T\ dans le poa
stance du poumon et y rester engagées. De sem- ^oa, ^ , blables corps étrangers ne sauraient être extraits par les procédés de l'art, attendu que la structure de l'organe ne peut permettre aucune recherche.
§. XIII. Des corps étrangers solides, introduits dans V abdomen et le bassin.
Les balles rampent souvent dans l'épaisseur des parois du ventre, et parcourent même quelquefois un trajet très-considérable autour de celle cavité, sans pénétrer dans son intérieur : ce cas ne présente rien de particulier par rapport à l'abdomen , et rentre dans celui des corps étrangers solides,* engagés dans les parties molles de toute autre région du corps.
Les corps étrangers pénétrant dans la capacité ab- Situation de«
dit , corps étiang.
ouimaie et y demeurant engages , peuvent se trouver dans trois conditions difTéreutes : ils peuvent
96 SËCTlON V.
CHi.r. II. s'arrêter dans la cavité d'un organe creux ; l'esloêtrîngerT^*^^^ ' ïulesims : ils peuvent pénétrer dans un introd. dans vïscère volumineujc et sans cavité propre; le foie
l'abdomen et , . . 1 1 ' y
le bassin. Ja rate , le rein : ils peuvent s'égarer dans la cavité L'extraction péritonéale. Dans tous les cas , il n'est pas loisible
ne peut pas ' ' r
être enirepri- au praticien de travailler à leur extraction : on ne peut jamais avoir la certitude de leur situation positive; au moment où la blessure vient d'être faite , les viscères sont, libres , et toute recherche favoriserait des épauchemens en provoquant des déplacemens dangereux entre les organes intéresses- les perquisitions ne seraient propres qu'à irriter des parties qui ne sont que trop portées à l'inflammation. Lorsque la blessure et l'introduction du corps étranger dont elle a fourni l'occasion sont déjà anciennes, on ignore quels changemens les adhérencespéritonéales ontiniroduits dans les rapports des viscères; etquand bien même la plaie, transformée en sinus fisiuleux, subsisterait encore , ignorant absolument l'état des choses , on s'exposerait, par des recherches sans guide et sans plan , à faire des lésions plus dangereuses que le séjour du corps étranger lui-même.
Corpsétrang. I. Exceplé l'iulroduction d'un corps étranger
logés dans . • .,.
les viscères daus la vcssic , accideut dout nous avons dcja parie creux. ailleurs , l'événement le plus heureux , lorsqu'une balle, par exemple, a pénétré dans l'abdomen, c'est qu'elle étoit déposée dans la cavité de l'estomac ou dans celle des intestins. La voie par laquelle le corps étranger s'est introduit dans ces viscères , est à craindre sans doule , par les épanchenieus dont elle
DES CORPS éTRA^îGERS. 97
peul fournir la madère ; cepcntlant, comme nous Cbap. 11. l'avons exposé à l'occasion des solutions de conli- , Des corps
' étrangers.
nuilé , elle peut être bientôt disposée de telle sorte, hurod. dans
. . . l'abdomen et
que les matières liquides ne puissent parvenir jus- le bassin. qu'au péritoine. Dès-lors le corps étranger introduit devient* la seule circonstance particulière ; et ce dernier se trouvant dans une cavité dont les parois contractiles ne cesseront de le déplacer et de le chasser vers une issue extérieure, il ne peut manquer d'être expulsé.
II. Il n'en est pas ainsi lorsque c'est dans le foie , Corpsétrang.
i 1 . j 1 • , 1 11 " ' ' ' perdus dans
dans la raie , dans le rein , quuue balle a pénètre des viscère»
,11 I / . , sans cavité.
et qu elle se trouve logée : ces viscères sont susceptibles de fournir en peu de temps des exsudations abondantes, et de former des épanclienieus dangereux ou mortels; leur surface et la couche périlonéale dont elle est recouverte, peut n'avoir contracté encore qu'une adhérence très-légère avec les parlies environnantes. Ce dernier phénomène peut être lout-à-fait nul ; s'il a lieu , il peut n'avoir pas assujetti dans des rapporis'avantageux , pourt'évacuation des humidités , la blessure du viscère et celle des parois de la cavité. Dans le cas même des dispositions les plus favorables à cet égard , l'extractioil du corps étranger est impossible, et son séjour ne peut manquer d'entretenir une suppuration abondante et ruineuse. C'est inutilement, par exemple, qu'une balle n'aura pénétré dans la rate ou dans le rein que par le point de la surface de ces organes que le péritoine ne recouvre pas ; le corps étranger séjourne,
gS s E C T I O N V.
Chap. II. et la consompllon est presque inévilalile. On peut Des corps hleu lultcr pi US OU moins heureusement contre l in-
etiangei-s.
introd.dans flamnialioii qui s'annonce ; on peut même , après
¥ abdomen et .
le bassin. ]es prouiicrs momcns, cliercher à ramener le corps étranger vers le point de son introduction , en telïant le malade couché sur la blessure ; mais là se bornent tous les soins qui dépendent du praticien , et il est facile de sentir leur impuissance.
Corps étranîT. III.»Les secours de l'art sont é"alement inutilcs
iutroJ dans ,
la cavilé du par rapport au séjour du corps étranger, dans les cas
péritoine. , . . ,
ou ce dernier s est arrête dans la cavité du péritoine; mais son séjour peut avoir alors des conséquences beaucoup moins graves : le seul danger qui l'accompagne est celui de l'inflammation du péritoine ; et quoiqu'il soit grand , il n'a rien de comparable à ceux d'un épauchement et des autres suites redoutables cjue nous venons d'indiquer. L'inflammation ne peut d'ailleurs être provoquée d'abord, que dans une étendue égale à la surface du corps étranger; et si les premiers symptômes sont surveillés et combattus avec soin , on peut réussir à l'éteindre , ou du moins empêcher qu'elle ne se propage. Cependant les parties que le corps étranger touche et enflamme immédiatement , se confondent entre elles , et peuvent ainsi le renfermer dans une cavité particulière , d'où il ne pourra plus à l'avenir donner lieu aux mêmes accidens. Ainsi , des balles qui avaient été introduites plusieurs années auparavant et qui ne causaient plus aucune incommodité , ont été trouvées dans une sorte de kyste formé par l'ad-
îiereuce de deux surfaces parallèles du péritoine. Chap. ir.
Quant aux corps étrangers introduits dans le ^tyf„''^p,!l.'"P* bassin , leur sort est le même que dans le dernier J'\"'"'^-
' ' l abdomen et
i cas que nous venons d'exposer, si c'est daiis la ca- le bassin. 1 vile du péritoine qu'ils ont été inlfoduits. Ils seront p^dus^'dam ( expulsés à la faveur d'un abcès qui se manifestera ; à l'anus , à l'aine ou dans la région iliaque, s'ils ont I pénétré dans le tissu cellulaire du bassin : mais dans I tous les cas leur extraction immédiate est impossible.
*§. XIV. Des corps étrangers solides, introduits dans la colonne vertébrale.
Des balles, des tronçons de lame d'épée, de sabre, Différences, ou de couteau , peuvent s'engager • dans le corps > des vertèbres , dans Je canal vertébral à travers leur lame postérieure, ou dans les apophyses trans verses. Ces corps étrangers peuvent avoir traversé le ventre avant d'atteindre les vertèbres , ou bien n'avoir intéressé que les parties molles qui les recouvrent postérieurement. Dans ce dernier cas, ils sont à portée , ils peuvent être reconnus ou même extraits ; dans celui oii la capacité abdominale a d'abord été traversée , le corps étranger est très-profondément situé , et ne peut être atteint par aucun moyen. Dans le cas où le corps étranger a pénétré dans le canal vertébral , il a produit ordinairement ^ des lésions assez grave? de la moelle épinière, pour procurer la paralysie des parties situées au-dessous de la blessure , et une mort plus ou moins prochaine,
ICO SECTION V.
c«AP, II. Il n'est qu'une seule circonstance clans laquelle Des corps on pulssc extraire un corps éiranijer fixé dans le
etr.Tiif;ers. ^
intrpd. dans corps clcs vcrlèbres. C'est celle où l'instrument vul-
/n colonne r i r •
weriébrate. uémut a procp(lé obliquement par la région postéindicatioQ». rieure du tronc, €)i) a vu une portion de lame de couteau enj^agée de la sorte , séjourner long-temps sans un grand inconvéniènt , et soustraite, enfin après la dilatation .du trajet fistuleux qu'elle avait entretenu depuis son introduction. On pourrait tenir la même conduite dans le cas où le corps étranger serait fixé dans ou entre les apophyses iransverses des vertèbres. On sent bien qu'il n'y a aucune entreprise à faire lorsqu'il se trouve engagé dans le canal vertébral.
(J. XV. Des corps étrangers solides, introduits dans les parties molles des membres.
Corps étiang. Lcs corps étrangers introduits dans l'épaisseur
iiitidd. dans i i ' • i <
1 epaisseurde Clc la pcau , et surtout daus Jes régions du corps ou elle jouit de la plus grande sensibilité , doivent être extraits le plus promptement possible. On a vu fréquemment de petits éclats de bois , des portions d'os , des écailles d'huîtres , des arêtes de poisson , des épines, etc. , introduits obliquement ou perpendiculairement dans la peau de la plante du pied ou de la paume de la main , causer - rapidement les accidens nerveux les plus graves, ou une inflammation des plus intenses. Quoiqu'il ne soit pas prouvé que le tétanos puisse dépendre exclusivement des circonstances d'une blessure; quoiqu'il ne faille pas
la peau.
DES CCTRPS ÉTRANGERS. lex
■■onfondre avec les effets propres de ces dernières c^^p. u. les eansrènes que l'on voit survenir rapidement à Des corps
~ O ' ■ étrangers.
la suite de quelques accidens de peu d'iuiporlauce , intr. dam les
^ * , . \ • I parties molles
il n'en est pas moins vrai que l'on a tout à craindre des membres. de l'introduction et du séjour des corps étrangers solides dans des parties douées d'une aussi grande sensibilité , et des efforts de la nature pour opérer leur expulsion. •
Il est des occasions dans lesquelles le corps étraft- Traitement ger étant très-solide et de nature à ne pouvoir être rompu , on peut se contenter de l'extraire en le saisissant par la partie qui fait une saillie extérieure. 11 est important alors de combattre de suite la disposition inflammatoire des organes qu'il a intéressés : d'un côté, des parties très-irritables ont été soumises à l'action d'un agent extérieur très-propre à exciter rinflanjmation ; de l'autre , le corps étranger, en se retirant , laisse une cavité dans laquelle se logent toutaussiiôt le sang et les autres humeurs que les parties intéressées peuvent fournir, et ces petits épanchemens sont capables , à la faveur de la sensibilité naturelle et de la prédisposition des organes, d'entretenir les accidens que le corps étranger luimême allait déterminer. Le repos le plus absolu , des applications émollientes et surtout sédatives, employées avec la plus grande assiduité, peuv^t prévenir le développement de l'inflammation , et déterminer la résolution des épanchemens.
Si le cofps étranger a pénétré à une grande profondeur , s'il peut être rompu daus les elTorls de sou
Chap. II. exiraclion , et s'il ne se montre à l'extérieur qu'au-
Des corps . i"i r* . i a
étraugeis.. " '3^1 pour le reconnaître , on ne peut
pnreif"moiZ (^'spcnscr d'agrandir l'ouverture par laquelle il des membres, g pe'ue'iré. Il est prudent alors de découvrir par une incision, la tolalitédu trajet qu'il a formé , afin d'être sûr que son extraction sera complète, et qu'il ne se formera pas d'épanchement dans la suite. Cette conduite est surtout indispensable dans les cas où le corps étranger a pénétré obliquement dans la peau de la face palmaire des doigts , et particulièrement quand il s'est glissé sous un ongle. Dans cette dernière circonstance, l'extrême densité des parties entre lesquelles il s'est logé , les expose à une distension des plus douloureuses; le ccu'ps étranger est embrassé et retenu avec force; et cette disposition qui ne peut qu'augmenter par l'engorgement, accroît les dangers de la rupture à laquelle il peut être exposé par sa propre consistance. Le parti le plus convenable est alors de gratter l'ongle et de l'user insensiblement sur le corps étranger, de manière à découvrir tout le trajet parcouru- par ce dernier : par ce procédé, on est certain de faire sans violence une extraction complète , et de prévenir une inflammation des plus graves.
Un corps étranger aigu, introduit dans l'épaisseur de la p^au ou au-delà de cet organe , de manière à disparaître complètement à l'extérieur , a toujours fait une ouverture assez étroite pour n'être plus reconnue au bout de peu de temps. Alor* toute recherche serait inutile , surtout si le corps étranger
DES CORPS ÉTRANGERS. Io5
est fort petit. L'inflammation est inévilable : un ab- Chap.ii. ces indiquera bientôt le siège du corps introduit , .^Jj^^^'^J^^^* et l'on aura pour lors un guide assuré , dans le centre intr. danshs
I o ' parties molles
du foyer inflammatoire. Si l'accident intéresse des des membres.
parties très-irritables et dans lesquelles les efï'ets de
l'inflammation soient a craindre , il faut surveiller
attentivement les premlersprogrès de celte aflection,
et saisir ce premier indice certain du siège du corps
étranger, pour pénétrer jusqu'à lui par une incision,
et l'extraire de bonne heure. On a réussi dans ces Procédé ingé-
nieux.
mêmes cas , en divisant la peau par une incision , et en portant un caustique dans le fond de celte dernière : en mortifiant ainsi les parties douloureuses au milieu desquelles devait être le corps étranger, on a eniramé celui-ci"avec l'escare. Ce procédé a les avanêages de pouvoir être employé avant le développement de l'inflammation , de dispenser d'un /' abcès que le corps étranger ne manquerait pas de produire , et d'épargner des recherches infructueuses et pénibles.
Xes projectiles de guerre, et particulièrement les Corpsêrranf.
' ^ y * ^ engages dans
balles peuvent pénétrer plus ou moins profondé- le tissu ceiia-
.... ; laire ou les
ment dans le tissu cellulaire , dans l'épaisseur des muscle*, muscles et dans l'intervalle de ces organes. Il est toujours probable que ces corps étrangers sont restés dans la blessure , quand cette dernière n'a qu'un orifice; cependant, on a souvent observé que les tissus de fil , de colon, de soie, et particulièrement les tricots de cette dernière substance, ont assez d'élasticité pour se laisser entraîner sans rupture
ÏOt SECTION V.
CHxr. II. Jaus la plaie formée par l'aclign d'une balle ; en éti?ngei's°'^' ^O''^^ que celle dernière , se trouvant dans une es- ^pZdi"Zucs s-'^c par des vcienjeus de celle nature,
dts membres, pouvait ôtrc retirée foriuilejucnl en dépouillant le blessé. Des naouvemens. peuvent aussi avoir chassé . la balle au-dehors, lorsqu'elle n'a pas pénétré à une grande profondeur. D'un autre côlé , la résistance élastique que les muscles ou les tendons peuvent opposerau mouvement d'une balle, çfcange quelquefois la direction de cette dernière; en sorte que son trajet peut n'êire pas direct , qu'une sonde peut ne suivre que difficilement les lortuosités qu'il présente , et que l'existence du corps étranger peut être difficile à constater.
.Effets. Ces difficultés conceinautde diagnostic seraient fâcheuses , si le séjour des balles. avait loqjours de grands jucouvéniens ; mais l'expérience prouve que lorsque ces corps étrangers sont seuls , lorsqu'ils n'intér.es.sciit que les muscles ou le tissu cellulaire , leurs conséquences ne sont pas très -graves : ils bornent alors leurs effets à enirelenir ja plaie et relarder sa cicatrisation ; ou bien ils donnent lieu à un abcès à l'ouverture duquel le corps étranger se présente et peut être extrait facilement ; ou bien même il ne s'oppose point à la cicatrisation de la blessure, et va se montrer sous la peau à une distance plus ou moins grande du point de son inlroducliou. Plaies entre- Cc u'est qu'aulant qu'cllc ne s'écarte point du
tenues et reu- , i ii t r r i
duesCstuicu- lieu par lequel elle a pénètre , qu une balle peut i>r' scQcr. s'opposer à la cicairisaiion de la plaic; et l'eulretcnir
DES COUPS ÉTRANGERS. Io5
par l'éconlement et rinierposilîon d'uue quaniilé , Chap.ii. variaLle de pus. Ordinairement alors , c'est un os , .^^^^l^^"'^' une aponévrose , un muscle épais , dans le voisi- ^p^Vnol/cs naye desquels elle est placée , qui l'ont assujettie des membres. de la sorte et qui l'ont empêchée d'obéir àsonpropre poids, ou aux impulsions qu'elle peut recevoir fréquèmment des monvemens du membre, des chauijemens de rapports des muscles , etc. Dans cet état des choses , le membre s'est dégorgé, l'état inûamniatoire s'est dissipé , les tords de la j)laie se sont affaissés , les dimensions de cette dernière se sont réduites; elle ne présente plus qu'un hiatus une petite ouverture dont le contour est légèrement violacé et bordé de bourgeons charnus molJfisses , et qui fournit une petite quantité de pus.*Il est rare qu'en comprimant le membre on exprime delà matière purulente. Ces phénomènes ne permettent pas de douter que la blessure renferma^ un corps étranger , et l'on peut être assuré qu'il n'est pas à une grande distance. Le temps qui s'est écoulé depuis l'accident , a permis aux parties de s'habituer au séjour du corps introduit; les efforts que la nature a faits pour opérer la guérison, ont produit le rapprochement mutuel de la circonférence du trajet; parcouru parla balle ; l'hiflammation chronique que cette dernière entrelient autour d'elle, a donné de la consistance aux parois dg cette espèce de canal; il peut même avoir éprouvé des chaugeiuens considérables dans sa forme et dans sa direction ; ses tortuosités peuYcm avoir disparu , ou cire devenues
Cnip. IL
beaucoup moindres ; cet effort de condensation , de
Des corps • , , ,
étran}î<Ts. raccoiircisscnient , qu éprouvent conslanmient les
Intr. dans les ' « 1 • • i- ■ ,
parties 'molles orgaucs souuiis a la SU ppuraHoo , peut 3 VOIP diminué des,ue,nbres. profondeur du trajet de la balle , en sorte qu'elle peut s'êire rapprochée de l'orifice de la plaie. Ces circonstances peuvent faire que telle balle , qui n'a pu être reconnue dans le premier moment , soit facile à découvrir lorsqu'elle a rendu la plaie fistuleuse ; elle se trouve même alors placée au milieu de parties dbut la densité est fort augmentée , ce qui les rend bien plus capables de supporter les ma- Extraciion nœuvres que l'extraction peut nécessiter. La balle
consécutive. ' '
étant reconnue au moyen de la sonde, une incision médiocre permet le plus souvent de la toucher à nu avec les doigts, et de l'extraire, avec un instrument convenable. ^
ALcès éloi- cil II . '1' ^ ' '
gnés.produit» balle a traverse plusieurs cloisons aponevro-
etran^ers"'^^' tiqucsavaiït de s'arrêler dans l'épaisseur dil membre, comme il arrive à la cuisse, et si, en pareil cas, le trajet qu'elle a parcouru n'a pas été convenablement dilaté dans Id premier moment par des incisions méthodiques , le pus retenu par cette Espèce de barrière ajoute à l'irritation que cause le corps étranger, et détermine la formnllon d'un abcès. Il en sera de même si la balle , au terme de sa course , est tombée sur des organes très-irrilables ; si elle a entraîné avec elle d'autres corps Orangers , dont la forme irrégulière ou les propriétés chimiques soient capables d'irriter les parties plus que ne peut f;iiro la balle elle-même. Ainsidesixèces^l'une caisse de ïam-
l)our , des fragniens d'une clef, d'une montre, des CHAr.ii.
pièces de monnaie , des lambeaux de vciemeus ont
été souvent introduits par une halle , et ont presque imr.dans jes
' parties molles
constamment donne lieu à des abcès. Le lieu où ces des membres. derniers se manifestent est presque toujours celui di^la surface extérieure du corps le plus voisin du foyer de l'inflammation ; à moins que celte dernière ne se soit développée sous une aponévrose dense qui ne permette à la collection purulente de se montrer par une tuméfaction distincte , que loin de l'endroit oii elle a commencé de se former, A cela près de cette seule exception , qui n'est même pas une difïiculté pour vm praticien habile , à l'ouverture de l'abcès on trouve la balle libre , isolée et facile à saisir et à extraire.
Toutes les parties divisées parla balle doivent s'en- Déplacement
. . des Lalles
flammer et suppurer ; mais son poids et plusieurs sans inflam autres circonstances peuvent la pousser bientôt dans le tissu cellulaire environnant , lequel en sera divisé lentement, ou seulement distendu. Il est probable que l'engorgement qui s'empare de toute la* cavité intérieure, peut mettre en contact les parties écartées momentanément par le trajet secondaire qufe la balle vient de se frayer; que l'inflammation est beaucoup moindre dans les parties qui viennent de subir cette légère altération, que dans celles qui ont été divisées dans l'eflbrt qui a produit la blessure ; qu'elles peuvent se réunir immédiatement après la déviation de la balle, et que celle-ci renfermée de la sorte dans une cavité particulière et disiiucle de la
mation.
lOu SECTION V.
Cha.p. IL blessure , reste sans influence sur celle dernière; Des corps cîe là, la cicatrisalion rapide de la plaie, tandis que
étrangers. i l ' J
intr. dam les \q corps étranger s'éeare de plus en plus , chemine
parties molles . . ' *-
des membres, paisiblement et sans caueer d'inflamnialion , suit dans ses déplacemens successifs les grandes masses de tissu cellulaire et la déclivité des parties , et filit par être amené sous la peau , d'où il est facile à extraire par une légère incision.
PrincipesfoiT On voit, par cet exposé, que l'on ne doit chercher
chant ] ex- ^ i ' i
traction im- à cxtrairc immédiatement les balles, à la suite des
médiate des
■ Laiies. coups de feu qui n'intéressent que les parties molles des membres , qu'autant qu'il est probable qu'elles ont entraîné avec elles d'autres corps étrangers dont le séjour est plus dangereux; que les uns et les autres ne soni pas situés à une grande profondeur; qu'on ■ n'a point de peine à les reconnaître , et qu'on n'a pas de grands délabremens à faire pour les atteindre et les saisir. Dans tout autre cas , il est bien plus avantageux de se borner à coniballre l'inflammation, et d'attendre que la nature ait disposé les choses de manière à rendre les recherches inutiles et l'exiractlon aisée.
XVI. Des corps étrangers solides , introduits dans les articulations.
Kftctsetdif- Les corps éiraugers introduits dans les articulations constituent un des plus graves parnu les accidens qui peuvent intéresser celle espèce d'orgaues : on connaît la susceptibilité inflammatoire des membranes synoviales; les corps étrangers ne peuvent
DES CORPS ÉTRANGERS. lOg
pénétrer dans ces cavités sans une solution de con- Chap. ir. tinullé, qui par elle-même serait une cause suffisanté d'inflammation ; la division ne peut qu'être '^^Ir/j;;'^^]] fort étendue si le corps étranger est volumineux , et son introduction peut nécessiter, tout à la fuis, une plaie considérable des ligamens et un écrasement des surfaces articulaires. Il arrive donc le plus '• souvent que, lorsqu'un corps étranger d'un certain volume a pénétré dans une articulation , les daiîgers qui peuvent accompagner son séjour se composent •de l'irritation qu'il occasionera et des conséquences ordinaires d'une plaie pénétrante , plus moins étendue, dans laquelle l'air peut être introduit. On sent combien, dans la combinaison de circonstances pareilles , les effets des unes peuvent être secondés par les autres , et vice versa.
L'introduction d'une substance solide dans une Danger des
. . ■■ . . 111 11- corps étrane.
articulation est toujours redoutable , quand bien intiod. d:ins
Al- 1 11 11 ' ' les craudes
même la voie par laquelle elle a pénètre serait articulatious. de nature à s'oblitérer promplement , et ne permettrait pas la libre introduction de l'air : l'irritation sera considérable , surtout» si la foi'me du corps étranger est irrégulière, et s'il s'agit d'une grande articulation , oii les surfaces synoviales sont fort étendues; l'inflammation pourra être grave, même Dausiesartf-
II • 1 • 1 • 1 • ciilaiions eiu-
orsque le corps introduit dans une articulation giymoidaie».
ginglymoïdale aura pu se loger dans un des espaces libres qu'elles présentent; elle sera bien plus terrible encore, si le corps étranger se trouve situé fuire les surfaces articulaires , ou de telle autre ma-
ilO SECTION V.
Chap. II. nière qu'il doive eu résulter des compresslont ou ét^nger°'^^ froitemcus douloureux ; les abcès que le corps urtieuiTcLl" étranger alira provoqués ne serviront pas i l'expulser, parce qu'ils sont le résultat d'nn épanchement purulent dans la cavité articulaire ; de l'ulcération des points extensibles de la capsule , et non pas seule- * ment de celui de celte enceinte auquel correspond la situation du corps étranger ; enfin la position de celui-ci ne peut que rarement être connue d'une manière exacte , par conséquent son extraction ne pêut cire que difficile et pleine de dangers. • Corps aigns Connaître avec plus de certitude la sit.ua-
Ifsles enga- • i
ges dans une lion d'uu oorps étranger pénétrant iusqu'à la ca-
capsule aiti- ^ . . .
cuiaire. yité d'uu'c grande articulation , mais encore engagé , dans les parties molles. Ce sont ordinairement des , corps aigus , dont une partie peut se montrer à l'extérieur. On ne doit point balancer à les extraire , soit en agrandissant l'ouverture par laquelle il a pénétré , s'il est fragile, et si l'on a lieu de craindre que l'extraction pût être inconiplèle sans cela; soit, sans celte précaution , dans les cas où la solidité ducoi ps étranger peut la rendre inutile : mais dans l'une et dans l'autre circonstances, il ne faut pas oublier que les simples solutions de continuité, des membranes synoviales peuvent causer des inflammations dangereuses ; que les piqûres elles-mêmes et la pénétration de l'air ont cette même propriété ; par conséquent , si des incisions paraissent nécessaires , il faut les faire avec la plus grande circonspection et les réunir avec soin. 11 faut aussi être al-
teniif au premierdéveloppeiuent de l'inflammalion, Cha.p. il et la combatu e pronipleuieutet par tous les moyens ^j^^^g^j""'^^* possibles.
A articulations.
Des corps e'irangers peu volunaineux , n'ayant intéressé que la capsule lors de leur introduction, «eiégués dans
Il 'un gi'and re-
et restés libres dans une cavité articulaire, peuvent p'' de mem-
* brane syno-
étre relégués, à la faveur des mouveniens, dans ^iaie. quelque repli de la membrane synoviale , assez près de la surface extérieure. Des grains de gros plomb de cbasse peuvent, par exemple , être poussés dans la cavité du genou , et se loger sur les côtés du ligament de la rotule , ou sur ceux du tendon des muscles extenseurs de la jambe. S'ils ne causaient point d'accldens dans cette situation , ils pourraient y être laissés, en considération des dangers altacbés à l'ouverture de l'articulation. Mais si la situation d'un corps étranger de cette sorte était aussi bien connne, et s'il survenait des accidens qu'on pût lui imputer , il ne faudrait pas balancer à l'extraire.
Les balles et les autres projectiles de guerre sont Corps étranjî,