II. Toute perte de ^ing ayant lieu pendant Faiblesse de
i, , 1 ' 1 -Il 1^ matrice ,
1 accouchement, et ne dépendant point de la rup- causée par ture du cordon ombilical , annonce la séparation partielle du placenta. Il est fort ordinaire que cet accident ralentisse le travail, qu'il suspende les contractions de la matrice; mais s'il ne s'oppose pas toujours à l'accouchement spontané, il est assez fréquent qu'il rende la délivrance tardive,
Chap.iv. difficile, ou même impossible. L'hémorragie di-^
Des corps • i r
étrang. or- minuc Ics iorccs, elle affaiblit surtout rutcrus, ^''nT/t^tus et les contractions de cet organe deviennent à ^^^^q^^^ instant plus rares et plus faibles. Si l'oriiice de la matrice se trouve un peu resserré , de manière que le sang extravasé puisse séjourner quelque temps dans sa cavité, Tirritation exercée par ce cOrps étranger peut exciter des contractions de la matrice ; et si de tels efforts ne suffisent pas pour séparer et expulser le placenta ils peuvent au moins suspendre la perte. Si au contraire l'orifice, amplement dilaté, laisse librement échapper le sang à mesure qu'il s'extravase, l'hémorragie est continue, ou du moins elle n'est suspendue momentanément que pendant les syncopes qu'elle cause : elle peut être énorme et même mortelle. Il n'est pas rare alors que , dans les derniers momens de la vie , il survienne des convulsions , pendant lesquelles la matrice , contractée avec force, expulse le placenta tandis que la femme expire. L'observation attentive des phénomènes qui accompagnent un semblable élat, prouve que la matrice sé livre long-temps à des efforts légers de contraction , qui ne suffisent pas pour séparer et rejeter le placenta. La résistance de ce corps étranger arrête trop facilement les contractions d'un organe extrêmement débile j en sorte que l'hémorragie suspend. l'expulsion dui corps étranger, et qu'à son tour le corps étranger s'oppose à la suspension de l'hémorragie..
DES CORPS ETRANGERS. 36g
L'indication est alors des plus évidentes. On doit Chap.iv.
1, Des corps
achever la séparation dn placenta au moyen d une (-.tiujig orniain introduite, qui sert en même temps à exci- gî'""!"';^-
'A ^ l Du fœtus
ter dans l'utérus des contractions suffisantes pour ctdesseconarrêter la perte. On doit surveiller ensuite attentivement la matrice ; elle peut facilement retomber dans l'atonie , et reproduire l'hémorragie. Pour prévenir cet accident consécutif, on doit non-seulement empêcher, la femme de se livrer trop tôt au sommeil , tenir la matrice excitée par .de fréquentes frictions sur l'abdomen et des applications toniques , mais encore user avec la ♦ circonspection nécessaire d'un régime nourrissant et corroborant.
III. Il est probable que lorsque l'accouche- Chatonnement se fait lentement par les pieds ou les fesses c"nta!^"^^^'^" et long-temps après l'évacuation des eaux, l'espèce d'anneau que forme la portion de la matrice qui correspond au cou de l'enfaTit , peut se resserrer plus rapidement que le reste après l'accouchement j et que si le placenta répond au fond de Tespèce d'arrière-cavité qui résulte de cette disposition y la résistance de ce point annulaire s'oppose à la séparation et à l'expulsion du placenta. Les jîhoses ont du moins été trouvées en cet état, et telle est l'explication qui nous paraît la plus probable. L'indication est assez simple, et conforme h ce que l'observation a appris à cet é§;|ird. Il suffit le plus souvent de porter plusieurs doigts rassemblés dans celte espèce de détroit et de le