I-oreille interne
(A.) Le conduit auditif peut admettre des corps; étrangers solides engagés par son : orifice , et ces mêmes substances peuvent y être portées à la ià-; veur d'une solution de continuité. ■; >
■ I. Le premier cas présente les mêmes considé-,. Corps étrang.
n i iutrod. daus
rations que celles que nous venons d exposer dans, le conduit aa-
, , ditif par les
J-e paragraphe précèdent : ou JC' corps étranger sera: voies naïa-
susceptible de gonflement et de destruction par.^^^^""
rbumidité , ou bien sou volume sera invariable
mais sa masse ou sa forme seront capables de pro-f
duire une inflammation et un engorgement pas->
sager.
Là délicatesse et l'irritabilité de la membrane du tympan, sur laquelle le corps étranger repose sans: cloute , ou bien jusqu'à laquelle la moindre impulsion peut aisément le pousser , sont des motifs de plus'pour s'abstenir, dans ces circonstances, de toute manœuvre intempestive. On ne manquera pas & exciter une irritation considérable; peut-être décliirera-t-on la membrane du tympan et poussera-t-on ainsi le corps étranger dans les cavités intériem'es de l'oreille : accident qui ne peut avoir que des suites graves, et néanmoins d'autant plus facile, qu'à cause de l'exlguilé de l'espace , le corps étranger
Chap.ii. ne peut guère être atteint ;m moyen d'un instru- Dos corps ment qnelconniie , que par s.i surface exir'rlcnre. introd. dans. Le parti ]e pjVis convenable est donc celui de laisser
l oreille,
aux corps e'irangers susceptibles de gonflemeni, le temps de se ramollir ou de se déiruire : des manœuvres faites alors avec circonspection , peuvent le» briser , et les fragmens peuvent être facilement cûtraînés par le flot d'un liquide injecté. Quant aux corps étrangers solides et de volume invariable , comme des boules de métal ou de verre , etc. , leur séjour est plus embarrassant : la grande irritabilité des parties sur lesquelles ils reposent entretiendra long-temps Télat inflaliimatoire ; s'ils ont été introduits de vive force , le dégorgement des parties n'établira que difficilement des rapports plus favorables; la courbure du conduit auditif osseux , la direction: oblique de la membrane du tympan, l'angle rentrant que ces parties forment inférieurement , sont des dispositions très- désavantageuses , et qui n'aident nullement au déplacement spoutané du corps étranger , même avec le secours d'une position convenable. L'ulcération des parties molles est le seul phénomène qui puisse donner un peu d'aisance ; et malheureusement l'organe où il est le plus probable est la membrane du tympan , à cause du contact perpétuel du corps étranger. On voit par-là avec quelle circonspection on doit essayer de l'extraire au moyen d'une curette , si l'état des parties donne assez de confiance pour faire des tentatives de celte espèce. Ou voit aussi que les
soins de propreté , ceux par lesquels on peut ré- Chap. il sîsler à la leudauce inflammaiolre des parties , et é,r^,Tg,rs°'^^' une attitude convenable de la tête , sont ce qu'il /^'/J^f^[ y a de plus prudent dans la plupart des cas. Enfin, il est facile de sentir le ridicule du conseil que l'on a donné , d'ouvrir la partie inférieure du conduit auditif cartil;igineux : le corps étranger est situé plus prufoudénjent et dans le canal auditif osseux , lequel est inaccessible.