‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource]Chapitre 36 sur 43 · II. L'aponévrose abdominale devient extrême- f · texte numérisé non relu

II. L'aponévrose abdominale devient extrême- f

. ^ , . , / • 1 Des uepla-

ment mince derrière l'extrémité supérieure du cem.despar-

dj • \ • ^ T A „ '„n„ lies molli's.

e droit; a peine peut-on dire même quelle Di,^ j^emiea

y existe. Dans ce lieu, ses fibres peuvent être fa- abdominacilement éraillées et se prêter au déplacement

^ , ^ Mécanisme

des viscères du bas-ventre, et particulièrement delaforma-

df> r • 1 T T ' 1 f 1 r tion tlesher-

e 1 epiploon gastro-colique. Les parties déplacées ^ies épigas-

se portent sur le côté interne ou sur le côté ex- t"*!"'^^terne du muscle droit ; mais la tumeur herniaire ne forme jamais une grande saillie , parce qu'elle est contenue par la gaine aponévrotique de ce même muscle. Celui-ci peut cependant comprimer les parties etiaire à leur égard l'office de bride, en les pressant soit contre la paroi postérieure de sa propre gaine, soit contre le cartilage de la septième et de la huitième côte. Si les parties déplacées sont embarrassées par une semblable disposition , on favorise leur réduction eu donnant au malade une attitude dans laquelle le' relâchement de ce muscle soit complet. On n'a point vu d'étranglement dans les hernies de cette espèce, et le cas serait fort embarrassant, à cause de l'interposition du muscle droit, qui cache l'ouverture herniaire. La même raison rendrait trèsdifficile la construction d'un appareil propre à maintenir les parties réduites : heureusement que le muscle lui-même est une sorte d'obstacle au déplacement ultérieur des parties, obstacle dont on peut augmenter beaucoup l'efficacité eu exerçant une légère compression sur le point

55o SECTION VI.

Chip. I. du mnscle droit, qui* correspond à l'oiiverturc

Des .Icpla- , . .

cem.d.si.ar- herniaire.

^i^LrlilL ÏJ^Ï- ^^^'^ inférieur du muscle grand dorsal abdomina- et Ic postérieur du muscle oblique externe de

tes*

. l'abdomen se croisent vis-à-vis le sommet de la

Mécanisme ^

de la forma- dernière côte asternale , d'où il résulte que ces

tion des lier- i i • x i5 i i- • i

nies lomiai- niuscles laissent a nu 1 oblique interne , et que les parois du ventre ne sont formées dans ce même point que par ce dernier muscle et le transverse. En cas d'amaigrissement extrême, ou par l'effet d'une infirmité locale, les fibres charnues de ces organes, moins bien soutenues dans cette région que dans toute autre, peuvent se laisser.érailler et se prêter au déplacement de quelque viscère. Tel est le mécanisme de la formation des hernies connues soiis le nom de lombaires ^ espèce très-rare , tant parce qu'il n'y a point d'ouverture naturelle dans cette région, que parce que la disposition générale de l'abdomen n'expose presque point 1^ paroi postérieure de cette cavité aux impulsions des viscères qu'elle renferme. La concavité naturelle de cette région doit rendre remarquable la tuméfaction; et les fibres musculaires qui forment le contour de l'ouverture herniaire étant susceptibles d'une grande distension, la réduction des parties ne peut guère éprouver d'obstacles : en sorte que, d'un côté, le diagnostic est facile, et, d'un autre côté, il n'est pas probable que cette espèce de hernie puisse jamais être accompagnée d'accidens graves. Du reste, s'il devenait nécessaire d'ouvrir

DES DÉPLACEMENS. ^>5l

la tumeur pour faire cesser un étranglement , la Chap. !..

„ - , -, \., , . . Des di'nla-

situation profonde de l ouverture qa il s agirait cem.dcsnar-

de débrider, et le danger d'intéresser une des

artères lombaires , devraient faire renoncer à Tu- abdomiua-

. les.

sage de l'instrument tranchant pour cette partie de l'opération , et donner la préférence aux dilatateurs connus.

§. VIII. Des Hernies abdominales dépendantes d'une solution de continuité des parfois du ventre.

Il importe peu que les tégumens de l'abdomen Effets de la

, division des

aient ete divises : cette enveloppe commune ne muscles et contribue point à la fermeté des parois de la ca- ^roses""*^" vité, et les viscères intérieurs n'en sont pas moins solidement contenus. Mais, que les parties musculaires ou aponévrotiques de cette même enceinte éprouvent une solution de continuité, il ne se fait pas de réunion immédiate; et la cicatrice intermédiaire, susceptible d'extension, permet dans la suite aux parties contenues de s'échapper de la cavité et de se porter sous les tégumens. Ces solutions de continuité peuvent être produites par une rupture ou par l'action des instrumens traiichans ou contondans.

I. A l'exception de quelques hernies du contour Hernies d de l'anneau ombilical, qui peuvent être détermi- che^;' nées par l'éraillement des fibres aponévrotiques toutes celles qui se manifestent sur le trajel*de la ligne blanche sont le résidtat d'une rupture de

lu ligue blaunisme.

CnAP.I. cette même partie. Cet accident peut être proc^.Vesjw- ^"i"^ P^'^ grossesse , par toute autre distension ties molles, extrême de l'abdomen, par des efforts pénibles

Deshernies ' ^ l

ahdoinina- et soutcnus, et surtout par des gesticulations „^ brusques et violentes pendant l'exercice de la

Phéno- danse. Une douleur plus ou moins vive dans le moment de l'accident j quelquefois un bruit remarquable et comparable à celui de la déchirure d'une étoffe ; la formation d'une ouverture que l'on reconnaît aisément avec l'extrémité du doigt à travers les tégumens ; le développement successif et dans ce même lieu d'une tumeur qui présente les symptômes d'une liernie, caractérisent suffisamment la solution de continuité et ses conséquences naturelles. Dans leurs progrès ultérieurs, ces ruptures suivent constamment la direction de la ligne blanche ; l'interposition des viscères déplacés, et plus encore l'effort que les muscles abdominaux exercent sur les angles de la division, peuvent étendre cette dernière an point qu'elle n'ait pas d'autres limites que celles de la paroi antérieure de l'abdomen. On a vu en effet tous les viscères du ventre déplacés à la faveur d'une rupture de la ligne blanche, qui s'étendait du sternum jusqu'à la région des os pubis. Une rupture de cette étendue est bien rare , sans doute , mais il est assez commun de voir des déchirures d'un ou deux pouces de la ligne blanche au-dessus ou au-deesous de l'ombilic.

Ou en ob ^ observé fréquemment des hernies de celte

serve de très- ^

espèce dans des fœtus d'un âge plus ou moins Chip. I avancé ; ce qui prouve que des causes de toute cem.des parautre nature que celles auxquelles se rattachent *^'^^'^°^,!,^^é* des elForts violens d'expiration , peuvent produire abdominale, même effet. Les recherches qui ont été faites à ce sujet paraissent démontrer que le volume ses sur les

. . . fœtus.

excessif du foie est ce qui a déterminé, dans ces ^^^^^ cas, la solution de continuité de la ligne blanche, particulière. Toutes les fois que des hernies.de cette espèce Forme de

J • 1 • 1 m la tumeur.

deviennent volumineuses , la tumeur airecte une forme oLlongue dans le sens vertical, et ses limites latérales sont formées par les deux muscles droits, dont la distension est manifeste autour de la hernie, ainsi que dans tout le reste de leur étendue.

Il n'est pas possible d'opérer la réduction des Les hernies

j ' 1 ' 1 7 111 • • volumineu-

parties déplacées de la sorte quand la hernie existe ses du fœtus sur un enfant nouveau-né. Ordinairement alors telles la rupture de la ligne blanche est complète et la maladie est une véritable éventration j les viscères abdominaux, presque tous déplacés, ne sont contenus que par des tégumens imparfaits , et dont l'organisation paraît avoir été entravée par la distension extrême à laquelle ils ont été soumis pendant une partie de la gestation. Il n'est pas au pouvoir de Tart de réduire à des proportions plus convenables le foie, dont le volume excessif paraît avoir été la cause principale de la maladie. Les enfans nés avec une telle difformité périssent ordinairement en peu de temps par les conséquences des difficultés qu'éprouvent les fonctions

Chap. I. digestives. On réduit^ au contraire, avec beauc^'despJl- coup de facilité les hernies de cette espèce qui lies molles. y^^^ ^^^^ toute autre circonstance, à moins

Des ficvnics j ^

abdomina- qu'elles ne soient déjà devenues énormes: on sent On les ré- IVccroissement rapide de l'ouverture herdiiitetonies niaire , tout en favorisant le déplacement d'une

coulient as- . . , . ^

sex facile- nouvclle quautitc de parties , laisse en même temps kradu^te^s 1^ P^^^s grande liberté à celles qui se sont déjà quand elles échappées: aussï CCS hemies ont-elles ordinaire-

soul meulo- x x

cies. ment une élévation moindre que ne semblerait le

comporter l'étendue de leur base : elles sont volumineuses, molles, rarement douloureuses j elles * ne présentent jamais de collet, et il est extrêmement rare que les viscères qu'elles contiennent soient assujélis par des adhérences.

Lesliernies Lcs liemies de la ligne blanche , surtout les plus ses deTa Ti- volumiueuses , sont bien plus, difficiles à contenir, gne Llauche j^gg moveus Ordinaires , les appareils composés

iije peuvent . .

être conte- d'uue pclotc Saillante , dont une partie s'engage

nues que par , ■,, , . . ,

des appa- daus l ouverture herniaire , sont propres a augcuUers^'^^^'' menter l'étendue de la rupture de l'aponévrose.

Les moyens contenlifs auxquels on a trouvé le moins d'inconvéniens dans ces cas, consistent dans une sorte de corset lacé sur l'ouverture herniaire et propre à ramener l'un vers l'autre les côtés de celle-ci, à Tinstar des appareils propres à opérer la réunion de plaies récentes.

Hernies II. En général, toute plaie pénétrante de l'abderpTdesr' domen est suivie d'une cicatrice mince , défectueuse, et qui se laisse facilement distendre. C'est

DES DÉPLACEMENS. OJ^

à cette circonstance, plutôt qu'au défaut de réu-

1 1 T • • • • u j . Des dcpla-

luon de la division du péritoine, que Ion doit cem.clesi)arattribuer le développement consécutif des lier- *]^gj,7iem/t'» nies à la suite de cette espèce de blessures. En abdomina-

'- les.

effet, les mêmes phénomènes succèdent à des blessures dans lesquelles cette membrane n'a point

été intéressée. Une contusion violente, quel qu'en , Rupf"i-ç

soit rinstrument, peut rompre les parties muscu- sans divj-

■1 • , . i ■ 1 11 T 1 siou des le-

laires ou aponevrotiques des parois de 1 abdomen , gumeus. et donner lieu consécutivement à la formation d'une hernie. On a vu un coup de bâton^ la percussion exercée par une balle morte , produire cet effet sans intéresser les tégumens. Néanmoins si une blessure de l'abdomen , faite par un instrument tranchant ou contondant, donne lieu à une inflammation des parties sous-jacentes, d'où résultent des adhérences solides et assez étendues la hernie peut n'avoir pas lieu.

Il est démontré qu'à la suite d'une plaie péné- il n'y a tvante de l'abdomen, les deux côtés de la division Lmiaiie. du péritoine ne se réunissent point : il s'ensuit que les hernies consécutives de cette espèce de blessures sont dépourvues de sac herniaire. Cette Effets <i i circonstance de structure est importante à con- îierniairer*^ naître en cas d'étrarii^lement ; maïs une conséquence bien plus importante qui résulte de cette disposition, c'est que si l'étrani^leraent des parties qui constituent une hernie semblable allait au point de les faire tomber en mortification, l'anus artificiel qui s'ensuivrait serait nécessairement

Chap. I. incurable. En effet, nous avons vu que dans toutes c^rdesplTr- hernies pourvues d'un sac péritonéal , c'est ties molles, cette même enveloppe membraneuse, ou du moins

Des hernies

ahdomina- SOU collet, cjui supplée dans ses fonctions la portion d'intestin perdue : or, il est évident que ce secours manque dans les hernies qui succèdent aux plaies pénétrantes de l'abdomen, et l'observation prouve en effet que si la gangrène détruit une portion d'intestin en pareil cas, la nature ne réussit point à opérer une guérisou complète.

Page 1