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Il y a production d'une entrave

1° Lorsque le yod se combine avec c pour lui donner un son sifflant (*glacïa, glace) ;

2° Lorsqu'il se combine pour les mouiller avec / ou n (paléa, paille ; niac(ù)la, inaille; montanéa, montagne) ;

2° Lorsqu'il se consonnifie en 1 ou ^ (écrits ch, g) derrière les consonnes labiales p, b, v, /;/ (sapia(m), sache ; rabïa, rage ; cavéa, cage ; vindemia, vendange).

Remarque. — L'entrave résultant de la présence du vod

n'a pas eu d'influence sur le tmitememt de ç et o accentués (cf.

31. L'action du yod se maniftste en général sur les voyelles de la syllabe initiale de la même façon que sur les voyelles accentuées. Ex. Ratïône, raison; messïône, moisson ; tractâre, traiter.

d) Action des consonnes nasales (M, N).

32. Certaines voyelles accentuées, lorsqu'elles étaient en latin suivies d'une nasale simple, ont subi de bonne heure une évolution particulière : ce sont a, Ç, g, p(cf. §§ 43, 6o, 71, 77)- Les nasales n'ont pas eu à l'origine d'influence spéciale sur e, i, u (cf.§§ 51, 65,82).

Remarque I. — Les nasales doubles n'ont point sur les voyelles accentuées l'influence des nasales simples. Comparez le mot flainma, qui devient en français 7?(/»/'«(', avec ama qui aboutit à aime.

Remarque II. — Les nasales n'ont eu d'influence sur a et e que lorsqu'ils étaient accentués : làna aboutit en français à laine, tandis que maiiéie devient manoir. Suivis d'une nasale, 0 et ç se sont comportés dans la syllabe initiale comme 'sous l'accent (d.'i, loi).

33. Plus tard, lorsqu'une consonne nasale s'est trouvée à la finale du mot, ou placée intérieurement à devant une autre consonne, cette nasale a perdu en

— ^3 — français son articulation propre et a nasalisé la voyelle précédente (ce qui signifie qu'elle lui a communiqué un son particulier en se fondant avec elle). Sur cette action d'un effet très général, voir Vlntroduclion, II, 14 : comparez aussi, pour l'époque moderne, les mots français âne, âme (prononcés an, âni), où la nasale suivie d'un e conserve son articulation, et les mots an, jambe (prononcés à, {àb).

Remarque I. — Cette nasalisation, qui a eu lieu à des époques différentes pour les diverses voyelles, s'applique aux atones aussi bien qu'aux voyelles accentuées : voyez les mots planter, fontaine (prononcés pl-ltç, fôten), dont les premières syllabes ne se trouvent pas sous l'accent. Elle atteint les mots d'emprunt comme les autres.

Remarque II. — il y a en français moderne quatre voyelles nasales <7, è, ô, œ (correspondant respectivement aux quatre voyelles ouvertes à, f, 0, œ). Ce sont celles qu'on entend dans les mots : sang [sa], vin [vè], son [sa], brun [brœ].

e) Influences diverses.

34. En dehors de ces influences qui ont eu sur le traitement des voyelles latines une action souvent décisive, on en constate encore d'autres, mais d'une portée moindre, ou qui ne se sont fait sentir que dans des cas isolés. Ces influences secondaires seront notées à leur place dans les chapitres suivants, et on peut se contenter de signaler ici :

1° L'action régressive qu'exerce à distance 1'/ final sur un e accentué dans certains mots (cf. § 5 5>

2° L'action qu'a le v de la finale -avu sm\a avec lequel il se combine (cf. § 3 5. ^I)'

3° L'action régressive qu'exerce parfois la vibrante y sur un e qui devient a (cf. §§ 47> II ' 94, hist.) ;

4° L'action de s, devant lequel a prend un son vélaire, et o un son fermé (cf. §§ 36, U 67, I;

50 L'action des consonnes labiales sur certames

voyelles placées devant elles (cf. §§ 57, " ; 72, 1), ou quilessuivem(ct. §§38, lV;6o, I;92, II).

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