‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource]Chapitre 8 sur 43 · IV. Les corps étrangers aigus , tels que des Corpséirang · texte numérisé non relu

IV. Les corps étrangers aigus , tels que des Corpséirang

J ■ j /• i> \ enejigés daim

arêtes de poisson , des fragmens dos, sont a peu le voile Uu près les seuls qui puissent restei- engagés dans un point quelconque du Voile du palais. S'ils paraissent à la surface de cette partie , 11 est facile de saisir le point saillant du corps étranger , et c'est II. /.

Cha.p^ii. toujours un avantage de pouvoir l'extraire de êtr^l^'^^'eiï!'''^ suite; mais si, ce dernier était difficile à recouintrod. dans xi?i\\vQ, il Serait ulus couvcuable de le livrer à la

la bouche. '

nature , et d'attendre son expulsion par les phénomènes d'un abcès , que de s'exposer à augmenter l'irritation par des recherches indiscrètes et inutiles.

Corps éuang. V. Une balIc , ou tout autre corps étran-^er

iiiti'od. daus • '■

}i sinus ma- Semblable , peut pénétrer dans le sinus maxillaire et y rester engagée. On doit s'attendre à une mflamraation immédiate de la membrane qui tapisse celte cavité , à une suppuration plus ou moins abondante , quelquefois à la mortification de cotte ïuçmo membrane , à des ex foliations de la surface de la cavité , et à raffalssement plus ou moins coiiqilel de ses parois. Si la balle a^pénétré par riulérieur de la bouche , l'ouverture est située dans xm point déclive ; la morilficatlon de quelques . fragmens osseux peut augmenter l'étendue de la perforation , et le corps étranger peut être chassé par la diminution successive de la cavité. Dans les * cas où l'introduction a eu lieu par la paroi ex-

terne du «sinus , et à travers une plaie de la joue, .les choses sont disposées d'une manière bien moins favorable , et la plaie extérieure peut être longtemps entretenue daus un état fistuleux. On peut ajourner l'extraction daus le premier cas , et même la confier entièrement aux soins de la nature ; on ne peut guère se dispenser de l'entreprendre dans le second cas. Daus ce dernier, au lieu d'augmenter

l'éteudue de la plaie extérieure, il est plus conr. Chap.il 'veuable de se faire iom- par-dessous la lèv| e s.upé- , Des coip»

' . i. ■ étrangers.

[l'ieure, et en faisant de ce côté une pqrte sub- incrod.dans

^ . J . bouche.

:Slauce suffisante à la paroi externe du sums. |En isolant la lèvre pu la, joue par la section (^je, ,1a. imeiuLraue interne de la bouche, , on peut, {kr^ivei', :à la perforation par laquelle le corps étra,ugeF^ a ipénétré dans le sinus, et s'en.faire un guide :poujr n'atteindre plus sûrement.

VI. Dès' corps étrangers solides , introduits dâfls te pharynx ét ddns Vœsôphage.

L'exlensibiliié'de cette, portion, du tube alimeu- Différence».

. lair^, la prqpriélé des cpuiractious ondulatoires ou verniiculaires dont elle jouit et qui constitue la déglutition, permettent rareaient aux corps solides

i avalés, même, assez volumineux, de. s'arrêter et de

! se fixer dans un point quelconque de sa longueur.

m existe cependant ua assez grand, nombre d'exem-

I pies de celte sorte d'accident; et ce . qui n'aurait pas été facile à prévoir j l'obseryation^ prouve qu'il

I n'est même pas nécessaire d'une grande solidité et d'une grande irrégularité dans un cprp;^ avalé, pour qu'il s'arrête dans le, trajet du pharynx ou de l'œsophage : des morceaux de, viande et bien

'd'autres substances ayant des dispositions analogues , ont pu faire ainsi l'office de corps étrangers. 11 semblerait que des corps spliériques ou d'une forme à peu près telle , et dont la surface est polie, devraient n'être pas susceptibles de s'arrêter

ri(*f'.'tt? aîH^, Ibri, surtout , que léiir volume n'est pas ex- Dcs corps cessi'f : ceptiiidaiit ou a 'yù 'ii'u' marron contenu

étrangers. ■

int od.duns dnus' sori cnveloppe ligneùsê s'an^tci' daus l'œ-

i'œsbphage. , ■

sojnKigè til cil'usër I^s accidenâ les plus graves. On roiiçbk fhéHéïuenl pourcjùoi un fr:ignienl d'os armé dvVpôîniés', une épmgle, ou tout autre corps aigu, s'ouFi'tîVehus dans l'œsophage dans l'acle'dle la déglutition. On ne conçoit pas aussi bien- comment des corps étrangers bien plus volumineux- et sans comparaison plus irréguliers , ont pu franchir l'œsopbage sans difficulté et descendre dans l'estomac sans accident , à moins d'admettre que leur poids a bing'a'l'rèrénreht favorisé leur chuiè. Toujours est-il iudoi'jtestaîjlè qué dèsbouéles desouliei , un couteau vbliiiUiift^ux V une grande fourchette , Un fragment dt^ cërbFë dë' ttinnéad- dis pliisiéurs- pouces- de longn'eUi- , et'ii.' éiiit -été trôtivés dans l'estomac , et yaviliéW été"f)oi-'té^ ' {iHfÛ^- ditgl uti'tioll. Effets. èflets' prbduitis.jijrf lesf corps étrangers iu-

trodtiïi'i et àrrêtés dans lé phat-ynx ou l'œsophage , soiit de plusieurs' sortes , et se rapportent aux altératiorià qu'ils peuvéhC ëi'éréer sur le conduit alimentaii-e lui-mêuiè' v. 'ei' dii^ fôhclions des organes enVirùunans qu'ils péuveut gêner d'uuè liitiuière plus o''u mo'itis dangereuse.

Corpséiraoê. tué éptù^^lcS uH fragment d'os aigu,- iiVég^iller,*

rable, ce dernier peut s'cugiij^'er de [>luS en plus

DES CORPS ÉTR A,N Glî RS, ;5p

ilaiis les parlles enyironnanleij , preiidre ^llvérses Chap. n. directions el fuir de la sorte la cavité clans,l,aqueile ^j^^^gJ^'P' il avait d'abord été iulroduit. Ce phénomène peut Jntrod.dan,

' ' » . / œsophage.

être favorisé par la disposition du corps étranger lui-niénie, si l'une de ses exlréniltés est njoins aiguë que celle qui s'est fait jour à trjavers les pami.s du conduit. C'est le cas des épingles, par exemple ; et Ton a souvent obsçryé des corps étraqjg;ers do cette espèce, qui , après avoir percé les parois du pharynx, ont cheminé au loin dans le tissu cellulaire , eu suivant la direction de leur pointe : quelques-unes même ont fini par percer la peau, et se sont entièrement dégagées. On sent Lien qu'il doit s'établir autour du point perforé , un travail inflanimatoire proportionné à l'étendue de la solution .de continuité; mais dans l'espèce dont il s'agit, c« travail est si peu d(^chose, qu'à peine est-il remarquable, el; que le plus souvent il est entièrement clandestin: il paraît même qu'il a pour, effet de fermer l'issue après le passade du corps étranger; car on n'a jamais observé les symplômes d'un épanchement autour du pharynx ou de l'œsophage, en pareille occasion. On pouirait craindre que, dans les trajets quelquefois très-étendus que ces corps étrangers parcourent avant de s'approcher de la surface extérieure, ils ne dussent intéresser une foule d'organes importans mais l'obseryalion est propre à rasswrei* %ur celle sorte de crainte , et l'on n'a guèr.e yu d'accidens graves provenant de cette cau^e.

Chap. II. Ûn 'fraijmenl d'os irregùller, fût-il d'^ éir?ngc.^°'^^'' médiocre', s'il est arrêté par la disposilion aiguë de vZvphfgT extrémités , causera des accideus plus

graves : il entamera les parois du conduit alimentaire, mais il les perforera plus difficilement; la permanence et la lenteur de son action développeront line irritation inflammatoire d'autant plus sérieuse , qu'elle durera plus de temps et qu'elle pourra s'étendre davantage. Si la compression prolongée du corps étranger détermine quelque ulcération sur les points où elle s'exerce, ces solutions de continuité ne seront jamais suffisantes pour l'admettre en entier , et cependant elles seront trop étendues pour ne pas permettre l'issue des plus liquides parmi les substances que le malade s'efforcera d'avaler : de là des épanChemens de substariceis plus ou moins acres, «et qui ne peuvent manquer d'aggraver l'inflammation. "On sent combien cette dernière peut acquérir d'importance si elle se propage jusqu'à certains organes environnans, extrêmement susceptibles de cette espèce d'affection, et dans lesquels elle est accompagnée des plus grands dangers, inflamma- H uc suffit pas qu'un corps étranger soit délunefte*^^ ""^ pourvu d'inégalités , pour parcourir librement le pbarynx et l'œsopbage : son volume peut l'arrêter dans divers points de la longueur de ce conduit, où il peut rendre la respiration pénible en comprimant la tracbée-artère. Par le seul effet de son séjour il détermine en même temps une inflamma-

lion pins ou moins considérable , et qui peut de- Cbap. ii. venir irès-crave : on a vu un marron , un novau Des corp»

" ^ étrangers.

de pèche, causer une gangrène mortelle. Des suites iiumd. dam

, - l œsophage,

aussi malheureuses sont rarement le résultat du

séjour pur et simple d'un corps étranger;» mais Danger des

presque toujours , des qu un accident de celte es- inconsidérées

, . , i, , et des procé-.

pece survient , on s empresse a exercer des ma- aés d'exuacnœuvres mal-entendues, violentes, dirigées sans intelligence, et par des mains inhabiles; d'où résulte le développement prématuré d'une irrilalion considérable, qui rend tout à la fois le déplacement du corps étranger plus difficile, et sou séjour bien plus dangereux. L'inflammation et rengorgenient qui l'accompagne, augmentent bientôt l'épaisseur des parois du pharynx au-dessus et au-dessous du coçps étranger; en sorte que ce dernier ne peut même être louché qu'avec beaucoup de peine, au moyen d'un instrument convenable. Ainsi embrassé immédiatement et dans toute sa circonférence par les parois du conduit , le corps éiranger ne peut être dépassé qu'avec la plus grande difficulté par un instrument quelconque , qui , pour agir sur lui en sens rétrograde , devrait le saisir par le point le plus profond. Pour agir dans le sens indiqué, un insirunient doit avoir de la force , et par conséquent un certain volumé; cependant l'espace manque totalement. Dans les tâlonnemens inévitables, on agit sans le vouloir, et même sans le savoir, eu sens opposés, et l'on peut détruire ainsi à chaque instant le bien que l'on avait pu faire. Il estimpos-

Chap. II. sible de se rendre un compte exact de la d'isposi-

Dcs

éir ingerT^' ^^^^ choscs , ct dc J.i naturc dcs résistances que l'as^^tage"^ l'oH éprouve; en sorte que l'on peut exercer de grandes violences sur les parois du conduit. L'autopsie a de'montré, en effet, qu'il est arrivé quelquefois de les déchirer dans une certaioe étendue. Il est impossible que l'inflammation se développe autour du corps étranger, sans que celui-ci aggrave rapidement cet état; d'un autre coté, les tentatives inutiles et violentes qui se succèdent quelquefois, presque sans interruption, donnent lieu à un spasme qui serait seul capable de retenir le corps étranger dans le point où il s'est arrêté. On pense bien quel peut être le danger d'une position semblable, et comment il se fait en pareil cas , que des corps étrangers dont le volume et la forme n'offraient

rien de dangereux, ont cependant été funestes. Pour bien saisir les véritables principes thérapeutiques applicables aux cas dont il s'agit, il ne faut pas perdre de vue que les corps étrangers arrêtés dans le pharynx ou l'œsophage , ne sont à craindre immédiatement que par l'inflammation qu'ils peuvent occasioner. Ils peuvent gêner plus ou moins la respiration, mais ce n'est qu'en séjournant dans certaines parties de l'œsophagej et même alors l'obstacle ne peut pas être bien grand, soit parce que le conduit alimentaire et la trachée-artère sont inclinés chacun d'un côté opposé , soit parce que la forme cylindrique dont ces mêmes conduits se rapprochent, favorise celle déviation.

La cerlliude que peut donner le malade d'avoir Chap. n. avalé un corps plus ou moins vohimineux , les seu- ^tr^ngerr'^* salions qui peuvent exister encore, ne suffisent pas //'^^j/^^^"* pour assurer qu'il -est resté engagé dans l'œso- Diffrcaitésda phage : les inégalités du corps étranger peuvent avoir fait quelque lésion aux parois du conduit; l'irritation qui en est résultée peut avoir causé un engorgement qui gêne la déglutition. On a vu des illusions de cette espèce , en imposer au point d'engager à continuer des tentatives inutiles d extraction, qui ont causé une inflammation mortelle. Ainsi, ni les circonstances de l'événement antécédent , ni des douleurs fixes et circonscrites dans un point de la longueur de l'oesophage, ni la gêne de la respiration et l'altération de la voix , ni l'impossibilité d'avaler même les liquides, ne suffisent pour la formation du diagnostic. Ces circonstances peuvent bien servir à démontrer l'existence d'une , inflammation plus ou moins grave de l'œsophage , mais nullement à donner la certitude de la présence d'un corps étranger. Si ce dernier est volumineux , s'il a une forme connue , s'il se trouve arrêté depuis peu dans le pharynx , et s'il n'a pas cause déjà un engorgement inflammatoire, on peut le reconnaître à travers l'épaisseur cfts parties ; mais on ne peut avoir toute la certitude nécessaire, qu'autant qu'on l'a louché à nu , au moyen des doigts, d'une sonde de baleine , ou de tout autre instrument commode et propre à celle exploration. Ces recherches, qui doivent toujours être faites

Chap.u. avec le plus grand ménagement, ne sont permises Des corps qu'autant qu'il n'existe pas un état d'irritation maintrod. dans nifestc : quand bien même on obtiendrait la certi-

i œsophage.

tude de la présence d'un corps étranger, lorsque déjà cette complication s'est développée , on n'eu serait pas moins réduit, le plus souvent, aux indications que fournit l'inflammation. Cette dernière est rarement assez intense pour inspirer des craintes sérieuses, si ce n'est lorsqu'elle a été provoquée par des manœuvres indiscrètes; et dans tous les cas, elle peut être combattue et considérablement réduite , malgré la persévérance de la cause première. 11 est pourtant des circonstances dans lesquelles on peut vérifier sans un grand inconvénient la présence du corps étranger, quoique l'inflammation se soit déjà développée : c'est lorsqu'il est arrêté daus la partie supérieure du pliarynx. Dans ce point , le conduit a plus d'étendue; il faut un engorgement bie'n plus considérable pour rapprocher immédiatement ses parois ; le trajet à parcourir pour atteindre le corps étranger estj beaucoup plus court, et un instrument explorateur peut être guidé avec plus d'assurance.

Cas où l'cx- Peu d'instans après l'introduction d'un corps

traction peut , .111 Ij 1

être tentée, étranger retenu dans le pharynx ou 1 œsophage, on peut le reconnaître et travailler à l'extraire s'il n'est pas fort avant. S'il est fixé dans la partie supérieure et presque dans l'arrière-bouche, on peut soulever d'une main appliquée à l'extérieur, le pharynx et le corps étranger , et le saisir au moyen de

DES CORPS ÉTRANGERS. 5cf

pinces courbes et solides. S'il est arrêté plus loin, chap. il et si l'estomac se trouve rempli d'une grande quau- Des corp»

^ o i étrangers.

tité d'allmens , on peut essayer les effets d'un vo- iiuiod. dans

l'oesophage,

missement provoqué par des titillations de la gorge : la masse des matières vomies peut chasser le corps étranger. Il faut cependant avoir égard au volume de ce dernier : s'il était excessif et suffisant pour fermer en Entier la cavité du conduit, le vomissement pourrait être accompagné de flangers. On a vu. des vomissemens violens , après un repas trop copieux, causer, sans le concours d'un obstacle pareil , la rupture de l'œsophage et un épanchemenl mortel de matières alimentaires dans la poitrine. D'un autre côté, si l'estomac est vide, les efforts de vomissement ne peuvent pas être d'un grand secours. On peut, il est vrai, essayer d'introduire auparavant une certaine quantité d'eau , car la déglutition n'est pas toujours impossible ; mais lorsque cette fonction peut encore avoir lieu malgré le corps étranger, le vomissement peut se faire aussi sans utilité.

C'est pour des cas de cette espèce, que l'on a casoùi'on proposé des procédés d'extraction pleins d'incer- }r"corpTI". lilude, et dont l'expérience a démontré les dan- '^*'°'"gers : comment se promettre, en effet, de porter suns difficulté au-delà du corps étranger , des crochets^ des anses métalHques, etc., et d'agir sur le corps à extraire avec la force convenable , et tout à la fols avec la circonspection nécessaire pour ne pas exercer des violences dangereuses? Dans l'état

6o SECTION V.

CHij.. II. actuel de la question qui nous occupe , nous pen- Des corps sons que ces procèdes doivent être eniièreraeni

«trangers. - '

introd.dans abandonnés. Dans ces mêmes circonstances, s'il

r œsophage, , .

n existe pomt encore d'inflammation , et si le corps étranger est fixé profondément, on peut essayer de le pousser dans l'estomac. La chose a été souvent exécutée avec avantage, liu moyen d'une baleine flexible garnie d'une éponge à son extrémité. Cas où il faut Ainsi que*nous l'avons déjà démontré, il faut

s abstenir de , . '

touiemaiMEu- S abstcuir de toute recherche et de toute tentative

▼rc.

de déplacement du corps étranger, lorsque Tinflammation s'est déjà manifestée : cette dernière doit fixer alors toute l'attention du praticien , et doit être attaquée avec plus ou moins d'énergie , selon le danger dont elle paraît menacer. Ce parti est la seule ressource lorsqu'en mêiue temps l'obstacle est situé profondément; et les moyens antiphlogisliques peuvent suffire , lorsque le corps étranger situé dans la région cervicale est peu volumineux, et que l'inflammation a été provoquée moins par celte cause que par des manœuvres violentes. Dans les deux cas, si l'on vient à bout de l'inflammation, la détumescence étant opérée, la liberté du canal se rétablit, et le cocps étranger peut se dégager et parvenir dans restomac. Ou sent bien que les probabilités de cet heureux évéuemcnt sont bien moindres lorsque le corps étranger est volumineux , irrégulier, et que ces'circonstauces ont seules excité l'mflammation ; mais quand il est en même temps hors de portée , on a fait tout

DES CORPS ÉTRANGERS. 6l

ccque l'on pouvait err renipllssanl les seules indi- Chap.ii. cations évideules nue l'on pût saisir. ,

J ' étrangers.

Un corps éirancer volumineux , ou médiocre ei imrod. dans

^ " , l'œsophage.

irrégulier, fixé dans le pharynx ou la partie supé- cas où la rieure de l'œsophage, ayant produit une inflamnja- m^e est^pr^a' tlon qui devient alaimante, doit être extrait par l'opération de la pharyngotomie : l'expérience a sii/lisauiuient déuiontré la possibilité et le peu de dauget- de cette ressource, pour qu'elle ne doive poiut êti e négligée. D'un autre côté , il est évident <jiie, pour eu tirer tout le parti possible, il faut ne pas perdre un temps précieux en mesures impuissiinles, et ne [)as attendre que l'inflammation ait acquis une intensité mortelle , indépendamment de la"])réscnce du corps étranger.

Vil. Des corps étrangers solides y introduits dans l'estomac et les intestins.

Tous les corps solides iiigestés , qui ne sont pas Leur nature, suîcepilbles d'èire altérés par l'action des organes et dea lorces digeslives, constituent autant de corps «étrangers : le bois et toutes les substances ligneuses, les substances aiétalliques, les cristallisations et les vitrifications insolubles, sont dans ce cas. Ou avait pensé que ces dernières substances , réduites en l'ragmens très-petits, en une sorte de poussière, |)Ouvaient avoir une action vénéneuse, et agir à la Uiauière de ce qu'on a appelé poisons luécanlques, en produisant des lésions tPaumatiques uombreuses , à lu laveur des angles aigus

Chap. II. dont leurs molécules sont armées. Des expériences Des corps exaclcs et des observations nombreuses, ont prouvé

étrangers.

iiuiod. dans quc datis cct état, le verre, le cristal, le diamant, n'ont

/'estomac ef . ,

les intestins, absolument aucuue action; que ces substances peuvent nuire à la manière des corps étrangers, quand elles forment des masses volumineuses; et que dans ce dernier cas seulement, leurs pointes, leurs angles, les tranclians qu'elles peuvent présenter , sont quelquefois capables de produire certaines lésions. Ou aurait de la peine à croire ce que l'expérience a pourtant déiuoniré , que des masses volumineuses de substaaces trcs-digestibles , des morceaux de viande, par exemple , sont capables de parcourir la totalité des voies alimentaires sans être altérées , et d'y faire l'office de corps étrangers : sans doute que dans ces cas , la faculté digestive se trouvait considérablement affaiblie. . '

Descorpsétr. Dcs corps étrangers fort volumineux peuvent

peu volumi- 11. 1

neuxpenveiit être rctcnus long-temps dans 1 estomac , sans grand

séjourner . ^ • i i ■ i '

long - temps mconvemeut : les observations de celle espèce ne

dans l'esto- < • i ^ j /> .

mac., sont pas tres-rares , et il en est de fort curieuses.

Il semble même qu'il y ait moins de danger dans le séjour des substances introduites dans ce viscère , que dans la déglutition de Corps étrangers assez peu volumineux pour francbir aisément le détroit pylorique.Les faits de l'une et de l'autre espèce portent du moins à, penser que, excepté les occasions assez rares où un corps étranger volumineux ulcère les parois de l'estomac , et s'ouvre une voie extérieure à la faveur d'un abcès , les fonctions de ce viai-

cère ne sont pi»s fort dérangées par les conse'- Chap.ii.

quences de celle sorte d'accident f tandis qu'au "^^^J"'!"

contraire , lorsque des corps étrangers avalés ne /^l'^^^J'"'^^

sont retenus au-dessus du pylore ni par leur vo- i<^s intestins.

luuie, ni par leur forme , ils peuvent franchir diffî- sem difiiciie-

-, ^ n • ' 1 ' ^1• . .* • meut la val-

cilenientla longueur et lesflexuosUes de 1 mleslm, et ^uie cœcaie, franchir plus difïicilement encore la valvulve cœcale. Ils peuvent cependant être conduits tout près de ce dernier détroit , y être appliqués avec une certaine force , s'y engager même eu pariie , et former ainsi un obstacle dangereux au passage des matières chymeuses : de là , les symplômes du miserere et toutes les conséquences qui s'ensuivent ; état d'auiant plus fâcheux alors , que , quoiqu'il soit très-probable que lobslacle est dans le cœcum , rien ne peut en donner la certitude. Un corps étranger retenu dans l'estomac , se trouve placé dans un grand espace , entouré le plus souvent d'une quantité considérable de matières molles qui s'interposent entre sa surface et les parois du viscère , lequel a moins à souffrir de son contact ; dans les intestins , au contraire , l'espace est étroit , l'inlerposiiion médiocre et rare , et le contact presque coniiuuel : «ussi des corps étrangers parcourant cette partie des voies alimenlaires", peuvent - ils donner Heu souvent à des symptômes d'irritation , long-temps avani d'être parvenus aux passages di^^ ficiles à franchir.

Des corps étrangers solides d'un petit volume et i-enrrormc dont la surface n'est pas irèfc-irréLMilière , parcou- ditionimpoi

j)our rdlimlualiou .

CHAr.ii. rem souvent la tolaliié des voies alimeuiaires sans

Des corps ■ j » ife* a

étrangers. accident , et même sans causer aucune sensation nZmàf'''et douloureuse. Il en est quelquefois de même des les intestins, corps étrangers volumineux ; mais il paraît que la forme est une condition imporlante : ainsi , il est presque inoui que des pièces de monnaie , même des plus volumineuses , aient causé des accidens graves. D'un autre côté , il n'est pas rare que de petits osselets irréguliers et armés de pointes, des arêtes de poisson , etc. , causent des coliques violentes , déterminent des abcès à l'extérieur de l'abdomen , passent dans les voies uriuaires , perforent le rectum , et donnent lieu à des abcès vers la marge de l'anus , à l'ouverture desquels on les retrouve.

tes métaux L'inu oduciiou des matières métalliques oxida- «ont pas fort blcs , du cuivfc , par exemple , a eie regardée comme tres-uangereuse , par les combmaisons auxquelles le métal pouvait être exposé. Des expériences positives et très-exactes , ont prouvé qu'il ne pouvait se trouver dans les voies alimentaires des conditious propres à favoriser une oxidation rapide ; que la lenteur avec laquelle cette combinaison chimique s'opère dans les pièces de monnaie , par exemple , dépasse de beaucoup la durée ordinaire de leur séjour; que la perte qu'elles font pendant 6e même espace de temps est presque inappréciable , et que , par conséquent , la qCiantiié d'oxide dissous ne peut entraîner aucun danger, 11 est donc flémonné que ces substances

ue peuveni agir que comme corps étranger , si leur Chap. ii. volume est d'ailleui-s assez considérable. étrangers"'^* 11 ne faut pas espérer que des substances solides , innod. dans

V ^ ^ l estomac et

assez volumiueuses pour avoir été avalées avec les intestins. quelque. difficulté, puissent rétrograder et être re- volumineux] jetées par le vomissement : cette voie d'élimination so^i^as rejv n'est praticable que pour des corps très-petits , ^^i^^e,^'eat°" lesquels sont rarement capables d'exciter eux-mêmes l'effort antipéristaltique , mais qui peuvent être rejetés fortuitement à l'occasion d'un vomissement. C'est ordinairement en leur faisant suivre le cours des matières nutritives , que la nature opère l'expulsion des corps étrangers introduits dans les voies alimentaires. Ainsi que nous l'avons vu , ses efforts ne sont pas toujours heureux ; soit parce que le volume du corps étranger rend le trajet impossible , soit parce que sa forme lui a donné l'occasion d'altérer la continuité des organes.' Dans le premier cas , il peut arriver , ou que le corps étranger séjourne sans inconvénient dans le lieu où il est arrêté , ce qui ne peut guère avoir lieu que dans l'estomac ou le cœcum ; ou qu'il trouble par intervalles les fonctions digeslives ; ou bien qu'il enflamme et ulcère peu à peu les parties qui le contiennent. Dans ce dernier cas ^ aussi bien que dans celui où sa forme a déterminé une solution de continuité, la nature travaille dèslors à son éiiniination , par un procédé différent.

Aucun fait ne prouve que les voies alimentaires procédé dviipuissent être divisées purement et simplement par "ôvlïd'nue

jl ulcfiation.

Chap. II. un corps étranger avalé , et qu'il puisse de la sorte Des corps passer dans la cavité du péritoiue : tous dénion-

«trangers. , *

introd. dans trcnt , ail contraire , que ces substances ne peuvent

Festomac et . i i • *^ . .

les incestins. faire que des solutions de continuité successives, soit en divisant mécaniquement , quand leur forme y est propre , soit par le procédé de l'ulcération ; que dans l'un et l'autre cas, l'inflammalion accompagne et devance la solution de continuité ; que cette affection se communique à l'épaisseur entière du point attaqué du conduit alimemairc , et à la portion du péritoine qui le recouvre ; qu'il s'ensuit une adhérence avec la stirface périlonéale correspondante , qui ferme toute communication avec la cavité du péritoine ; que ces phénomènes se propagent ainsi au-devant du trajet accidentel du corps étranger, jusqu'à ce que ce dernier soit conduit de la sorte dans une cavité difï'érente ou à la surface extérieure du corps ; enfin, que les solutions de continuité opérées par ce mécanisme par un corps étranger , se cicatrisent ordinairement à mesure que son passage est accompli. On conçoit à la faveur de ces résultats de l'observation, comment on a trouvé dans la vessie urinaire des corps étrangers qui n'avaient pu y être [)ortés que par la déglutition, sans néanmoins qu'il existât aucune communication sensible avec les organes de la digestion ; comment on a trouvé dans des abcès ouverts à la superficie de l'abdomen , des corps étrangers qui avaient été avalés; comment, dans ces derniers cas, tantôt les matières alimentaires

OU stercorales ont coulé long-iemps ou li;>biiuel- Oiap. ir. lement par louvet-iure qui avait livré passage au .^^^'^1^^°'^'^ coros étranger, sans qu'il ait jamais paru aucun incrod. dans

V ~ ' ' l estomac çff

symptojue qui pût être attribué à l'épanchement /« intestins. <le ces mêmes matières dans la cavité du péri-* loine; comment enfin, ces abcès ont pu quelquefois se cicatriser promptement et sans laisser écbapper aucune matière intestinale , après avoir donné issue à des substances qui sortaient évidemment des voies alimentaires.

Cet exposé des résultats ordinaires de Yinges- inefficacité

, , T 1 » > secours

tion des • corps étrangers soudes , est propre a de l'att. faire sentir que les secours qui sont au pouvoir du praticien , en pareil cas , se réduisent à peu de chose : on ne peut rien opposer de directement efficace contre l'iobstacle mécanique que ces substances peuvent former au cours des matières alimentaires. On ne peut Jamais connaître avec assez de certitude la situation du corps étranger , pour oser entreprendre l'opération de la gastrotomie , qui a été co«seillée en pareille occasion. Le travail à la faveur duquel un corps étranger se dégage eu opérant une solution de continuité est accompagné d(! douleur , puisqu'il est accompagné d'inflammation ; mais les sensations douloureuses sont quelquefois bien équivoques ; leur siège est ordinairement très- vague; en sorte que, quoiqu'il dût être fort avantageux de prévenir, par CTtemple , le passage d'un de ces corps étrangers dans la vessie, OÙ il ne peut manquer de dcVcrtir le *«Oyaa' d'un

fis SECTION V.

CnAP. IL calcul urinaire , il est impossible de prévoir cet acciétrîl,"ers°'^' ^^^"'^ prévenir. Quoique l'on puisse prévoir

j>urod.tians cu général l'élimination, par un abcès, d'un corps

l estomac et ' i

/es intestin, étranger avalé, lorsqu'à la suite d'un accident de ^celle espèce il s'établit une douleur fixe qui subsiste long-temps , et que dans le lieu qu'elle occupe il se forme lentement une tumeur circonscrite et douloureuse ; on ne peut presque point abréger le travail de la nature et les douleurs inséparables d'un pareil état : on ignore si les adhérences périlonéalcs ont encore assez d'étendue et de solidité ; si par le procédé opératoire au moyen duquel on pourrait aller à la rencontre du corps étranger , on n'altérerait pas les résultats de ce travail important dont la nature est occupée ; si l'on ne prendrait pas tme direction différente de celle que la nature a choisie ; enfin , si par ces erreurs impossibles à prévoir , à éviter , on ne s'exposerait pas à provoquer l'accident le plus redoutable , un épanchement de matières alimentaires dans le péritoine. Dans celte sorte de cas , les préceptes de la saine chirurgie repoussent tout autre secours que celui de la section de la peau , lorsque cet organe est maulfesleraeut soulevé par une collection purulente , ou par le corps étranger affranchi de tout autre obstacle.

Tant que le çorps introduit dans les voies digestives y séjourne sans que rien annonce son élimination prochaine , on ne peut avoir qu'une sorte d'indication à remplir : il peut causer une inflammation pltis ou moins grave ; c'est l'accident qu'il faut sur-

DES CORTS ÉTRANGERS. 69

veiller avec le plus de solu , et que l'on doit être cuir. ir. toujours prêt à combattre. Des corpt

étrangers.

§. VIII. Des corps étrangers solides , introduits dans l'intestin rectum.

Les corps solides portes dans le rectum par l'anus, Conditions, n'y peuvent point séjourner s'ils n'ont pas un certain volume , et une forme qui s'oppose à leur expulsion par la même voie , en même temps que les matières stercorales.

L'extrémité inférieure du gros intestin présente au-dessus de son sphincter , un renflement considérable. Dans ce même point , les parois de cet organe jouissent d'une grande extensibilité , en sorte qu'il forme un véritable réceptacle dont les fonctions, par rapport aux voies alimentaires , sont les mêmes que celles de la vessie par rapport aux 'Voies urinaires. D'après ces dispositions, un corps I étranger solide , mais petit , s'il est poussé au-dessus du sphincter peut bien séjourner sans inconvénient dans la cavité intestinale ; mais il sera expulsé lors de la première excrétion , à moins qu'il ne soit capable de diviser les parois de l'intestia. Un corps étranger volumineux peut bien être admis dans la même cavité : le sphinctej- partage presque loutç l'extensibilité du rectum; mais le corps iiatroduit occupera toute la partie inférieure de l'espace ini tesiînal ; les matières ne pourront s'accimiuler I qu'au-dessus ; l'effort par lequel la masse totale sera I chassée en bas, agira sur la circonférence de l'an.-

fO SECTION V.

Chap. II. neau musculaire , et non sur le point cenlral ; cet

éti^n^'erT"^^' cffort tcncli a à de'placer le spliiucler , mais n'agira

tntrod. dans "..1 1 11 ii-i >

r Intestin , ce- P^*"^ "^^^^^ couvcnable pour Je dilater, a

moins que le corps étranger ne soit conique , que sa petite extrémité soit dirigée vers l'anus, et que sa surface soit polie ou du, moins égale. Les faits recueillis jusqu'à présent prouvent, eu effet, que le défaut de quelques-unes de qes conditions de la part du corps étranger, détermine son séjour et les accidens qui peuvent s'ensuivre. Ou sait qu'une queue de cochon garnie de ses soies coupées très-courtes, et introduite par son tronc , ne put être expulsée et donna beaucoup d'embarras ; on a vu des bouteilles coniques introduites par leur goulot , ne pouvoir être extraites qu'avec la. plus grande peine, etc. Effets. Ces corps étrangers peuvent nuire , soit en s'opposant à l'expulsion des matières siercorales , soit en irritant les parties dans lesquelles ils se trouvent engagés. Les matières accumulées dans l'iniestiu rectum , dans le colon , et de proche en proche dans le reste du conduit alimentaire , distendent douloureusement ce dernier , excitent fréquemment, de sa part , des contractions violentes qui ajoutent à l'irritation , et peuvent enfin produire uu véritable état inflammatoire des plus dangereux ; d'un autre côté , les parties occupées par le corps étranger lui-même en sont bientôt irritées et enflammées ; la portion de la membrane interne du rectum qui tapisse l'intérieur de l'anus, s'enflamme, se boursoufle , et forme une sorte de bourrelet

d'autant plus douloureux, qu'il se trouve pressé CnAr.ir. entre le corps étranger et le sphincter habituelle- Des corp*

i '■ «(rangers.

ment contracté. Ce bourrelet, dont le volume aug- introd.dam:

r intestin jcf

luente à chaque instant , se renverse et se trouve tum. exposé à de nouvelles causes d'irritation , par le contact et les frottemens des corps extérieurs. L'irritation se propage aux parties environnantes , pour peu que cet éiat subsiste : le col delà vessie, dans l'homme; la vulve , le vagin, l'utérus dans la femme, ne tardent pas à s'eufilammier également ; ce qui peut produire la rétention d'urine , une leucorrhée, etc.

Rien n'est plus urgent que l'extraction des corps indications, étrangers dont il s'agit : les dangers qu'ils entraînent sont grands , ils peuvent s'annoncer promplement , et les accidens peuvent marcher avec une grande rapidité. L'inflammation des intestins , surtout , si elle s'étend jusqu'au péritoine , peut constituer une affection des plus graves, même après la suppression delà cause première.

Cependant, l'extraction de corps étrangers ca- Difficultés, pables de donner lieu à des conséquences aussi fâcheuses , peut offrir les plus grandes diflicukés : eu général, plus ils ont séjourné , plus l'irritation qu'ils ont produite est grande , plus aussi le boursouflement de la membrane interne de l'anus est considérable , et la contraction du sphincter violente. Il s'agit néanmoins de vaincre- ces deux derniers obstacles ,• et d'aggraver le moins qu'il est possible l'état d'irritation des parties. Toute tentative infructueuse et violente aura l'inconvénient d'accroîir©

tum.

Chap. II. celle dernière affecliou el (oui à la fols les dlfGculic's étr?ngevs°'^" ^ t'prouve. Celle remarque , foncléesur l'ob- /iZ7sfinr7c- servalion, esi propre à faire seniir quiln'y a pas un instanl à perdre en pareil cas, elcouiLienllimporle de procéder de bonne heure à l'exiraciion des corps élrangers de celle espèce. Il en est que l'on peut saisir aisément avec des teneiies à mâchoires larges, et retirer sans de grandes difficultés ; mais il en est aussi dont le volume excessif ne permellrait pas l'usage d'un semblable moyen : un corps sphérique, par exemple, pour peu qu'il fût volumineux, ne pourrait être saisi de la sorte. D'uu aulre côté , les corps étrangers fragiles , et dont les fragmens pourraient faire des blessures dangereuses , ne sont nullement favorables à l'emploi de tout procédé qui exigerait l'applicalion d'un,e force considérable sur le corps à extraire : ainsi les pinces de diverses formes > les leviers, les curettes , etc. , ne pourraient être employés sans danger dans l'exiraciion des vases de verre, ou de tout autre corps analogue. On a employé avec succès en pareil cas , la main d'un jeune enfant ; maia on sent tout ce qu'un semblable procédé a d'incertitude , soit par rapport au défaut d'inlelligence ou d'adresse de la part de la main employée, soit par rapport au volume que l'on ajoute ainsi à celuidu corps étranger , et aux violences qui doivent s'ensuivre. L'anus , il çst vrai , est fort extensible; mais quand il existe un corps étranger qui a déjà produit une inflammation considérable, on ne peut plus coiTipler sur celle y prié lé , telle que la démontre

DES CORrS ÉTRANGERS. 75

l'exercice des fonctions de l'organe dans son élat Chap. rr. naturel. L'enjploi des diverses sortes de spéculum <^°'P» peut bien aider à saisir un corps e'iraneer qui en est susceptible , en découvrant une portion de sa sur- tnm. face ; mais les violences inséparables de l'usage de ces instrumens ne sont pas suivies d'un grand avantage , lorsque déjà l'inflammation de l'anus est considérable. Nous pensons qu'il est très-convenable iipent^ire

nécessaire

en pareil cas , lorsque , d'après l'état des parties , d'im iscr le

. ^ • 1 •17 • • sphincter.

on ne saurait faire de tentatives d extraction qui ne fussent accompagnées de danger , de diviser le sphincter , et de faire cesser ainsi la seule résistance elïicace qui s'oppose à la délivrance de l'intesllu. Cette section est fondée sur les mêmes motifs que celle de l'orifice de la matrice, dans certains accouchemens retardés* par la résistance de cette ouverture ; cette même section résulte fréquemment de ' l'opération de la fistule à l'anus , quand celte der-.nière est profonde ; nous l'avons vu pratiquer assez souvent à l'occasion de la coarctation spasmodique de l'anus , accompagnée d'une gerçure de son contour : dans tous ces cas il n'en peut résulter qu'une incontinence passagère des matières slercorales ; inconvénient que Ton rend nul d'abord par le régime , et qui disparaît totalement dans la suite par la cicatrisation de la pluie, La continuité du muscle rétablie par une cicatrice linéaire , ne nuit aucunement à l'exercice de ses fonctions.

Nous ne devons pas nous appesantir ici sur les Proci-Llé ingéprocédés opératoires : nous rappellerons néanmoins

Cnxp. II. passant , que dans le fait que nous avons dcià

TJes corps • i- ' ^ < m i • .

êtraujjei s. indique , et ou il s agissait d une queue de cochon

Inlrud, dans "i l'.i fi/iCesiiit rue-

introauite dans l intestin rectum, on procéda d'une manière Ires-ingenieuse a 1 extraction de ce corps étranger, en interposant entre sa surface et les parois du rectum une canule solide , par laquelle il devint aisé de l'amener à l'extérieur.

§. IX. Des corps étrangers solides, introduits dans le larjnx et les bronches. ■

Mécanisme C'cst le plus souvcut daus l'acle de la déglutition ,

deleormtro- o »

daciion. que dcs corps étrangers solides peuvent s'introduire dans les voies respiratoires, et pénétrer plus oa moins avant. L'épiglotte doit fermer l'orifice du larynx,pour que les substances avalées soient conduites sûrement dans le pharynx et l'œsophage ; mais la production de quelque son dans le même moment ^ des éclats de rire , un effort de toux , la projectloa d'un corps solide dans l'arrière-bouche, sans que le mécanisme de la déglutition ait été mis en jeu, sont autant de circonstances dans lesquelles l'orifice du larynx se trouve mal défendu et peut admettre quelque corps étranger. On a vu une fève, un pois, une cerise , un noyau de fruit , une pièce de mon naie, etc. , être introduits de la sorte dans les voies respiratoires. La forme irrégulière d'un corps solide avalé , peut occasioner son introduction totale ou partielle dans le larynx , pendant l'acte de la déglutition : ainsi on a vu une mâchoire de poisson qui n'avait pas été broyée dans la bouche.

Introd. clans c et lies.

Ï5^,S CORPS ÉTR A-NTGERS. "jB

s'accrocher par ses dénis à l'ouveriure du larynx et Cup. n. y rester suspendue et à moitié introduite. Parmi les ^trfuger'''* corps étrangers totalement engagés dans le larynx, \eS uns passent librement dans la trachée-artère , et se rapprochent plus ou moins de l'origine des bronches; les autres se logent dans l'une des excavations latérales du larynx, connues sous le nom de ventricules. Ces derniers peuvent demeurer long - temps fixés dans ce même point, et causer très-peu d'accidens.

On connaît l'extrême sensibihté des voies respiratoires, et notamment de leur orifice supérieur; de celte propriété résulte , à l'instant même de l'introduction d'un corps étranger dans ces organe», une toux violente , opiniâtre , accompagnée d'un danger imminent de suffocation. Ces phénomènes sont les conséquences d'autant d'efforts que la nature fait pour chasser au même instant le corps étranger qui vient de pénétrer. L'expérience a démontré que le courant d'air établi par les efforts violens de toux qui se déclarent en pareil cas , est suffisant pour soulever le corps étranger, le ballotter fréquemment dans la longueur de la trachée-artère, et l'appliquer même avec force à l'ouverture du larynx , dont il serait probablement expulsé, sans la contracllon que son contact doit déterminer. C'est dans ces momens sans doute , que la respiration devient extrêmement gênée, ou même suspendue pendant quelques insians, et que les malades tombent quelquefois en syncope , par l'effet d'une véritable asphyxie mécanique. Cependant la syncope , en fai-

Chap. II. suDt cesser la loux , permet au corps étranger de Des corps s'éloicuer du larynx ; il retombe plus ou moins pro-

■clraiiîïcis. u ■/ 1. i

intioft. dans foudémcnt dans la trachée-artère , où il paraît qu'il

le liiryii.r et ^

les ùi-onciws. est nécessaire d'un contact prolongé pour causer une irritation notable : de là , des intervalles de calme plus ou moins longs , durant lesquels on douterait s'il existe un corps étranger dans les voies respiratoires, tant les Ibnctions de cet appareil s'exécutent librement. Un mouvement brusque , un cri , un éclat de rire , peuvent renouveler les accidens : ils ne reparaissent d'abord qu'à la faveur de ces occasions; mais plus tard , et lorsque le corps étïjanger a déjà fatigué par sa présence et irrité la membrane interne des bronches , la toux devient plus fréquente et ramène les symptômes. Ces. derniers se prolongent alors sous des formes plus ou moins alarmantes , et ne cessent de nouveau que lorsque les forces sont épuisées par des quintes de toux violentes et opiniâtres. A cette époque de la maladie , la toux se déclare brusquement , tantôt précédée d'un cri aigu ou étoufle , tantôt par une ijienace de suffocation plus ou moins marquée. La quinte est vive, prolongée, accompagnée quelquefois de yomissemens , souvent interrompue par la suffocation , et terminée par une syncope , ou par une faiblesse extrême et une sueur abondante. La voix s'altère et devient rauqùe par intervalles ; dans quelques cas , et vers la fin, ce phénomène devient permanent. Si cet état se prolonge , la fièvre peut s'allumer : elle est accompagnée , ou des symptômes-

ordinaires de rinflammalion du larynx et desbron- C.ia.p. ii,

ches, ou de ceux de quelque afifection générale que ,^,^^^^;^^"^p*

l'accident a fait éclater. Les quintes de toux de- introd. dans

^ . -, le Iciiyn.v et

viennent de plus en plus fréquentes, pénibles et les brondvcs. dangereuses. La face s'injecte, se colore en rouge , eu violet , en brun ; il survient enfin un léger emphysème au bas du cou , au-dessus des clavicules , présage certain d'une mort très-prochaine.

Excepté les cas où le corps étranger a été heu- Danger

r t séjour d; ?t

reusement placé dans l'un des ventricules du la- corps éiraarvnx, et se trouve tout à la fois assez peu volumi- duiis'iausks

- . ' voies icspi-

iieux pour y être contenu , et assez lourd pour raioires. n'être pas facilement déplacé, trois sortes de dangers également à craindre accompagnent l'introduction de toute substance étrangère dans les voies de Ja respiration : i**. Le corps étranger peut se placer à l'ouverture du larynx , s'y engager même , s'opposer ainsi à l'introducliop de l'air, et causer une asphyxie mortelle. 2°. Par des dispositions à peu près semblables il peut gêner l'expulsion de l'air que la toux chasse violemment , et donner lieu à l'emphysème du poumon , à celui de la région cervicale ; phénomènes qui paraissent avoir les plus funestes conséquences, 3°. Le séjour et les mouvemens du corps étranger peuvent exciter un élatinflaramatoirG grave des voies respiratoires. Peut-être l'irritation profonde qui peut provenir de la môme cause esteile capable de gêner l'acte le plus essentiel de la respiration, les combinaisons de l'air inspiré, et ks changemens qu'il doit produire sur le sang piU-

Chap. ir. monalre : c'est, du moins, ce que porterali à croire t.i.^fge's°''" couleur brune de la face, lorsque les suites de introd.dam ccttc cspèce d'accldcns ont été suffisamment pro-

te larynx et ^ l

les bronches, lougées. Quoî qu'il cu soit , en nous en tenant ^ ce Indications: l'observation a mis hors de doute , il est facile

de sentir que rien n'est plus urgent que l'exlractiou

des corps étrangers dont il s'agit, iinepeutpas Lcs voics naturelles sont évidemment imprati-

y avoir deli- '

ininarionpar cablcs poup remplir cette indication importante'

les voics na- ^ •

taieiies. Lcs sjmptomes prouvent que la nature est occupée sans relâche à tirer tout le parti possible de la structure des organes: l'espèce d'efforts qu'elle ne cesse de faire est accompagnée de bien plus de perfection qu'on n'en pourrait mettre dans aucun procédé de l'art ; un courant d'air assez violent pour soulever le corps étranger et l'amener vers l'ouverture , réussirait , assuréuTent, si quelque chose de semblable pouvait réussir en pareil cas. Il est une seule circonstance dans laquelle on pourrait penser qu'il serait possible de pratiquer l'extraction par les voies naturelles : c'est celle où le corps à moitié introduit dans la glotte , y est resté suspendu par quelqu'une de ses inégalités. Mais on connaît 1^ serisibilité des organes intéressés, et l'on peut prévoir toutes les difficultés qui proviendraient de cette circonstance ; on ignore la disposition de la portion du corps étranger qui peut faire saillie au-dehors du larynx; il faudra faire des tâtonnemens nombreux pour le reconnaître et pour le saisir, et l'on peut ainsi le pousser entièrement dans la cavité. Ce dernier accident ne

serait peut-être pas irès-fâcljeux , si le corps etran- Cn\p. ir. ger était de nature à pouvoir être soulevé dans la ^,j^"„,.,'^°''P' suite car la toux ; mais les conséquences pourraient introd. dans

1 ^ ^ le larynx et

être plus importantes, s'il s'agissait d'un corps raé- ks broiwhts. taIJique. Dans tous les cas, d'ailleurs , on serait assuré d'ajouter beaucoup à l'irritation des parties , dans les tentatives pénibles d'un procédé opératoire dont le succès est plus que douteux.

L'expérience amis liorsde toute conlestation, que Avnutagesd© le seul moyen d extraire les corps étrangers solides, nâe. introduits dans les voies de la respiration, consiste à pénétrer dans cesvoies elles-mêmes par une solution de continuité méthodique. Les mêmes efï'orts que la nature faisait auparavant pour en opérer l'expulsion, se reproduisent après la section artificielle des voies respiratoires; en sorte que, si le corps étranger ne se trouvait pas à la portée de l'ouverture nouvelle , un courant d'air produit par la toux l'y rnmène bientôt et l'entraîne même au-dehors. Il est arrivé le plus souvent , qu'à l'instant même où la section étaitaccomplie, le corps étranger s'est élancé avec force par l'ouverture artificielle : ce qui prouve que , si dans les efforts précédens la glotte lui résistait, c'est parce que son contact déterminait sans doute des mouvemens qui réduisaient l'étendue de cette ouverture , d'ailleurs nécessairement propoP" tionnée au volume du corps étranger. Celle môme observation démontre également que, sous un c,erl;iin rapport, le choix du lieu à ouvrir esl indiflérent, quand il s'agit' de corps étrangers mobiles , et libres

8o SECTtONV.

Ctiw. II, dans la trachée-artère. Mais nous avons vu que qucï- Des coips ques-uns sont susceptibles de se loeer ei de se main*

étrangers. ' ^

introd. dans tenir dans les ventricules du larynx , et d'autres de

le larynx ec . j >

lot bronches, s'cugagcr partiellement dans la gloile et de rester fixés dans Celte ouverture. Si dans le premier cas il peut ne survenir jjendant long-temps que des accidens légers 6u même presque nuls , dans d'autres circonsiances de la même espèce les conséquences peuvent être plus importantes et forcer à prendre un parti. Or, rien ne peut aider à reconnaître alors la situation du corps étranger;' le courant d'air, par exemple, qui peut ramener vers une ouverture de la trachée-artère, ceux qui ont pénétré jusque vers les Lronches, ne peut éconduire de la même manière ceux qui seraient retenus dans les ventricules du larynx ou dans l'ouverture de la glotte; d'où il résulte clairement que le parti le plus sûr , dans tous les cas, consiste dans l'opération de la laryngotomie. La section du cartilage scuiiforme le long de son angle antérieur, ouvre une voie tout aussi avantageuse pour les cas ordinaires , que celle qui résulte de la division de quelques anneaux de la trachée-artère ; elle met à découvert les ventricules du larynx et la glotte , et permet de saisir commodément les corps étrangers qui peuvent s'y trouver arrêtés; elle a l'avantage d'éloigner des gros vaisseaux qu'il serait possible de blesser ailleurs ; enfin , l'expérience a prouvé que la réunion des sections cartilagineuses ne présente aucune difficulté particuhère. • Du reste , dans toute circonstance de celte na-

DES CORPS ÉTRANGERS. 8l

lure , il ne faut point perdre de vue que la gêne de Chap. il la respiration n'est pas le seul danger qui accora- .,^J^'JJ°''''' pagne la présence d'un corps étranger ; que le développement d'une inflammation grave , que la rup- les bronches. ture des vésicules bronchiques et l'emphysème du Xîr'pas poumon, sont des conséquences tout aussi dange- ^'1'^^'°^ reuses ; qu'elles peuvent constituer , indépendaminent du corps étranger , des afFectlous mortelles par elles-mêmes , et par conséquent que , pour retirer d'une telle opération tout le parti possible , on ne doit point attendre des complications aussi fâcheuses . Le cas dont il s'agit est de nature à ne souffrir d'autre délai que ceux qui sont nécessaires pour la formation du diagnostic.

^. X. Des corps étrangers solides , introduits dans les voies urinaires.

Dans l'homme , le canal de l'urètre peut admettre Us s'incmsdes corps étrangers; dans 1 un et i autre sexe, ils temcm des

, / 1 1 • , . , sels arinui-

peuvent pénétrer dans la vessie. Dans cette dernière res. région , plongés habituellement dans l'urine, ils déterminent par l'atiracilou des masses la précipitation des molécules salines que ce liquide contient , et deviennent ainsi le noyau d'un calcul urinaire", genre de corps étrangers qui ne doit pas nous occuper dans ce chapitre.

Les cordes à boyau , les bougies , les sondes dont Leur nature, ou fait usage pour dilater le canal de l'urètre coarcté, peuvent se rompre et séjourner dans le canal ; des II, 6

Cbap. II. épis (le Lié ou d'au 1res graminées , des fèves de ha-

étrfngers"^" ' ^'^^ P^^* » fragmeus de bois , etc. , ont incoiJ. dans élé de même engagés dans ce conduit , et v ont fait

les votes un- <j u ■ ^ J

naires. l'office de corps étrangers. II est quelques-unes de ces substances qui, à raison de leur disposition , clieminent rapidement et parviennent bientôt dans la vessie : tels sont , par exemple , les épis à rai-

Effetsdecenx sou de Icur.s barbes. Il en est d'autres qui peuvent

qui s'at-rètent ■ '■

dans le canal être rclcnus daus Ic canal ^ par un effet du gonfle-

de l'urètre; j -i ^^^ i • i

ment dont ils sont susceptibles : les pois, les levés de haricot sont dans ce cas ; ces semences se logent dans une excavation formée à la faveur de l'extensibilité des parois du canal. Avant que ce phénomène n'ait eu lieu , les tentatives indiscrètes d'extraction peuvent les pousser bien plus profondément, et jusque dans la vessie. Ceux de ces corps étrangers dont le volume est invariable, comme les substaaces métalliques , ne peuvent séjourner long-temps dans le canal de l'urètre : ils peuvent bien irriter, les par,tifis avec lesquelles ils sont en contact , déterminer un engorgement aux dépens de la cavité intérieure , et provoquer ainsi le seul obstacle capable de les retenir. Mais le besoin d'uriner survient; l'effort de J'urine sera d'autant plus efficace , que le corps étranger ou l'engorgement fermeront plus exacteinent le canal; et d'ordinaire, le corps introduit est forcé de rétrograder. Il est pourtant des çqsdaus lesquels celte force est sans effet, et l'on en. conçoit facilenie>it les raisons. Alors , si l'urine est accumulée en quantité , si le besoin de la

rendre devient exlrêmenient pressant sans qu'il chxp. ii. ébranle le corps étranger , il est à craindre que la r>e» coip»

. étrangers.

vessie ne s'enflamme , que le canal ne se rompe introd. dans

, 1 • j 1 j 1) < les voies tin-

derriere 1 obstacle, quelepomtclu canalde i urètre, naiies. sur lequel appuie le corps étranger, ne soit mortifié ; il devient urgent de l'extraire.

Ou a conseillé l'usage des diurétiques et celui Indication^, des bains ou des fomentations émollientes : ces moyens ont réussi quelquefois , peu de temps après l'introduction du corps étranger , mais jamais lorsque déjà le canal était sérieusement enflammé : si d'un côté on augmente la force d'expulsion avec la quantité d'urine, de l'autre on augmente l'erab^rras si l'obstacle ne cède point. Il faut en dire autant des injections huileuses, des compressions extérieures dirigées vers le bout de la verge , de l'insufflation , de la succion , et surtout des tentatives d'extraction avec des pinces à gaîne , des anses métalliques , des curettes , etc. Ces derniers procédés Dangers d«

j 1 , . , . certaines ma-

ont de plus 1 mcouvenient de pouvoir engager les nœuvresdex- -corps étrangers .plus avant dans le canal , et d'àjouter beaucoup à l'irritation qui existe déjà. Nous avons vu un cas de cette espèce , oii les difficultés furent téllement aggravées et l'inflammation portée à' un si haut degré par des tentatives inconsidérées et trop opiniâtres , que l'engorgement de la verge ne permit plus de distinguer exactement la situation du corps étranger, qu'il devint impossible d'entreprendre l'extraction de celui-ci par une incision de ' l'urètre; ce qui entraîna une ischurie complète.

o4 SECTION V.

CUA.P. II. une rupture du canal , luifiliraiion de l'urine et la Des corps mort du sujet. . I.'..-

en-iiiigcrs. '

iMiod dans Lg rcsultat dcs faits nous porte à penser que l'on

ies -voles uri- * ^

nciires. peut- tenter l'extraction des corps étrangers placés près de l'extrémité de l'urètre , lorsqu'ils y sont engagés depuis peu'et qu'ils n'ont point encore produit . d'inflanamation ; pourvu toutefois -qu'on y emploie des instrumens bien construits, qu'on n'exerce pas de violence , et qu'on n'insiste pas trop dans ces tentatives, si elles paraissent difficiles : C[ueron peut en pareil cas, s'en rapporter souvent à l'efiort avec lequel l'urine sera expulsée , pourvu que le corps étranger n'ait pas des inégalités considérables , ou une configuration propre- à entamer Cas oùi'inci- Ics parois du conduit ; que l'on doit renoncer à tout loil'da cimai autre, moyen d'éxlraciion que l'incision du canal de l'urètre , quand le corps étranger, est engagé beau-coup plus avant , quand il est irrégulier, qu'il a déjà excité l'inflammation des parois du conduit, et que* les premiers eflbrls pour ^expulsion de l'urine n'ont pu le déplacer. Enfin i, rien ne pe.ut dispenser de rechercher et d'extraire un corps étranger introduit, fort avant dans le^ e;inal.derurèlrfi,,;ay3nt!produit-= une iuflammaiion 'et; ttn.eugorgemenÈ.eomidérable' de toute la verge. L'accident le plusr'edouiable eso^ alors la rétention, d'urine ; elle ne, cessera point tant que le corps étrauger-^jéjournera ; elle;aggravera l'in-iî llaramation que ce dernier à produite ou que des ma-> nœiivriBS indiscrètes peuVént avoir excitée; el le 'pentT avoir les suites les plus fâcheuses. Les difllculiés'I

est neces saire.

DES CORrS ÉTRANGERS. 85

I peuvent êlre grandes , il est vrai ; mais un stylet peut Cdap. rr. Itouiours êlre passé daos le canal, et faire recon- , Des corps

' ' ' etranjîers.

inaîlre la situation du corps étranger , lorsque l'en- incod.dam

^ ° les voies uri-

I gorgenient est tel qu'on ne peut plus le distinguer naires. en palpant la verge à l'extérieur; une sonde caninelée arrêtée devant le corps à extraire , peut guider sûrement le bistouri.

Un corps étranger introduit dans la vessie par le Corpsetran^.

^ inlrod. dans

I canal de l'urètre, ne peut êlre que d'un volume la vessie.

, ^, . . , , , Indications,

imediocre. Ils proviennent le plus souvent des corps idilatans que l'on met en usage pour rétablir le diaimètre naturel du canal. Lorsque l'on considérait la icoarctatiou de l'urètre comme un symptôme de la diatbèse sipbilitique , ou employait des bougies de plomb pénétrées de mercure, dans la persuasion qu'en portant ainsi le spécifique sur le point affecté', on réussirait plus facilemeut à dissiper l'affection 1 locale. Cette erreur conduisit à porter jusque dans lia vessie un cylindre métallique très-fragile, dont i un fragment fut laissé quelquefois dans la cavité de cet organe. On se flatta de l'espérance que des injections de mercure coulant dissoudraient le plomb, tet que l'un et l'autre seraient rendus avec l'urine ; iniaisle plomb fut retrouvé sans altération,. après la imort du sujet, et seulement incrusté par les sels urineux(r).

(i) Un fait qui ne peut inanquex" d'intéresseï' ceux que l'ex.ictitufle de leur esprit porte vers l'élude des sciences expérimentales, c'est que les recbei-çhes; que l'on fit sur le

Chaj. II. Ou a proposé divers moyens , et notamment la Des corps Tp'ixxco à gaîne , dans l'intention d'extraire les corps Litroci. dans étrangers solides, introduits dans la vessie par le ca-

/« voies un- ^

naires. nal de l'urètre. Mais il est évident que l'usage de cet instrument ne saurait être assujetti à aucune règle certaine , et qu'il peut facilement pincer les parois de la vessie , sans qu'il soit possible de se garantir d'un semblable accident et des conséquences graves qu'il peut avoir. Un moyen plus innocent, mais le plus souvent inutile , consiste à promener fréquemment dans la vessie remplie d'urine , une algalie de métal : le corps étranger, s'il aune forme cylindrique , peut s'engager dans les yeux de l'instrument : on a retiré de la sorte des épingles tombées dans la vessie. Un autre procédé qui a réussi rarement , mais qui offre bien plus de chances favorables , est celui de dilater autant que le permet l'extensibilité des parties , le col de la vessie et le canal de l'urètre, au moyen du séjour des sondes de résine élastique. La suppression du corps dilatant permet à l'urine de s'échapper avec une grande rapidité , et le flot du liquide peut entraîner le corps étranger. Si ces moyens ne réussissent pas , l'incrustation du corps introduit est inévitable , et son extraction ne pourra plus être accomplie qu'à la faveur de l'opération de la taille.

mercure coulant injecté dans la vessie et rendu avec l'urine, ne permirent pas de douter que ce métal n'eût opéré ta dissolullon du plomb i tant est grand l'aveuglement que peut produire la prévention.

Ou peut en dire autant des corps étrangers in- ChIp. Tt. troduits aux de'pens de la continuité des parties : les , Des corpi

^ eti'angers.

projectiles de guerre , comme les balles , les frag- introd. dans,

^ ' " . . , 1 i • "voies uri'

mens d'une fracture commuiutive des os du bassin , naires^ sont presque les seuls qui puissent pénétrer de cette manière dans la vessie. Ils sont tous trOp Volumineux pour espérer de les extraire par les voies naturelles : le plus souvent on ignore leur séjour et leur situation dans le premier moment ; leur présence n'est ordinairement constatée que lorsqu'ils , sont chargés de concrétions urînaîres , et alôrs leur volume exige l'opération de la taille.

§. X£. Des corps étrangers solides j introduits dans le

fvagin.

Les pessaires dont ou fait usage pour souteulv la Leur nature, matrice , le vagin , pour contenir les herïiies vaginales , etc. , peuvent fatiguer , irriter les parties et constituer de véritables corps étrangers. Non-seulement ces instrumens sont capables de produire des effets de cette nature lorsqu'ils n'ont été nullement altérés par les humidités du vagin , mais encore , et à plus forte raison , lorsqu'ils ont subi des dégradations considérables : les pessâires de liège , par exèmple , s'ils ne sont J)às renouvelés à propos , perdent facilement l'enduit de cire dont ils sont recouverts , se putréfient et produlseïit ainsi une irritation plus ou moins vive. Ceux de résine élastique s*ont moins sujets à cet încOnvéniient ; mais ils lierdcut enfin l'enduit extérieur , et deviennent ru-

Chap. il gueux et capables de produire les mêmes effets , Des corps quolque bien plus lentement. Les pessaires de mé-

elrangers. '

iiitiod. dans tal eux-mêmes , ne sont pas à l'abri des altérations

Je vagin. ■^ ^ f c

que ie défaut de som peut amener. Ou a vu des instrumens de celte espèce construits en argent, dévorés , corrodés dans plusieurs points de leur étendue , rendus irréguliers, et très-propres à produire une inflammation du vagin et de la matrice. Indications. L'attention de changer à propos , de nettoyer souvent les pessaires , suffit pour éviter les inconvéniens dont, nous venons de parle»; mais SX les soins nécessaires avaient été néfflisés , et qu'il en fût résulté les accidens dont nous avons parlé, on devrait les extraire. Rien n'est plus facile quand il s'agit de pessaires de liège pu de résina élastique. Les uns se laissent briser aisément avec les doigts seulement ; les autres sont compressibles dans tous les sens j leur volume peut être réduit par le même instrument qui peut les saisir et les extraire au-dehors. Il peut être plus difficile d'extraire des pessaires métalliques devenus irréguliers par la destruction d'une partie de leur étendue ; ies violences nécessaires pour leur extraction peuvent rendre inévitables certaines lésions. On doit s^aider en pareil cas du spéculum , des leviers , et de tout ce qui peut augmenter l'étendue de la vulve, protéger "les parois du vagin, et favoriser le glissement du corps étranger.

Faltsingu- Lcs excès du libertinage peuvent produire des accidens bizarres, et quelquefois bien embarrassans :

Nous avons vu dans un des grands hôpitaux de Paris , Chap. m une femme qui s'était engagé dans le vagin un pot ^.t^^^ç^^^''^* de faïence de plus de trois pouces de diamètre. Le /"^'-od. dans fond du vase avait été engagé le premier, et son orifice était placé au-dessus de la vulve; en sorte que le doigt porté au-delà de cette ouverture, parcourait la cavité intérieure du corps étranger. La vulve , le vagin , étaient dans un état d'irritation considérable , et formaient des bourrelets qui occupaient une partie de cette même cavité , en sorte que l'on avait de la peine à se former une idée exacte de l'état des choses, la malade ne faisant d'ailleurs que des rapports mensongers. On reconnut enfin l'espèce et la forme du corps étranger ; il fut saisi par deux points opposés de sa circonférence au moyeu des teneiies litholomiques, et retiré avec les plus grandes difficultés.

XI. Des corps étrangers solides , introduits dans la poitrine.

On a pensé que des corps étrangers trouvés dans Voies par des abcès de l'extérieur du thorax, avaient été in- sont intro- Iroduits dans les bronches et s'en étaient échappés par une ulcération. Aucune circonstance des obser- ' vations de cette espèce ne prouve l'exactitude de celte explication : tout , au contraire, porte à croire que les corps étrangers dont il s'agit avaient été avalés , qu'ils s'étaient arrêtés dans l'œsophage , et que les abcès qui les ont expulsés correspondaient à quelque ulcération de ce conduit. 11 paraît donc

tnne.

CiiAr. ir. que des corps étrangers ne peuvent pénétrer dans étrfn'erT'''* thorax et dans l'intimité des organes qu'il renlapokritr^ Terme, qu'aux dépens de la continuité des parties. Difréieaces. distinguerons les cas où un corps solide est

jixé dans les parois de la poitrine ; ceux oii il a pénétré dans la cavité de la plèvre ; ceux oîi il est engagé obliquement dans la superficie du poumon , et •ceux où il est plongé profondément dans t épaisseur de cet organe.

Corpsétiang. I, La lame d'une épée , celle d'un couteau , peufixes aux pa- rois delà ijoi- vcnt être rompues après avoir pénétré dans une

côte, dans le sternum, et le fragment peut faire une saillie plus ou moins considérable au-dehors et à l'intérieur. Une balle peut fracasser les os qui entrent dans la composition des parois de la poitrine, et rester engagée au milieu des esquilles.

Il n'est pas difficile de reconnaître le corps étranger qu'un coup de feu a laissé dans la plaie ; mais il n'est pas toujours aussi aisé de s'assurer de ce même accident à la suite d'une autre blessure , à moins qu'on n'ait la commodité de vérifier l'état de l'arme : la rupture peut s'être faite tout près de la surface de l'os intéressé , et l'étroitesse de la plaie extérieure peut cacher le corps étranger; d'où il résulte la nécessité de vérifier avec soin le fond d'une telle solution de continuité , lorsqu'elle répond à une côte ou au sternum. Une partie de l'instrument rompu peut pénétrer plus ou moins profondément à l'intérieur : il s'ensuivra nécessairement des accidens graves qui peuvent être prévenus j il ne faut

pas balancer d'agrandir la plaie s'il le faut , par t.uAr. it. ciuelques incisions , pour s'assurer -de l'état des , ««rps

11 * étrangers.

choses. Il est possible, sans doute, que ces précau- introd. dam

. . la poidine.

lions se trouvent inutiles ; mais si l'on met en comparaison le léger inconvénient d'une ou plusieurs incisions à la peau , et les conséquences dangereuses d'une inflammation de la [)Jèvre ou du poumon , on n'hésitera point.

Lorsqu'un corps étranger de cette espèce reste Effets des

, , , -Il - • • 1 corps étrang.

engage dans les parois de la poitrine , il ne peut fixés aux cô-

d, . • n • 1 tesouauster-

exciter une inriammalion grave des par- ^um,

lies intérieures. Si, dans le principe, la plèvre peut être assez légèrement atteinte à une certaine distance et dans le contour de la blessure , pour circonscrire par une prompte adhérence riuflammation. qui se développe, les exsudations qui s'accumulent rapidement dans un espace sans issue , ne peuvent larder à rompre une barrière aussi faible , à se répandre sur le reste de la surface de la plèvre , et à propager l'inflammation. Alors surviennent les symptômes de cette dernière affection ; mais il existe déjà une maladie grave , qui rend très-douteuse l'ulililé de l'extraction du corps étranger. On voit parlà combien il importe de reconnaître et de supprimer, dès le premier moment, une cause aussi dangereuse d'irritation.

Il ne serait pas très-difficile d'extraire un corps Traitement, métallique engagé dans une côte bu dans le sternum, et faisant une saillie remarquable à Fexlérieur; dans des cas , même , où celte dernière circonstance

93 SECTION r.

Chap. II. manquait, on a réussi en incisant entre les côtes

étrrngerT'^* voïsiues , ct cu porlaut sur l'cxlréniité profonde du lapo'iiineT '^^^P^ étranger, un doigt armé d'un dé à coudre , pour le dégager en le chassant de dedans en dehors. Ce procédé fort ingénieux pourrait avoir le même , succès; mais, pour s'en contenter, il serait très-important de s'assurer qu'il ne rcsie aucune esquille capable de blesser le poumon ou la plèvre, et d'entretenir les accidetis. Si de pareils dangers étaient à craindre , on ne pourrait se dispenser d'extraire en même temps les portions d'os vacillantes , el de faire, s'il le fallait, une perle de substance à la côte blessée. Si le corps étranger se trouvait engagé dans le sternum , après avoir accompli son extraclion , il serait indispensable de perforer l'os dans le lieu de la blessure, au moyen du trépan exfoliatif : quand bien même la surface profonde de cet os ne présenterait pas .des éclats formés par l'action de l'instrument vulnérant, si ce dernier a pénétré audelà , il aura déterminé la formation d'un abcès dans le tissu cellulaire sous-jacent ; il ne peut être que très-avantageux d'aller au devant de cet accident , en favorisant de suite l'issue des humidités qui ne tarderont pas à s'accumuler.

Il est indispensable d'extraire une balle engagée entre les fi-agmens d'une côte brisée : elle ne peut manquer de produire une pleurésie des plus graves. L'extraction de ce corps étranger ne peut opposer la moindre difficulté ; mais la suppression des esquilles qui l'euiourent est aussi imporiaule , et

rien n'en saurall dispenser. On sent bien que ]a per- Chap. il forallon complète du sternum est également inévl- , «o^ps

I o étrangers.

table , toutes les fols que la balle a pénétré profon- incrod. dans

' ^ ^ la poUrinc.

dément dans cet os, et peut faire craindre des accidens consécutifs , tels qu'une suppuration du tissu cellulaire sous-jacent.

. II. Des pièces d'appareil formant des masses de Corpsétrang,

1 • II- .'.'11 '1 engiisfés dans

charpie ou de linge , ont ele abanclonuees dans une la cavité de plaie pénétrante de la poitrine, et se sont glissées ^^P^^^*^^' entre les deux feuillets de la plèvre. Un accident de cétle espèce ne saurait avoir lieu quand les pansemens sont faits convenablenjent ; il n'est d'ailleurs possible, qu'autant que l'air extérieur ayant pénétré, le {;Oumon en a été afifalssé. Il résulte de cette dernière observation la nécessité d'assujettir à l'extérieur, en pareil cas, toute pièce d'appareil que l'on jugerait utile d'engag^er entité les lèvres de la plaie. Si le corps étranger est déjà hors de la portée des y«ux et delà main , on ne peut entreprendre les recherches vagues que son extraction nécessiterait , quels que soient les Inconvénlens de son séjour. La naturelle s'est pas toujours montrée dépourvue de ress.ources dans des occasions de cette espèce : on a Vu. une toux opiniâtre elles symptômes de la consomption pulmonaire, se dissiper après l'expectora* lion du corps étranger.- Il est évident que la compression constante de ce dernier a dû ulcérer le point correspondant du poumon, et que ce phéuoniène a dû le conduire jusque dans la cavité d'une bronche.

CtAP. II. Une.balle peut s'égarer ainsi dans la cavlié de la ri.rnîe's°T plèvre; mais il ne paraît pas qu'un semblable corps iapcnnt"' étranger soit très à craindre , surtout si l'inflammation qu'il ne peut guère manquer de produire est combailue à propos. On a trouvé des balles logées étroitement dans une cavité proportionnée à leur vokmie , et formée par. l'adhérence mutuelle des deux feuilleis de la plèvre.

Corpsetrang. III. Lcs projectilcs de guerre atteignant la poi-

engagés dari.s . . .

la superficie Innc SOUS uue direction oblique , peuvent rampër

dupoamoD. j ^ i n > • ,

clans ce même sens dans 1 épaisseur des parois de la cavité , ou à la superficie du poumon. Ils peuvent briser une côte qui s'est trouvée sur leur trajet, et pousser les éclats de l'os plus.ou moins avant dans les^ parties molles qu'ils ont parcoin-ues. Enfin la balle elle même , une pièce des vêiemens du blessé, p.euvent être restés dans l'épaisseur des parties. Traitement. IL Serait prùdëut -, il peut être même indispensable de visiter' dans toute son étendue une sê'rttblable blessure : du moins les faits de ce genre qui ont" été publiés , démontrent-ils que, faute de ce soin, très-facile dans le premier moment, il est surveau-dans la siiite des aecidens graves qui n'ont cessé que par l'exiTaclion de tous les corps étrangers. Si la recherche dé ces derniers avait été négligée, etsi> lon-gT.teinps api'ès la blessure , les aecidens inflammatoires subsistaient encore , ou se renouvelaient par. intervalles , on pourrait être 'assuré qu'ils dépendent de la présence de quelque covps étranger, qu'il faut se hâter d'extraire. De simples dilatations

DES CORPS ÉTRANGERS. gS

de l'an des orifices de lu blessure peqvenl suffire dnns Chip. n.

quelques cas; mais il en est aussi où l'incision de

tout le trajet est indispensable ; l'expérience a bien J"^^jf^-fj^"^

démontré que tel est le seul parli convenable dans

les cas où le corps étranger ne peut être touché avec

les doijjls , par l'un ni par l'autre orifice de la plaie,

et que les sétons, qu'on a employés quelquefois dans

ces circonstances , dans l'espoir d'entraîner les corps

étrangers vers l'un des orifices , ne sont propres

qu'à renouveler l'inflammation , sans aucun résultat

utile. .

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