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« çais, les encouragements que ye-r •c coiveut, au dehors, leur industrie «é et leurs talents , le désir même de « les y perfeciionuer, les y conduire sent souvent. Devez-vous les arra- •t cher, sans scrupule, à leurs entre- « prises commencées? Peuvent -ils « entendre votre avertissement dans •* les régions diverses où le sort les a ft jetés? Que d'iajustice, que d'op- « pression, vous allez renfermer dans « une seule loi ! Vous essayerez de la #t modifier? Atroce dans son but, elle «c le sera toujours dans ses moyens.»
Ces considérations ébranlèrent peu rassemblée. Les tableaux alarmants qui lui étaient ofierts , par différents orateurs, e'taient, chaque jour, confirmés par les nouvelles que l'on apprenait. L'indignation dicta deux décrets, prélude nécessaire des lois
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plus rigoureuses. Par ]e premier , on prescrivait à Stanisla»-Xavicr , prince français^ de rentrer en France^ dans le délai de deui: mois ; faute de quoi il serait censé avoir abdiqué sou droit éventuel ^ la régence'; par le second , rassemblée législative déclarait, dès ce moment , suspects de conjuration contre la patrie, les français rassemblés au-delà du royaume, décla« rait coupables ceux qui seraient encore en état de rassemblement le premier janvier prochain , et ordoh* nait qu'ils fussent punis de mort.
Les républicains avaient porté les alarmes de rassemblée sur une autre espèce d'ennemis, qu'ils peignaient comme plus dangereux encore que les émigrés; les prêtres qui avaient refusé le serment. Une foule de pétition»^ plusieurs rapports des autorités
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admînistratiyes , représentaieut les campagnes livrées à leur influence.
Dcjaccux des prétreî»quis*e'taient soumis aux lois de Fétat , avaient à redouter lesfureurs vindicatives dcceux qu'on nommait réfractaire». On rap^portait que dans drScrentes communes , ils avaient été poursuivis , assassinés. Les prêtres perturbateurs mettaient d ailleurs dans leurs manœuvres', une adresse si ténébreuse, que les tribunaux n'avaient ni les moyens de les convaincre, ni la volonté de les poursuivre. Voilà ce que disaient les pétitions et les rapports, dont on entretenait l'assemblée. Les orateurs du parti républicain se déclarèrent contre ces prêtres. Condorcet, qui s'était annoncé comme le zélateur de la liberté des cultes , crut devoir sacrifier les tnàxiuies de la philosophie ^ soit aux
dangçers de Tétat, soit aux intérêts de son parti. La discussion devint bientôt pins orageuse que celle même qui avait concerné les émigrés. Celte question politique produisit Teffet d'une qner'elle religieuse. Ceux qui osèrent rappeler les principes de la philosophie , étaient traités de fanatiques.
Ceux qui parlaient de persécutions, s'appelaient philosophes. On demandait qu'on retranchât aux préti^s qui s'obstineraient à refuser encore le serment, la pension que rassemblée constituante leur avait accordée à titre d'anciens titulaires, qu'ils fussent^placés sous la surveillance des départements, et déportés, lorsqu'ils auraient excité quelque part des troubles relLgicux. * Qu'allez- vous faire? disaient « les opposants, quoi ! vous consacrejz « la liberté des cultes. Plus saintp
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« encore que Ja coDstitntion ; la de* .« claration des droits de l'bouime l'a « solennellement promulguée, et vous « fomentez uu schisme imprudem- •e ment créé par l'assemblée consti* •c tuante! Vous y faites intervenir «c Taulorité , afin qu'elle persécute, •t Cette première assemblée vous a «t laissé de grands exemples à suivre , « des lois et des maximes à respecter, « et quelques erreurs à réparer. Cor- «c rigez celle-ci , c'est la plus funeste «c de toutes. Au lieu de suivre dans «c toutes ses conséquences , la nial- « heureuse invention d'un serment •t ecclésiastique , dégagez ce serment « de tout ce qui ra|,^*clle des formu- « les religieuses qui sont hors de votre «» empire, qui doivent se renfermer « dans celui de la conscience. Le « refus d'un serment ne fut jamais
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« coupable , sa violation seule est crî- « mînelle ; et comment' vous propose- « t-on d'exercer votre vengeance?
m Quoi! supprimer une faible pensioa m accordée , non à titre de magnifi- « cence , mais à titre d*bumanitëy « ravir des aliments, rompre un en- « gageaient contracté , réduire à la « plus extrême misère, ceux à qui « on a enlevé leurs ricbesses ou leuf «c aisance! Non, ce n'est point ainsi «c que doit se venger la nation fran- « çaise. On va encore plus loin en •c rigueur ; on veut qu'il y ait entre «( les citoyens français une classe de •c proscrits. Destructeurs de Finéga- « lité politique y nous convient- il « d*établir cette cruelle inégalrté qui « fait tomber l'oppression sur uno « classe entière d'bommes ? Vous , r ou vos successeurs, vous imlterea