‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource]Chapitre 28 sur 43 · II. 1L · texte numérisé non relu

II. 1L

SECTION y.

CnAP.iy. dilater, pour exciter et favoriser les contraciloiis

Des C01T)S J 1? •^ -r , . ,

ae 1 arrière - cavité et 1 expulsion du placenta. ^"iTTcetus Ordinairement ce corps est entièrement détaché, dincs"""""' ^" dé^,^refFement s'opère en même temps; il. serait d'ailleurs extrêmement aisé de l'aider. Adhi-rence IV. C'cst sans doute par l'effet de quelque placenta. disposition morbifique dont la nature est inconnue , que la structure et l'intimité des adhérences du placenta éprouvent quelquefois de grandes variations. On a trouvé à ce corps la consistance fibreuse, cartilagineuse ; on y a vu des concrétions osseuses ou calculeuses ; ses adhérences se sont trouvées si fermes, qu'il paraissait identifié et comme confondu avec la matrice. Il n'y a d'hémorragie à craindre en pareil cas, qu'autant que de pareilles dispositions ne sont que partielles; mais lorsqu'elles intéressent la totalité de larrière-faix, la délivrance est impossible par les seules forces de la nature, et quelquefois même avec le secours de l'art. Tant qu'il n'est pas nécessaire d'exercer de grandes violences pour séparer le placenta, cette opération peut être pratiquée avec la main sans un grand danger ; mais s'il faut se livrer à un travail long et pénible, on s'expose à causer une vive irritation, qui peiii; avoir les conséquences les plus fâcheuses , et au péril de laquelle on n'a pas même la certitude de réussis. Cependant le placenta est un corps étranger qui a cessé de vivre, qui sera bientôt livré à la décomposition putride , et qui donnera lieu à

germes.

DES CORPS ÉTRANGERS. Sjl

ous les accidens qui peuvent dépendre de l'ac- CnAP.lv. ion d'une substance aussi irritante et de l'ab- ^tianV*^°oriorption des miasmes putrides. Le cas est abso- S"'"'!'*"-

A JUu Jœtns

ument le même que celui du fœtus mort et etdes secon-

;cjournant dans la matrice pendant sa putreiac-

;ion , à l'occasion d'un avortement à une époque

3eu avancée de la grossesse : les indications sont

[es mêmes , et leur accomplissement réclame

!;oute l'habileté d'un praticien consommé.

§. VIII. Du Produit de la conception dégénéré.

Si la mort de l'enfant n'entraîne pas la sépara- Structure ion du placenta , les secondines , ayant conservé '^^^ eurs rapports avec la matrice, peuvent subsister rendant un temps plus ou moins long et vivre le tout ce qui était destiné au développement du œtus. Le corps organique qui en résulte conerve quelquefois la structure du piacenta,- mais lans d'autres cas il s'écarte plus ou moins de ette disposition primordiale. Tantôt il présente me masse vasculaire et celluleuse plus ou moins onsistante, tantôt un nombre prodigieux de véicules membraneuses, pédiculées, remplies de érosité, disposées en grappe, et dans lesquelles ;n ne reconnaît aucune trace d'organisation vaslulaire. Dans tous les cas, ces masses tiennent à lutérus, communiquent avec cet organe, comme ! faisaient auparavant les secondines 5 et leur éveloppement successif prouve évidemment

Cnip.iv. qu'elles en ont reçu rinfluence vitale, et qu'elles- • étranV^or- mêmcs Ont joui d'une vie propre. 'i

fœtus ^'^"^ espèce de fausse f^esiation est quelquefois ëtclessecon- excmpte de tou^ accident jusqu'au moment de I

mes. délivrance. Il est cependant plus ordinaire crue

J'hcnomenes ^ ^

et diagiios- le développement de cette sorte de corps parasite soit accompagné de phénomènes étrani^èrs le plus souvent à la grossesse. Néanmoins, les varia-- -tions infinies de l'idiosyncrasie pouvant amener : nne foule de symptômes divers pendant la durée i de la gestation légitime, il est impossible d'indi-quer, dans les conséquences générales de l'un ett de l'autre cas, rien d'assez exclusif pour distin- Etat de la cmQx sûrement Fun d'avec l'autre ; l'état de lai

matrice. ° . ^ r • y

matrice peut^eul fournir a un praticien très-exercé quelques remarques utiles sous ce rapport. 1°. Il est rare que les corps organiques: \ dont il s'agit fassent dans l'utérus un séjour aussi prolongé que^e produit vivant de la conception : ordinairement la matrice se débarrasse vers la sixième ou le septième mois , et quelquefois plris: tôt. Or, l'organe semble se préparer à l'expulsion du corps étranger par le développement précoce de son colj en sorte que, dès le quatrième on le cinquième mois, la partie inférieure de la matrice présente le développement qui correspond au huitième de la grossesse légitime, quoiqu'elle fût encore loin du volume qui caractérise ordi nairement cette époque. 1°. Lorsque l'organisation propre au placenta se maintient, 011 peut

rc U'Oiiver dans un point quelconque de la masse Ciup.iv

corps or-

inie cavité contenant le fœtus, et la quantité de étrang sérosité qui existait autour de ce dernier au mocnent où il a péri. Il est facile de voir que ce liquide etdesseconma plus augmente depuis, il a même quelquefois ■entièrement disparu, et le fœtus est à sec dans la petite loge qui le renferme. Lorsque la structure Ide la niasse organique est totalement changée , il n'y a aucun épancliement ni dans la masse elleimêrae, ni autour d'elle. L'utérus ne contient donc iqu'un corps solide ; et comme la forme de ce dernier est toujours irrégulière, la matrice ne saurait présenter cette forme sphéroïde, cette rénitteiice, qui sont le résultat d'un développement rrégulier et proportionné à l'accumulation d'une masse de liquide, phénomènes qui accompagnent la grossesse légitime : l'utérus présente au eoniraire une intumescence générale , accompagnée ide difformités plus ou moins sensibles. La matrice, il est vrai, peut offrir un aspect semblable,, ^ •lorsqu'à une époque assez avancée de la gestation la liqueur de Tamliios s'est écoulée, tandis que l'accouchement ne s'est pas accompli aussi bien jqne dans les cas où la grossesse est compliquée 'd'une lésion organique de l'utérus ; mais, dans le premier cas, la date de la conception peut être :connue , et l'on peut la comparer avec le volume présumé de l'enfant et celui que forme la matrice : le travail de l'accouchement a dû s'établir précédemment, et l'évacuation a du être remar-

Chap.IV. quée. L'orifice est entrouvert un doii^t peut

Des corps , , ^ a i , , "

ctrang. or- penctrer et reconnaître quelqu'une des parties de ^''tT fœtus l'enfant. Dans le second cas, les symptômes proetdessecon- pres à k lésion organique ont dû exister avauS

dmes. ^ i.

la grossesse et peuvent être reconnus. 3°. Lorsque la gestation a déjà trois ou quatre mois, le volume d'un enfant est assez considérable pour être entraîné par son propre poids vers la partie inférieure de la matrice. En pratiquant le towcher, la femme étant debout, on peut , au moyen des doigts introduits dans le vagin, donner à l'utérus une impulsion de bas en haut , et distinguer, quelques instans après , la chute de l'enfant sur la paroi antérieure de ce même organe. Ce phénomène, que l'on a a23pelé hullottemenl ^ est le seul signe caractéristique et constant de la grossesse légitime, et ne peut jamais se rencontrer dans les cas de faux- germes.

Indicaiions. Il est assez Ordinaire que ces fausses grossesses soient accompagnées de pertes fréquentes et copieuses j il n'est même pas rare que ces hémorragies soient dangereuses par leur abondance. Elles sont toujours précédées ou suivies de douleurs ou de tranchées utérines plus ou moins vives : la nature travaille déjà à la séparation et à l'expulsion du corps étranger 3 mais la. perte peut constituer un acciderLt grave , et réclamer des secours pr.ompts et efficaces. Le plus sûr de tous est le tampon appliqué à l'orifice de la matrice : les parois de cet organe n'ont éprouvé qu'un dévelop-

pement mt^diocre /elles ont conservé beaucoup Chap.iv.

\ , . j 1 • ^ ' • corps

Cl épaisseur et de densité, elles peuvent résister arang. orutilement à l'accumulation du saiigj l'introduc- ^''zjH/Lhj tion d'un nouveau corps étranger ajoute à l'exci- ejciessecoa' tation de 1 utérus, et les contractions de cet organe tendent à la séparation du faux-germe et à l'expulsion de tout le contenu.

Lorsque l'hémorragie ne se déclare qu'après un travail bien prononcé, et lorsque l'orifice est notablement dilaté, on distingue le corps étranger ^ il peut même être engagé en partie dans cette ouverture. Dans ces cas , \e faux-germe peut être saisi au moyen de pinces destinées à cet usage , et dont on peut se servir pour achever la séparation et faire l'extraction de la masse. Du reste, à moins que le faux-germe ne séjourne quelque temps dans la matrice après sa séparation et ne s'y décompose, ce qui est toujours fort rare, les suites de l'expulsion spontanée ou de l'extraction du corps étranger sont les mêmes que celles d'un accouchement avant le terme ordinaire de la gestation.

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