‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource]Chapitre 7 sur 43 · II. Les considérations que nous venons d'ex- Corpsétrang · texte numérisé non relu

II. Les considérations que nous venons d'ex- Corpsétrang

, . , , , iatiod. dans

poser a 1 occasion des corps étrangers solides , le conduit

/ 1 II' 1- • n 'r audîrif , par

engages dans le conduit auditit par son ontice , une soiuuoa sont propres à faire pressentir les difficultés du té! cas actuel : si, lorsqu'il a dû nécessairement exister des rapports euire le corps introduit et la cavité qui l'a reçu , il peut cependant être difficile de l'extraire par cette même voie , combien plus la chose doit être difficile , lorsque cette condition peut ne pas exister ! Une balle, ou tout autre corps poussé avec une force suffisante, peut avoir été porté de la sorte dans le conduit auditif, à la faveur d'une fracture de ses parois ; et le désordre qu'elle a dû causer , est bien plus important que les conséquences de son séjour. Dans le premier moment, la voie par laquelle le cofps étranger s'est introduit est praticable; et en enlevant, à la faveur de quelques luclsions, les esquilles qui peuvent être atteintes, .on peut parvenir jusqu'à lui, et quelquefois même le saisir et l'extraire. Si la chose est possible , elle doit être exécuiç'e : de nouvelles

éliitU: fractures existent peut-être au-delà' de la position ; Des corps du corps c'trauffer ; la présenee de ce dernier.

étrangers. ^ >-< i

introd.dans peut gêncr les efforts que la nature fera dans la suite pour la guérison , et notamment l'expulsion dè quelques fragmens osseux mortifiés ; l'enceinte îulërieure de la cavité cérébrale du crâne peut être intéressée -, et des accidens graves seront peut-être prévenus en dégageant la voie formée par le pro-* jectile. Plus lard , cette même voie peut être em-> barrassée par la réunion de quelques fragmens osseux , par des reproductions de la même sorte par les progrès d'une cicatrice consistante , par les tortuosités du chemin que- la ballë a parcouru , et toute entreprise serait pleine de dangers et d'incertitude. QuelqUé 'désavanlageux que puisse donc être le séjour du corps étranger; dans ce dernier cas, nn praticieii prudent doit renoncer au projet de son extraction , et attendre que la -nature , à la faveur de quelque abcès , ou de quelque nécrose, trâCe elle-même un cheiTiin plus sûr et moins perileux. ' '

Corps éirang. (B). Ce u'est qu'aux dépens de la continuité de î"'caisse'^''du liiembraue du tympan , que des corps étrangers tympan. solidcs pêuvcnt parvenir dans l'oreille inlerné ;

et la seule cavité profonde de cet organe dans laquelle ils puissent pénétrer , est la caisse du tanibour. On se figurera sans peine les difficidiés iqne ddit préséntei-' la ilbrmation du diagnosiic'. Ou Comprendra ^iif?em'ënï aussi combien-il faut peu d'ir- Hiatibn potii'' détTùirè a'faniài^ là- (bcSihé «des per-

DËS CORTS ÉTRANGERS. if

éepùons , et avec quelle facilité uii cdr^s ei rangiez Cttif. tt: doit produire de semblables altérations. Les liiâ- iies corp»

r ' el rangers.

nœuvres d'extraction, s'il était possible d'en cou- ' inèrndidant

la Bouché,

cevoir pour des cas de cette ési)èce, nè seraient nullement propres à prévenir les effets dont il s'agit. 11 est évident que l'organe est perdu sans retour; niais après la destruction des parties délicates qui le composeiit , après la mortification d'iiiib lame superficielle de lâ cavité qui renferme le c'orps étranger , celui-ci pourra séjourner sans accideiitl: d'oi^i 11 résulte que les seules indications méib'o- -dlqu'es consistent à modérer rinflammâtlon , abréger s'il se peut sa durée , prévenir ou combattre les accidens qu'elle petit entraîner , et calmer surtout les douleurs extrêmehient aiguës qui ont lieu dans / •3e principe.

§ V. Des corps étrangers , solides , introduits dans

la bouche.

Les corps étrangers solides et libres dans la Différenic* cavité de la bOuche , ne peuvent donner aucun P""^'"""* embarras : nous noiis bornerons à considérer ici ceUx qui sont engagés dans l'épau^seur des jbueâ', dans celle de la lan'giié , de la Voùië palatine , du voile du palais , 'et ceux qui ôùt pénétré dâUs le sinus niaxlllairé. '

I. Un abcès rie tâVdërait pas à expulser un corps Corpsétran-ï. étranger solide, eiSgagé danà l'épaisseur dé la joue, iTs%ïesf "* par une soluiîotr iclie cbmlnuité intérieure ou exlé- ■^ieiirc. Mais l'ettraciiou immédiate peut éparcfnér •

CKiP.iI. les douleurs du travail inflammaioire ; et quand oa Des corps ne pourrait se pronieiire que l'avantaee d'éviter une

étrangers. i/v • ' •

introd. dont chilormUe , ce motif serait suffisant pour engager a le soustrau-e au plus lot , et autant qu il se peut par l'intérieur de la bouche.

Corpsétrang. 1 1. Ou Sait couibien la langue est susceptible

engagés dans i m • , . rp •

la langue. u lullammaMon ; combien cette atiection peut être inconjmode, ou même dangereuse, surtout par l'érnormiié de l'engorgement qui l'accompagne. Ces motifs ne seraient pas suffisans , sans doute , pour engager à rechercher péniblement un corps étranger peu volunjineux , de la présence duquel on serait à peine certain , dont on ne connaîtrait pas exactement la position , et qu'un petit abcès va bientôt mettre en liberté; mais ces considérations seraient déterminâmes dans les circonstances opposées. Qu'une balle , par exemple , un fragment de mitraille , un éclat de bols irrégulier et volumineux, soient engagés dans l'épaisseur de cet organe , la présence du corps étranger peut être constatée par la vole de son introduction ; sa situation peut être positivement connue ; son extraction peut être accomplie , soit en augmentant l'étendue de la plaie qui existe déjà, soltpar-uue contre-ouverture ; son séjour va causer les accidens les phis alarmans , l'indication est des plus évidentes : elle doit être remplie, sans égard pour quelqut^s difficultés d'exécution auxquelles il faut s'attendre.

Corpséiraug. HL Un corps étranger ,116 gcut s'engager, daiis ir>"oùte''pa- l'épaisseur de la voûte palatine , sans fracturer les

latine.

OS qui la forment. Il nVst pas rare que les balles Chip, il des coups de pistolet tirés dans la- bouche , s'ar- , Des corps

I 1 étrangers.

rêtent dans cette réi^lon. Leur extraction doit être introd. dans

" la bouche.

faite le plus lot possible , afin d'éviter s'il se peut les portes de substance de la voùie du palais : une balle n'a pu se loyer dans cette partie qu'en brisant en éclats les os maxillaires ; quelques-unes des pièces osseuses sont déjà mortifiées et perdues inévitablement ; d'autres peuvent être conservées et se réunir, si l'iuflammalion des parties molles auxquelles elles tiennent encore n'est pas trop violente ; il n'est pas douteux que le séjour du corps éirauf^er n'ajoute à l'inflammation , et que sa soustraction ne favorise la couservailon des fragmens osseux qu'il iujporierait de ne pas perdre. Dans celle inlentiati, il faut éviter, autant qu'il se peut , d'enlever des esquisses qui peuvent gêner 'pour l'extraction du corps étranger , et même de violenter les parties molles auxquelles ces fragmens peuvent être liés. Un levier passé dans les fosses nasales peut servir à repousser le corps étranger vers la-bouché , et favoriser son extraction par cette voie avec moins de violence pour les paries environnantes.

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