l'épuisement ^'^"nTjixtus
des forces. ~ etdessecon^
ailles.
Le mécanisme que la nature emploie pour la séparation du placenta paraît consister dans les contractions de la matrice, et dans la diminution d'étendue, qui en est la conséquence. L'arrière-faix, abreuvé de sucs, volumineux, épais, composé d'une cellalosité nullement contractile , ne pouvant partager avec la matrice cette réduction qui résulte de ses contractions réitérées, doit perdre ' ses rapports avec V utérus, et se trouver peu à peu séparé, du moinsvcn grande partie, par le seul fait de la différence d'étendue respective. Si . . la séparation n'était^ -pas complète, les conlrac- ' tions idtérieures de la matrice la détermineraient, en déplaçant la masse isolée pour la plus grande partie. On sent que les membranes , dont l'épaisseur est bien différente, sont moins capables de résister aux contractions de \ utérus , qu'elles peuvent au contraire s'accommoder à la réduction que subit l'étendue de l'organe , et par conséquent qne ces dernières agissent moins avantageusement pour opérer leur séparation > aussi n'est-il pas rare que le placenta soit non-seulement séparé, mais encore expulsé, tandis que les membranes n'ont encore perdu que très-peu de leur adhérence. Cependant la masse du placenta, une fois séparée et transportée vers l'ori-
dines
Chap. IV. fice, entraîne les membranes et les détache, du
Des corps • j . •
étraiig. or- mouis cn i^raiiQe partie.
^'^'oTyhetus résulte de ce que nous venons d'exposer etdessccon- que , laudis quc l'œuf est entier, que les membranes n'ont point éprouvé de rupture, et que les eaux ne sont point répandues , la séparation du placenta n'est point à craindre, du moins par l'efFet des contractions de la matrice,- qu'elle doit commencer aussitôt que la matrice a pu réduire notablement son étendue, ce qui a lieu du moment que les eaux sont évacuées; enfin, que, lorsque l'enfant a été expulsé, les seules contractions de V utérus peuvent suffire pour opérer la séparation et l'expulsion des secondines, à moins de dispositions vicieuses.
§. m. Des Accouchemens appelés contre nature. Considérations générales.
On confond communément sous cette dénomination les cas où l'expulsion du produit de la conception peut avoir lieu spontanément, mais avec plus ou moins de danger, et ceux où cette fonction est absolument impossible sans les secours de l'art, quoique dans ces dernières circonstances il n'y ait point d'accouchement proprement dit. Dans les paragraphes suivans, nous considérerons le produit de la conception comme pouvant faire l'office de corps étranger, et pouvant nuire , à ce titre, soit en s'opposant à l'exercice de quelque fonction importante, soit eu déterminant quelque affec-
DES CORPS ÉTRANGERS. 3o3
lion morLifique plus ou moins grave. Ces dan- Chap.iv.
m • T \ 1 ' corps
gereux effets pouvant avoir lieu a toutes les epo-
élrang. or-
ques de la grossesse, et pouvant résulter de con- ^'"j]^"^^^^, ceptions altérées et plus ou moins dégradées, eidessecon-
• 1 • 1 1 1 aines.
aussi bien que de la conception la plus licureiisement consommée, nous examinerons ici sous le même point de vue l'avortement j l'accouchement prématuré ; le travail d'un accouchement au terme naturel, rendu périlleux , difficile ou impossible par un accident quelconque; enfin, nous ferons l'historique de ce que l'on connaît sous le nom de môle ^ faux germe ^ etc. Cette marche nous paraît avoir l'avantage de fixer constamment Tattentioii sur l'objet principal de la question qui nous occupe.
§. IV/ De la Mort du Fœtus avant le terme de
la gestation.
L'enfant peut périr à toutes les époques de la durée de la gestation, par des causes qui lui sont propres, par qitelque altération des secondines , ou par les conséquences de quelque affection de l'utérus. Dans chacun de ces cas, l'enfant peut périr seul -, et si sa masse n'est pas très-volumineuse, il peut se conserver presque sans altération , et laisser subsister les rapports naturels du placenta et des membranes avec la matrice. Alors les 5econt///ze,y s'entretiennent et se développent, en s'appropriant sans doute les humeurs destinées à l'enfant : ces parties s'accroissent, tantôt
3o4 SECTION V.
Chap.IV. en conservant la structure qui leur est propre, ctmng'^°or- "'^^ cavité dans lac|uclie on reconnaît encore giiniques. \q pcrme ; tantôt en contractant des formes inso-
Dii fœlus ° ... V
etdes leçon- htes, une structurc singulière et plus ou moins dtnes. bizarre, comme nous l'exposerons en traitant de ce qu'on appelle môle , faux germe ^ etc. Ces
masses fout l'office de coî'ps étrangers lorsqu'elles ont acquis un volume sufKsant pour irriter la matrice et solliciter elles-mêmes leur expulsion,- ce qui a lieu à diverses époques de la gestation. Dans d'autres cas, l'enfant et les secondines cessent de vivre en même temps , et ne tardent pas d'irriter la matrice, de troubler ses fonctions, et de déterminer des accidens plus ou moins graves, si l'expulsion de cette masse étrangère n'a pas lieu promptement. Nous ne traiterons ici que des cas de cette dernière espèce.
AfTeciions I- Dcs faits nombrcux attestent que le fœtus fœtuT^qîd PGi^t éprouver dans le sein de la mère toutes les peuvent le maladies, soit aiguës, soit chroniques, qui affligent
faire périr. ^ • • r\ i • • i i •
l'espèce humaine. On a la certitude que la petité vérole, par exemple, a parcouru librement ses périodes pendant la durée de la gestation,- on a souvent reconnu, au moment de la. naissance , les symptômes des diverses diathèses connues, et notamment de la syphilis, avec des signes incontestables de vétusté, etc. : on sent combien il est aisé qu'une fièvre, des convulsions, etc., produisent des effets promptement funestes sur un corps aussi délicat que celui du fœtuS; surtout quand la
DES CORPS ÉTRANGERS. 3o5
gestation est encore peu avancée. Il n'est nulle- Chap.iv.
, -, T , Des corps
ment douteux que cette espèce de causes ne ueLer- ^trang. ormine souvent la mort du fœtus f mais il n'est pas possible de reconnaître l'existence des maladies etdessecon-
dines.
aiguës ou chroniques dans l'enfant pendant la gestation, et probablement nos ressources seraient nulles , quand bien même on pourrait acquérir cette connaissance.