JUSTIFICATIVES. V
la garde nationale. On a bonne volonté, mais les moyens maiH quent. Plusieurs compagnies sont organisées, mais oe soot des hommes sans armes, sans équipement, ne pouvant en oet état rendre aucun service. •
Le comte de Chanteloup au ministre .
f Lyoo, le 12 janfier.
« Mon appel aux militaires en retraite ou en congé produit peu. Je viens de prendre une mesure plus active. • 4 .
c Les caisses sont dégarnies; les magasins d'habillement et d'armement sont vides ; les conscrits partiront avec le sohakos seulement, sous le commandement du général Musnior.
« L'ennemi a annoncé qu'il ne ferait pas de quartier aux gardes nationales, surtout à celles qui n'étaient pas hablHées de l'uniforme militaire
Extrait d'une lettre du ducde Castiglione au comte Bertrand, grand maréchal du palais.
I Lyon, le 11 juifier 1814.
« Quant aux piques que V. E. m'engage à suppléer à rin-> suffîsance des armes à feu» il n'y en a pas, et, y en eût-il, les habitants des campagnes ont de la répugnance à s'en servir. Ils sont frappés de stupeur et par le défaut d*aimes, et par Uê wmaceê que contiennent les proclamations de 1 ennemi qui
ne ¥eot reconnaître pour soldats que des hommes ré^iièrtment armés et en nnirorroe. »
Le comte de Cbanteioup au ministre de la guerre.
« LjoD, le 4 janficr.
« L'abattement des Lyonnais est à son comble, le découragement est extrême. Le préret et la municipalité jouiasenf de la confiance publique, et je me concerte avec eux.
i II y a 3,000 hommes de gardes nationale^!:, et dans tnte peu de temps on en aura i,000, bien que le décret n'en exi^ que i,S(00. Hais nous n'avons pas de fusils. Il n*y a pas de pièces de canon dans la 19* division, et les corps francs que Ton pourrait organiser en demandent pour aller à Tennemi.
« J'ai fait partir ce matin pour Guéret les 350 prisonniers espagtiols que nous avons ici. Ils avaient abandonné les travaux de Tarare, sous prétexte que les entrepreneurs ne les payaient pas. Ils tenaient des propos dans la ville, étaient liés avec la canaille, et les honnêtes gens de Lyon les redoutaient. »
Le maire de Bourg à M. Rivet, préfet de VAin.
« Bourg, le 11 janvier.
a La colonne commandée par le comte de Bubna et uu gé« néral de division logé chez moi (car le général en chef est à la préfecture) est entrée ici à onze heures du matin dmu i$ plm grand ordre. L'affaire de Tavant-veille avait donné de Tbumeur sur notre ville et j'ai d'abord été très mal reçu ; cependant« sur mes explications, son excellence (Bubna) ■ pani sft-
JUSTIfICAtIVES. tu
UfAilê. VMffÊê è'eii épêtéè êÊHê «MéMé èMMMM IMNiMMi. . •
Du mém» au même.
« Le H, 8,000 hommes oin couché à Bourg et au biTac i
une demi -lieue dMci
La soldatesque se conduit bien, les généraux Bubna et JKId|toMfH
la roainlienneitt.
Extrait d*une lettre du comte de Saint-Valller au ministre.
c Qr«ttc%le, le 10 janvier iSf4» à oftsè kearetdli toit*.
« Le général de la Roche, en se retirant a dodné Tordre à un poste de 100 hommes qu'il avait au passage des Echelles , de se replier, ce qui laissait la route de Lyon et de Grenoble absolument à découvert. Aussitôt que je Tai su, ]*ai ftiit paMir iOO hommes de Grenoble avec 2 pièces de canon, pour dérendre ce poste important. Je ne sais si nous serons à temps. La population du pays est bonne et nous secondera bien si nous avons le temps d*arriver. J^ai autorisé, en cas de nécessité absolue, le commandant du détachement à faire sauter la voûte. Un ingénieur a été envoyé pour diriger cette opération « si elle est jugée convenable »
Le baron Dennié, à monsieur Gérard, obef de la V divilîM du ministère Oe la guerre.
( Paris, 4 février 1814.
ir Mon cher odUègnè, j^ m^emprOM 4e vM« remettM la