VIU PIÈCES
copie d*uDe lettre de lurdonnaieur de la !• division nilttâiie, relative aux approvisionnements des places fortes de son ar«* rondissement.
c Cette lettre explique pourquoi Tapprovisionnement de Grenoble n*était pas encore commencé le S9 Janvier dernier» et elle annonce qu*on était encore mceriak^ s'il était nécessaire de s'en occuper, et dans qu'elle proportion il devait être bit.
« La délibération du comité de défense du S janvier, ainsi que Tordre du 29 décembre de l'empereur, a prescrit son approvisionnement pour 1,200 hommes et SO chevaux, pendant 3 mois. Je ne conçois donc pas comment la notification d*une disposition semblable a pu laisser le moindre doute sur la fixation de cet approvisionnement et sur la nécessité de le lormer sans aucun retard.
Le comte Marchand, au ministre de la guerre.
c Grenoble, le 3 février 1814.
aie viens de recevoir la lettre que T. B. m'a fait Thonneor de m'écrire pour me faire connaître que l'intention de l'empereur était que la ville de Grenoble soit mise à l'abri, d*un coup de main, et des incursions des partis ennemis, au moyen de ses fortifications actuelles qui ont été jugées en état d'être restaurées.
« Depuis le moment de la tenue du conseil de guerre, dont H. le comte de Saint-Vatlier vous a fait parvenir le procès-» verbal, il a été impossible de travailler à réparer trois iNrècbes considérables qui existent à la muraille d'enceinte sur la montagne. La gelée continuelle et une grande quantité de neige ont présenté des obstacles insurmontableb. Il pourrait
JUSTinCATlVEî». U(
eutrer par|06s brècbes de 40 & SO hommes de front. Cela n'em* pèche point qu'avec des soldats un peu solides, on pourrait considérer Grenoble comme un bon poste de campagne.
a Le poste des Echelles, gardé par 900 hommes d'infanterie de ligne vient d'être enlevé, quoique la route fût coupée audessous de la Grotte, d'une manière à être entièrement impraticable.
a Je regardais ce poste comme imprenable ; surtout par la présence d'un excellent chef de bataillon qui commandait nos troupes.
« Nous n'avons pas assez d'armes pour armer les conscrits des régiments, et par conséquent il est impossible d'en donner aux gardes nationales, aussi, les ressources qu'on pouvait en tirer dans ce moment pour renforcer les garnisons sont tout-i-fait nulles.
« i*ai fait partir pour Lyon, 6 pièces de canon, que le maréchal duc de Castiglione m'avait fait demander.
« Quoique la ville de Grenoble soit armée, nous n'avons pas un seul canonnier pour manœuvrer les pièces.
Extraits de lettres du duc de Feltre au duc de Castiglione.
« Le 30 féfrier.
« S. M. m'ordonne de vous dire qu'elle veut que vous sortiez de Lyon et que vous réunissiez toutes vos troupes pour niarcher sur Genève el sur le canton de Vaud.
« Voub vous lappeleres «ubsi que Teoipereury iacœée tt la
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I PîÈÙtB
France entière ont les yeux sur vous, qae les wnt, que des diffloultès de oiroonstanœ ne doîTsM ptts tons arrêter* et, qu'atec une fotonté Anêrgique et Meii pfoiimoêe on parvient à vainore tous les obstaoles.
» An moment où je termine cette lettre, j*én recds une Fi'>uvelltî de S. M., avec l'ordre de vous écrire encore qd^eilê -onipte que vous vous mettes en marche, et qn'aved les troupes que vous avez, elle ne doute pas que vous ne ftissira beM^
coup de mal à l'ennemi. »
« Le SI avrier.
« J'ai rendu compte à Tempereur de la reprise du poste des Echelles. S. H. apprendra avec satisfaction ce succès, mais Je vous al fait connaître par mes tottres des llf 16 et SQ oou^ ranl, que Tempereur attend de vous des opératiops plue décisives. Un nouvel ordre de S. M. qui oie parvient en C(| moment me prescrit de vous envoyer un counier pour vous prpsser d'entrer en campagne.
« Je dois à cette occasion vous faire connaître que les armées alliées se retirent en désordre sur Troyes, etc..
« Dans cet état de choses, Tempereur trouvp absolument nécessaire que vous entriez en opération sans aucun délai. Il me charge de vous dire que vous devez réunir sous votre commandement tout ce qu- il y a dans les 7«, 8«; 19* divisions militaires et avec ces moyens qui vous donnent une afnaée supérieure à celle de Tennemi , sous tous les rapports ; rempe^ reur veut que vous cherchiez à vous emparer de £enève, et que vous vous portiez dans le canton de Vaud.
« C$ moufoêmêm ê$ul opérera nèeessairement une grande