JUSTIFICATIVES
divemîM doat les rAsuHato peuvent èirt êê te i^imi këm
« Le mouvenimit que voas ai ei ordonaé dem les départe* ments de SaâiMhei4i0ire el de TAin, peul sms dodte nous [>po« curer quelques avantages moinentanée, oiais, fait isoMHpeot, il ne saurail avoir sut rènsemble dee opérations la néroe intlaenceque le mouvenient ordonné pas l'empereur.
« Il faut d'ailleurs éviter le danger de fatiguer les troubles par des opérations partielles, el épargner leurs foroes pour les faire agir par grandes masses et de manière A obtenir des ré^ soltats décinfs.
c Je vous engage doue, monsieor le maréobaU i vous oonformer le plus tAt poesible aux ordree de Tempereur, inquiétant Lyon pour entrer en campagne aveo toutes les forces dont vous pouvez disposer, et à vous porter en avant contre le général Bubna» qui peut difScilement vous tenir tête.
« Je ne saurais assez vous répéter à cette occasion , qu'il n*y a pas un instant à perdre pour agir, que plus vous mettrez de célérité et de vigueur dans vos opérations, plus vous les rendrez décisives et utiles à Tempereur ; enfln, que S. M. attend avec impatience d'apprendre Texécution de ses ordres et les résultats que vous obtiendrez. »
• Le ^i lévrier.
• S. M. Impériale , A laquelle j'avais transmis votre lettre du 18, m'ordonne de vous foire connaître qu'elle en a été très peu satisfaite. Qu'elle n'a pu voir qu'^veo étonoement rénumération des difficultés que vous mettez i^n avant dans les circonstances actuelles.
« Enlin, monsieur le maréchalt l'empereur m'ordomM de
ni FUkCKS
vous dire qu'elle veut que 13 hmn$ âfNi Im réujfHam iê wm lettre^ vous sortiez de Lyon pour entrer aussitAt en campagne et marcher avec tout ce qui pourra vous suivre pour tomber sur les derrières de Tennemi. L'empereur ne veut plus entendre parier ni de retard ni de difficultés» eto
« Je reçois à Tinstantla lettre que T. E. m'a bit rhonneur de m'écrire le 49 du courant, et je vais la mettre sans perte de temps sous les yeux de Tempereur.
« Elle ne peut rien changer aux dispositions prescrites par S. M., qui me charge d'écrire au général Marchand et au sénateur Saint-Vallier, de remettre tout ce qu'ils ont de disponible sous les ordres de V. E., afin que toutes œs forces réu* nies puissent se porter en avant et opérer dM$ U iem miifÊé IHir ma Uitre du 21 courant. »
« Le S3 février.
« Je reçois en ce moment des ordres de l'empereur auquel j'avais transmis la lettre de V. E. en date du 18 courant. S. H. me charge de vous faire connaître qu'elle a vn ajieo peine que vous ayez disséminé vos troupes pour des expéîdîf^
lions de détail d'un intérêt secondaire, lorsqu'il eût été. V important de les tenir réunies pour les faire agir en masse
d'une manière décisive
« II faut donc, monsieur le maréchal, réunir vos troupes» marcher en avant et culbuter ce général Buboa, dont le nombre et l'espèce de troupes ne lui permetenten aucune manière de vous résister. Les faibles colonnes qu'il a poussées de tout côté et qui ont jeté l'alarme dans les départements qui vous environnent, seront toutes coupées par le fait et forcées de se replier en toute hâte à l'instant où vous marcherez sur le point qui leur sert de noyau.
ieSTUICATIYBS. itn
« Vos gardes nationales seront ensuite plus que suffisantes pour achever de nettoyer le pays et occuper les points qui auraient besoin de Tétre.
a Je dois au reste supposer que les ordres très formels de Tempereur que j*ai eu Thonneur de vous adresser par mes lettres précédentes, vous auront déterminé à agir d'une manière plus contorme à ses intentions, et que ma lettre vous trouvera déjà en mouvement pour opérer contre Tennemi.
Le 25 février, le duc de Feltre écrit encore au duc de Castiglione dans le même sens. Celte lettre se trouvant citée presque en entier et textuellement dans l'ouvrage du colonel Koch, pages 235, 236 et 237 du 2* volume. Nous ne la transcrirons pas ici.
Le duc de Castiglione au duc de Feltre.
« Lyon, t8 fétrier 4814.
' « Je reçois dans ce moment la lettre que V. I. m'écrit en date du 35. J'ai reçu celles des 21 , K et 24, mais il m'a été impossible d'y répondre en détail, n'en ayant pas le temps. Je suis étonné que l'empereur n'ait point approuvé que les divisions Musnier et Pannetier se soient battues, puisque l'ennemi tenait en force les positions de M&con et Meximieux, et qu'il fallait nécessairement les culbuter pour se faire jour et s'ouvrir passage (I).
(1) Le maréchal semble ergoter iei rar le« mots. l\ défait bîeo safoir
« Gb 4M HMliiii wniteute V. B. en MfMr àûÊk égM^^ o*«st 4|u'ell§ ifnora, ptot'ètfa, qae it« UiMpM qm ét a iw l à Chilons et Mftcon ne font point partie du corps ds Bobm, mais iiien de œlui du prinoe de lle«M*Hoiiibourg.
« Il fUlail doBO néœssuremeiil dégager le poîot de liioon, avant que de se porter en masse surla Sauee.
« C*est doncun mouvemeat piéparatoireetiiidîspenBsbleqiii se rattadie au but principal de ropération que j'ai &dl« et tmm (les détac)iements isolés 4uej*ai disséminés dans difl&rentes directions, comme V. E. parait le croire.
Note i et piàoe jimfificatifo N* é8.
Le 24 aiarsy deux joure avant que Ton comièl à
Paris la bataille de Umoneet etl'éfaeMliQBéeLfoii, une note confidentielle fut rédigée dans les bureaux de la guerre et remise au duc de Feltre; elle disait :
« La lettre confidentielle écrite de Lyon, sons la date du a 19, est entièrement d'accord avec d'autres avis parvenifs « ici à d'autres personnes. Il n'y a qu'un Qri dans IVli^^^t « dans Lyon, sur Tincapacité de celui qui Qommaode, et tout « le monde est convaincu d'avance des tpalbeufs qui r^Ue- « ront infailliblement de la manière dont les qpérattoea soet « dirigées dans cette partie de l'Empire. Si S. E. fe jufs ]Ms a convenable d'envoyer à l'empereur la lettre anosymaqu'elle « a reçue de Lyon, il serait aiséde faire un rapport ASkH*^ potur
que Tempereur roulait dire par là qu*il désapproufait que les difiiiooi Mnsnier et Paooeticr eusseoi été engagées sépi^éoient.
JUSTl|i|fI4VIVKS. |9
« lui Ifiirs oonBAtlfd 00 qm s« fiasse «i pram« à fiiir» j^fir d« « la nécessité de prendre des mesura^ efficaces & CM éfard. « Oa attendra pour cela des ordr^de S. £.
Bn marge de cette note, le ministre écrivit 2
« Faire un rapport à l'empereur et envoyer M. Balthazar à a Tarmée de Lyon pour y séjourner, li ikudrait au marAchal « des instructions dont ii ne pût sécarter. »
Deux rapports à l'empereur,, le second motivé par Tévacuation de Lyon, furent rédigés immédiatement, mais les événements se succédèrent si rapictemeot autour de Paris, que ni l'un ni l'autre ne purent être suivis d'effet.
L^s voici :
Report & sa majesté l'empereur sur les manœuvres et les lenteurs du maréchal Augereau.
c Le 3S de ce mois, j'ai eu l'honneur de transmettre à Vïytfid « Hfigesté, une lettre du duc de Castiglione, en date du ISeou- « rant, dans laquelle il annonçait en finissant qu'il serait at- • taqué 3ur tous les points par des forces très supérieures et « qu'il écrirait la nuit suivante pour faire connaître le rèsul- « tat. Depuis lors, je n'ai reçu aucune nouvelle directe do « maréchal, mais des renseignements particuliers qui me sont ^ parvenus, assurent que le duc de Castiglione forcé par ren- « nemi d'évacuer Villefranche, s'est replié le même jour sur « Limonest à une lieue de Lyon , après avoir essuyé des peft^
xn MtcM
« considérables par suite des Ihusses manœuvres qui ont été « faites dans cette journée.
« Il paraîtrait que le maréchal ayant été délxNrdé sur les a deux ailes, une de ses divisions a été coupée et s*est fait « jour à la baïonnette. Une autre, à la tète de laquelle se « trouvait le 13* de cuirasstors a passé sur le ventre de Ten- « nemi qui cherchait aussi i la couper, et qui doit avoir beau- « coup perdu de son côté. L'arrivée de la V division de l'ar- « mée de Catalogne qui a eu lieu lés 18, 19 et SO de ce mois « a pu rétablir un peu Téquilibre, et mettre le duc de Gasc tigUone à même de tenir encore tète A Tennemi ; mais dans c l'état actuel des choses, il est difHcile d'espérer que le ma- « réchal parvienne à les rétablir.
c Sans entrer dans Texamen approfondi de ses dispositions, « je me bornerai à exposer à V. M. la lenteur avec laquelle « il a agit dans le principe, malgré les ordres pressants et « réitérés que je n'ai cessé de lui transmettre à cet égard.
a Dès le 12 février, j'adressai à M. le duc de Castiglîone, c de la part de Y. M., Tordre exprès d'entrer sans délai en a opération, et le lendemain, 13, j'eus soin de le lui rappe- « 1er. Le 16, je lui mandai qu'il n'y avait pas un moment A c perdre. Le 20, je lui envoyai de nouveau l'ordre de sortir c de Lyon et de marcher à l'ennemi. Le 21, je le lui réitérai c de la manière la plus pressante. Le 22, je fis connaître au « maréchal que l'intention de V M. était qu'il sorttt de Lyon, « douze heures après avoir reçu ma lettre. Enfin, le 25, le 25, le c 28 février, j'ai renouvelé tous les ordres qu'il avaitdéjà reçus, « en lui faisant connaître qu'ils étaient émanés directement « de V. M. J'y ai ajouté toutes les considérations qui pouvaient a engager le maréchal à mettre dans leur exécution, Tacti- « vite, le zèle et l'énergie que les circonstances rendaient si c nécessaires.
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a Enfin, c'est après avoir reçu huit dépêches consécutives « sur le même objet, que \c duc de CasiigUone prit le parti « de se mettre en mouvement, et le 2 mars, il écrivit de Lons- « le-Saulnier pour rendre compte des premières opérations « entreprises, qui paraissent avoir commencé le 28 février. « Voilà donc uu retard de quinze jours environ, pendant les- « quels on a fait quelques mouvements insignifiants sur les « deux rives de la Saône, qui ont donné Téveil à Tennemi, « et qui Tout décidé à envoyer le corps du général Bianchi « sur Châlons. Alors le maréchal s'est vu forcé de rappeler « les troupes qui marchaient sur Genève et de revenir à « Lyon. Il expose, dans sa lette du 9, les deux partis qu'il lui « restait à prendre , et ajoute qu'il s'est arrêté à celui de a repasser par Lyon pour prendre l'ennemi à revers, tandis a que la division Bardet ferait une fausse attaque sur Mâcon « par la rive gauche. Mais dans /es lettres suivantes, il n'est « plus question de l'attaque de Mâcon, et l'on voit que l'en- « nemi, resté maître de cette ville et du pont de la Saône , « tient notre armée divifée et peut agir, à son gré, sur Tune ou « l'autre rive, selon qu'il trouve aie faire avec avantage, et « que le maréchal est toujours obligé de passer par Lyon pour o se porter d'une rive à lautre. S'il eût gardé le pont de a M&con, en force à sa première attaque, où qu'il l'eût détruit a en abandonnant la ville à l'ennemi, il aurait évité à son « armée un grand détour à faire et réduisait son adversaire à a la nécessité de se concentrer en entier sur Tune des rives « de la Saône, ce qui donnait au maréchal la faculté d'agir < avec la totalité de ses forces contre l'ennemi, sans être obligé « de se diviser comme il Ta fait etde faire dépendre la suite de « ses opérations du plus ou moins de résistance du général « Bardet à Miribel. En effet, le maréchal , dans sa dernière « lettre, parie dans le cas où œ générai serait forcé devan